vendredi 27 janvier - par Emile Mourey

Bavay, la bataille que César a failli perdre (étude de 2006 d’Emile Mourey)  

En 57 avant J.C., Jules César remportait une victoire décisive sur une coalition de peuples de la Gaule du Nord. Dans l'édition "Les belles lettres" des Commentaires, le général romain la relate en neuf pages, ce qui prouve bien son importance. Soutenus par leurs alliés, 60 000 Nerviens combattirent avec une extrême bravoure. Comme Bonaparte au pont d'Arcole, César prit l'épée d'un soldat et se porta au premier rang.

A ce jour, le lieu de la bataille n'est toujours pas localisé.

I. LES SOURCES ÉCRITES. Il est bien évident que la thèse toujours officielle d'une localisation sur la Sambre n'est pas admissible : le Sabis dont parle César n'est pas la Sambrica. En revanche, la thèse plus récente d'une localisation entre Cambrai et Bavay, sur la Selle, est beaucoup plus logique. En effet, on peut faire l'hypothèse que les Nerviens se soient installés en position défensive derrière la Selle et que les Romains, qui venaient d'Amiens, aient fait étape à la sortie de Cambrai, à dix mille pas d'eux (14km800, le chiffre est donné par César). Cette hypothèse ne tient pourtant pas pour deux raisons. 

   Première raison : César écrit que le mouvement de terrain de la rive ouest du cours d'eau, sur laquelle il a pris position, avait une ligne de crête (jugum) et que, de cette ligne de crête, la pente (collis) descendait régulièrement jusqu'à la rivière. 

Cette description est précise. Il s'agit d'un mouvement de terrain allongé, entre deux vallées, et donc à peu près parallèle à la rivière derrière laquelle les Gaulois s'étaient installés. Il écrit également qu'en face de lui, de l'autre côté de la rivière, la pente (collis) occupée par ses adversaires était semblable. Il va même jusqu'à préciser que cette pente se caractérisait, en montant depuis la rivière, par une bande sans végétation, de 300 mètres de large jusqu'à une lisière de forêt où s'était embusqué, en ligne évidemment, son adversaire. Le portrait-robot est facile à établir. Ces deux "collis" sont à l'image de la "proximus collis" que j'ai identifiée dans mon interprétation de la bataille de Sanvignes. Or, ces deux mouvements de terrain, à peu près parallèles au cours d'eau et semblables, ne se retrouvent pas à Saulzoir, là où la voie antique franchit la Selle.
    Deuxième raison : César écrit qu'au cours de la bataille Labiénus s'empara des "castra" des Nerviens (côté rive est) et que de là, il avait vue sur le camp romain (côté rive ouest). Or dans mon explication de la fameuse bataille de cavalerie qui précéda celle d'Alésia, j'ai expliqué qu'il ne fallait pas toujours traduire le mot "castra" par camps mais quelquefois par "fortifications" : l'infanterie de Vercingétorix s'était déployée, à Noyers, devant des fortifications (de la ville gauloise) et non devant des camps gaulois. En outre, il est absurde de penser que les Nerviens aient perdu inutilement du temps à installer des camps, alors qu'en toute logique, ils sont venus directement de Bavay se mettre en place à la lisière, durant la nuit. Il s'ensuit qu'il faut ajouter dans mon portrait-robot, du côté nervien, une fortification en pierres que, dans ma logique militaire, je ne peux pas situer derrière la Selle.

 
II. LA LOGIQUE MILITAIRE. Un franchissement de rivière sur une voie antique menant à Bavay, capitale des Nerviens, que surplombe une fortification d'où on a vue sur la rive opposée, aucune hésitation, il y a bien là une volonté de contrôler un passage obligé dans le cadre d'un système de surveillance, en avant de la capitale des Nerviens. Il faut imaginer, au minimum, une tour, placée en avant-poste de Bavay, qui "voyait" le gué de son point haut. L'expérience que j'ai acquise au cours de ma carrière militaire me permet d'affirmer qu'il était plus logique pour les Nerviens de placer cet avant-poste derrière l'Ecaillon, en liaison directe et rapide avec Bavay, la Selle pouvant constituer une ligne supplémentaire d'interception en avant de cet avant-poste. Dans cette hypothèse, il faudrait admettre que César a installé ses camps de la veille, après avoir franchi l'Escaut, non pas à Cambrai même, mais plus à l'est, vers Naves.

