lundi 26 octobre - par Najat Jellab

« Bismillah, c’est les ténèbres » — Islamophobie et lutte des classes

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Ce slogan a déjà été repris, commenté et ruminé dans plusieurs articles d'AgoraVox, et j'en propose une tout autre lecture, qui aura au moins le mérite de ne pas avoir besoin d'une invasion pour s'expliquer.

Certains y reconnaissent, en effet, le signe de la submersion de la France par les Arabo-musulmans et réclament, pour sauver l'Occident, que l'on dise plutôt in nomine ordinis, « au nom de l'ordre » : voilà des défenseurs de la chrétienté qui, entre le Père et le préfet, ont choisi le préfet. Or, pour qui connait le latin, la formule qui correspond à Bismillah est in nomine Patris, c'est-à-dire, à quelques nuances trinitaires près, la même invocation, celle que ces gardiens de la civilisation murmurent chaque fois qu'ils se signent en croix. Ce n'est donc pas la langue qui les offusque, c'est l'accent. Ils aiment le latin comme ils aiment les langues étrangères : : mortes, et bien rangées. Reprenons depuis le début, lentement, à l'usage de ceux qui lisent avec le doigt.

« Bismillah, c'est les ténèbres. » Il a suffi de ces quelques mots, tirés d'une capture d'écran Snapchat où un certain « Mamadou » demandait à rejoindre un groupe de blocage de lycées, pour que la France se retrouve face à son miroir. Les lycéens ont aussitôt soupçonné un policier infiltré voulant « parler jeune », soupçon que la police n'a pas commenté et que rien n'a établi. Mais voyez ce qui s'est passé ensuite, car c'est là l'essentiel : la phrase n'a pas été rejetée, elle a été reprise. Les lycéens se la sont appropriée, l'ont brandie sur des pancartes, scandée dans les cortèges, jusqu'à Bruxelles, Bologne ou Milan. Elle est devenue virale, et elle l'est devenue pour se moquer de la police. La caricature qu'on avait fabriquée d'eux, ils l'ont retournée comme un gant, et plantée sur leurs banderoles. Ce n'est pas la première fois qu'un stigmate devient un drapeau. C'est la première fois qu'un faux jeune de banlieue fournit, sans le vouloir, son mot d'ordre à ceux qu'il visait.

Or la moquerie ne fonctionne que parce que la formule est un oxymore, et c'est ce qui la rend si parlante. Bismillah, « au nom de Dieu », est l'invocation qui ouvre chaque sourate du Coran, sauf une, et que le croyant prononce avant de manger, de voyager, d'entreprendre. Les ténèbres, dans la tradition chrétienne que la France a longtemps portée, sont le domaine du Diable, le règne du « prince des ténèbres ». Le nom de Dieu plaqué sur le royaume de l'Adversaire : on ne saurait mieux dire ce que l'on croit entendre quand un musulman prend la parole. Mais cet oxymore n'est pas dans l'islam, il est dans l'oreille qui l'écoute. Celui qui dit la basmala se réfugie d'abord en Dieu contre Satan : elle est, littéralement, le geste qui chasse la nuit. Qu'un catholique ouvre une cérémonie par « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », nul n'y devine la moindre obscurité. Qu'un musulman invoque le même Dieu, et l'on tend l'oreille. Une même invocation est lumière ici, soupçon là. En reprenant la phrase, les lycéens rient précisément de cela. Ils jouent de l'oxymore que le regard dominant a construit, et ils le renvoient à l'expéditeur : si Dieu et les ténèbres vont ensemble, c'est dans la tête de celui qui a écrit le message, pas dans la leur.

