Bal tragique sur Tweeter : de nombreux blessés
L'épisode de mardi aura-t-il des conséquences sur la suite du quinquennat ?
Quelles sont les fautes commises par Valérie Trierweiler ?
1 / Elle déclare la guerre ouvertement à celle qu'elle déteste. Ce faisant, elle entérine de facto ce que tout le monde savait mais tenter de ne pas aborder, que ce soit au PS ou dans les rédactions de journaux dit "sérieux". Dorénavant les digues sont rompues et ce problème personnel ne peut plus être esquivé par les médias.
2 / Elle fragilise le statut de son conjoint, qui est ... Chef de l'Etat ! Non seulement ce "tweet" est une agression anti-Ségolène mais surtout et c'est le principal, c'est un désaveu politique de la position adoptée par François Hollande. Celui-ci est en outre ridiculisé à titre privé, puisque incapable d'endiguer les débordements de sa compagne.
3 / A posteriori, Valérie Trierweiler ne peut invoquer une excuse quelconque : c'est une journaliste politique depuis de nombreuses années et donc il est impossible techniquement qu'elle ignore le caractère explosif de son acte. C’est donc une “vengeance” réfléchie à l’égard de François Hollande, coupable d’avoir soutenu son ex-compagne.
4 / Il y a un flagrant manque de retenue vis à vis d’une femme qui est la mère des 4 enfants de François Hollande. Il est certain qu’une partie de l’électorat ( certaines femmes notamment, mais aussi les conservateurs, les catholiques, etc.) ne peut qu’en être choqué. C’est un acte qui n’est pas sans conséquence durable sur une frange de la population. En outre, Ségolène Royal devient une victime et le paradoxe est que si cela se trouve, ce tweet providentiel aura un effet électoral inverse au but recherché !
5 / La personnalité envahissante de Valérie Trierweiler, qui peu à peu interfère avec la volonté de François Hollande de présenter aux Français une présidence “normale” voire modeste, ruine littéralement ces efforts, pourtant très appréciés par l’opinion. Cet épisode rappelle fâcheusement à tous les errances égotiques du Sarkozisme. Le pire sans doute pour la "première dame", c'est qu'elle s'est sans doute tiré une balle dans le pied qui risque de lui coûter très cher à terme, vis à vis du PS, de l'opinion, et de sa propre vie privée. Elle vient en effet de se créer de nombreux ennemis, ou plus exactement de permettre à ceux-ci (dans l'entourage du PS entre autres) de l'exprimer.