 

III LES VESTIGES ARCHÉOLOGIQUES. Le point le plus favorable pour surveiller le gué de l'Ecaillon est à rechercher entre le lieu-dit "Le calvaire" (cote 92 sur la voie antique) et les hauts du village de Bermerain. Et en effet, c'est bien là qu'ont été mis à jour les importants vestiges d'un site antique connu sous le nom d'Hermomacum. Selon les historiens locaux, ce site aurait été détruit au IIIème siècle.

 

IV. LE DISPOSITIF GAULOIS. On peut enfin, sur l'Ecaillon, appliquer mon portrait-robot. Le mouvement de terrain tenu par les Gaulois monte de Vendegies-sur-Ecaillon jusqu'à la Folie, cote 106. La lisière derrière laquelle ils étaient embusqués suit l'actuelle départementale 85. Manifestement, l'intention des Gaulois était d'interdire le passage de part et d'autre de la voie antique, soit par une action défensive, soit plutôt par une action offensive du type embuscade. Le dispositif aurait pu être le suivant : à l'aile droite, entre Vendegies-sur Ecaillon et la voie antique : les Atrébates ; entre la voie antique et Bermerain : les Viromandues ; entre Bermerain et La Folie : les Nerviens (à l'aile gauche et en réserve d'intervention). Les Atuatuques n'étaient pas encore arrivés.

V. LE DISPOSITIF ROMAIN PRÉVU. La ligne de crête, côté romain, monte depuis la confluence de l'Ecaillon et du ruisseau des Harpies jusqu'à la cote 102. La partie à gauche de la voie antique étant en bas-fonds, l'élément précurseur romain est tout naturellement monté sur la droite pour rechercher l'emplacement du futur camp. J'ai expliqué à d'autres occasions pourquoi le camp romain était, pour ainsi dire, programmé afin d'éviter les pertes de temps. Dès lors que les quatre coins étaient matérialisés, que les zones de responsabilités à l'intérieur du camp et à l'extérieur étaient jalonnées, tout le monde savait ce qu'il avait à faire. Mais je voudrais aller un peu plus loin dans cette étude. L'officier chargé de déterminer l'emplacement du futur camp devait tenir compte de plusieurs éléments. Le camp devait avoir grossièrement la forme d'un carré orienté face à l'ennemi de telle façon que les légionnaires retrouvent chaque fois le même système auquel ils étaient habitués. Le périmètre jalonné devait faire environ 3 kilomètres : c'est en effet le périmètre du camp volant que César avait établi sur l'Aisne et dont on a retrouvé la trace (ce camp était également prévu pour 8 légions). La face avant de notre camp devait se trouver à une distance convenable du cours d'eau de façon à pouvoir lancer le javelot en tir rasant sur un adversaire qui aurait gravi la pente. La face arrière devait se trouver sur la ligne de crête topographique du mouvement de terrain, de façon à surplomber la contre-pente. Enfin, les faces latérales devaient couper obliquement les courbes de niveau pour bénéficier de lignes de changement de pente favorables comme je l'ai expliqué dans mon interprétation de la bataille d'Alésia. Compte tenu de la configuration de notre terrain, le camp tracé par l'officier romain envoyé en précurseur ne pouvait donc avoir que la forme d'un quadrilatère irrégulier.

Pour fixer les zones de responsabilités, à l'intérieur et à l'extérieur du camp (aménagement des abords, recherche des matériaux), la solution la plus simple consistait pour l'officier précurseur à tracer à partir du centre du quadrilatère les deux axes principaux, l'un en direction de l'ennemi, de la porte decumana (arrière) à la porte pretoria (devant), l'autre la croisant, grosso modo à angle droit, de la porte sinistra (à gauche) à la porte dextra (à droite).

