mercredi 13 novembre 2013 - par Renaud Bouchard

Atteinte à la sécurité de l’État et à l’intégrité du territoire. La tiers-mondialisation de la France est en marche : un camp rom menace l’alimentation en chauffage de Paris

Chassés de leurs campements par les expulsions de l'été, 900 Roms regroupés à Saint-Ouen bloquent l'approvisionnement ferroviaire de la Compagnie de chaufferie parisienne (CPCU). Des hôpitaux, des crèches et 110.000 foyers pourraient être privés de chauffage.

« Plus aucun train n'approche de la centrale de chauffage de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. L'immense campement rom illégal qui recouvre une partie des docks depuis cet été bloque cent mètres de voie ferroviaire, compliquant l'approvisionnement en charbon de ce maillon essentiel de la distribution de chaleur de Paris. » 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/09/01016-20131109ARTFIG00321-un-camp-rom-menace-l-alimentation-en-chauffage-de-paris.php

Sensationnalisme ? Pas exactement, dans la mesure où ce type de fait divers révèle quelque chose de beaucoup plus profond : une difficulté majeure que les "bonnes âmes" sont incapables de voir.

Comment ne pas voir en effet que le simple fait de constater un événement comme celui-là n’a rien d’unique mais relève bien au contraire d’une concaténation d’événements qui montrent à l’évidence, à l’échelle du territoire national et des institutions qui sont censées l’administrer, le protéger, pourvoir à sa sécurité – celle de ses habitants et de leurs biens -, que le ver est dans le fruit ? Doit-on attendre que l’arbre tout entier tombe malade et disparaisse ?

I. Un cadre juridique très précis pour des situations très précises

Il existe dans le Code de la défense un article L.1111-1 qui dispose que « la stratégie de sécurité nationale a pour objet d’identifier l’ensemble des menaces et des risques susceptibles d’affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l’intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter. 

L’ensemble des politiques publiques concourt ainsi à la sécurité nationale. 

La politique de défense a donc pour objet d’assurer l’intégrité du territoire et la protection de la population contre les agressions armées. Mais elle contribue aussi à la lutte contre les autres menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale. Elle pourvoit au respect des alliances, des traités et des accords internationaux et participe, dans le cadre des traités européens en vigueur, à la politique européenne de sécurité et de défense commune. » 

La défense et la sécurité sont nationales car elles ne concernent pas seulement la défense militaire et les forces armées, mais aussi, et sans exclusive, toutes les administrations responsables de grandes catégories de fonctions ou de ressources essentielles à la vie du pays. 

Elles incluent notamment : l’ordre public et la sécurité civile, la diplomatie, les finances, l’énergie, l’alimentation, les produits industriels, la santé publique, les transports, les télécommunications, les travaux publics et la sécurité des systèmes d’information. 

Comme on le constate, l’éventail est donc très large et inclut tout ce qui, de près ou de loin, contribue à la vie quotidienne d’un pays en général, mais aussi de ces collectivités que constituent les grandes villes en général et une grande ville comme Paris en particulier. 

II. Une situation inadmissible

C’est dire que l’information que donne le quotidien le Figaro de ce 09 novembre 2013 (Un camp rom menace l'alimentation en chauffage de Paris) est proprement surprenante. 

Chassés de leurs campements par les expulsions de l'été, 900 Roms regroupés à Saint-Ouen bloquent donc l'approvisionnement ferroviaire de la Compagnie de chaufferie parisienne au point que des hôpitaux, des crèches et 110.000 foyers pourraient être privés de chauffage.

Plus aucun train n'approche de la centrale de chauffage de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. L'immense campement rom illégal qui recouvre une partie des docks depuis cet été bloque cent mètres de voie ferroviaire, compliquant l'approvisionnement en charbon de ce maillon essentiel de la distribution de chaleur de Paris.

Depuis le début du mois de juillet, au rythme des expulsions survenues en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-d'Oise, le campement rom de Saint-Ouen n'a donc cessé de grossir. « Ils étaient 500 en juillet, 800 début octobre, 900 maintenant, dont un tiers d'enfants », explique le cabinet du maire, qui se dit « totalement incapable de gérer la situation ». On le comprend.

La voie ferrée qui mène à la centrale de la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) est complètement bloquée, couverte de cabanons, de caravanes et de détritus. Cette chaufferie représente pourtant, à elle seule, le quart de l'activité de la CPCU, qui alimente tous les hôpitaux publics de la capitale, une grande partie des crèches et 110 000 foyers parisiens.

