Appel à témoin : avez-vous des renseignements sur une « élégante femme népalaise en sari rose » ?
Elle semble avoir été vue par de très nombreux journalistes au congrès
annuel d’espéranto, à Białystok, sans qu’aucun ne puisse l’identifier
ni l’interviewer.
Cela s’est passé dans un couloir mal éclairé d’une salle d’exposition. Selon les témoins, elle aurait même échangé un joyeux « Saluton ! » avec un mystérieux « Allemand de haute taille », ce qui est déjà suspect, vous en conviendrez. Les indices matériels ont été masqués par les mégots, canettes, papiers gras et autres résidus humains de tout congrès.
L’affaire prend dès le départ un tour des plus étranges, car sur la photo qui illustre la plupart des articles, on ne voit aucun sari rose, même à l’aide d’une loupe !
On s’étonne du peu d’informations disponibles si on considère le nombre de compte-rendus de la scène qu’on a pu lire dans les médias :
Selon Yahoo et la dépêche de l’AFP :
« Białystok, Pologne (AFP) - Une élégante femme népalaise en sari rose et un Allemand de haute taille échangent un joyeux "saluton !" avant de se lancer dans une discussion animée en esperanto, une langue créée de toutes pièces pour favoriser l’entente entre les peuples. »
« Une élégante femme népalaise en sari rose et un Allemand de haute taille échangent un joyeux "saluton !" » RTL-Info
« Une élégante femme népalaise en sari rose et un Allemand de haute taille échangent un joyeux "saluton !" avant de se lancer dans une discussion animée en espéranto, une langue créée de toutes pièces pour favoriser l’entente entre les peuples. »
(TV5 monde)
Le Parisien. L’envoyé spécial de l’Est-éclair, plus proche géographiquement de la Pologne, a lui aussi entendu le même mystérieux mot code « Saluton ! »
Libération Champagne (sobre) :
"Une élégante femme népalaise en sari rose"... etc.
Le Point, , Aujourd’hui.fr, France 123news, Actu.voilà, RTL-info, Actualité en ligne, tous sont unanimes sur la présence d‘une mystérieuse femme en sari rose au congrès de Białystok !
Comment cette brève rencontre a-t-elle attiré l’attention de toute la presse ? Faut-il y voir un rebondissement de la polémique sur le voile islamique, ce qu’on pourrait appeler l’affaire du sari hindou ?
Ou suspecte-t-on un gang de voleurs à la tire qui utiliserait des complices vêtues de sari pour cacher leur butin, écumant les foires internationales comme celle de l’espéranto ?
Ou peut-être sommes-nous à l’aube d’une affaire d’espionnage : la femme au sari et l’Allemand de haute taille sont-ils de dangereux espions ayant furtivement échangé des informations sur l’Union européenne en se mêlant à la foule ?
La coopération internationale n’est pas un vain mot dans « les services », car l’info a circulé aussi vite qu’elle le méritait, on en parlait jusqu’en Angola .
Et jusqu’en Chine l’on s’interroge sur ce qui est en train de devenir l’affaire du sari de Bialystok :
« The elegant Nepali woman, clad in a pink sari, beamed as the tall German man strolled by. They both called out a greeting : "Saluton !" » China Daily
Mais peut-être nous sommes-nous emballés un peu vite... Ce journal anglophone chinois semble délaisser la piste de l’espionnage pour replacer cette rencontre dans le cadre de la communication internationale :
« "You have a lot of strong-minded people who’ve taken it from being a completely made-up language through to, 120 years later, hundreds of thousands of people speaking it," he said. "I can’t see a way for it to become the international language because English has filled that role already. But does it have a future as a language, a culture and an internationalist entity ? Yes it does !" » Le Point aussi doute de la piste romanesque comme de l’affaire policière, pour privilégier l’espéranto, langue de communication internationale :
« Son importance est dans le contact avec les gens", estime la Népalaise Indu Devi Thapaliya (45 ans). C’est un Polonais qui a commencé à lui enseigner l’espéranto en 1990 dans la capitale népalaise Katmandou. »
« François Randin, 58 ans, qui vient de Suisse, un pays connu pour les malentendus entre germanophones, francophones et italophones, raconte qu’il est tombé amoureux de l’esperanto il y a 15 ans. (...)