Les indications que donne César laissent deviner les implantations des différentes légions à l'intérieur du camp, près des portes qui leur étaient réservées pour y entrer, mais aussi pour sortir dans le cas où il aurait fallu qu'elles se déploient en lignes de bataille, en avant de la position. Devant à gauche, la 11 ème légion sortait par la porte pretoria. A gauche, la 10 ème et la 9 ème par la porte sinistra. C'est à partir de ce dispositif que s'est déployée l'aile gauche romaine, la 9ème à l'extrême gauche, puis la 10ème, puis la 11ème en revenant vers le centre. Du côté droit, le dispositif était semblable. Devant à droite, la 8 ème légion sortait par la porte pretoria. La 12 ème et la 7 ème par la porte dextra. C'est à partir de ce dispositif que s'est déployée l'aile droite romaine, la 7 ème à l'extrême-droite, puis la 12 ème, puis la 8 ème en revenant vers le centre.

 

VI. MANŒUVRE DES ROMAINS. Conformément à l'habitude, les éléments d'éclairage, cavaliers, frondeurs et archers ont franchi la rivière et ont livré des combats d'escarmouches sur la bande de terrain dégagé avec les cavaliers gaulois qui s'y trouvaient.

Mais, lorsque l'aile droite gauloise a déboulé de la lisière pour donner l'assaut, ces éléments légers ont été balayés et se sont enfuis en direction du camp. Progressant au pas de course, les Atrébates sont arrivés très rapidement sur la 9ème légion qui se trouvait à l'extrême gauche romaine, ainsi que sur la 10ème. Ces deux légions ont tout juste eu le temps de lancer, plus ou moins bien, le javelot. Heureusement pour eux, les Atrébates étaient essoufflés par leur longue course. Plus près du centre, les Viromandues sont entrés en contact avec la 11ème et la 8ème légion qui ne semblent pas avoir eu le temps de lancer le javelot parce que leurs adversaires sont arrivés plus vite sur eux en raison d'une distance moins longue à parcourir. 

A cet instant précis, on se rend compte que César avait mal apprécié la situation, se préparant à une bataille frontale qu'il prévoyait probablement pour le lendemain ou les jours suivants. Ses troupes ont été surprises et il a manifestement perdu la maîtrise des opérations. En fait, c'est grâce à la valeur militaire du légionnaire que la situation s'est retournée. Les quatre légions ont repoussé les Atrébates jusqu'à la forêt et les Viromandues jusqu'à la rivière. Mais en s'éloignant ainsi, la 11 ème et la 8 ème légion ont laissé découverte la face avant du camp qu'elles étaient censées protéger, offrant ainsi à Boduognatos, le commandant en chef des Gaulois, les conditions favorables à une attaque massive. 



Ces 11ème et 8ème légions étant donc parties à la poursuite des Viromandues comme je viens de le dire, c'est la 12ème légion, seule, qui a encaissé, le véritable "coup de poing" lancé par le chef gaulois. La 4ème cohorte de cette légion a perdu tous ses centurions et dans les autres cohortes, ils ont tous été tués ou blessés. Face aux troupes d'élite du chef nervien, il a fallu l'intervention personnelle de César tant la situation était devenue critique. La confusion était à son comble. Les Nerviens avaient pris pied dans le camp. Ils contournaient et enveloppaient les deux légions lesquelles, n'étant plus protégées sur leurs flancs, avaient été contraintes à se replier autour d'un seul point où la 12 ème légion avait planté toutes ses enseignes. Formant le dernier carré, ou plutôt le cercle, les soldats étaient tellement pressés les uns contre les autres qu'ils ne pouvaient même plus manier leurs épées. Voyant que l'aile droite romaine était enveloppée et que le camp était investi, les valets s'enfuyaient, tandis qu'en contrebas, les cavaliers, archers et frondeurs, décimés lors du premier engagement, et qui revenaient au camp pour s'y réfugier, refluaient en le voyant occupé par les Nerviens, et se remettaient, eux aussi, à fuir dans toutes les directions. En même temps, le convoi de bagages arrivait et les convoyeurs, pris de panique, ne savaient plus où aller.

