mercredi 2 août - par rosemar

Au supermarché, dans la file d’attente...

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Dorénavant, dans le supermarché où je me rends pour faire mes courses, les files d'attente sont canalisées en une seule file et les clients sont dirigés par un employé vers une caissière désignée.
 
Ce jour-là, la file est assez importante et j'ai le loisir d'observer le rayon qui jouxte cette file d'attente : d'abord des gros paquets de frites qui s'entassent sous forme de chips ou d'allumettes, puis des sucreries, d'énormes sucettes aux couleurs attrayantes, des bonbons, réglisses, chewing-gums...
 
En résumé : du gras et du sucre... tout ce que la grande distribution nous incite à acheter.
Tout ce qui est néfaste pour la santé se trouve sur ce rayon exposé à la convoitise des consommateurs.
Une façon de pousser le client à un achat compulsif de dernière minute...
 
On trouve là un condensé de la malbouffe de nos sociétés.
 
On nous vend depuis des décennies du sucré, du salé, du gras. Et on habitue le consommateur à ces saveurs.


Comment s'étonner des ravages de l'obésité dans nos sociétés ?
Les supermarchés regorgent de ces produits surchargés en sucre, sel, graisses.
 
Pendant des années, on nous a vanté les mérites du sucre, source d'énergie. De nombreux produits en contiennent : gâteaux, yaourts, soupes industrielles, sodas, plats préparés, sauces, pâtes à tartiner... une façon d'habituer le consommateur à ce goût sucré.
 
Les industriels ont aussi la main lourde sur le sel : pizzas, lasagnes, soupes, paëllas, tous les plats préparés sont bourrés de sel, sans parler de la moutarde, du ketchup.
La mode est aux biscuits salés pour l'apéritif : chips, cacahuètes, amandes, pistaches...
 
Les fromages, les viennoiseries, la charcuterie regorgent de gras.
 
Ainsi, le goût du consommateur est formaté pour acheter ces produits qui sont dangereux pour la santé.
 

Dans la file d'attente, un enfant commente les sucreries exposées tout à côté : il admire la couleur des emballages. Tout est fait pour attirer le regard et solliciter l'envie.

Les paquets de chips transparents laissent voir leurs teintes dorées : on a l'impression d'une certaine légèreté alors que ces aliments sont bourrés de sel et de gras.
Une façon d'abuser le consommateur, une façon de l'inciter à l'achat...

L'été, nous avons tendance à acheter ces produits tout prêts qui nous facilitent la vie, mais il faut prendre conscience qu'ils sont néfastes pour la santé.
 
 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2017/07/au-supermarche-dans-la-file-d-attente.html
 
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=sucres-caches-ou-les-trouver

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42 réactions


  • troletbuse troletbuse 2 août 19:18

    Allez dans une petite épicerie. Vous ne serez pas tenté et vous n’acheterez que ce qu’il vous faut.


    • rosemar rosemar 2 août 20:38

      @troletbuse

      Le supermarché a un côté pratique indéniable : on peut se garer facilement, on y trouve toutes sortes de produits. Mais, bien sûr, il ne faut pas se laisser tenter.

    • baldis30 2 août 21:29

      @rosemar

      quelle idée d’aller là !

      plus au nord derrière un cimetière - ça c’est pas gai !- c’est bien plus sympa !


    • moniquecarlevan 3 août 21:17

      @troletbuse
      J’ai toujours eu un réflexe énervé quand je lis ce genre de commentaire et avez vous pensé que TOUT le monde n’a pas une épicerie à sa porte étant donné que tous les petits commerces de village ont disparu ! Si vous vivez dans une région comme mes deux soeurs , des régions rurales où il y a encore des épiceries et des maraîchers , c’est super ! hélas , les aleas de la vie peuvent vous amener dans une région où il n’y a que des vignobles car cela rapporte plus ( le Var ).