Mais la moquerie, aussi réjouissante soit-elle, dit quelque chose de très sérieux. L'auteur du message, quel qu'il soit, présumait que pour passer pour un lycéen de banlieue, il fallait d'abord avoir l'air d'un musulman : autrement dit, que l'on y lit d'abord un croyant, jamais un élève. C'est là le cœur de ce que l'on nomme, avec des pincettes, l'islamophobie : non pas d'abord une haine, mais un partage de l'écoute, qui décide d'avance qui parle en lumière et qui parle en ténèbres. Et c'est là que le prétendu choc des civilisations montre ce qu'il est. Rappelons ce que demandaient ces lycéens, puisque tout le monde l'a oublié. Le mouvement réclame des classes moins chargées, des bâtiments qui ne tombent pas en ruine, des professeurs absents que l'on remplace. Le 17 octobre, leur colère rejoint celle de la vie chère, et la journée s'achève dans certains des pires affrontements et pillages que le pays ait connus depuis des années. Ce que l'on présente comme une guerre des civilisations est une lutte des classes. Ce n'est pas un conflit de civilisations : c'est un conflit de classes, que l'on traduit en conflit de civilisations.

La traduction n'a rien d'innocent. De cette accumulation de revendications scolaires et sociales, quelle phrase l'espace public retient-il ? Pas « trop d'élèves par classe », mais Bismillah. Et les commentateurs de se précipiter : « l'islamo-gauchisme qui se fissure », titre un site, comme si un slogan de lycéens ne pouvait être que l'indice d'une cellule idéologique. Remarquez le mouvement : la demande de moyens devient affaire d'identité, l'identité devient affaire de religion, la religion devient affaire d'ordre public, et l'on termine là où l'on voulait arriver, c'est-à-dire au maintien de l'ordre, l'infâme in nomine ordinis que nous citions, bref, le mouvement n'est ni vu, ni entendu, tel un Jean-Baptiste, clamans in deserto. Rien n'a été répondu à la question posée. On a simplement changé de question. À quelques mois de la présidentielle, ce n'est pas un hasard : c'est un calcul. Tant que la colère sociale est lue comme une colère religieuse, elle ne menace ni le budget ni ceux qui le votent, et elle profite à tous ceux qui prospèrent sur le thème de l'ennemi intérieur.

Marx l'avait compris avant nous. Pour lui, la détresse religieuse est « d'une part l'expression de la misère réelle et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle ». On ne retient jamais que l'opium du people, jamais la protestation. Or c'est elle qui compte. Un lycéen qui lance Bismillah au milieu d'un blocus pour des classes surchargées, c'est le soupir de la créature opprimée, certes, mais mis au service d'une revendication parfaitement terrestre. Le dominant tolère volontiers la protestation céleste, à condition qu'elle se taise sur terre. Ce qui l'inquiète, c'est que le ciel et la terre se parlent. Et Marx savait aussi comment on désarme une classe : en 1870, il note que l'ouvrier anglais hait l'ouvrier irlandais comme un concurrent, et que cette haine est le secret de l'impuissance de la classe ouvrière anglaise. Changeons les noms : l'ouvrier « de souche » d'un côté, l'ouvrier musulman de l'autre. L'islamophobie n'est pas seulement un racisme. C'est un instrument de division du travail politique, qui empêche la classe de se reconnaître comme classe.

Cette traduction a un nom. Il y a, dans la manière dont le débat public traite la question de l'islam, une posture intellectuelle très spécifique : on n'interroge pas des citoyens, on les commente ; on ne débat pas avec des individus, on les dissèque. Commenter, c'est parler de quelqu'un en sa présence, comme on parle d'un phénomène. Disséquer, c'est ouvrir ce qui ne vous répond plus. Le faux « Mamadou » n'est que la version comique de cette posture : un personnage écrit par d'autres, à qui l'on fait dire ce que l'on s'attend à l'entendre dire. Ce que j'y vois, c'est la résurgence d'un paternalisme d'un autre siècle, drapé dans les habits de la laïcité, et je le prends au pied de la lettre. La laïcité, qui devait garantir l'égalité de tous devant la loi, sert ici de tailleur à une vieille tutelle, celle qui sait mieux que vous ce que vous croyez, ce que vous devez porter, comment vous devez parler à Dieu. Ce n'est pas la laïcité qui est en cause : c'est l'usage qu'on en fait pour ne pas avoir à écouter. Et voilà la véritable crise : le spectacle d'une pensée qui a fait du mépris un outil de gouvernementalité, faute d'avoir encore quelque chose à proposer au monde. C'est exactement ce que les lycéens ont éprouvé. Ils demandaient des professeurs, on leur a répondu par un procès d'intention. Quand un pouvoir n'a plus de réponse sociale à offrir, il lui reste la leçon de morale, et le mépris devient sa politique publique.