VII. INTENTION DE MANŒUVRE DES GAULOIS. A la lecture des Commentaires , on devine que l'objectif de Boduognatos était d'attaquer le camp romain alors que les légions étaient occupées à l'installer et cela dès que le convoi de bagages romain aurait été en vue (pour faire le plus de dégâts possible dans la plus grande confusion). Dans ce but, il a lancé toute sa ligne de bataille à l'assaut. Malheureusement, privée du soutien que les Atuatuques auraient pu lui apporter s'ils avaient été au rendez-vous, son aile droite a été contrainte au repli face à l'aile gauche romaine.

 Remarquant, à ce moment-là, que le devant du camp romain se trouvait très imprudemment dégarni - peut-être l'avait-il prévu - Boduognatos a alors lancé dans la trouée toutes les forces de son aile gauche et ses réserves, dans l'intention suivante : 1°/investir le camp, 2°/écraser sous le nombre les deux légions très imprudemment laissées seules pour le garder, 3°/incendier le train des équipages de l'adversaire.

VIII. MANŒUVRE DES ROMAINS (suite). Mais revenons du côté de l'aile gauche romaine. Labiénus, après avoir repoussé et poursuivi les Atrébates, avait progressé jusque dans les hauts de Bermerain. Il s'était emparé du "castrum" des Nerviens. Du haut de la tour principale, il a vu que César se trouvait dans une situation extrêmement critique. Aussitôt, il a envoyé à son secours la 10ème légion qui a pris les Nerviens à revers. En même temps, les deux légions qui suivaient le convoi des bagages sont arrivées sur le champ de bataille au pas de course. C'est à ce moment-là que la fortune des armes a changé de camp.

Mais l'ennemi, écrit César, alors même qu'il ne lui restait plus d'espoir, fit preuve d'un tel courage que, quand les premiers étaient tombés, ceux qui les suivaient montaient sur leurs corps pour se battre, et quand ils tombaient à leur tour et que s'entassaient les cadavres, les survivants, comme du haut d'un tertre, continuaient à lancer leurs traits et renvoyaient les javelots qui manquaient leur but.

 

IX. CONCLUSION
 

Il faut se rendre à l'évidence et il faut le dire franchement. En faisant remonter à l'époque gallo-romaine tout un patrimoine qu'il aurait fallu attribuer aux Gaulois du temps de l'indépendance, nous, historiens, archéologues, écrivains, érudits, responsables culturels, médiatiques et politiques, nous nous sommes trompé. Les "castra" gaulois de Bermerain (Hermomacum) étaient de solides fortifications... en pierre.

Il en était ainsi de Bavay. Cette formidable citadelle aux vestiges remarquables n'a pas été fondée ex nihilo sur terrain vierge par les Romains, comme l'affirme l'archéologie officielle ; c'était déjà la capitale des Nerviens bien avant l'arrivée de César. Cette chaussée Brunehaut dont on retrouve la trace merveilleusement rectiligne sur le terrain, entre Amiens et Bavay, et que la carte de Peutinger désigne avec sa station d'Hermomacum, n'est pas une ancienne voie romaine ; elle existait déjà en ce temps-là. Et dans toute la Gaule, c'était ainsi.

Aussi, est-ce une très grave erreur que de faire croire à nos concitoyens qu'à l'époque de Vercingétorix, La Gaule, ça n'est rien, ça n'existe pas (cf. "Le dossier Vercingétorix" de M. Christian Goudineau, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités Nationales, page 238).

  E. Mourey, 26 janvier 2017, article retranscrit publié en 2006 sur mon site www.bibracte.com (extraits de mes ouvrages non publiés ou refusés par les maisons d'édition).



11 réactions


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 27 janvier 14:19

    Bonjour colonel Mourey


    Vous racontez souvent des choses intéressantes et j’apprécie bien. 
    Cependant il est utile de comprendre que lorsque le présent devient impossible, le passé n’a plus de place dans les esprits ! 

    Remettez vos pendules à l’heure et engagez-vous dans la bataille d’aujourd’hui que ne perdrait pas un « César » mais au contraire signifierait la mise à genoux d’une nation !

    Les peuples ne sont plus face seulement à leurs dirigeants, ils sont aussi victimes d’un Empire invisible mais ô combien terrifiant ! 
     