Il se rappelle un voyage effectué à travers la Chine grâce à des contacts espérantistes. Avec l’anglais, "on restait dans les bases du petit-déjeuner... du café et du lait...sans aller au-delà ! Avec l’espéranto, je parle avec les Chinois comme je parle avec vous, je peux aller jusqu’à philosopher", dit-il. »
Peut-être les services spéciaux ont-ils malgré tout discrètement surveillé la rencontre annuelle de l’espéranto, cette langue facile qui permet aux citoyens du monde entier de communiquer – un peu trop bien et un peu trop facilement au gré des gouvernements... La mondialisation, oui, pour les "traders", le pétrole et les produits manufacturés chinois, mais pas pour la communication, l’information ou le débat citoyen - trop révolutionnaire...
Cette rencontre entre une femme en sari et un Allemand de haute taille n’était finalement qu’une discussion en espéranto entre citoyens du monde, comme il y en eut des milliers durant le congrès de Białystok, mais les journalistes y ont vu malice, qui n’ont d’autre expérience de la communication internationale qu’en anglais d’aéroport.
Mais L’AFP et BFM-TV ont sauvé l’honneur du journalisme en "retrouvant" et en interviewant cette mystérieuse femme au sari rose, dont l’entretien est toujours visible sur YouTube grâce au travail des espérantistes.
Décidément, rien de tel qu’une présence féminine pour animer un évènement – ou un article !
Cher Krotkodildo, vous voudriez pouvoir poster quoi bon vous semble sans qu’on vous emmerde, vous voudriez pouvoir replier les commentaires à votre guise, voire les supprimer purement et simplement.
Comme je suis d’une gentillesse sans égale, je vous donne la solution : OUVREZ UN BLOG !
Vous verrez, c’est un peu désarçonnant quand, comme vous, on en est resté au minitel, mais je vous assure que c’est très pratique.
Bon, c’est en anglais, mais grâce à la merveilleuse valeur propédeutique de l’espéranto, vous connaissez cette langue comme votre poche, j’en suis sur.
Article amusant qui me fait sourire. Peut-être qqun fera-t-il le pas d’aller voir comme langue est superbe ?
Je la pratique depuis l’âge de 16ans avec beaucoup de plaisir.
J’ai déjà écris ici-même que ma fille - à présent médecin - est allée apprendre l’acupuncture à l’Université Sinica de Pékin, où les cours étaient dispensés en .... espéranto à des étudiants d’une quinzaine de nationalités.
Chez nous on se complait encore trop à ne voir que son nombril ou alors à lorgner sur celui des anglo-saxons.
Les journalistes professionels ne jugent bon de récrire une dépêche AFP que si la nouvelle est suffisamment importante pour que leurs petits cerveaux malfaisants donnent leur avis. Sans ça, si ça n’a aucun intérêt, mais que c’est juste pour remplir l’espace blanc entre deux pubs, Ctrl-C Ctrl-V, et voila.
Maintenant, comme je l’avais déjà dit, faire du journalisme, même amateur, pour parler de journalisme, c’est de la non-information.
Enfin, cet article est illisible, parce qu’il a été mis en forme n’importe comment, et qu’il manque de fond. Il ne parle littéralement de rien.
Et ouais. Et ils sont bien plus fort que Krokodilo, puisqu’ils pondent des articles tout aussi pourris, mais réussissent à les vendre. Probablement parce que ça ne parle pas d’espéranto...
"Les journalistes professionels ne jugent bon de récrire une dépêche AFP
que si la nouvelle est suffisamment importante pour que leurs petits
cerveaux malfaisants donnent leur avis."
