vendredi 5 décembre 2008 - par chems eddine Chitour

Attentats de Mumbaï : Le 11 septembre indien

« L´homme qui pardonne à son ennemi en lui faisant du bien ressemble à l´encens qui embaume le feu qui le consume » Proverbe indien

 188 morts et 300 blessés... Le bilan des attaques, en particulier, deux hôtels de luxe de Mumbaï est terrible. Les médias locaux parlent d´un "11 septembre indien". Comment la plus grande démocratie du monde a-t-elle pu ainsi connaître cette tragédie ? Son histoire plusieurs fois millénaire et sa sagesse lui ont permis de venir à bout des vicissitudes de la vie. L´Inde est le foyer de civilisations parmi les plus anciennes, et un carrefour historique important des grandes routes commerciales. Une civilisation brillante, l´une des plus anciennes connues à ce jour, se développe dans la vallée de l´Indus et atteint son apogée entre le XVIe siècle av. J.-C. et le XIXe siècle av. J.-C. Le premier millénaire voit beaucoup de royaumes indépendants se développer puissamment, certains acquérant une stature impériale. La dynastie hindoue des Gupta domine la période que les historiens considèrent comme un "âge d´or" de l´Inde et les Maurya, et en particulier l´empereur bouddhiste Ashoka, contribuent au rayonnement culturel indien. Les arts, les mathématiques, la technologie, l´astrologie, la religion et la philosophie s´épanouissent grâce au mécénat royal. À partir du VIIe siècle de notre ère, les petits royaumes se multiplient et s´affrontent, jusqu´à la conquête musulmane entamée au XIIe siècle par Muhammad Ghori et ses troupes venues d´Asie Centrale. Ainsi, durant le deuxième millénaire, la plupart des régions de l´Inde sont assujetties à un pouvoir musulman, le sultanat de Delhi puis à l´Empire moghol.(1)
 
 Durant le règne des empereurs moghols, et plus particulièrement sous l’impulsion d´Akbar, de profondes réformes sont entreprises. C´est encore Akbar qui met en place une politique de tolérance religieuse envers les hindous, ce qui conduit entre autres au développement d´une culture spécifique dont l´ourdou, langue issue du persan et de l´hindoustani est un des résultats.

 Durant près de deux siècles, l´Inde constitua une partie importante de l´empire britannique avant d´obtenir son indépendance en 1947. Le pays s´est beaucoup développé depuis une quinzaine d´années, en particulier grâce au début de la transition démographique et aux réformes lancées en 1991. L´Inde, déjà géant démographique et puissance régionale, est sans nul doute appelée à devenir une des grandes puissances du XXIe siècle, à l´instar de la Chine et aux côtés des États-Unis. Le 22 janvier 2007, une capsule spatiale inhabitée indienne revient sur terre après une mission de 12 jours dans l´espace, ce qui marque un jalon scientifique et technique important pour le pays. L´Inde se considère comme une grande puissance encore mal reconnue. Aujourd´hui, l´Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : les États-Unis dans le cadre du programme Next Steps in Strategic Partnership (NSSP), ce qui lui a permis de développer son programme nucléaire malgré la bombe.
 
 Les principales religions pratiquées en Inde sont l´hindouisme (79,8%) et l’islam (13,7%). On trouve aussi des jaïns (0,5%), des sikhs (2,1%), des zoroastriens (pârsîs), des bouddhistes (0,8%), des juifs et des chrétiens (2,5%) - Les tensions interreligieuses peuvent être vives en Inde. La Constitution indienne reconnaît qu´il y a 23 langues officielles. Il existe aussi beaucoup d´autres langues régionales et un grand nombre de dialectes, soit près de 4000 langues différentes.(1)

Le Pakistan : seul bouc émissaire ?