« S'il y a un pic de froid à partir de la mi-décembre, la Compagnie de chauffage ne pourra pas faire face », confie au Figaro Jean Tilloy, attaché de presse de la mairie de Saint Ouen. La voie ferroviaire étant impraticable, des dizaines de camions se relaient quotidiennement pour acheminer jusqu'à la centrale les tonnes de charbons nécessaires à son fonctionnement. Une solution temporaire car « beaucoup trop coûteuse », selon les responsables de la chaufferie.

 

III. Une incurie inacceptable

Dans un courrier adressé au ministre de l'Intérieur, relate l’article précité, le Maire (FdG), Me Jacqueline Rouillon, débordée par la situation devenue ingérable, dit craindre « un grave accident » et demande l'expulsion rapide du campement, tout en proposant aux villes voisines d'accueillir des groupes de Roms dans des « villages d'insertion », sur le modèle de celui qu'elle avait mis en place entre 2008 et 2012.

« Propriétaire des terrains, ajoute l’article, Réseaux ferrés de France a obtenu début octobre l'évacuation du campement dans un délai de deux mois. L'État pourra donc procéder à l'expulsion du campement à partir du 12 décembre prochain. « Beaucoup trop tard », aux yeux des responsables de la chaufferie, qui estiment qu'il faudra « au moins un mois de plus » pour rendre la ligne ferroviaire à nouveau opérationnelle. La saison de chauffe, où la centrale devra tourner à plein régime, démarre le mois prochain. »

 

IV. « Que faire ? » disait Lénine. La réponse est très simple : remettre de l’ordre, non seulement sur ces lieux précis mais encore dans tous les lieux de fixation identiques.

« Vous souhaitez donc expulser toutes ces personnes ? » me demandera-t-on. Précisément, et non seulement de cet endroit mais encore de l’ensemble du territoire qui est en train de se couvrir de bidonvilles.

Près de 17 000 personnes vivent dans près de 400 bidonvilles en France, indique une étude du quotidien Le Monde en date du 27 septembre 2013. C'est l'un des principaux enseignements de l'état des lieux dressé par la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement (Dihal), dans le cadre du suivi de la circulaire du 26 août 2012 sur l'évacuation des campements illicites. Parmi ces milliers de personnes vivant dans une extrême précarité figurent 4 300 enfants. Ces informations ont été collectées pendant l'été 2013 par les correspondants en région de la Dihal.

Il est urgent d’ouvrir les yeux dans la mesure où un véritable ministre de l’Intérieur n’aurait jamais dû laisser une population incontrôlable dont la place n’est pas sur le territoire français y entrer, s'y maintenir, s’approcher et s’établir en toute illégalité sur les emprises ou même à proximité d’installations aussi sensibles que celles d’une centrale d’énergie, quelle qu’elle soit, au point d’en rendre au surplus l’accès difficile sinon incontrôlable et d’en menacer le fonctionnement.

On commence par voler des câbles électriques destinés à nourrir un trafic de métaux, on pille les grilles et les bronzes des cimetières, à quand les sabotages d'installations techniques ?

L’expulsion, non seulement des lieux précités mais encore du territoire de la République ne saurait attendre – pour quelle raison ?- la date du 12 décembre prochain.

Que se passe-t-il donc en France pour que des mesures aussi efficaces que l’évacuation dans les 48 heures par la Gendarmerie ne soient pas déjà intervenues ? Par manque de décision, manque d’ordres adéquats, pusillanimité ? Si tel est le cas, l’on dispose alors d’un fait avéré d’un manquement inacceptable imputable à des autorités qui ne sont plus à leur place et doivent passer la main.

Nous avons dépassé le stade de la réflexion « du chaos au nomos », tel que le définit le criminologue X. Rauffer. Des institutions démocratiques fortes et la primauté du droit jouent un rôle important dans la prévention de l’apparition de déséquilibres et de menaces.

Comment ne pas voir qu’une administration publique déficiente et l’incapacité des Etats à mettre en place des institutions démocratiques appropriées et opérationnelles qui soient en mesure de promouvoir la stabilité peuvent, en soi, constituer un terrain favorable pour toute une série de déstabilisations et de dangers ?

A moins que tout cela ne participe d’une stratégie de pourrissement, de faiblesse et d’angélisme destinée à déboucher sur une « prochaine régularisation » ?

Si le ver est dans le fruit, il convient de préserver la santé de l’arbre. Un pays se gouverne. Je suis prêt.

 

Notes et sources : 

I°/- Article L1111-1 Modifié par LOI n°2009-928 du 29 juillet 2009 - art. 5

La stratégie de sécurité nationale a pour objet d'identifier l'ensemble des menaces et des risques susceptibles d'affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l'intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter.