C'est dans ce paysage que Trappes est arrivée. Vendredi 23 octobre, vers dix heures trente, un homme tire depuis une Clio grise à Trappes puis à La Verrière : un arrêt de bus, La Poste, un square, une station-service, une maison de santé. Un jeune homme de vingt-six ans est mort. Il y a des blessés, dont deux agents d'entretien et une fillette de douze ans, qui rentrait de la piscine, un foulard sur la tête. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec circonstance raciste ou religieuse. Ce que l'on peut dire dès maintenant, c'est que l'on a tiré sur les petites gens, qui attendent le bus, qui se soignent, qui se déplacent à pied, une enfant. Il y a quelques jours à peine, « les ténèbres » faisaient rire sur Snapchat. Vendredi, elles avaient un calibre. Mortel.

Le tireur serait un Français de trente-neuf ans, inconnu des services de renseignement, et nul ne lui demandera de condamner quoi que ce soit au nom d'une quelconque « communauté », ce qui est très bien ainsi et devrait le demeurer. On n'a, en revanche, jamais cessé de demander à un « Mamadou » de se justifier. La responsabilité collective n'est un privilège qu'à sens unique.

Revenons donc à l'oxymore, pour le résoudre. Les ténèbres ne sont pas là où l'on dit Bismillah. Elles sont là où le budget n'arrive plus, où le professeur manque, où le plâtre tombe, oú l'on a jamais entendu parler de Grandes Ecoles, et là où, un vendredi matin, un homme armé a pu tirer pendant un quart d'heure. La contradiction n'est pas dans la phrase des lycéens : elle est dans la devise d'une République qui se dit fille des Lumières et qui laisse une partie de ses enfants dans l'ombre. Il existe d'ailleurs une autre basmala, que nous entendons chaque jour sans la reconnaître : quand un tribunal rend la justice, il la rend « au nom du peuple français ». C'est, elle aussi, une invocation, une phrase préalable à l'acte qui le place sous une autorité supérieure et lui promet la lumière. Reste à savoir qui, dans ce peuple, a le droit d'être entendu lorsqu'il parle en son nom. Ce n'est pas Dieu que l'on invoque dans ces cortèges. C'est la République que l'on somme de tenir parole.

 



11 réactions


  • SilentArrow 26 octobre 11:04

    @Najat Jellad

    C’est toujours un plaisir de vous lire, même si je ne partage pas complètement votre analyse.

    Lors des événements de mai 68, il y a eu de violents affrontements, des voitures brûlées et des vitrines de magasins brisées. Mais pas de pillages de grande ampleur.

    À quoi pourrait bien être due cette différence ?

    Ne serait-elle pas due à la présence en France d’un forte composante de populations qui ont été « arabaisées » par les tribus hilaliennes ?

    Voyons ce que dit Ibn Khaldoun de ces Arabes qui ont envahi le Maghreb et y ont laissé des traces encore visibles aujourd’hui dans les comportements.

    Les Arabes sont une nation sauvage, dont la sauvagerie est devenue une seconde nature. Ils se complaisent dans cet état, parce qu’il les affranchit de toute autorité et de toute soumission. Une telle disposition d’esprit est tout à fait contraire à la civilisation.

    Leurs habitudes les poussent à errer et à changer de lieu, ce qui est le contraire de la stabilité que réclame la civilisation. S’il leur faut, par exemple, des pierres pour servir d’appuis à leurs marmites, ils démolissent les bâtiments afin de se les procurer. S’il leur faut du bois pour en faire des piquets ou des soutiens de tente, ils détruisent les toits des maisons pour en avoir. Par la nature même de leur vie, ils sont hostiles à tout ce qui est édifice ; or, construire des édifices, c’est faire le premier pas dans la civilisation.

    De plus, leur nature les porte à chercher leur subsistance dans le pillage ; ils enlèvent aux autres peuples tout ce qu’ils possèdent. Ils ne mettent pas de bornes à leurs spoliations. Dès que leurs regards se posent sur un bien, sur un meuble, sur un outil, ils s’en emparent.