 "L´Inde n´a pas besoin d´un chef pour gérer la paix, mais d´un chef capable de nous diriger en période de guerre" La formule martiale lancée par un chroniqueur du quotidien Times of India, dimanche 30 novembre, résume assez bien le climat qui règne en Inde quelques jours après l´assaut terroriste de Bombay. L´Inde et le Pakistan sont à nouveau au bord de la crise. Alors que les premiers éléments de l’enquête pointent, selon la presse indienne, la responsabilité de Lashkar-e-Taiba, un groupe djihadiste basé au Pakistan, les tenants d´une ligne dure à l´encontre d´Islamabad sont en train de s´imposer à New Delhi. Selon l´agence de presse indienne PTI, "certains au sein du gouvernement estiment que l´Inde devrait suspendre le processus de paix commencé en 2004 et le dialogue pour montrer que l´on ne prend pas à la légère le carnage de Bombay". Le Lashkar, groupe salafiste basé au Pakistan, a juré de mener une lutte sans merci contre la présence indienne dans la province disputée du Cachemire. À l´origine du mouvement, il y a le Markaz-ud-Dawat-wal-Irshad, un groupe radical fondé en 1986 par Hafiz Saeed, qui installe ses quartiers dans un campus en banlieue de Lahore, à Muridke. Dès le lendemain de l´assaut terroriste, le président pakistanais, Asif Ali Zardari, avait cherché à désamorcer le regain de tension qu´il pressentait inévitable. Geste sans précédent, il a offert à l´Inde la coopération de son pays dans l´enquête. Il a surtout tenté de dédouaner le pouvoir civil qu´il incarne, après les neuf années de règne militaire de l’ex-président Pervez Musharraf (1999-2008), en invoquant d´éventuelles manipulations échappant à son contrôle. "Nous vivons en des temps troublés où des acteurs non étatiques nous ont déjà menés à la guerre, qu´il s´agisse de ceux qui ont perpétré les attaques du 11-Septembre ou ont contribué à l´escalade en Irak", a-t-il déclaré au quotidien britannique Financial Times dans son édition du 30 novembre. "Nous devons rester unis face à cette menace", a-t-il ajouté.(2)

 Shah Mehmood Qureshi, ministre pakistanais des Affaires étrangères a souhaité que les deux puissances rivales du sous-continent se serrent les coudes face à l´activisme armé. C´est que pour le Pakistan, l´ennemi est intérieur. Ce n´est rien moins qu´un Etat dans l´Etat puisqu´il s´agit du très redouté ISI, le service de renseignement pakistanais, qui tirait jusqu´ici les ficelles des mouvements islamistes du Cachemire que se disputent l´Inde et le Pakistan depuis 1947. Or, le nouveau président pakistanais vient de faire un geste sans précédent en proposant aux Indiens d´avancer ensemble vers une dénucléarisation et même de constituer un marché commun. Or, cette main tendue s´est accompagnée d´une autre initiative, la dissolution de la branche politique de l´ISI. 

 De même, l´ambassadeur du Pakistan à Washington, Husain Haqqani, a exhorté l´Inde à éviter un discours de confrontation, faisant valoir qu´il "y a des terroristes qui s´entraînent secrètement dans tous les pays du monde. Ils n´agissent pas au nom d´un pays". "Tous les extrémistes veulent que l´Inde et le Pakistan se jettent à la gorge l´un de l´autre, pour pouvoir prospérer", a-t-il dit. Pour en revenir aux tragiques attentats, l´Inde a demandé mardi au Pakistan de lui livrer des islamistes soupçonnés d´implication dans les attaques meurtrières en indiquant avoir des " preuves sérieuses". En tête de la liste figure Hafeez Sayeed, le chef du Lashkar-e-Taiba, basé au Pakistan et actif au Cachemire. Les assaillants ont tous été entraînés par des "anciens officiers de l´armée", "au même endroit" et "pendant un an pour certains, davantage pour d´autres", a-t-il ajouté, sans toutefois affirmer qu´ils étaient Pakistanais. Par ailleurs, après les critiques sur la gestion de la crise par les autorités indiennes, des interrogations sont apparues sur leur incapacité à prévenir les attentats. 