    • psynom 27 janvier 18:51

      @Mohammed MADJOUR

      « Cependant il est utile de comprendre que lorsque le présent devient impossible, le passé n’a plus de place dans les esprits ! « 

      c’est exactement l’inverse !
      Quand le présent n’a plus d’avenir, c’est qu’il a perdu tous ses repères. Il est donc urgent qu’il retrouve ses repères, donc ses racines.
      Les Gaulois sont à l’origine d’une belle civilisation... si vous avez cent fois mieux, dites-le-moi… Bin, non ! Il est donc urgent, aujourd’hui, de comprendre ce qu’ils étaient.


    • Emile Mourey Emile Mourey 27 janvier 21:26

      @Mohammed MADJOUR 


      Oui, bonjour, j’essaie.


  • sls0 sls0 27 janvier 19:47

    L’histoire de la bataille, une carte au 1/25.000ème et aller sur place pour constater de visu et tout devient plus clair.

    @ Mohammed Madjour, le présent a toujours été impossible pour certains et intéressant pour d’autres. Pour éviter de refaire éternellement les mêmes conneries, une connaissances du passé ça aide.
    Emile Mourey a la chance de vivre dans une région riche en histoire, où on sait faire des fouilles et d’avoir un âge qui peut lui permettre de ne plus trop se polluer la tête avec le futur.

    Du fait que l’on se fait plus ou moins entrainer par le marketing, on est plus ou moins consentant vis à vis de cet empire, c’est nos envies qui font leur force.
    Pas besoin de guerre pour battre cet empire, un peu plus de solidarité et d’autarcie et il est à terre. Le plus difficile c’est d’expliquer que c’est sa bagnole, sa télé grand écran son dernier smartphone à la mode d’une personne qui fait qu’elle se soumet à l’empire.

    Emile Mourey à sa manière s’oppose à l’empire, dans ses écrits rien n’apporte d’aide à l’empire.

    L’empire c’est la partie visible d’une somme d’égoïsmes invisibles. Le nuisible se renforce avec du nuisible, le neutre comme les écrits de Mourey ne le renforce pas.


    • Emile Mourey Emile Mourey 27 janvier 21:22

      @sls0

      Oui, il faut aller sur place car un autre emplacement est possible. Il se peut également que, pour parer à toute surprise, César ait installé son camp, tout simplement à droite et près de la chaussée Brunehaut, les deux cours d’eau tenant lieu de fossés de défense avant et arrière.

      Par ailleurs, il faut savoir que les Gaulois portaient souvent leurs monnaies sur eux dans une sorte de sac. Vu ce qu’on a trouvé sur le site d’Alésia, il y a de fortes chances qu’on devrait également en retrouver sur le lieu de cette bataille ainsi que, peut-être, des armes.

    • JC_Lavau JC_Lavau 27 janvier 23:20

      @Emile Mourey. « sorte de sac ». Le mot gaulois est resté au Moyen-âge : une bougette, qui nous est revenu par l’anglais, « budget ».
      De mémoire, une soixantaine de mots gaulois sont restés en français, durant plusieurs siècles, voire jusqu’à nos jours.


    • Emile Mourey Emile Mourey 27 janvier 23:32

      @JC_Lavau


      Merci, c’est génial !

  • covadonga*722 covadonga*722 28 janvier 07:58

    bonjour mr Mourey , evident comme d’hab juste au vu des effectifs gaulois engagés il n’y a pas eu d’intervention de leur cavalerie ?




    vale , asinus

    • Emile Mourey Emile Mourey 28 janvier 10:32

      @covadonga*722

      Bonjour,

      Apparemment pas de cavalerie germaine qui crée la décision. Seulement la cavalerie romaine engagée en avant-garde et en couverture pour donner le temps aux légions d’installer le camp, contre la cavalerie gauloise qui agissait de même en couverture des troupes gauloises qui finissaient de s’installer à la lisière de la forêt. César parle d’une bande de terrain sans arbres de 300 mètres qui allait de da rivière à cette lisière. C’est comme cela que je comprends.

  • meslier meslier 28 janvier 10:40

    Mon colonel

    Je suis toujours intéressé par vos recherche sur les peuples Gaulois et leurs batailles .
    Aujourd’hui l’ultime bataille que doit livrer la France c’est retrouver sa souveraineté .


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