    • moniquecarlevan 3 août 21:34

      @rosemar
       Votre réponse relativise votre article . En effet, je suis obligée pour des raisons personnelles de me fournir en super marché mais je choisis et ne me gave pas de tout ce que vous citez pour la bonne raison que ça ne me plaît pas , que je n’aime pas . ET j’ajoute , comme je l’ai fait dans un autre commentaire que j’ai les moyens de me procurer beaucoup de Bio par internet . Cependant je suis obèse , mon IMC étant largement au dessus des moyennes .L’obésité , c’est très complexe et on ne la fustige pas d’un trait de plume .


    • troletbuse troletbuse 4 août 01:52

      @moniquecarlevan
      Ben justement, les petits commerces ont disparu parce que les personnes qui vivent à la campagne allaient au supermarché  smiley


  • Bernie 2 Bernie 2 2 août 19:25

    C’est pas l’article final ? Vous vous êtes trompée, vous avez envoyé une ébauche à la modération.

    Déjà que vous radotez, on sait, faut pas manger gras, sucré, salé surtout si on est pauvre. On risque l’obésité. Mais là, c’est même pas finalisé.

    Et que viens faire l’histoire de la file d’attente ? C’est pour meubler ou sinon vous faites vos courses en courant pour éviter les tentations ?


  • mmbbb 2 août 19:59

    «  On nous vend depuis des décennies du sucré, du salé, du gras. Et on habitue le consommateur à ces saveurs. Comment s’étonner des ravages de l’obésité dans nos sociétés ? Les supermarchés regorgent de ces produits surchargés en sucre, sel, graisses. » Qui est le on ? Pour un prof c’est un peu leger et meme leger Je vais a Auchan je suis libre de mes achats je vous l ai deja dit Rosemar, Ariane W al.... , des profs des lettres mais des articles tres approximatifs Il n’est pas etonnant que le niveau de l enseigenemnt baisse.


    • rosemar rosemar 2 août 20:40

      @mmbbb


      Est-ce que vous niez les ravages de l’obésité dans nos sociétés ? Il faut ouvrir les yeux !

    • mmbbb 2 août 21:49

      @rosemar Je vois souvent des femmes obeses a Lyon je les remarque plus mais bon je ne m attarde pas et ne pleure pas sur leur sort J ’ai surtout appris a ne plus donner de conseil. Chaque fois que j ai voulu apporter une aide un conseil une recommandation j ai ete pris pour un donneur de lecon. Par ailleurs je ne vais pas jouer les machos, les femmes travaillent et beaucoup n ont plus de temps de cuisiner et vont au plus rapide Vous n’aimez pas l economie mais bon si vous vendez un repas prepare a cinq euros vous êtes obligé de mettre des exhauster de gout c ’est imparable. Quoi qu il en soit l education du gout ne se transmet moins et beaucoup de personnes ont un pois chiche dans la tete. Elles bouffent n importe quoi Le marketing ce n’est pas fais pour les chiens Je vais me repeter j ai passe mon enfance a la campagne il n y avait pas d obese et nous mangions de tout . Les pommes n’etaient pas calibrees ainsi que les carottes Les anciens n avaient pas fais beaucoup d etude mais ils savaient que la beaute d un fruit n avait rien a voir avec le gout Maintenant ce sont des ingenieurs agronomes faisant de tres longues etudes afin de rendre les fruits et legumes beaux et surtout tres uniformes. Le gout , la ils l ont oubie  Cela a sert a cela les grandes etudes !  Par analogie j avais conseille des gros fumeurs ils me riaient au nez , je remercie Evin , desormais ils peuvent cultiver leur cancer sans nous emmerder.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 2 août 22:40

      @mmbbb
      commentaire de petit bourgeois puant


    • mmbbb 2 août 23:39

      @Amaury Grandgil tu commences serieusement a me faire chier connard et si tu ne sais que repondre par des cliches alors ferme ta gueule de prolo crasseux Et surtout apprend a lire t es vraiment un cretin fini . Les prolos ( ceux qui avaient la une hygiene mentale ) que j ’ai connu avaient au moins ce bon sens, ils n avalaient pas n importe quoi et avaient des bases d une cuisine saine et roborative . Tu commences a devenir vraiment tres con et lourdingue abruti


    • oncle archibald 3 août 14:54

      @mmbbb ; « j ai passe mon enfance a la campagne il n y avait pas d’obèse et nous mangions de tout . » hi hi hi .... Trop drôle !