 Selon les chaînes de télévision américaines CNN et ABC, l´Inde a été prévenue dès octobre par les Etats-Unis de la possibilité d´une attaque "venant de la mer" contre des cibles à Bombay. Le ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee a assuré que son pays n´envisageait pas d´action militaire contre le Pakistan, à l´issue d´une réunion du Conseil de sécurité indien, l´organe suprême en matière d´affaires militaires et diplomatiques. Une source gouvernementale indienne a déclaré à l´AFP que New Delhi "calibrerait soigneusement" sa riposte aux attentats. De son côté, Islamabad a proposé à l´Inde la création d´un "mécanisme d´enquête conjointe". La Maison-Blanche a assuré pour sa part n´avoir aucune raison de douter du gouvernement d´Islamabad ni de sa volonté de coopérer à l´enquête.

Les autres pistes possibles.

 Parmi les raisons invoquées, mis à part la version "pakistanaise", d´autres invoquent les tensions intercommunautaires. "La couleur du pouvoir, en 2009, sera déterminée par le sang qui a teinté la nuit de Bombay le 26 novembre", prédit l´hebdomadaire India Today. Car la plus grande démocratie du monde s´apprête à passer aux urnes d´ici à quelques mois. De quoi mettre à mal les relations entre les deux grandes communautés du pays : les hindous, qui forment 80% de la population, et les 154 millions de musulmans (13% des Indiens). L´Inde indépendante se targue pourtant d´avoir une communauté musulmane modérée. En vingt ans, l´idéologie nationaliste hindoue a bouleversé le paysage politique. Basé sur le concept de l´hindutva (l´identité hindoue), ce courant a mis en place la structure du Sangh Parivar, une famille de formations mêlant les militants du RSS (Association des volontaires nationaux), la matrice religieuse du VHP (Conseil mondial hindou), les jeunesses du Bajrang Dal, brigades très critiquées pour leur violence, et, enfin, le front politique avec le BJP. (..)Le mouvement resurgit en puissance à l´ère de la mondialisation et des réformes économiques, et culmine de 1998 à 2004, avec un gouvernement dirigé par un ancien disciple du RSS, Atal Bihari Vajpayee. Ce courant d´extrême-droite a ciblé les musulmans et les chrétiens. L´accusation sous-jacente de l´hindutva est de soupçonner le musulman d´être déloyal face au projet nationaliste. Et il s´appuie sur une interprétation de l´histoire qui dénonce les invasions musulmanes détruisant au fil des siècles les temples hindous. À l´échelle du pays, les musulmans font pourtant profil bas. Ils se caractérisent par leur pauvreté. Pour obtenir un travail ou louer un appartement, certains se voient forcés de cacher leur religion. Leur faible représentation dans la fonction publique a même évoqué une situation proche d´un "apartheid religieux". Ce que tempère Maulana Wahiduddin Khan, grande figure musulmane en Inde : "Je crois que les musulmans jouissent de bien meilleures conditions en Inde que dans les autres pays islamiques. Dans ces pays, les musulmans ont peut-être la liberté ou la paix, mais en Inde, ils ont les deux."(3)