Je traduis à ma sauce, les journalistes professionnels réécrivent une dépêche AFP pour gagner un salaire. Leur but est de donner l’impression que leur article contient de nouvelles informations, mais on constate facilement que non rien de plus que la dépêche AFP qui elle même résume leur article. Donc salaud de journalistes tueurs d’arbres, ah mort !, ah mort !
c’est sur qu’il existe une grande difference entre hebdos et quotidiens, mais bon on trouve beaucoup d’erreurs dans les deux, des fois la volonté de chercher l’info correcte n’est pas toujours là. Je me souvient de mon ancien chef de service qui avait donné des infos pour le parisien pour la promotion d’un dépistage, l’article au final était très different par rapport à ce qu’il avait dit
Krokodilo ne connait visiblement pas de répit. Il poste, il poste, il poste sans cesse ses articles superflus, tout à fait à leur place sur ce site pseudo-journalistique.
Ce dernier article, par exemple, est typique. Krokodilo n’y parle de rien. C’est du vent pur et simple. Où est l’information, là dedans ? Où est le propos ?
Il n’y en a pas. La lecture de cet article est à l’intelligence ce que la masturbation est à la reproduction, le plaisir en moins.
On vous dit que votre article ne porte sur rien et ne veut rien dire, et vous répondez en disant qu’on est méchant. Le fait d’être méchant n’étant pas incompatible avec le fait d’avoir raison, et vu que vous ne tentez même pas de défendre votre article, j’en conclus que nous avons raison, et même, je le prouve scientifiquement, puisque toutes les observations le corroborent.
Si vous avez un besoin pathologique de parler pour ne rien dire, allez voir un psychanalyste, ce sont des gens que l’ont paye pour s’écouter parler.
Vous savez parfaitement qu’il y a longtemps que je ne réponds plus sérieusement à la bande à Asp et à ses pseudos.
Par ailleurs, pourquoi aller payer un psychanalyste puisque ici c’est gratuit ?
Au fait, comme toujours, merci à la bande, Thor, Ahriman, Lymb et Jovitouriste de faire monter le compteur des messages, mais où sont passés les autres ? Grâce à votre zèle, un article qui ne « parle de rien » se voit propulsé à mi-hauteur de la page d’accueil !
Et permettre à la bande à Asp de cracher son venin, n’est-ce pas utile à la société ?
Utile au lulz, en tout cas.
Vous savez parfaitement qu’il y a longtemps que je ne réponds plus sérieusement à la bande à Asp et à ses pseudos.
Parce que vous avez déjà répondu sérieusement à un commentaire ?
Par ailleurs, pourquoi aller payer un psychanalyste puisque ici c’est gratuit ?
Au
fait, comme toujours, merci à la bande, Thor, Ahriman, Lymb et
Jovitouriste de faire monter le compteur des messages, mais où sont
passés les autres ? Grâce à votre zèle, un article qui ne « parle de
rien » se voit propulsé à mi-hauteur de la page d’accueil !
Et vous en êtes fier, en plus ! Au moins, vous assumez la débilité intrinsèque du contenu de vos articles. C’est un progrès qu’il faut signaler, et je vous en félicite.
Par ailleurs, pourquoi aller payer un psychanalyste puisque ici c’est gratuit ?
Parce que le psychanalyste ne vous montrera jamais tout le mépris qu’il a pour vous, et ne vous fera jamais de remarque sur votre attitude de pleureuse lâche. Parce qu’ici, sous les déjections des allumés de votre espèce, c’est un site d’information, pas votre blog.
Raisonnement absurde basé sur une ignorance totale du sujet et des supputations non moins absurdes ! Alors, les malades qui appuient la thèse de Bénichou selon lequel personne ne parle l’espéranto, et qui sont obsédés le fait que, contrairement à ce qu’il affirme, cette langue prend son essor, devraient se faire soigner.
De toutes façons, quoi que tu écrives, ils se bouchent les yeux. Ce qu’ils voudraient, c’est une censure de l’espéranto. D’ailleurs il faut pas se creuser longtemps la cervelle pour voir que tout ça est piloté par la nullité des nullités car cet article, qui date de trois semaines, était oublié depuis déjà longtemps.