      A la campagne encore plus qu’ailleurs les pauvres se nourrissent de patates et de cochonailles. C’est moins « régime » qu’un filet de sole haricots verts et les pauvres sont tout aussi gros à la campagne qu’ailleurs.

      La différence c’est qu’ils n’en font pas un paté et que personne ne méprise son voisin parce qu’il a dix kilos de trop. Heureusement, à la campagne on n’idolâtre pas les « canons de beauté » que les marchands de tout poil nous imposent à grand coup de photos retouchées sur les affiches et les magazines.


    • moniquecarlevan 3 août 21:22

      @rosemar
      Le ravage de l’obésité  ? ok ! mais il faut essayer de le cerner avec plus de finesse . beaucoup de « ménages » ne peuvent plus se payer de viande ou de poissons tous les jours de la semaine pour 1 ou 2ou3ou 4 ou + de personnes .Alors , oui, c’est sûr , ils achètent des sachets familiaux de chips et autres cochonneries mais ce n’est pas forcément suite à du gavage publicitaire : question de moyens .


  • Robert Lavigue Robert Lavigue 2 août 20:02

    Je trouve les z’autres trop sévères !
    C’est pas mal pour une autrice aux moyens limités qui fait ses devoirs de vacances toute seule, sans se faire aider par des grands.


    • rosemar rosemar 2 août 20:41

      @Robert Lavigue

      Toujours en train de flotter sur les hauteurs de votre autosuffisance, Robert ?

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 2 août 20:57

      @rosemar

      Oh pardon.... J’avais mal lu. La fatigue, la chaleur, les graisses, les sucres, les caddies...

      Je voulais pas manquer de respect au corps enseignant, à vos comparses, à vos éventuels lecteurs, à la classe ouvrière et aux folliculaires mitoyens. En un mot, même s’il y en a plusieurs, j’avais pas vu que c’était vous l’autrice de ce billet.

      Il mérite sa publication et je ne peux que me réjouir de l’action des modérateurs mitoyens dont la sûreté de jugement et les exigences littéraires ne sont plus à démontrer.
      Quand Marianne publiera une anthologie du journalisme mitoyen, ce billet y méritera une place de choix.


    • rosemar rosemar 2 août 21:00

      @Robert Lavigue

      C’est bien ce que je disais...

  • covadonga*722 covadonga*722 2 août 22:28

    Vous avez tort de sous estimer les adjectifs :



    L’ adjectif d’or est attribué a Rosemar 

    pour son RACOLEUR lien auto promotionnel !





    • rosemar rosemar 2 août 23:06

      @covadonga*722

      Mais enfin, qu’est ce que vous avez contre les adjectifs ? Ce n’est même pas le sujet de l’article : on s’égare...

  • Agafia Agafia 2 août 22:31

    Rosemar,


    Laissez-donc vos concitoyens s’auto-empoisonner et pis voilà....

    Tout ce que vous nous dites au sujet de la saturation en graisse, sel et sucre, toute la merde de l’industrie agro-alimentaire, on sait tout ça ! A moins d’être sourd et aveugle.... ou bête et paresseux.
    La bêtise étant une maladie auto-immune et inguérissable, tant pis pour eux et leurs gosses.... 

    Et pis les bons produits frais étant onéreux, comme vous nous l’avez rappelé dans un article précédent, parfois on peut même pas leur en vouloir....

    Reste la paresse de cuisiner et d’être un peu imaginatif à moindre frais... Mais ça... Le courage et l’imagination, ce n’est pas donné à tout le monde.