L'ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale.

La politique de défense a pour objet d'assurer l'intégrité du territoire et la protection de la population contre les agressions armées. Elle contribue à la lutte contre les autres menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale. Elle pourvoit au respect des alliances, des traités et des accords internationaux et participe, dans le cadre des traités européens en vigueur, à la politique européenne de sécurité et de défense commune.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071307&idArticle=LEGIARTI000020932648&dateTexte=20130501

2°/- Du chaos au nomos : http://www.xavier-raufer.com/site/Du-chaos-au-nomos

3°/- Une contribution intéressante : http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Y-a-t-il-une-question-Roms-en-France

4°/- Les bidonvilles en France : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/09/27/en-france-17-000-personnes-vivent-dans-des-bidonvilles_3486302_3224.html
 



15 réactions


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 novembre 2013 12:12

    @ Δημοσθένης

    « Il fut en butte aux clameurs et aux moqueries à cause de son style insolite, dont on jugeait les périodes tarabiscotées et les raisonnements poussés avec trop de rigueur et forcés à l’extrême. Il avait d’ailleurs, semble-t-il, une voix faible, une élocution confuse et un souffle court, qui rendait difficile à saisir le sens de ses paroles, obligé qu’il était de morceler ses périodes. »

    — Plutarque, Vie de Démosthène, 9.


  • Kern Kern 13 novembre 2013 12:13

    Le délitement national est en route


    Car il n’y a pas seulement ce cas qui pose un problème à l’échelon national : il y a aussi les banlieues et leurs zones de non-droit ou la majorité de leurs habitants est pris en otages par des bandes organisées

    Ces bandes organisées sur-armées qui n’attendent qu’une étincelle pour faire de la France un Liban ou une Bosnie

    Notre président-chef de guerre qui est parti nous enliser au Mali et à été empêché de nous faire intervenir en Syrie ne fait rien pour nettoyer notre propre territoire 

    Pourtant ce problème de la CCPU intérêsse au premier chef nos élus : c’est la CCPU qui chauffe l’Assemblée Nationale et l’Elysée

    Mon rêve : voir les députés déblatérer en tenues de ski sur les bancs de l’Assemblée

    Douce rêverie ; CE " problème sera résolu avant , les autres ne pourront être résolus que par le peuple

    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 novembre 2013 12:42

      @ Kerne

      Bonne observation.

      Lez zones de non-droit existent parce qu’on les a volontairement ignorées et laissées à l’abandon, elles n’ont pu que prospérer.

      Il est regrettable que des films comme Taken, qui se déroulent dans des zones identiques (Paris Nord et Istanbul), ne soient pas diffusés pour ce qu’ils sont vraiment : la réalité d’une criminalité qui affiche une violence dont les gens n’ont pas la moindre idée.

      Quant à l’étincelle qui pourra déclencher une guerre ethnique, elle est tout à fait envisageable et d’ailleurs envisagée, car capable d’embraser un centre ville en moins d’une heure, rendant toute réaction difficilement gérable sauf à utiliser des moyens adéquats.



      Exagération ? Voir ici une réunion enfantine au Trocadéro, le 13 mai 2013 http://www.youtube.com/watch?v=aqPb4QynaRQ

      LOUIS-PHILIPPE CARRIER, Zone de non-droit, zone de conflit ?Réflexions sur les finalités et les outils de la démarche juridique

    • appoline appoline 13 novembre 2013 18:46

      Dans les quartiers, la solution est bien simple : leur envoyer un petit bout de la légion étrangère, non que le légionnaire sente bon le sable chaud mais celui-ci ne fait pas de détail face à la connerie, il a de bons gros bras bien musclés et dès la première frappe, en principe, il n’y a plus trop de réplique, car nos arsouillos des cités, gueuler, ils savent, jeter de la caillasse, ça aussi, mais le corps à corps, ce n’est pas leur truc, car la plupart, sont des couilles molles.


      Pour les roms, si la légion a besoin d’entrainement, ne pas hésiter à leur faire faire quelques travaux pratiques, ça les maintiendra en forme et en plus cela nous débarrassera de la racaille qui emmerde tout le monde et arrivent en France en demandant quels sont leurs droits

  • Constant danslayreur 13 novembre 2013 12:45

    Sur la forme compliments, c’est le tract - sans sens péjoratif mais c’est bel et bien un tract au vu de « Un pays ça se gouverne. Je suis prêt » - le mieux écrit, le plus abouti, le plus percutant qu’il m’ait été donné de lire. Bon d’accord je ne lis pas beaucoup de tracts mais je suppose que, voila. Quand vous serez président, ne recrutez pas de nègres, trouvez le temps de rédiger vos propres discours.