Il a disparu depuis longtemps de la une et personne ne le visite autrement que par pur hasard. Il est donc inutile de perdre son temps et, le mieux, c’est de donner des informations avec des références car, de leur côté, c’est le zéro absolu., Il est évident que, au départ, l’anglais a au moins un atout que l’espéranto n’a pas : tout le monde croit qu’il est non seulement utile, nécessaire, indispensable, qu’il n’est point de salut sans lui, etc.
Tout le monde sait qu’il existe alors que le pourcentage de personnes qui ont connaissance de l’existence de l’espéranto est peu élevé, même dans les milieux intellectuels. Ce n’est motivant d’apprendre une langue que lorsque l’on sait qu’elle peut être utile, qu’elle peut apporter bien des satisfactions, que ce n’est pas un simple passe-temps, qu’elle a un usage professionnel répandu (ce qui, il faut le reconnaître, est encore un handicap pour l’espéranto, mais ce n’est pas une situation définitive).
Il y a une certaine parenté entre l’espéranto et le français du fait que les deux langues ont une grande quantité de racines communes issues du latin. Cependant, par d’autres caractéristiques, il a beaucoup de similitudes avec d’autres familles de langues, si bien que les locuteurs de toutes les langues du monde ont l’impression de trouver plus ou moins de la leur dans l’espéranto. Un Chinois découvre un trait de la sienne dans l’invariabilité des éléments de base de l’espéranto. Un Japonais, un Coréen, un Hongrois, un Turc ou un Finlandais sont déjà habitués au système de formation des mots par agglutination, c’est-à-dire par la juxtaposition de radicaux et d’affixes. s’offrant à nous.
Ne gravas -apparemment les parenthèses ont le don incompréhensible d’exciter monsieur Jovitourtiste, alors, Krokodilo, visualise un beau smiley souriant -
Dans ce cas précis il ne s’agit même pas de castagne mais d’une tentative lamentable d’emmerder son monde.
Heureusement, je suis d’un naturel conciliant -Hi hi-.
Ce ne sont pas les parenthèses qui sont en cause, mais les smileys. Les smileys sont la preuve d’une expression déficiente et pauvre, incapable de faire passer la moindre émotion à travers des tournures de phrases.
On me dira « mais comment savoir qu’un message est ironique sans smileys ? ». Ben, utilise ton cerveau, Luke ! En plus, l’ironie perd tout son sel si on explique que c’est de l’ironie à tout le monde. Au contraire, si on ne le fait pas, il y aura toujours un débile pour croire que c’est sérieux, ce qui est très amusant à voir.
Vous avez l’air de trouver ça encore plus amusant à faire, visiblement. De toute façon, sur un site bien tenu, y a pas de plussage, y a pas de moinssage. Je suis un génie, si ça ne vous convient pas, tant pis pour vous.
vous lui avez déjà auparavant répondu avec un smiley
Excusez moi, hein, j’étais en train de générer du contenu pour mon merveilleux blog. Pour répondre à votre phrase, je me suis juste contenté de traduire ses propos, et j’ai traduit le smiley espéranto en smiley français.
ainsi que sous le message de eugène.
C’est pas un smiley, c’est la preuve que dieu existe. Mais votre petit cerveau ne peut rien y comprendre.
Et avant qu’on ne m’emmerde sur ce terrain, je signale que j’assume tout à fait ma mauvaise foi, parce que moi, contrairement à l’inverti vert, je suis doté de deux gonades en état de fonctionnement.
Ben tu vois Hermes, là je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi. Globalement, c’est une appréciation assez juste, mais sur le détail, il faut quand même reconnaître que Ezh èjhrof az Zskêlhôzs möŕtaq Mâazşönê, Ezhi êkhroph, az Zkêljoss ùghriàm Sänhrèn.
