lundi 23 mars - par Emile Mourey

Bibracte, Gergovie, et la logique militaire

Aux temps anciens, la Gaule était vue comme une île, une île ou, au nord, les glaces bloquaient le passage.

Sur son côté Est, ce n'est qu'au VIIème siècle avant JC qu'est mentionné ce qui pourrait être un premier roi de la Gaule... Je cite : A Chypre, inscrite sur le monument dit "le prisme d’Assarhaddon", il existe une liste de rois payant tribut aux Assyriens au VIIème siècle avant JC. Or, parmi eux, on trouve un roi de « Qartihadashti » et un autre de « Nuria/e ». Ces deux noms soulèvent de sacrées interrogations (Chypre au VIIe siècle de Sabine Fourrier).

Qartihadashti, c'est Carthage, Nuria/e, ce ne peut être que Chalon-sur-Saône (cf mon article Agoravox du 27 octobre 2025). Hécatée de Millet, historien et géographe grec, évoquant notre région « barbare », ne cite que trois villes : Narbonne, Marseille qu’il situe en Ligurie et, au-delà de Marseille, Nuerax, habitée par les Celtes… Nuerax, Nuria, c’est Chalon-sur-Saône, ville des Celtes...

Dans mon raisonnement militaire, le choix des Celtes d'installer leur port d'accueil à Chalon-sur-Saône implique obligatoirement une reconnaissance préalable du terrain environnant et l'implantation d'une forteresse protectrice sur la hauteur. Les vestiges sont là ; il s'agit de la tour de Taisey. Les combats pour Chalon, c'est sur la hauteur qu'il faut en rechercher la trace, celle des champs catalauniques et d'autres...

 

Dans mon raisonnement militaire, l'extension de ces Celtes les a conduits à installer, sur l'autre versant, à Mont-Saint-Vincent, un important château qui avait vue sur tout le territoire à conquérir.....Mont-Saint-Vincent, capitale du futur pays éduen...Bibracte.

En haut, enceinte de la ville de Troie.

En bas, enceinte de Mont-Saint-Vincent, véritable Bibracte. Le château a été rasé lors des guerres qui ont suivi ; la muraille extérieure, impressionnante, est encore là, en partie.

 

Mont-Saint-Vincent. 1905-2018 : le belvédère marque le point culminant de  Mont-Saint-Vincent

Mont-Saint-Vincent, le belvédère, photo journal.

Le pays éduen vu depuis l'oppidum de Mont-saint-Vincent, Bibracte !

 

Je continue mon tour de Gaule : ...

Au sud, c'est une mer méditerrannée riche d'Histoire.

Vers 600 avant JC. Marseille est fondée par les Grecs. Des comptoirs phéniciens se sont installés sur la côte montagneuse, isolés du reste de la Gaule.

A l'ouest, c'est la grande mer, l'océan Atlantique.

Les navigateurs explorateurs remontent la côte par cabotage, puis s'engagent dans l'intérieur du pays en remontant le cours des fleuves. La Loire les amène jusqu'en Auvergne, jusqu'au plateau dit, aujourd'hui, de Gergovie, grave erreur ! De là, on voit une importante montagne boisée qui s'abaisse et se prolonge en forme d'un plateau bas étroit, la montagne de la Serre.....qui se relève à son extrémité en forme d'éperon, position favorable pour l'emplacement d'une ville fortifiée, Le Crest...Gergovie ; ce plateau est en forme de salamandre.

gergovie-3.jpg (823×638)

En rouge et en bas, la fausse attaque de César. En bleu, le mouvement des Gaulois vers le point menacé ; puis l'attaque de César depuis La Roche blanche.

 

A MM les archéologues, A MM les professeurs, A MM les préfets, A MM les Drac, A Mme la Ministre, A MM les responsables de l'information, presse écrite et télévisée, êtes-vous aveugles comme c'est pas possible ?

J'ai 93 ans et demi, 25 ans de services militaires actifs, Maroc, Algérie, légion d'honneur, carrière courte. Deuxième carrière toute aussi active pour essayer de sauver un site historiique à l'origine de notre Histoire. L'histoire de nos anciennes capitales des Gaules est un sujet qui relève du niveau des cahiers du capitaine. Je ne comprend pas. 

