lundi 7 décembre 2015 - par Emile Mourey

Après le massacre du Bataclan, question à M. Jacques Toubon, défenseur des droits

Monsieur le Ministre, bonjour,

En 1998, deux philosophes, Luc Ferry et André Comte-Sponville, ont proposé à nos concitoyens, une Sagesse des Modernes en même temps que Jean-Paul II les invitait, dans son encyclique Fides et Ratio, à un dialogue sur les textes scripturaires fondateurs. Ce fut l'occasion rêvée, mais ratée, où notre Université aurait dû, très fermement, mettre à plat et déminer les interprétations sur lesquelles, l'histoire récente le prouve, le fondamentalisme religieux musulman a prospéré.

Auteur et chercheur sur les origines de notre histoire et de sa pensée notamment religieuse, je suis très reconnaissant pour les encouragements officiels que j'ai reçus lorsque Jacques Chirac était président de la République, de M. le ministre de la justice, garde des sceaux, le 20/11/95, de M. le président du haut conseil à l'intégration le 22/5/96, de Mme le chef de cabinet le 27/12/96, de Mme la ministre déléguée à la recherche les 27/03/03 et 30/5/03. Les circonstances, hélas, ont fait que je n'ai pu envoyer à ce ministère mon manuscrit intitulé "Mahomet, sa vie et sa mort" que le 11/2/2004 d'où un "sans réponse" et un probable classement aux archives.

Reconnaissance aussi à l'ancien président de la République qui croyait aux forces de l'esprit.

N'ayant pu me faire entendre en 1998 et suite aux événements récents, je m'interroge. En 2006, j'ai proposé mon ouvrage précité aux éditions Albin Michel et Grasset sans succès. En mai 2015, donc avant l'attentat du Bataclan, je l'ai proposé, une nouvelle fois, sous le titre Le Prophète au visage voilé, aux éditions La découverte qui publie les ouvrages du philosophe musulman modéré Abdennour Bidar, sans réponse. Après avoir consulté la politique des autres maisons d'édition, je ne vois pas à laquelle je pourrais m'adresser, peut-être les éditions du Seuil ?

Cette caution dont je pouvais me prévaloir des deux présidences de Jacques Chirac, j'en ai fait état mais sans succés comme le montre la lettre du 27/10/2000 de M. Michel Duffour, secrétaire d’Etat à la Culture qui m'a qualifié de personne, qui comme beaucoup de passionnés de son espèce, se place dans la posture de l’homme seul face au poids de la science officielle... comme le montrent également les réponses "langue de bois" au Journal officiel de trois ministres de la Culture successifs, Trautmann, Tasca et Filippetti sur la question de la localisation du site de Bibracte (l'origine de notre pensée religieuse ne peut, en effet, s'expliquer qu'en partant de ce site, à condition de le resituer au bon endroit). 19/4/99, JO, pp.2337-2338 - 2/07/01, JO, page 3835 - 11/06/13, JO, page 60777. 

​Mon présent ouvrage n'est pas islamophobe. C'est une proposition que je fais à nos compatriotes issus de l'immigration qui souhaiteraient comprendre un peu mieux l'histoire à laquelle leurs pères croyaient. Je regrette que le magistère de l'Église n'ait pas donné suite à cette même proposition en ce qui concerne nos sources judéo-chrétiennes.  La question que j'ai posée à M. le professeur du collège de France, titulaire de la chaire "Histoire du Coran.Texte et transmission" et à laquelle il n'a toujours pas répondu est la suivante : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/a-m-francois-deroche-titulaire-de-171427 Comment interprétez-vous le verset 24 de la sourate 18 du Coran ? 

Il n'y a qu'une réponse possible, et cette réponse, si l'on réfléchit bien, est le seul argument valable à opposer à l'islamisme radical.

Nos textes religieux ne sont qu'histoires humaines riches d'allégories. Rien ne descend du ciel. Tout sort de l'homme, le bien comme le mal.

Je dis bien : riches d'allégories.

Nommé Défenseur des droits par le président de la République pour un mandat de six ans, vous êtes chargé de défendre les droits des citoyens, comme, par exemple, je cite, lors d'un problème avec une administration ou un service public pouvant concerner notamment le mauvais fonctionnement d’un service public : erreur de décision, absence de réponse, manque d’information…

Je demande à ce que le Collège de France réponde publiquement à la question posée par le verset 24 de la sourate 18 du Coran.

Cordialement, 

Emile Mourey, le 6 décembre 2015, auteur Agoravox (326 articles proposés au débat démocratique public).