    Sur le fond, vous avez hélas raison, pas plus les Roms que qui que ce soit n’a le droit d’entraver le fonctionnement normal d’un service public et encore moins, quand ledit service est de niveau stratégique. Ils doivent donc bien être délogés.

    Pour ça, il y a votre méthode à vous, la force publique tout de suite quitte à casser quelques œufs pour faire votre omelette d’homme à poigne... et puis il y a la force des mots - vous devriez pourtant être le premier à très bien savoir de quoi je parle -, vous les maitrisez à merveille.

    En gros, un médiateur de talent, au besoin un haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur voire le ministre d’État lui même, chargé d’établir le contact avec les représentants des ROMS et de discuter en profondeur avec eux, de sorte à obtenir l’évacuation immédiate de la voie ferrée. Pas de négociations non, il n’y a rien à négocier ni à concéder ni d’autres terrains à proposer, c’est juste que j’ai l’outrecuidance de penser que même ces « monstres inhumains et pas comme les autres » sont forcément sensibles à :

    « Si vous n’évacuez pas, vous allez empêcher des enfants en bas âge ou des malades de se chauffer l’hiver » point.

    Et ce n’est qu’une fois que l’échec de la discussion sera patent, que la force publique devra intervenir et les déloger avec tous les moyens nécessaires mais suffisants...


    • appoline appoline 13 novembre 2013 18:49

      Depuis la fin de la guerre d’algérie, nous n’arrêtons pas de blablater, chercher des excuses, arroser par les aides. Stop, nous avons tout essayer, peut-être même un peu trop, maintenant il est grandement qu’ils méritent notre hospitalité.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 novembre 2013 13:50

    @ Constantdanslayreur


    Observations intéressantes dont je vous remercie. Quelques indications :
    -Vous aurez remarqué que le titre de l’article paru dans le quotidien Le Figaro était au conditionnel. Je l’ai mis au présent car, fidèle à une démarche qui a toujours été la mienne, je suis allé me rendre compte sur place. Tout est bien là, bien conforme à la photographie, avec de pauvres gens qui, certes, vivent dans des conditions que ni vous ni moi ne souhaiterions connaître, mais qui ont malgré tout su repérer un pays très riche à leurs yeux , dont ils s’accommodent parfaitement, et dans lequel ils se sont paradoxalement très bien intégrés au point d’ailleurs que ma visite m’a valu d’être discrètement escorté, surveillé et, dans une certaine mesure, ’raccompagné’ à la sortie...chose impensable pour un piéton Bd des Capucines, rue de Rennes etc.
    -Sur la menace que représente ce camp, comme d’autres (car j’e me suis rendu dans des bidonvilles qui n’ont rien à envier à Makoko ou à Kibera), l’honnêteté m’oblige à nuancer le propos, l’idée étant que si pareil campement n’est en tout état de cause pas tolérable où que ce soit, il l’est encore moins dans ce qui est décrit comme une zone industrielle où tout peut arriver, du simple accident à la dégradation volontaire. La tentation de voler quelque brin de cuivre dans des installations a, hélas !conduit quelques personnes à découvrir les inconvénients d’un fort ampérage.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/08/97001-20130508FILWWW00345-un-homme-electrocute-en-volant-du-cuivre.php
    -Sur le fond et la forme, outre le fait que l’intervention d’un médiateur de qualité, respectueux des droits élémentaires, serait certainement efficace, je serais personnellement enclin à inviter ces familles à passer l’hiver dans des conditions de salubrité élémentaires (un casernement chauffé, avec des installations sanitaires normales, des réfectoires, des salles pour assurer un travail scolaire etc. tous bâtiments qui existent encore http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/05/13/01016-20100513ARTFIG00590-la-reconversion-des-casernes-est-en-marche.php), avec assignation à résidence, l’idée étant que la belle saison revenue, la France, généreuse, mais au regret de ne pouvoir les accueillir plus longtemps encore, les raccompagnerait poliment mais fermement chez eux. Entre-temps, missions diplomatiques à l’ouvrage et application des dispositions restrictives apportées à la libre circulation des personnes dans l’UE http://www.touteleurope.eu/les-politiques-europeennes/marche-interieur/synthese/la-libre-circulation-des-personnes.html, les pays d’origine seraient invités à prendre toutes mesures utiles pour offrir à leurs ressortissants la possibilité de retourner au pays par trains spéciaux et liaisons directes.
    Mon constat est très simple : comment se fait-il que des pays comme la Fédération de Russie, le Canada, la Malaisie, Singapour, Taïwan, réussissent à imposer des conditions d’entrée et de séjour auxquelles tout visiteur se soumet et que la France n’y arrive pas ?
    Poussant le trait plus loin, où peut-on voir des manifestations de « sans papiers » (i.e. de personnes qui sont donc entrées de manière illégale sur le territoire) tranquillement suivies par des voitures de Police chargées de maintenir l’ordre ?En France. http://www.dailymotion.com/video/x15jpjn_manifestations-de-sans-papiers-a-boulogne-billancourt-bloquant-la-place-mrcel-semabbbbbbbbbbnt_news ou encore ici : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-centaine-de-sans-papiers-arretes-apres-une-manifestation_1209663.html