    Lorsqu’ils ont vaincu un peuple et qu’ils ont établi leur domination, ils profitent de leur supériorité pour piller tout à leur aise. Ils détruisent les métiers et les arts, car ils ne voient pas l’utilité qu’ils pourraient en retirer... Sous leur domination, les sujets vivent comme dans une sorte d’anarchie, sans lois et sans ordre, et l’anarchie détruit l’espèce humaine et ruine la civilisation.

    De tous les peuples, les Arabes sont les moins capables de gouverner un empire.

    La raison en est qu’ils sont, de toutes les nations, la plus farouche et la plus habituée au désert. [...] Ils sont trop fiers pour céder à l’autorité d’un des leurs, ou de qui que ce soit. [...] Ils n’ont aucun souci des lois, ni de la protection des propriétés, ni de la prévention des crimes. Le seul but qu’ils se proposent en gouvernant, c’est d’extorquer de leurs sujets de l’argent ou des biens. Pourvu qu’ils atteignent ce but, ils ne s’inquiètent guère de l’administration, ni du bien-être public.


    • mursili mursili 26 octobre 12:05

      @SilentArrow

      Les bienfaits de la civilisation française apportés aux Arabes sauvages, racontés par René Vautier, cinéaste d’Avoir vingt ans dans les Aurès :
      Algérie - Lecture de témoignage de René Vautier sur la colonisation francaise en Algérie
      https://www.youtube.com/watch?v=SYBWPhBTr-M

      Les beautés de la civilisation occidentale, brillamment représentée par la colonie sioniste en Palestine :
      https://www.youtube.com/shorts/O5IqDg8CnMM

      En matière de vandalisme, l’Occident ne craint personne. Les Arabes sauvages peuvent toujours s’aligner...
      Gaza : trois ans de dévastation racontés par les images satellite
      https://youtu.be/V0M8u619qGs


    • SilentArrow 26 octobre 12:19

      @mursili

      Oui, oui, oui. Les méchants Français qui ont inventé la colonisation.

      Dites-moi, d’après vous quel pays islamique la France devrait-elle prendre comme modèle ?
      Et demandez-vous si ce ne serait pas le meilleur moyen de stopper l’immigration islamo-arabique.


    • mursili mursili 26 octobre 12:48

      @SilentArrow

      Oui, oui, oui. Les méchants Français qui ont inventé la colonisation.

      Ah, le retour du fameux sophisme de l’homme de paille...

      Commencez déjà par argumenter sur ce que rapporte René Vautier.

      Ensuite, la France ne doit prendre modèle sur aucun pays islamique. La tradition de ce pays est très clairement chrétienne et même catholique romaine. Son histoire, son droit, son architecture, sa peinture, sa sculpture, sa littérature et sa musique en témoignent.


    • SilentArrow 26 octobre 13:02

      @mursili
       

      Ensuite, la France ne doit prendre modèle sur aucun pays islamique. La tradition de ce pays est très clairement chrétienne et même catholique romaine. Son histoire, son droit, son architecture, sa peinture, sa sculpture, sa littérature et sa musique en témoignent.

      Vous me rassurez.
      Mais rien qu’un peu.
      Parce que si rien ne change, par la force de la démographie, la France va se transformer en une planète des singes dirigée par des primates poilus brandissant un livre absurde et où les gens de tradition chrétienne seront traqués comme du gibier.
      Vous en voyez les prémices tous les jours. Mais comme la grenouille qui s’habitue à l’eau qui chauffe...

    • mursili mursili 26 octobre 13:24

      @SilentArrow

      Maintenant que j’y pense, je me dis que le pays musulman que la France pourrait prendre comme modèle, c’est sans doute la Russie de Poutine...

      http://kremlin.ru/events/president/news/72676/photos/73449


  • Decouz 26 octobre 11:40

    Comme je l’ai déjà dit la pensée de Ibn Khaldoun est plus complexe, pourquoi ne pas mettre ces citations :

    "« Les Arabes [bédouins] sont plus prompts au bien et plus éloignés des vices que les peuples sédentaires. […] Ils trouvent leur propre défense en eux-mêmes, mettent leur confiance dans leur propre courage et ne s’en remettent à personne d’autre pour veiller sur leur vie et leurs biens. »

    "Le mode de vie bédouin est antérieur au mode de vie sédentaire, et il en est la source. […] Les Arabes bédouins sont plus proches de la disposition naturelle première (fitra) et sont plus enclins à accepter les vertus morales que les citadins, dont les âmes ont été corrompues par le luxe. »

    >>> on peut lire en arrière plan l’opposition nomade/sédentaire, mais le dieu de la Bible choisit le nomade.