    Et z’avez vu, Rosemar ? L’eau ça mouille ! Incroyable non ? .... smiley (je vous taquine ^^)

  • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 2 août 23:40
    @ Lavigue et Leufeross

    Vous oubliez le fond de l’article

    Si vous aviez vécu en Saintonge ou en Blayais vous sauriez qu’ « Obése, obése mais jamais autant qu’o voudrait »

    Rocla , lui, aura compris smiley



    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 3 août 00:06
      @leufeross

      C’est joli « obéliscal », ça brille de mille feux comme un menhir sous un rayon de lune smiley

      Dans un prochain article sur mon supermarché, j’essaierai de placer le prix obéliscal du brugnon ( ou du sanglier )

      A moins que Rosemar ne m’ait devancé en décrivant l’organe « obéliscal » de Rocla+ smiley

    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 3 août 00:31
      @leufeross

      Et des gens extrêmement sympathiques ...

      3éme ou quatrième génération d’épiciers ....

      Avec aujourd’hui un bénéfice net plus prés de 8 chiffres que de 7

  • Henry Canant Henry Canant 3 août 00:34

    Rosemar, 

    Si vous êtes célibataire ou non si .... rapprochez vous de Cabanel, à vous deux représentés les écologistes et malheureusement pas la plupart des écologues qui leur so t totalement opposés.
    Un écologiste est un politique menteur et opportunisme tandis qu’un écologue est un scientifique.

  • Henry Canant Henry Canant 3 août 01:03

    Grosses fautes grammaticales mais si Cabanel crève, je reprendrais 2 fois du désert 


  • Henry Canant Henry Canant 3 août 01:04

    dessert et non désert 


  • nono le simplet nono le simplet 3 août 03:51

    pour les saloperies vendues en grandes surfaces je l’avais remarqué depuis des années,surtout les machins tout prêts ou tout cuisinés qui, quand on regarde de plus près reviennent plus cher que quand on les fait soit même ...

    on peut rajouter à la gamme leurs tomates, enfin quand je dis « leurs tomates », leurs trucs rouges et ronds ou oranges en forme de citrouille au goût insipide et qui tueraient le mauvais chanteur si on les lui jetait à la tête smiley
    ce qui m’intrigue dans ton article et dont je n’avais jamais entendu parler c’est cette file d’attente commune !
    outre le fait que vous patientez dans des rayons « attractifs » je me demande s’il n’y a pas d’autres raisons cachées comme l’incitation à utiliser le « drive » par exemple ou d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit ...

    • sleeping-zombie 3 août 09:04

      @nono le simplet
      paranoïa.

      La file d’attente commune n’a qu’un seul objectif, faire gagner du temps, et ça marche très bien.

      Le temps gagné, c’est le temps que tu perds à tourner en rond à chercher la caisse où il y a le moins de queue. Et quand le système est bien fait, il n’y a pas besoin de stagiaire pour nos dire où aller, un témoin lumineux nous l’indique (mais ça nécessite des usagers qui sont au courant de l’usage).


    • nono le simplet nono le simplet 4 août 06:08

      @nono le simplet
      j’habite à la campagne, ceci explique cela ... et je ne suis pas parano smiley, seulement intrigué ... et encore ... vaguement intrigué ...


    • nono le simplet nono le simplet 4 août 06:14

      @sleeping-zombie
      je rajoute que parfois dans ma petite ville il arrive qu’il y ait une seule file d’attente ... mais c’est parce qu’il n’y a qu’une seule caisse ouverte et ça marche très mal smiley


    • oncle archibald 4 août 09:33

      @nono le simplet : dans le village de 40 habitants qui est le berceau de la famille de mon beau père quand le camion épicerie s’arrête dans la cour de la ferme d’à coté, il n’y a qu’une seule fille d’attente et tout le monde se fait la bise, plaisante et se raconte les derniers potins en attendant son tour ! C’est vraiment très agréable et je l’avoue assez dépaysant pour les citadins en vacances !


  • Taverne Taverne 3 août 09:56

    Si c’est pas gras ou sucré, on casse tout : deux clientes brisent les vitres pour une crêpe mal sucrée ! Le Figaro.


  • foufouille foufouille 3 août 10:00

    « Ainsi, le goût du consommateur est formaté pour acheter ces produits qui sont dangereux pour la santé. »
    c’est pourquoi il veaute macron.
    et le rayon bio il est pareil ?