 Si on y ajoute en plus les discriminations réelles subies par les musulmans indiens , nous avons les ingrédients d´une tension permanente " Pour Jean-Marcel Bouguereau -qui développe une thèse différente- depuis des années, les islamistes indiens ont multiplié les attentats pour protester contre le sort réservé aux musulmans de leur pays. En 2002, de véritables pogroms ont fait 2000 morts dans l’Etat du Gujarat et, plus généralement, la persécution d´une communauté forte de 140 millions de fidèles. Or, jusque-là, les actions menées n´ont eu qu´un faible écho. Sans doute parce que les cibles choisies parmi les hindouistes étaient médiatiquement classées parmi les troubles interethniques. D´où les nouvelles cibles de ce groupe, américaines, britanniques, étrangères, habitant dans des hôtels luxueux comme le célèbre Taj Mahal. (...) Pourtant tout indique que cette fois, il s´agit d´un problème strictement interne que le gouvernement n´a jamais su résoudre, notamment en traduisant en justice, depuis 5 ans, les auteurs du pogrom du Gujarat. Si en choisissant une multitude de cibles au même moment, ces terroristes avaient des airs de parenté avec Al Qaîda, les moudjahidin du Deccan n´ont jamais fait référence à la vision panislamiste de l´organisation de Ben Laden, insistant sur la discrimination dont font l´objet les musulmans dans un Etat censé, selon sa Constitution, traiter de manière égale toutes les religions qu´il s´agisse des hindous, des musulmans ou des autres religions. Or une commission mise en place par le gouvernement a constaté dans son rapport publié, il y a deux ans, que les musulmans connaissent un retard croissant en termes éducatifs et économiques, mais que le gouvernement n´a pris aucune mesure".(4)

 Un autre version aussi plausible met en jeu la collusion de l´ISI (considéré au Pakistan comme un Etat dans l´Etat) et la CIA.Cette opération terroriste vise ici à torpiller tout espoir de paix en général avec l´Iran, le Pakistan et l´Inde et en en particulier le projet de pipeline Iran-Pakistan-Inde qui est dirigé par Kissinger qui a rejoint Obama. Comme par hasard Kissinger tenait une conférence "American Foreign Policy After Elections" le jeudi -le lendemain des attentats- à Mumbaï pour promouvoir ce projet qui est très mal vu par les néoconservateurs encore en poste jusqu´au 20 janvier. Pendant que la bataille faisait rage à Mumbaï la capitale financière, les services militaires russes rapportent que les attaques horribles étaient dirigées contre l´ancien secrétaire d´Etat Henry Kissinger et l´élite dirigeante du président Obama, qui assistaient à la conférence organisée par l´Industrie Indienne CII et l´Institut Indien Aspen. Le but était de relancer le projet de pipeline avec l´Iran. Le président Obama voulant ramener la paix en Asie du Sud. Ce projet était violemment rejeté par la CIA et L´ISI pakistanaise services de sécurité de l´armée). Pour Kissinger : "The pipeline will be a natural thing to do and I expect the new administration [to be headed by Obama] to begin discussions with Iran."Pour le chercheur indien Maloy Krishna dans son ouvrage "Fulcrum of Evil ISI -CIA- Al Qaeda Nexus", les services de la CIA de l´ISI et leurs terroristes d´Al Qaîda et les talibans veulent plonger le monde dans une guerre totale".(5)
 
 En définitive, les causes sont multiples tant les intérêts sont divergents, il est à espérer que les peuples indiens et pakistanais qui sont, en fait, un même peuple, puissent raison garder et faire la part des choses et ne pas succomber aux généraux des deux bords qui, comme chacun sait, meurent dans leur lit...


1.L´Inde:Wikipédia, l´encyclopédie libre.

2.Frédéric Bobin : Le processus de paix indo-pakistanais menacé : Le Monde 01.12.08

3.Vanessa Dougnac : Les tensions entre communautés s´exacerbent La Croix 30/11/2008

4.http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/28/bombay-les-raisons-d-une-prise-d-otage- facon-al-qaida.html 2811 2008

5.http://www.cherada.com/articulos/kissingerobama-team-targeted-in-horrific-india-terror-attack

 

Pr Chems Eddine CHITOUR, Ecole Polytechnique Alger



20 réactions


  • Cug Cug 5 décembre 2008 11:59

    Il semble que le dernier paragraphe soit le bon. Pour l’oligarchie financière anglo-saxonne, une victoire en Afghanistan implique t’elle que l’Inde attaque le Pakistan ?