You shake my nerves and you rattle my brain Too much love drives a man insane You broke my will, oh what a thrill Goodness gracious great balls of fire
[band joins]
I learned to love all of Hollywood money You came along and you moved me honey I changed my mind, looking fine Goodness gracious great balls of fire
You kissed me baba, woo.....it feels good Hold me baba, learn to let me love you like a lover should Your fine, so kind I’m a nervous world that your mine mine mine mine-ine
I cut my nails and I quiver my thumb I’m really nervous but it sure is fun Come on baba, you drive me crazy Goodness gracious great balls of fire
[piano solo]
Well kiss me baba, woo-oooooo....it feels good Hold me baba I want to love you like a lover should Your fine, so kind I got this world that your mine mine mine mine-ine
I cut my nails and I quiver my thumb I’m real nervous ’cause it sure is fun Come on baba, you drive me crazy Goodness gracious great balls of fire
[guitar solo]
[piano solo]
[guitar and piano jam]
I say goodness gracious great balls of fire...oooh..
Je peux affirmer que l’on peut parler en anglais à Krokodilo et qu’il ne se fâche pas. Tout dépend du fonds et de la forme. Je reprendrai le commentaire d’Hermès. Il suffit de le répéter souvent, et même une information erronée finit par être reprise par wikipédia et devenir la vérité absolue (et cela preuve à l’appui). La rencontre entre cette népalaise en sari rose (charmante et gracile), et ce grand allemand (aux yeux bleus et à la machoire carrée) ne changera peut-être pas le cours de l’histoire, mais elle illustrera l’absence de pluralité des médias. Une question quand même : comment sait-on que cette femme était népalaise ?
Si j’ai une autre question, je n’hésiterai pas à la poser, ne serait-ce que pour faire monter l’article en haut de page. Smiley, Smiley, Smiley.
C’est sûrement très intéressant, mais je goûte les langues comme on aime le vin : issues d’une histoire comme d’un terroir plus ou moins ensoleillé, plus ou moins âpre, plus ou moins calcaire ; portant robe comme culture ; goût comme littérature et usage comme familiarité.
J’assume ma mauvaise foi : l’esperanto ne résonne pas à mon oreille comme la musique des autres langues, forgées étrangement, humaine folie et humaines en leurs contradictions mêmes, leurs variations, leurs illogismes.
Je ne veux pas plus d’une langue universelle, serait-elle pratique, que d’une culture universelle.
Je goûte les langues comme j’aime les vins. Pas plus qu’une culture universelle dont la qualité principale serait la facilité d’accès je ne souhaite ni n’approuve une langue universelle dont ni l’histoire, ni la robe ni le goût au fond du palais ou sur les papilles ne font vibrer mon coeur, ma curiosité et mon âme autant que toutes les langues que j’aime apprendre, quand bien même elles sont difficiles, et celles que je tente de prononcer en voyage, quand bien même je serais fautive.
L’apprentissage de l’espéranto n’est absolument pas en contradiction avec celui des autres langues, y compris de l’anglais, au contraire, il le favorise. Une simple étude des bases de l’espéranto ne demande pourtant pas des facultés intellectuelles surhumaines. Comme la plupart des visiteurs sont mentalement et intellectuellement plus évolués, plus honnêtes aussi, voici quelques précisions qui leur seront utiles.
Le surréalisme, c’est de voir tant de gens sacrifier un temps fou, de l’argent et des efforts injustifiés pour pouvoir communiquer plutôt mal que bien quand un moyen plus adéquat, plus facile d’accès et surtout plus équitable, existe. Le surréalisme, c’est de voir à quel point des gens, qui n’ont pas pourtant pas fréquenté des écoles parmi les plus minables, peuvent apparaître comme frappés d’idiotie lorsqu’ils s’efforcent de parler l’anglais.