  • MagicBuster 3 août 13:30

    .... et LA légalisation ?

    Dans certain pays - on peut aussi trouver de la drogue entre le sucre et le gras.
    La Marijane - ça compte comme fruit ou comme légume  ?


  • Surya Surya 3 août 15:52

    J’aurais préféré que vous illustriez cet article d’une photo de votre composition. Or, vous avez mis un cliché pris dans un pays anglosaxon (publicité sur le caddie écrite, si mes yeux sont encore bons, en anglais, et affiche verticale mentionnant « Natural » dans le rayon de gauche.) Pourquoi ne pas avoir mis une photo de cette file d’attente dont vous nous parlez, avec de part et d’autre ces sucreries, chips et biscuits ?


    Ensuite, les sucreries, chips et autres cochonneries sont cantonnés, comme vous le dîtes, dans une aire spéciale et limitée du supermarché. Dieu merci, on ne trouve pas que cela dans les supermarchés. On y trouve des fruits, des légumes, du poisson... Des trucs sains, quoi. Je suppose que c’est ce genre de nourriture saine que vous achetez.

    Vous râlez à juste titre contre la nourriture que l’on nous vend, mais vous même, mangez-vous bio ? Si oui, alors je ne vois pas pourquoi vous faîtes vos courses dans un supermarché classique où vous êtes limitée dans votre choix de produits bio. Si non, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire...  smiley

    Je trouve que lorsque, comme vous, on se bat pour dénoncer la nourriture de mauvaise qualité, la logique voudrait que l’on se nourrisse bio, et qu’on fasse ses courses dans un magasin bio. 



    Ce n’est évidemment pas dans les rayons de produits sains qu’ils vont installer leur file d’attente unique. C’est évidemment dans les rayons où sont exposées les marchandises sucrées/salées/grasses, sur lesquelles les gamins (mais pas qu’eux) vont évidemment se jeter. 

    C’est cela qu’il faut en effet dénoncer, et je pense que c’est ce que vous faites lorsque vous dites « une façon de pousser le client... » 

    Ce qui choque le plus, d’une certaine manière, ce n’est pas l’existence même de ces produits dont l’achat reste malgré tout facultatif (et si les gens les achètent, ben tant pis pour eux. Vous n’allez pas changer le monde et convaincre qui que ce soit, vous pesez fort peu avec un article face à l’industrie agroalimentaire) mais le fait qu’on fasse sciemment (j’imagine) attendre la clientèle dans une allée du supermarché où, inconsciemment ou non, elle risque d’être tentée par des produits dégoûtants et mauvais pour la santé, au lieu d’être tentée par des produits sains. Tout le monde est pareil. Je suis comme ça aussi. Mettez moi dans un supermarché alors que l’heure du déjeuner approche et que j’ai faim, et je vais acheter, malgré mes beaux principes, un paquet de chips ou du chocolat. A ce moment précis, j’aurai tellement faim que je n’aurai pas l’impression qu’une pomme va suffire.

    Parce que sinon, qu’est-ce qui justifie cette file d’attente unique ? J’ai du mal à croire qu’il ne s’agisse que de réguler sagement le traffic. Après tout, les gens ont tout de même le droit de choisir la caisse qu’ils veulent. Ce système semble se développer, je connais en GB un magasin d’alimentation qui le fait aussi (la différence c’est que les caisses sont automatiques) et comme par hasard vous arrivez dans la zone des caisses après avoir obligatoirement traversé un couloir rempli de snacks et sucreries diverses. Du coup on jette des coups d’oeil, on se dit : « tiens, cha a l’air bon, cha ! »

    Donc d’un côté il y a des campagnes pour inciter les gens à manger sain, 5 fruits et légumes par jour (ps je sais pas si vous vous rappelez, mais au début ils avaient dit 10, puis ils ont revu leur ambition à 5 vu que les gens trouvaient ça impossible) et de l’autre « on » fait tout, en effet, pour que ces mêmes gens se nourrissent le plus mal possible. 