    • non666 non666 5 décembre 2008 18:34

      Il y a beaucoup d’interet a tenter d’empecher l’Inde et le Pakistan de se rapprocher et d’enterrer leurs querellles.

      Mais tous ces interets sont ausi souvent en phase avec ceux des etats unis...

      Si ces deux frères ennemis s’entendent, le pipeline des républiques pétrolières d’Asie centrale pourrait deboucher sur un port hors du controle exclusif des etats unis.

      Si ces deux frères ennemis s’entendent, le mythe de la poursuite de ben laden pour continuer a occuper la region pourrait s’arreter net.

      Si ces deux frères ennemis s’entendent, on sort de la caricatures "des musulmans qui sont tous des terroristes et des gentils alliés des etats unis qui sont tous des saints".... 

      Si ces deux frères ennemis s’entendent le pipeline pourrait meme traverser l’Inde pour alimenter la Chine au lieu des etats unis....

      Or comme le disait GWB : le train de vie des américains n’est pas négociable....

      Ceci dit, il ne faut pas sous-estimer non plus les interets propres des indiens , préssés de reprendre le Cachemir et désormais convaincu de la methode "de l’attentat du 11 septembre permettant de gerrer les difficultés interieures avec un ennemi inventé exterieur"...


    • Thierry JACOB 5 décembre 2008 19:03

      SI, si, si, si, si...non666


  • mcm 5 décembre 2008 12:10

    Du grand classique, d’abord présentation de Dark Vador et de deux victimes présumées : « Ce courant d’extrême-droite a ciblé les musulmans et les chrétiens. »

    Puis présentation du Jedi qui vole au secours d’une seule des deux victimes, sans toutefois avoir un quelconque lien avec cette victime : « les islamistes indiens ont multiplié les attentats pour protester contre le sort réservé aux musulmans de leur pays »

    En conclusion de la pièce, la raison du secours unilatéral mais juste du Jedi, puisque donné à la victime la plus humble : « À l’échelle du pays, les musulmans font pourtant profil bas »


  • Thierry JACOB 5 décembre 2008 12:12

    Si on y ajoute en plus les discriminations réelles subies par les musulmans indiens, nous avons les ingrédients d´une tension permanente C’est encore la faute des autres... Au cachemire Indien, dans le nord ouest de la Chine (ouighours) au Kosovo...et dans bon nombre de pays les musulmans veulent imposer leur diktat...ne comprennent ils pas les autochtones ne veulent pas se plonger dans l’obscurantisme d’ou ils sont sortis après bien des épreuves ??? POUR INFO...46 après l’indépendance et malgré la manne des hydrocarbures qui a permit au pays de rembourser sa dette extérieure, prés de la moitié de la jeunesse Algériennes tentée d’émigrer illégalement en Europe, elle espère ainsi échappée à la misère, révèle un sondage publié par : LIBERTE


  • Le pirate des caraibes 5 décembre 2008 14:12

    @ l’auteur Encore un fois ca n’est jamais la faute des musulmans, c’est l’inde et la cia qui les persecutent ! Mais pourquoi les musulmans ne seraient ils pas responsables des attentats et des meutres qu’ils commettent ? D’ailleurs , pourquoi la communauté musulmanne mondiale ne condamne t’elle pas fermement les terroristes et les integristes ? A moins que cela ne les arrangent finalement ?


    • katalizeur 5 décembre 2008 14:34

      @ l’auteur
      merci c’est toujours un plaisir de vous lire ; article juste et pertinant

      @ aux soldats de tsaal ( icoub, hihihu, pirate)
      voous etes trop vieux pour vous battre , alors les trois vieilles on attise les braises .


    • mcm 5 décembre 2008 15:06

      @Seb,

      Vous n’avez rien compris, en fait les méchants, c’est les hindouistes, qui oppriment les musulmans et les chrétiens.