    (PS. Bien que m’adressant manifestement à un connaisseur, je ne suis ni Lefuneste, ni Achille Talon)


     

  • TSS 13 novembre 2013 18:18

    Mon constat est très simple : comment se fait-il que des pays comme la Fédération de Russie, le Canada, la Malaisie, Singapour, Taïwan, réussissent à imposer des conditions d’entrée et de séjour auxquelles tout visiteur se soumet et que la France n’y arrive pas ?

    Tout simplement parce que ces pays ont leurs frontières propres et que la France faisant

    partie de l’EU n’en a plus et de plus ne pas oublier que les roms sont européens et circulent

    librement !

    La solution, si je vous lis bien,serait de réouvrir les camps .... !!


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 novembre 2013 19:25

    @ Crocodile et @ Tss


    Il existe une ample littérature sur la question, la nécessité de "ne pas faire d’amalgame’ entre des gens différents etc. 


    Il existe aussi un constat dont l’importance n’a pas échappé aux chercheurs :



    ni aux professionnels :


    Solution : retour au contrôle intérieur, partout, à tout moment, avec interdiction d’établissement sur le territoire. L’idée générique étant de rendre toute forme de vie marginale impossible à l’aide de mesures aisément comprises par n’importe quel touriste :

    -Arrivée sur des aires spécifiquement réservées aux nomades (les noms sont précis), contrôlées par la Gendarmerie et les Direction Nationale des Enquêtes Douanières, et dont l’utilisation obligatoire est soumise au paiement par avance des fournitures en électricité, eau, voirie, entretien des lieux et ce pour un temps n’excédant pas plus de 24 heures.
    -Justification préalable de toute capacité financière pour subvenir tant à leur vie quotidienne qu’à leurs frais de santé au moyen d’une garantie bancaire et du versement d’un dépôt effectué par les intéressés eux-mêmes 
    -Justification obligatoire d’une activité professionnelle légale chez un employeur.
    -Délivrance d’un visa spécial de circulation et d’un passeport intérieur.
    -Dépôt d’une garantie financière par les états d’origine pour permettre la prise en charge de tous frais occasionnés par leurs nationaux en cause.




    • TSS 14 novembre 2013 10:17
      -Justification obligatoire d’une activité professionnelle légale chez un employeur.
      -Délivrance d’un visa spécial de circulation et d’un passeport intérieur.

      Cela me fait penser aux mesures qui existaient en France et pour les français entre 40 et 44 !!

       Ce genre de prose prône un retour à la dictature car ce qui sera mis en place pour les

       etrangers ,au depart, deviendra générale par la suite !!

       Les roumains n’ont donc que le droit de venir, dans notre pays, travailler à leurs conditions

       nationales aux chantiers navals de Cherbourg(par exemple) !

       Il n’y a que les les marchandises qui ont le droit de circuler librement notammant les

       « merdes » etats uniennes... !!


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 novembre 2013 19:50

    @ Appoline

    Version cinématographique (assez géniale) :

    Version historique, quand le Ministère de l’intérieur s’occupait...del’intérieur :

    Version actuelle, particulièrement opérationnelle car invisible mais présente quotidiennement sur le territoire national :


    Version complémentaire pour cas difficiles :





  • simplesanstete 14 novembre 2013 00:37

    les z’ombres heures de notre histoire, c’est officiel.
    http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/personnes1.asp?T=R


  • Piotrek Piotrek 14 novembre 2013 01:37

    Atteinte à la sécurité de l’État et à l’intégrité du territoire ?

    Faut appeler OSS 177 sans tarder !


  • bnosec bnosec 14 novembre 2013 07:48

    Il y a bien une solution. Très simple d’ailleurs. Un train lancé à vive allure. Et boum dans le tas.
    gnarf gnarf gnarf
     :->


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