Destinataires en courrier postal :

M. Jacques Toubon, avec en pièce jointe mon manuscrit "Le Prophète au visage voilé".
Collège de France, M. François Déroche , titulaire de la chaire "Histoire du Coran, texte et transmission".
M. le Ministre de l'Intérieur
Mme la Ministre de la Culture 
Mme la DRAC Bourgogne
M. le député Christophe Siruge
Éditions du Seuil
Divers



7 réactions


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 7 décembre 2015 11:20

    À l’auteur :


    Sauf le respect que je vous dois, permettez-moi de vous dire qu’on se contrefiche de mahomet.
    Pour le judaïsme comme pour le christianisme et l’islam, il n’est qu’une clef de voûte : dieu.
    Son existence n’est pas prouvée.
    En conséquence, tout ce qui en découle n’est que spéculation, ratiocination et sodomie de diptères.


    • Emile Mourey Emile Mourey 7 décembre 2015 12:03

      @Jean-Pierre Llabrés

      C’est bien là votre erreur. Dans un reportage récent, vous auriez pu voir un couple de français en partance pour le djihad et entendre le mari déclarer : le Prophète a dit que si vous partez, vous retrouverez des biens supérieurs à ceux que vous laissez.

       Vous allez me dire : tant mieux. Le problème, c’est qu’en laissant croire à ces gens-là que « le Prophète a dit », ils reviennent se faire exploser chez vous ou chez votre voisin. Il faut savoir ce que l’on veut. Ou bien on laisse se répandre chez nous des interprétations contestables, ou bien on les dénonce, ce que je fais.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 7 décembre 2015 13:48

      @Emile Mourey

      Je dénonce aussi ces interprétations contestables mais encore plus en amont.


  • alain_àààé 7 décembre 2015 15:56

    BONJOUR COLONEL J AIME BIEN VOUS LIRE ET JE VOUDRAIS SAVOIR SI D APRES VOUS LA CAPITALE EST BIEN L ENDROIT QUE VOUS INDIQUE DANS VOS ARTICLES IL N Y A PAS EU D FOUILLES ARCHEOLOGIE N ONT PAS ETE FAITE.

    QUAND A CERTAINS QUI ECRIVENT QU IL N Y A QUE DES ATHEES MOI JE CROIS A UN DIEU MAIS PAS AUX PERSONNAGES DE L EGLISE QUI SONT DES VOLEURS DES PEDOPHILES ETC..........
    ET POURTANT JE SUIS UN SYNDICALISTE C G T ET AMATEUR ARCHEOLOGUE..

    • Emile Mourey Emile Mourey 7 décembre 2015 17:07

      @alain_àààé


      Merci. Oui, cela fait plus de 30 ans que j’explique qu’on se trompe sur les localisations de Bibracte et de Gergovie. Les archéologues Vincent Guichard et Matthieu Poux sont au courant, et même encore maintenant, ce dernier ne veut pas reconnaître son erreur alors que pourtant, il a mis récemment au jour des vestiges qui vont à l’encontre de sa thèse.

      Il n’y a jamais eu de fouilles, ni au Crest ni à Mont-Saint-Vincent, mais les remparts antiques sont toujours là quoiqu’en ruines.

      Cordialement

  • Antenor Antenor 7 décembre 2015 18:07

    @Emile et alain_àààé

    Citadelle comtale, ducale puis royale, l’histoire du Mont-Saint-Vincent est claire comme de l’eau de roche et le lieu se voit comme le nez au milieu de la figure. Je suis persuadé qu’il existe à proximité du Mont-Saint-Vincent, un site semblable à celui du Mont-Beuvray et de Corent. Sa découverte anéantirait définitivement la thèse de la localisation de Bibracte au Mont-Beuvray. Avis aux archéologues du Chalonnais...

     L’histoire médiévale du Crest est totalement à reprendre. Ce qu’on trouve sur les sites internet et les livres d’histoire régionaux est très superficiel et surtout contradictoire. Pourtant quand on gratte un peu, on s’aperçoit que le Comte, le Dauphin d’Auvergne ou l’Abbaye de Mozac possédaient tous un morceau du Crest. Les noms de Chazeron, Roche-Aymon, Grasdepain, Aycelin de Montaigu ou Langeac également mentionnés devraient faire réfléchir. Surtout que certains renvoient aux familles dominantes au sein du Chapitre Cathédral de Clermont. Avis aux historiens auvergnats...


  • soi même 7 décembre 2015 18:42

    @ l’auteur sauf le respect que je vous dois vue votre grand age, il serait préférable que vous occupez à pollinisé les fleurs que de sonner les trompette de Jéricho .... !
    Toubon est bon pour la ferraille, il y a des casseroles aux cul...... !


Réagir



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/