      Alors les islamistes qui ne sont pas du tout musulmans, font des attentats contre les hindouistes et les chrétiens pour "protester contre le sort réservé aux musulmans".

       


    • mcm 5 décembre 2008 17:01

      katalizeur,

      Si c’est votre dieu qui vous mandate pour me dire que je suis un maudit dédié au brasero infernal, dites lui bien que c’est très lache de se planquer derrière vous, et que si il a quelque chose à me reprocher il n’a qu’à venir me le dire en face.
       


    • katalizeur 5 décembre 2008 17:41

       t’inquiete
       toi et tes semblables ne defirez pas DIEU l’unique  impunément.
      je souhaite que la malediction ne touche point tes enfants si tu en as ; mais attend toi mecreant ennemi du tout puissant qu’il t’arrive quelque chose a toi et tes semblables .

      si tu es payé au nombre de caracteres publiés dans la journée sache que se travaille est illicite (au sens spirituel) car tu es reponsable de se que tu ecris et en seras seul comptable.

      tu ne ramenes chez toi que les ondes negatives faites du reproche des innocents change de boulot si t u le peut et prend un travail plus sain.


  • LE CHAT LE CHAT 5 décembre 2008 16:21

    les méchants sont de la graine de thugs !
    http://indedunord.free.fr/pages/thugs/pages/thugs.htm


  • Thierry JACOB 5 décembre 2008 17:59

    KATA...

    tu ne serais pas la caricature de mahomet par hasard ???


    • katalizeur 5 décembre 2008 18:21

      alors ma vieille toi aussi tu vas aller au brasero

       c’est MOHAMED (slws)

       MOHAMET C’EST QUI UN Ami a toi ; un tiens cousin

      je sais que tu deforme consciament ;toi aussi tu seras comptable de tes ecrits.

      trouve un autre job plus licite (hallal) ou kacher si tu veux mais change de job

      si le batiment t’interesse je peux avoir quelque chose pour toi.


  • Thierry JACOB 5 décembre 2008 18:05

    lui aussi parlait au nom de dieu...mais je crois bien qu’il était sourd...ou complétement con !!!


  • Thierry JACOB 5 décembre 2008 18:38

    un BRASERO...j’adore la côte de boeuf...persillée et saignante...mais je ne crache pas sur une bonne grillade de porc...
    allez KATA, on invite mahomet, les filles, on danse, on boit...et vive la vie !!!


  • John Lloyds John Lloyds 6 décembre 2008 00:37

    Merci l’auteur pour cette riche analyse qui a le mérite d’envisager un panel étendu d’hypothèses, raison pour laquelle j’avais plussé cet article en modération.

    En ce qui me concerne, c’est la dernière hypothèse vers laquelle je pencherais, mais mon avis n’est pas figé, dans l’attente d’autres élements.

    Interessant, cet auteur indien Maloy Krishna, à approfondir. Il ne faut pas en effet oublier qu’Al Quaida est une oeuvre de la CIA des années 80. Pour certains analystes, comme Antoine Sfeir, c’est un croquemitaine entretenu par la propagande américaine : "Al-Qaïda sert les intérêts des Américains. Washington joue une partie de poker-menteur avec les Arabes, car Al-Qaïda n’existe que dans l’imaginaire"

    Voir à ce sujet la très interessante série en 18 parties "Al Quaeda doesn’t exist" dont voici la première


  • mcm 6 décembre 2008 10:25

    Comme l’auteur est très imprécis quand à l’histoire de l’islamisation de l’inde voici un extrait de wikipédia qui instruira le lecteur objectivement :

    Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_musulmane_de_l’Inde

    La conquête musulmane de l’Inde commence, en 711-712, avec l’invasion du Sind par les Arabes dans le cadre du jihad ; se poursuit, avec celle des Turcs, au XIe siècle, provoquée par la pression des tribus mongoles qui a eu pour effet de pousser vers l’Inde les Turcs d’Asie centrale attirés par les richesses des Hindous[1] et se pérénise avec l’empire moghol.