Je reconnais que c’est du gâchis de temps et de forces, quoique, à mon avis, il n’y a pas lieu de laisser souiller une idée. Pour ma part, je me suis efforcé, autant que possible, quand j’en avais le temps, de considérer ça comme une opportunité pour apporter des informations complémentaires et des références vérifiables, ce qui était totalement absent de l’autre côté. La pression du travail m’a souvent contraint, c’est vrai, à être expéditif.
Je ne demande à personne de me croire, mais je donne à chacun la possibilité de découvrir des choses très souvent ignorées du grand public et même de pas mal d’espérantistes.
C’est particulièrement significatif que le BC ait reçu, en 1971-72, avant l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun (le 1er janvier 1973), 16% de crédits supplémentaires du gouvernement britannique et ceci alors que tout avait déjà été défini dans le rapport annuel du British Council , année 1968-69, page 12 : Il y a un élément de commercialité dissimulé dans chaque professeur, livre, revue, film, programme télévisé, de langue anglaise envoyés au delà des mers
Si alors nous sommes en train de tirer un avantage politique, commercial et culturel de l’usage mondial de l’anglais, que faisons-nous pour maintenir cette position ?Eh bien, non seulement ils la maintiennent, mais ils pratiquent la politique du coucou : les autres langues hors du nid !
Le niveau de facilité de l’espéranto, c’est sur le terrain que ça se mesure et se constate, Quoi que l’on en dise, la question de l’espéranto est toujours d’actualité. Polyglotte, licencié de grec et de latin, agrégé en langues modernes, lecteur à l’Université d’Uppsala, en Suède puis professeur au Lycée Henri IV et à l’École des Sciences Politiques à partir de 1893, Théophile Cart, avait adressé un rapport au ministre de l’Instruction Publique, le 3 septembre 1906, voici donc bientôt un siècle.
Il attirait l’attention des autorités de l’éducation en des termes que l’on pourrait fort bien transposer à la situation actuelle : “Le malaise résultant d’un tel état de choses est si réel, qu’on s’efforce d’y apporter remède, en tous pays, par la place, de plus en plus grande, qu’on réserve, dans l’enseignement public, aux langues vivantes, alors que, d’autre part, la somme des connaissances générales qu’il convient d’acquérir, va, elle aussi, en augmentant.
Il n’y a aucune témérité à prédire que la solution par l’étude des langues étrangères, toujours plus nombreuses et mieux apprises, aboutira à la faillite. Vainement on s’efforce de la retarder par de fréquents remaniements de méthodes. Elle est fatale, parce que la mémoire a ses limites. Le nombre de personnes capables d’apprendre ‘pratiquement’ deux ou trois langues étrangères, avec tant d’autres choses, en outre est infime ; or c’est à un nombre d’hommes continuellement croissant qu’il importe de communiquer avec des nations de langues différentes, de plus en plus nombreuses.“
En plus d’être une langue, l’espéranto est une école de logique et aussi une école d’humanisme et de civisme sans frontières, ce dont le monde a le plus besoin. Il peut constituer la base d’un enseignement d’orientation linguistique et d’un enseignement préparatoire à celui des autres langues. Un grand nom de la recherche pédagogique, Pierre Bovet, fut parmi les premiers à souhaiter son introduction dans l’enseignement : L’espéranto est un des meilleurs moyens de faire trouver, aux enfants, un intérêt très vif aux exercices, si souvent fastidieux, des cours de langues.
Quand il abordera l’étude des langues étrangères, cet assouplissement du sens linguistique sera d’une valeur inestimable. L’espéranto se plaçant à mi-chemin entre le français et l’allemand, par exemple, ou le latin, permettra en les fractionnant de réduire considérablement les difficultés. Aucun espérantiste, à ma connaissance ne conteste la place de l’anglais par le nombre d’usagers natif ou non.
Par contre toute personne qui a étudié et pratiqué les deux langues sait pertinemment que l’investissement pour la première est excessif par rapport au service apporté et que l’on pourrait atteindre beaucoup mieux à moins cher. .
Je ne sais pas, Jovitouriste. J’ai appris l’allemand en première langue. Je voulais apprendre le russe mais ça n’existait pas dans mon patelin. Le latin était un enjeu d’ordre politique, et j’en fus dégoûtée par un professeur qui méprisait mes parents.