    « Les Arabes ne peuvent obtenir une autorité royale qu’en s’appuyant sur une influence religieuse, telle que la prophétie ou la sainteté. […] C’est alors que leur union devient complète, que leur fierté naturelle s’efface devant la foi, et qu’ils se tournent ensemble vers la justice et la vérité. Rien ne peut plus alors résister à leur puissance. »

    Ibn Khaldoun vise dans ses critiques, non pas les premiers arabes arrivés au Maghreb (il y a des critiques générales, mais différentes et des appréciations élogieuses) mais les Hilaliens, or l’arrivée des Hilaliens sont utilisés pour une vengeance du calife fatimide comme réponse à la trahison de l’émir ziride qui a rompu avec le Caire et fait allégeance aux sunnites de Bagdad. 

    « C’est alors que le vizir propose une solution machiavélique : utiliser les Banu Hilal et les Banu Sulaym. Ces tribus de Bédouins arabes, indisciplinées et violentes, avaient été déportées en Haute-Égypte quelques décennies plus tôt car elles pillaient les caravanes et menaçaient le pouvoir central »


    • SilentArrow 26 octobre 12:55

      @Decouz
       

       Les Arabes ne peuvent obtenir une autorité royale qu’en s’appuyant sur une influence religieuse, telle que la prophétie ou la sainteté. […] C’est alors que leur union devient complète, que leur fierté naturelle s’efface devant la foi, et qu’ils se tournent ensemble vers la justice et la vérité. Rien ne peut plus alors résister à leur puissance. »

      Il explique tout simplement que ces tarés consanguins sont faciles à endoctriner et à transformer en soldats fanatiques. C’est toujours le cas.
      Ceci dit, il ne faut pas oublier qu’Ibn Khaldoun était avant tout un diplomate. Bien qu’il ait déploré l’effet de l’invasion hilalienne sur le nord de l’Afrique, il ne pouvait se mettre à dos le monde arabe dans son intégralité. Il fallait bien qu’il leur trouve quelques vertus.

  • Decouz 26 octobre 11:46

    Donc les Hilaliens ont mauvaise réputation chez les arabes eux-mêmes, violents et indisciplinés, et sont utilisés comme moyen de vengeance par le pouvoir du Caire (chiite) contre la trahison d’un vassal berbère qui a fait allégeance aux sunnites de Bagdad.

    Les Hilaliens ne sont pas venus par ressentiment personnel contre les Berbères, mais poussés par l’appât du gain, la promesse de nouveaux pâturages et l’autorisation officielle du Calife de piller un territoire riche.


    • SilentArrow 26 octobre 12:39

      @Decouz

      Les Hilaliens ne sont pas venus par ressentiment personnel contre les Berbères, mais poussés par l’appât du gain, la promesse de nouveaux pâturages et l’autorisation officielle du Calife de piller un territoire riche.

      C’est vrai. Mais le résultat est là. Les Berbères qui avait fourni des théologiens à l’église, du blé et des empereurs à l’empire romain on été renvoyés plusieurs siècles en arrière, à l’âge du chameau.
      Ils ne s’en sont jamais remis complètement. Avant la colonisation par la France, ils vivaient de piratage en mer et du commerce des esclaves, à peu près les seules occupations considérées honorables par ces fainéants.
      Et les racailles qui brûlent des voitures, incendient des bâtiments et pillent des magasins aujourd’hui en France sont tout simplement les héritiers biologiques et culturels de ces racailles hilaliennes.
      Ne voyez-vous pas à quel point les descriptions des Hilaliens faites par Ibn Khaldoun s’appliquent à merveille à vos racailles islamo-arabiques ?

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