mercredi 13 janvier - par heber

Besoins vitaux et réputés accessoires

 

La crise sanitaire nous a obligés à sélectionner parmi les activités de nos sociétés, celles qui sont essentielles à notre survie. Quelles leçons en tirer pour l'avenir ?

La crise sanitaire que nous vivons, depuis bientôt 1 an, a remis les pendules à l’heure sur quelques points essentiels que, pris dans le confort relatif du train-train quotidien que connaissent nos concitoyens depuis plus d’un demi-siècle, beaucoup avaient oublié ou négligé.

  1. L’importance vitale de quelques fonctions, services et productions pour notre vie quotidienne : production agricole, système de santé ( personnels, équipements, fournitures), services de sécurité (police, pompiers, sécurité civile, armée, contrôle des frontières et mouvements de personnes), production et sources d’énergie, production industrielle d’un nombre réduit d’équipements essentiels, réseaux et moyens de transport, d’informatique, de télécommunications et d’informations, services de propreté et d’hygiène, éducation.
  2. La nécessité absolue que tous ces éléments soient produits, générés et contrôlés à l’intérieur du territoire national pour éviter de dépendre du bon vouloir de pouvoirs étrangers dont les priorités ne sont pas, par définition, les nôtres.
  3. Les dangers que représentent pour nos sociétés, la mondialisation et la délocalisation sauvages, conséquences logiques et inéluctables des lois de maximisation du profit et de minimisation des coûts, qui constituent la mantra du capitalisme financier et libéral mondial.

En effet, la solidarité et la cohésion internes, indispensables à la pérennité et à la survie de nos sociétés, sont des éléments totalement étrangers à la logique économique intrinsèque du capitalisme financier qui est international et apatride, par nature et par essence.

  1. La marginalisation, en temps de crise, d’une partie très importante des activités de nos sociétés, relatives aux rapports sociaux, à l’esthétique, au confort, aux loisirs, au sport et à la culture.

De fait, beaucoup de ce qui fait l’agrément de nos vies et des relations et interactions personnelles, de ce qui enrichit notre personnalité et nous permet de progresser et de partager ensemble des émotions et sensibilités, disparaît en temps de crise. Nous découvrons ainsi à quel point toutes ces activités qualifiées ‘’ de non essentielles ‘’ et qui ne sont pas, stricto sensu, indispensables à la préservation de nos existences, sont pourtant devenues le sel commun de nos vies.

  1. La brusque dégradation des conditions de vie, liée à la perte des revenus, moyens d’existence, activités et emplois de nombre de nos concitoyens, a remis au premier plan, le caractère primordial de la solidarité nationale, interprofessionnelle et intergénérationnelle.
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Nous avons ainsi redécouvert l’importance du partage d’une histoire, de valeurs et d’identités communes pour que la société, l’appareil d’état qui en résulte, et les organisations civiles, jouent, avec la pleine participation et l'adhésion de tous, leur rôle d’assistance aux plus fragiles, aux plus faibles et aux plus pauvres qui justifient, solidarisent et ennoblissent nos collectivités nationales.

Puissions-nous, une fois la crise passée, savoir retenir, pour l’avenir, toutes ces leçons.



6 réactions


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 13 janvier 09:22

    La nécessité absolue que tous ces éléments soient produits, générés et contrôlés à l’intérieur du territoire national 

    Rigoureusement impossible, même pour « un nombre réduit d’équipements essentiels ». L’accélération technologique est l’enfant de la « mondialisation », la complexité des dispositifs techniques modernes exige une division du travail à l’échelle mondiale. Un « contrôle » d’une filière de production nécessiterait le contrôle des matières premières, des machines de production, de logistique, des appareils de métrologie etc... Impossible à l’échelle de la France.


    • Parrhesia Parrhesia 13 janvier 12:39

      @Opposition contrôlée
      Ce n’est « impossible » que depuis qu’impossible comme le reste, n’est plus français...


    • heber 14 janvier 11:39

      @Opposition contrôlée
      Pourtant pendant des milliers d’années,il n’ y avait ni mondialisme ni division internationale du travail et cela n’a pas empêché le monde de tourner.Je crois que vous prenez pour une donnée absolue et définitive ,ce qui n’est qu’une organisation relative et par définition provisoire de l’humanité.


    • heber 14 janvier 11:46

      @Parrhesia
      Exact, à coeur vaillant, rien d’impossible ; bien souvent nous qualifions d’impossible  ce que nous sommes incapables de changer par absence de volonté, défaitisme , faiblesse ou fainéantisme


  • Inquiet 13 janvier 11:34

    Déjà très sincèrement j’ai du mal de définir vital, nécessaire et important.

    Peut être au niveau du paramètre temps ? Et encore, si on considère que ce qu’on fait maintenant pour nous même peut s’avérer un compte à rebours fatal à plus ou moins moyen terme (adjuvants potentiellement néfaste dans les vaccins, voir pire avec ceux contenant de l’ARN).

    Pour illustrer mon propos, en me baladant dans les rues, je vois dans une librairie (bien évidemment fermée) un livre prodiguant des conseils pour gérer son diabète.

    J’ai fait remarquer à mon fils, avec lequel je me baladait, qu’étant diabétique moi-même, il me serait bien plus profitable d’acheter ce bouquin que de manger de la pâte à tartiner à l’huile de palme et au sirop de fructose.

    Ce dernier produit, étant non seulement pas essentiel, mais carrément néfaste.


    • heber 14 janvier 11:43

      @Inquiet

      Certes , mais le fait qu’ une catégorie de biens ou de produits soit essentielle à la vie ne signifie pas que tous les biens ou produits de cette catégorie soient bénéfiques et indispensables ; ce que prouve l’exemple que vous donnez sans que cela puisse enlever le caractère essentiel de la production agricole d’aliments pour la survie de l’humanité


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