Voyez-vous, pour moi les langues, je le redis, embrassent érotiquement la mienne. Pas celle-ci.
A cosmic, j’ai un peu de mal à saisir votre propos. Mais je vais tenter d’y répondre, et donc je redis ici ce que j’ais déjà exprimé ailleurs, je ne pense pas qu’une langue universelle existera toute langue peut mourir, naitre évoluer, fusionner avec une autre, donner des langues filles, se dialectiser, etc et même malgré nos technologies modernes nous permettant de communiquer immédiatement de manière internationale cela continue et je pense continuera, les exemples sont monbreux et les multiples formes de français et d’anglais sont là pour nous le montrer sans erreur.
@Cosmic, Heureuse de voir que vous avez délaissé des sujets plus polémiques pour l’espéranto. J’apprécie aussi les bons vins, mais les articiles de Krokodilo ont aussi l’intérêt d’aborder la place de l’anglais et sa suprémacie dans les échanges internationaux ou les programmes scolaires. Un sujet qui est loin de me laisser indifférente parce que je suis la première à regretter non seulement une « batardisation » du français dans la presse, les médias et dans certains secteurs d’activité, mais aussi le fait que l’anglais a permis d’introduire des concepts qui auraient été déclarés totalement étrangers à l’esprit français s’ils avaient été traduits du départ. Je fais surtout référence au « management » et à la structuration actuelle du travail en France.
Je peux entendre que, politiquement, l’espéranto représente une alternative à l’enseignement de l’anglais, enfin, de je ne sais quel sabir anglo-américain qui serait, à tort, considéré comme majoritaire (quid de l’espagnol sur le Grand Continent ? quid du mandarin ?).
Je lis, de temps à autre, les débats qui opposent ses sectateurs à ses détracteurs.
Je n’ai pas étudié la question, et ne le ferai sans doute jamais, préoccupée par d’autres et n’ayant pas la prétention de couvrir tous les sujets.
Je dis juste que pour moi, cette langue neuve, artificielle, bien que porteuse d’un idéal que je peux comprendre, est sans sel et sans couleur, et que ses variations sonores ne charment ni mon tympan, ni mon marteau :)
Concernant votre approche de l’esperanto, je vous dirais que les gouts et les couleurs cela ne se discute pas, car cela est du ressort du subjectif. Mais je pense qu’y gouter un peu ne peut pas faire de mal, et bien au contraire ne pas vouloir y gouter c’est refuser d’affronter une part de réalité qui dérange, en résumé des préjugés que nous possédons tous. Bien à vous.
Je déplore autant que vous, enfin je crois le comprendre à vous lire ci-dessus, que la langue française comme tant d’autres langues soit menacée de disparition, malmenée, considérée trop complexe, pénible, chiante, pleine de subtilités et d’exceptions capricieuses. Mais pour moi, l’histoire de l’espéranto et de l’anglais, c’est un peu celle du calife qui voulait être calife à la place du calife...
Excusez moi cosmic, il semble que nos propos se croisent, donc il m’apparait du fait de votre dernier message que vous ayez appris cette langue. Donc veuiIlez ne prendre en compte que la première partie de mon dernier message. Bien à vous.
Cosmic dancer, justement, il y largement assez de langues complexes, truffées de particularismes pour satisfaire n’importe quel amateur de langues, même le plus intelligent. Par contre, d’outil de communication entre les humains, point. Ou un vague anglais d’aéroport maîtrisé par une infime partie de l’humanité malgré des efforts financiers et des investissements scolaires énormes depuis un siècle. Seuls les énormes intérêts politico-économiques en jeu empêchent de dresser un constat d’échec et de réfléchir sereinement au problème.
On pourrait comparer ça aux cargos : les marchandises de Chine, dont vous avez probablement achaté de nombreux exemplaires, voyagent par porte-containers, et tous les armateurs du monde utilisent les mêmes cargos, la même technologie, les mêmes règles de navigation.