    Au XVIIe siècle, quand Aurangzeb se fait couronner empereur et se proclame « conquérant du monde », c’est le début de l’effondrement définitif de la culture islamique : l’Inde est restée cinq siècles et demi sous hégémonie islamique. On remarquera que les Hindous sont encore 79% en Inde, et les musulmans 14%, ce qui atteste de l’extrême solidité de leur système culturel et religieux.[1].

    Car si l’islamisation, comme « domination politique d’un territoire par des musulmans », a été un succès en Inde, où les Empires musulmans se sont maintenus pendant près de six siècles, jusqu’à la colonisation britannique, l’islamisation comme « conversion des populations », au contraire, a été un échec retentissant ; elle toucha certes une grande masse d’individus, cependant, l’islamisation resta toujours marginale. Seule un minorité de la population indienne s’est convertie[2].

    Le Dravida, l’extrême sud de l’Inde resta quasiment libre de toute influence musulmane, alors que le reste de la péninsule qui vit l’effondrement d’un bouddhisme qui ne cherchait pas à se défendre et apparaître l’enfermement des femmes rajputes dans les zénanas pour les mettre à l’abri des convoitises musulmanes et la pratique du jauhâr. Leur suicide traditionnel en masse pour s’y soustraire en cas de défaites, et la manifestation d’une pudibonderie, inconnue jusqu’alors, et que les Britanniques installèrent définitivement.

    Dans son livre Histoire de la civilisation, l’historien Will Durant affirme que cette invasion musulmane de l’Inde est « probablement la plus sanglante de l’histoire ... une parabole du découragement dont la morale évidente est que la civilisation est un bien précieux, dont la liberté et l’ordre complexe et délicat peuvent à tout moment être renversés par des barbares venus du dehors ou se multipliant à l’intérieur. » François Gautier, pour sa part, affirme dans Un autre regard sur l’Inde : « ...les massacres perpétrés par les Arabes en Inde sont sans parallèle dans l’histoire mondiale. Plus terribles encore que l’holocauste des Juifs par les Nazis, ou le génocide arménien par les Turcs, plus considérables même que la tuerie des Incas et des Aztèques aux mains des Espagnols. »

    Vue de la berge (ghât) Manikarnika à Varanasi (Bénarès), en 1922 ; l’empereur moghol Aurangzeb, surpassant tous ses prédécesseurs, donna l’ordre de piller et de raser tous les temples. Malgré l’aspect antique de ceux-ci, peu de bâtiments hindous datent de plus de deux siècles.La cruauté de la conquête musulmane de l’Inde, l’une des plus violentes qui ait jamais été, a été cependant quasiment occultée hors du sous-continent où les preuves manifestes en sont toujours visibles, et ce pour des raisons politiques. Au cours du Raj britannique, les Britanniques, désireux de ne pas s’aliéner les musulmans, plus collaborateurs que les hindous, minimisent les dévastations de l’invasion. Durant la lutte pour l’indépendance, les dirigeants du Parti du Congrès, comme Gandhi ou Nehru, font de même pour préserver un front uni contre la puissance colonisatrice.

    S’il ne fait pas de doutes que l’arrivée au pouvoir du BJP, parti nationaliste hindou, dans les années 1990 n’est pas étranger à cette nouvelle lecture de l’histoire de l’Inde et que, par suite, on puisse craindre que cette lecture ne soit très partisane, on peut cependant offrir une oreille attentive à l’indianiste français Alain Daniélou lorsqu’il affirme dans son Histoire de l’Inde que :
     
    « À partir du moment où les Musulmans arrivent dans l’Inde, l’histoire de l’Inde n’a plus grand intérêt. C’est une longue et monotone série de meurtres, de massacres, de spoliations, de destructions. »


    • armand armand 6 décembre 2008 12:03

      Litanie de contre-vérités, de déformations, et de jugements à l’emporte-pièce.
      Citer le sieur Gautier, dont les sympathies militantes pour le BJP ne sont un mystère pour personne, ne prouve rien, et les textes de Durant datent considérablement. L’Inde de l’Islam de Louis Frédéric ou L’Histoire de L’Inde moderne, éd ; Claude Markovits me semblent bien plus équitables.