    Le sucre est comme une drogue. Vous vous adressez donc à des drogués pour essayer de les faire changer. Je vous souhaite bon courage... smiley  smiley

  • JP94 3 août 16:52

    Bon , il a fait chaud ces temps-ci mais on dirait que personne n’a compris le sens de l’article : la question de la malbouffe se pose pour les classes populaires, le bio , c’est cher...

    Il y a deux choses : l’éducation alimentaire, mais aussi le porte-monnaie.
    J’ai un ami avec sa famille, sans le sou qui n’achète pas de sucreries ni de Caca - de Coca,-, mais ne peut bien manger... la famille n’a pas les moyens du tout. 
    Et j’en connais d’autres, avec des retraites de misère.... on est tout de même dans le 5ème pays le plus riche... 

    Et au supermarché je regarde aussi les caddies, mais pas seulement : les rayons aussi sont emplis de cochonneries ....

    • Surya Surya 3 août 17:31

      @JP94
      Le bio est très cher en France, c’est tout à fait vrai, mais dans d’autres pays, c’est bien meilleur marché. Il y a quelques années j’ai eu l’occasion de discuter avec une Allemande venue passer quelques mois à Paris, et elle était horrifiée du prix du bio en France comparé à l’Allemagne. Elle m’a dit que chez elle le bio coûtait deux fois moins cher. Je n’ai pas vérifié puisque je n’ai jamais séjourné en Allemagne, mais je veux bien la croire. 

      Quant à la GB, nous payons ici pour deux personnes l’équivallent de ce qu’on payerait pour une seule personne à Paris.

      Pourquoi le bio est-il si cher en France ? Ce n’est pas normal ! Il est temps que tout le monde puisse avoir les moyens de manger bio, et arrêter de s’empoisonner aux pesticides. 

      Après tout, avant l’arrivée des pesticides (années 50 ?) tout le monde mangeait bio, puisque c’était uniquement ainsi que les légumes, fruits, céréales... étaient cultivés. Cette nourriture à laquelle tout le monde avait droit à l’époque, c’est à dire une nourriture normale, est de nos jours devenue presque un luxe. A l’époque, on ne parlait pas de classes populaires qui mangeaient ceci et des autres qui mangeaient cela. Tout le monde mangeait pareil (enfin, bon... à l’époque on pensait que la viande rouge était bonne pour la santé donc on plaignait les gens qui n’avaient pas les moyens d’en manger tous les jours...)

      De nos jours, on n’a plus le choix. La population terrienne augmente de façon exponentielle, il faut donc que ça pousse, et que ça pousse vite et avec le plus fort rendement possible. Je ne pense pas qu’on pourra arrêter totalement les pesticides ou même sur une grande échelle. On ne pourrait peut être pas nourrir tout le monde si on faisait ça. 

      On est en train de creuser notre propre tombe... J’ai parfois un peu l’impression que l’humanité vit prisonnière dans un grand lavabo en train de se vider dans un grand tourbillon d’eau.

      Au fait, les terriens vivent à crédit depuis hier. Mais à la télé, ils annoncent cela comme ils diraient autre chose. Alors que ce qui se passe est gravissime.

      Sur ces paroles optimistes et joyeuses, je me replonge dans mon travail et vous souhaite à toutes et tous une bonne soirée. smiley

  • arthes arthes 3 août 18:26

    Bah oui, les super marches , les files d attente, la clim, la lumiere artificielle, la zique de merde, les rayons de bouffe chimique et de gadgets colores, les micros qui degueulent leur reclames pourries pour acheter des trucs pourris...Et les commerces independants et petites filieres crevent, et les centre ville deviennent des cimetierres, figes.


    Moi j y vais que pour mon PQ, disons que si on achete que le necessaire dans des commerces et de bonne qualite, on s en tire pour pas plus cher, voire moibs, qu avec beaucoup de supperflu merdique qui rempli un caddie.

    Puis la relation est differente avec le commercant du quartier.