De la même façon, pour que les idées circulent mondialement, et pour que les débats soient aussi mondialisés que le transport maritime, il faut à l’évidence une langue de communication qui nous soit commune : qui peut sérieusement penser que dans quelques siècles l’humanité ne se comprendra toujours pas ? Apprendre l’espéranto n’empêche nullement d’étudier l’anglais, le chinois ou l’italien, quand on en a le goût ou l’utilité.
Marrant, ce pseudo :) Je vous avais répondu mais ça n’est pas paru et pour lors je dois m’en tenir là. Alors, peut-être, à une prochaine fois. Cordialement, en reconnaissance de votre accueil.
Il faut dire aussi que si Jovitouriste cessait son habituel parasitage par l’envoi de longs argumentaires décalés de la discussion et piochés ailleurs, on s’y retrouverait mieux.
Peut-être mais ce n’est pas à mon avis une question anodine. L’anglais évolue très rapidement sans jamais perdre ses repères historiques. Je ne suis pas sure que le français soit capable de le faire, mais c’est justement ce manque de flexibilité qui en fait aussi une langue aussi intéressante.
Non, je n’achète pas chinois même quand je n’ai pas un rond, j’aime trop le savoir-faire, j’aime trop l’amour, j’aime trop la vie pour m’attacher à, matérielles ou non, des choses de peu de bien, avec ou sans capitale initiale.
J’entends bien que l’apprentissage de l’espéranto n’interdit pas celui des autres langues, mais Krokodilo, pardonnez mon absence de savoir et ma mauvaise foi assumée, ce goût, ce goût de l’effort, qui loin d’empêcher la communication la rend si émouvante entre personnes de langues différentes qui échangeront comme elles le peuvent, pas nécessairement en anglais ni nécesairement en espéranto, ce goût de la difficulté, de l’effort, peut-être culturellement judéo-chrétien, et quoi qu’il en soit reconnaissant ce que notre époque se targue de défenre, à savoir les fameuses « différences », me convient comme un signe, oui, je le redis, amoureux :)
Tout l’inverse d’une tentation globaliste et facile.
FAIL : ce sont des inargumentaires générés automatiquement.
Apprendre l’espéranto n’empêche nullement d’étudier l’anglais, le chinois ou l’italien, quand on en a le goût ou l’utilité.
Sauf que l’espéranto n’a aucune utilité. En outre, le temps des mortels est compté, et je constate que peu semblent vouloir étudier l’espéranto. Le problème étant qu’une langue, ça sert à communiquer. Si tu es le seul à connaitre une langue, ben, t’as l’air con.
Ce n’était pas une critique mais un exemple : je pense qu’il est extrêmement difficile de nos jours de n’avoir rien acheté produit en Chine !
Apprendre l’espéranto, bien l’aprendre, n’est en rien céder à la facilité, c’est faire le choix d’une langue facile afin de pouvoir arriver à un bon niveau (sans les contraintes pour faire de même en anglais) et parvenir à une communication internationale de qualité. En ce moment, je lis un Maigret en espéranto, est-ce le goût du moindre effort ?
En outre, convaincre de cela n’est pas non plus refuser tout effort !
Même un putain de T.shirt à deux balles, je ne l’achète pas. Et je vous mets au défi de trouver dans ce que je possède des articles « made in China ». Pas difficile, je suis très lourde et principalement de cartons de livres.
Votre idéal de communication internationale, quel est-il ? Vous savez, il ne me fut jusqu’à ces jours, pas spécialement difficile de communiquer « internationalement » sans nécessiter cette langue que, c’est ainsi, je considère sans parfum, sans poids... Et sans vouloir offenser votre enthousiasme que je respecte.
Et les piles ? Ceci dit, je botte en touche, je ne vois pas l’intérêt d’enquêter sur vos achats, les innombrables objets manufacturés chinois n’étant qu’un exemple de la mondialisation.