Emile Mourey, 22 mars 2026

 



4 réactions


  • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 18:20

    Merci à Agoravox de m’avoir publié ; un vote négatif sans explication ; la vérité dérange ; le scandale de l’erreur incroyable d’avoir placé nos capitales gauloises, l’une au fond des bois, l’autre sur un plateau désert, ce scandale va-t-il encore durer ? 93 ans et demi, je suis couché dans une résidence senior, au bout de ma vie. 


  • SilentArrow 24 mars 14:55

    Félicitation pour votre opiniâtreté, Monsieur Mourey.


  • Antenor Antenor 24 mars 18:59

    Dès le XVIème, époque où la France encerclée par le Saint Empire Romain Germanique réaffirme son identité gauloise, survient un dilemme. Faut-il suivre la vision d’un Gabriello Simeoni, esprit brillant de son temps qui situe Gergovie sur le plateau désert au Nord de la Roche-Blanche ou un Honoré d’Urfé, homme de guerre lettré, qui narre le siège (fictif ? anachronique ?) de la citadelle forezienne de Marcilly-le-Chatel par les Burgondes ?

    La carte de Simeoni comporte des orthographes plus qu’étonnantes à commencer par Overnia et Craist. Peut-on aller jusqu’à supposer qu’il s’agit en réalité d’un plan codé d’invasion de l’Auvergne du XVIème siècle ? Même question pour l’Astrée, ne s’agirait-il pas d’un récit des évènements contemporains à son auteur narré de manière allégorique à la mode antique ?

    L’origine de la légende locale de la Mélusine forézienne n’aurait-elle pas un lien avec la citadelle toute proche de Couzan ? Celle-ci se dresse sur la « tête » d’un massif montagneux en forme de dragon qui n’est pas sans rappeler la Montagne de la Serre auvergnate. Saint-Georges-en-Couzan est là pour en attester. L’étude des textes et l’archéologie sont deux jambes qui vont plus loin si leur démarche est coordonnée.


  • Antenor Antenor 19 septembre 22:41

    Rien de bien nouveau dans le documentaire « Guerre des Gaules, César nous a-t-il menti ? » . Dès que les interprétations des textes et des vestiges divergent, on privilégie systématiquement les secondes sans se poser plus de questions.

    Le cas d’Uxellodunum en est l’exemple le plus parlant. Le site du Puy d’Issolud ne correspond absolument pas à la description du texte, impossible d’y voir même une approximation. Il y a plusieurs rivières dont une, la Sourdoire, facile à détourner et plusieurs sources sur les hauteurs. La grande superficie de l’ensemble rend sa défense par 2000 hommes face à plusieurs légions complètement illusoire.

    Mais il y a des vestiges, notamment les galeries et les armes. L’objet d’étude principale de l’archéologie étant les vestiges, les textes n’étant là que pour les mettre en valeur, pourquoi chercher plus loin ? On notera que des armes ont également été découvertes à Corent où pourtant on ne situe pas la bataille de Gergovie. Allez trouver une logique d’ensemble à tout cela...

    Les deux autres candidats sont Luzech et Capdenac qui sont plus crédibles que le Puy d’Issolud mais posent aussi des problèmes. Le Lot qui passe à leur pied n’est pas une petite rivière facile à franchir et il paraît douteux qu’il s’agisse de la rivière entourant l’oppidum. En outre, Capdenac ne se situe pas dans la boucle et il n’y a pas de forteresse au sommet de la Pistoule à Luzech.

    On notera qu’à quelques kilomètres du Puy d’Issolud se trouve la formidable forteresse de Turenne dont le sous-sol est paraît-il truffé de souterrains. Cependant, ici non plus la description, notamment la rivière, ne colle pas. Pour trouver un site correspondant parfaitement au texte (vallée étroite, forteresse en hauteur dans une boucle de la rivière), il faut se déplacer à l’Est du Quercy dans la vallée de la Maronne aux Tours de Merle.


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