  • Le421 Le421 4 août 08:47

    Avec beaucoup beaucoup de cynisme, je me dis que quand un type crève à 56 ans de maladie caractéristique de la trop bonne bouffe, ce n’est qu’une forme de justice immanente.
    Je vois des copains à qui j’ai fortement conseillé d’arrêter la clope, comme je l’ai fait il y a 25 ans, se traîner avec des petites bouteilles d’eau pour remplacer les glandes salivaires enlevées, quand ils n’ont pas fini dans des souffrances horribles...
    La liberté de chacun doit être respectée.
    Quand je vois des petites nanas de quinze ans à peine faire plier le scooter sous leur poids, je me dis que ce qui se fait le plus rare, ce sont les miroirs et les bascules !!
    Ma famille n’est pas touchée par ce genre de comportement.
    Faut dire que papy, quand il se mets à causer, il prends le costume de « sale vieux con » et ça tombe épais.*
    C’est pour le bien des miens.
    Et c’est aussi mon rôle !!

    *Les paroles, bien sûr...


    • arthes arthes 5 août 23:41

      @Le421
      Ya pire...Aujourd hui je me rendais a Sarlat vers 19h..cote nord, un bouchon enorme du cimetierres au caroufle, sens inverse et pas de probleme pour entre dans la ville..Je me demandais : mais keslkils vont branler dans les bouchons au carroufle les toutous a 19h ????


      Reponse : le drive !!!
      Et j ose pas imaginer le bordel au leckerc cote sud !!!

      C est moderne quoi, c est le way of life touristo !!!

      Gli glin...


  • lloreen 4 août 09:11

    La viande et tous ses dérivés sont bourrés de produits toxiques ingérés par les animaux durant la période d’élevage : tous les hormones, les antibiotiques et autres substances dont on retrouve les traces dans l’élevage industriel et ses dérivés dérèglent aussi l’organisme humain. Cela ne s’arrête pas à la viande, c’est également le cas dans tous les poissons d’élevage (saumon , etc.).
    Quant aux poissons de mer, l’eau y est tellement polluée qu’on a déjà retrouvé des traces de mercure dans la chair de poisson.

    Ce n’est hélas pas le pire...Le pire est qu’à chaque emplacement où se trouvent ces temples de la consommation ce sont autant de surfaces agricoles qui disparaissent sous le béton et il semble l’heure est au gigantisme si l’on considère le fait que les zones industrielles croissent à la vitesse V. D’autant plus que les produits que ces cubes de béton abritent sont fabriqués dans les pays du Tiers-Monde et la qualité laisse plus qu’à désirer.
    Acheter dans ces zones revient à être indirectement complice de la désindustrialisation de son pays et mène à l’actuelle perte des avancées sociales dénoncée avec insistance et raison par un nombre de plus en plus élevé de citoyens qui doivent s’interroger sur leur responsabilité.

    Dans ce monde, tout est lié et ce qui touche l’humanité et ses conditions de vie ou de travail à l’un ou l’’autre bout de la planète rejaillit forcément à un moment ou à un autre à l’ensemble et ce constat est maintenant visible pour tous.
    Les pontes de l’économie imaginent très bien qu’un européen vive dans les mêmes conditions qu’un vietnamien, pakistanais ou un chinois. C’est exactement la vision du MEDEF affichée dans la « loi » El Khomri et les dernières prises de position de l’associé-gérant des Rothschild annoncent très nettement la couleur : la paupérisation des masses laborieuses européennes, la hausse de la pauvreté sont -hélas- devenues le quotidien de plus en plus d’individus.

    Tout le modèle occidental est à revoir de fond en comble. La malbouffe n’est qu’un des aspects les plus visibles.
    Je vous suggère de méditer la phrase de Geronimo dont la tribu ainsi que toutes les autres tribus amérindiennes honoraient la Nature et son inestimable rôle pour le bien-être de l’humanité.
    " Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l’argent ne se mange pas.

    Certains en ont pris conscience et ont initié ce mouvement salutaire qui mérite d’être généralisé.
    http://lesincroyablescomestibles.fr/


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