Après le massacre du Bataclan, question à M. Jacques Toubon, défenseur des droits
Monsieur le Ministre, bonjour,
En 1998, deux philosophes, Luc Ferry et André Comte-Sponville, ont proposé à nos concitoyens, une Sagesse des Modernes en même temps que Jean-Paul II les invitait, dans son encyclique Fides et Ratio, à un dialogue sur les textes scripturaires fondateurs. Ce fut l'occasion rêvée, mais ratée, où notre Université aurait dû, très fermement, mettre à plat et déminer les interprétations sur lesquelles, l'histoire récente le prouve, le fondamentalisme religieux musulman a prospéré.
Auteur et chercheur sur les origines de notre histoire et de sa pensée notamment religieuse, je suis très reconnaissant pour les encouragements officiels que j'ai reçus lorsque Jacques Chirac était président de la République, de M. le ministre de la justice, garde des sceaux, le 20/11/95, de M. le président du haut conseil à l'intégration le 22/5/96, de Mme le chef de cabinet le 27/12/96, de Mme la ministre déléguée à la recherche les 27/03/03 et 30/5/03. Les circonstances, hélas, ont fait que je n'ai pu envoyer à ce ministère mon manuscrit intitulé "Mahomet, sa vie et sa mort" que le 11/2/2004 d'où un "sans réponse" et un probable classement aux archives.
Reconnaissance aussi à l'ancien président de la République qui croyait aux forces de l'esprit.

N'ayant pu me faire entendre en 1998 et suite aux événements récents, je m'interroge. En 2006, j'ai proposé mon ouvrage précité aux éditions Albin Michel et Grasset sans succès. En mai 2015, donc avant l'attentat du Bataclan, je l'ai proposé, une nouvelle fois, sous le titre Le Prophète au visage voilé, aux éditions La découverte qui publie les ouvrages du philosophe musulman modéré Abdennour Bidar, sans réponse. Après avoir consulté la politique des autres maisons d'édition, je ne vois pas à laquelle je pourrais m'adresser, peut-être les éditions du Seuil ?
Cette caution dont je pouvais me prévaloir des deux présidences de Jacques Chirac, j'en ai fait état mais sans succés comme le montre la lettre du 27/10/2000 de M. Michel Duffour, secrétaire d’Etat à la Culture qui m'a qualifié de personne, qui comme beaucoup de passionnés de son espèce, se place dans la posture de l’homme seul face au poids de la science officielle... comme le montrent également les réponses "langue de bois" au Journal officiel de trois ministres de la Culture successifs, Trautmann, Tasca et Filippetti sur la question de la localisation du site de Bibracte (l'origine de notre pensée religieuse ne peut, en effet, s'expliquer qu'en partant de ce site, à condition de le resituer au bon endroit). 19/4/99, JO, pp.2337-2338 - 2/07/01, JO, page 3835 - 11/06/13, JO, page 60777.
Mon présent ouvrage n'est pas islamophobe. C'est une proposition que je fais à nos compatriotes issus de l'immigration qui souhaiteraient comprendre un peu mieux l'histoire à laquelle leurs pères croyaient. Je regrette que le magistère de l'Église n'ait pas donné suite à cette même proposition en ce qui concerne nos sources judéo-chrétiennes.
La question que j'ai posée à M. le professeur du collège de France, titulaire de la chaire "Histoire du Coran.Texte et transmission" et à laquelle il n'a toujours pas répondu est la suivante : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/a-m-francois-deroche-titulaire-de-171427 Comment interprétez-vous le verset 24 de la sourate 18 du Coran ?
Il n'y a qu'une réponse possible, et cette réponse, si l'on réfléchit bien, est le seul argument valable à opposer à l'islamisme radical.
Nos textes religieux ne sont qu'histoires humaines riches d'allégories. Rien ne descend du ciel. Tout sort de l'homme, le bien comme le mal.
Je dis bien : riches d'allégories.

Nommé Défenseur des droits par le président de la République pour un mandat de six ans, vous êtes chargé de défendre les droits des citoyens, comme, par exemple, je cite, lors d'un problème avec une administration ou un service public pouvant concerner notamment le mauvais fonctionnement d’un service public : erreur de décision, absence de réponse, manque d’information…
Je demande à ce que le Collège de France réponde publiquement à la question posée par le verset 24 de la sourate 18 du Coran.
Cordialement,
Emile Mourey, le 6 décembre 2015, auteur Agoravox (326 articles proposés au débat démocratique public).
Destinataires en courrier postal :
M. Jacques Toubon, avec en pièce jointe mon manuscrit "Le Prophète au visage voilé".
Collège de France, M. François Déroche , titulaire de la chaire "Histoire du Coran, texte et transmission".
M. le Ministre de l'Intérieur
Mme la Ministre de la Culture
Mme la DRAC Bourgogne
M. le député Christophe Siruge
Éditions du Seuil
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