      Il ne s’agit pas de nier les destructions occasionnées par les conquêtes islamiques - au départ, plutôt des razzias comme celle de Mahmoud de Ghazna. Et lors de l’installation du sultanat de Delhi au XIIIe siècle par Qutb al-Din Aybak, des dizaines de temples ont été, effectivement, détruits pour construire la grande mosquée de Delhi. Guère plus, faudrait-il rappeler, que lors des déprédations des moines chrétiens qui mirent en pièces le Sérapion d’Alexandrie.

      Quant aux massacres, comment se fait-il alors que la population musulmane, composée de Turcs, d’Afghans, de Persans et aussi de Hindous convertis, n’ait jamais dépassé les 20 pour cent contre une masse stable de 80% hindouiste ?
      En réalité, très vite l’Islam indien a dû se faire à un statut politiquement dominateur (sauf dans le sud, où l’empire deVijayanagar a stoppé l’expansion musulmane) mais démographiquement minoritaire. Aussi, diverses contorsions philosophiques ont permis d’affirmer que l’Hindouisme était "religion du livre", et que donc les "païens" n’étaient pas sommés de choisir entre la conversion ou la mort.

      Dans les faits, de nombreux Hindous travaillèrent pour les sultanats islamiques, alors que des musulmans servirent les Etats hindous, notamment parmi les guerriers.
      Sous les Moghols, faut-il rappeler que l’empereur Akbar, au XVIe siècle, fut le premier souverain au monde a décrété la tolérance et l’égalité en matière de religion, supprimant la taxe du Jizzya qui jusqu’alors frappait les Hindous.
      Quant à Aurangzeb, s’il a rétabli cette taxe, on n’a pas trouvé trace des prétendus destructions de temples massives qu’il aurait décrétées. Il était indubitablement fanatique, mais la politique ne changea pas du tout au tout pour autant.
      Et on peut affirmer que jusqu’à son élimination par les Anglais en 1857, le trône moghol fédérait dans l’ensemble musulmans et hindouistes.
      Dire que les musulmans étaient plus ’collaborateurs’ que les Hndous est une erreur. C’est faire abstraction des liens étroits entre banquiers et commerçants Bengalis et les Anglais depuis le XVIIe siècle, au point où, au XIXe siècle, les Bhadralog du Bengale étaient généralement anglophones, ce qui n’était absolument pas le cas des musulmans. Mieux encore, la Mutinerie de ’57 était perçue par les Anglais comme une affaire essentiellement musulmane, valant à cette communauté des réprésailles très dures.
      Ce n’est qu’au début du XXe siècle, sous Lord Curzon - qui se voyait en "moghol" britannique, que la politique favorise cette communauté - Partition du Bengale et surtout transfert de la capitale de Calcutta à Delhi, ancienne ville impériale musulmane. Et encore, c’était plutôt dans l’idée de "diviser pour régner".


    • JJ il muratore JJ il muratore 7 décembre 2008 12:54

      @MCM. merci pour vos rappels historiques. Bravo à l’Empereur Akbarr qui décrétat la liberté et l’égalité des religions. Le premier au monde comme vous dites est une autre histoire...Déja les empereurs romains appliquaient cette liberté et cette égalité entre les croyances. Puis la Pologne vers 1400 et quelques où la Diette polonaise décrétat la liberté et la protection de toutes les religions alors même que la religion d’état était le catholicisme...


  • Proto Proto 6 décembre 2008 11:13

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