« Arrêtons de taper sur François Hollande »
Drôle d'anniversaire ! Il y a un an, François Hollande commençait son quinquennat.
La France avait un président normal, les Français avaient décidé de ne pas réélire Nicolas Sarkozy, l'alternance démocratique avait joué, les riches allaient payer plus, les pauvres recevoir plus, la croissance serait mieux défendue, l'Allemagne mieux équilibrée, la justice sociale mieux assurée, bref la France et les Français iraient mieux.
Un an plus tard, ça va mal, très mal. Les sondages, le commerce extérieur, le chômage, la croissance, l'insécurité, l'investissement, les exilés fiscaux, tout, pour employer une expression populaire, semble foutre le camp.
Et alors on tape sur François Hollande. Pépère, louvoyeur, indécis, homme de synthèses plus que de décisions, capitaine de pédalo, Guimauve le Conquérant, les commentateurs se déchaînent, brûlant aujourd'hui celui qu'ils portaient aux nues l'année dernière.
C'est trop facile. Ce sport national n'est pratique qu'en France avec une telle passion. On élit un président en le parant de toutes les vertus. On attend tout de lui, y compris -presque !— qu'il assure le beau temps. Forcément il déçoit. Alors on le critique aussi massivement qu'on l'a encensé. Puis on déclare que son mandat sera un échec et on commence a parier sur qui sera son successeur. Et on recommence...
Oui c'est trop facile. On a le président qu'on mérite. C'est trop commode de tout attendre du président. Cela permet de s'épargner tout effort. Il y a quelques jours, une chaîne de télévision interrogeait des commerçants du Havre. Ceux ci expliquaient que le lundi, ils ne voulaient pas que des paquebots viennent au Havre parce que ce jour la eux, les commerçants, ne voulaient pas travailler. Oui vous avez bien entendu. Donc que les paquebots viennent un autre jour ou jettent l'ancre dans un port étranger ou les commerçants travaillent plus... En 2013, les commerçants disent à ces clients,comme le poète "Allez-vous en ! Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours."
Que disons nous ? Que le premier problème des Français n'est pas François Hollande, il est leur propre réticence à accepter les efforts nécessaires pour redresser le pays. Certes il faut que le chef cheffe, qu'il montre vraiment le cap, qu'il guide, qu'il galvanise, qu'il explique, qu'il mobilise, qu'il entraîne, qu'il rassemble, qu'il enthousiasme. Mais les Français doivent savoir qu'aucun président ne peut être un magicien et que l'effort à faire sera le leur.
Arrêtons de taper sur François Hollande, retroussons-nous les manches, travaillons plus, investissons plus, prenons plus de risques, soyons hardis, innovons... Aux Armes, Citoyens !




..les prochaines échéances éléctorales vont en être une démonstration.... 
