jeudi 11 juillet - par PRCF

Blanquer casse l’Education nationale, les professeurs défendent les élèves et le service public !

En déplacement à Bordeaux, Blanquer, l’ex haut fonctionnaire aux ordres de Sarkozy recyclé par Macron comme ministre de l’Education, a du faire face à une manifestation de plusieurs centaines de professeurs venus lui crier leur colère contre la casse des collèges et des lycées ainsi que celle du bac. Ce dernier s’est immédiatement livré à de nouvelles provocation contre les professeurs, qui osent faire usage du droit de grève, un droit constitutionnel pour défendre le service public de l’éducation nationale. Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, syndicaliste enseignant et professeur de philosophie, réagit à cette nouvelle agression.

Alors que la contre-réforme Blanquer du lycée, s’ajoutant à « Parcoursup », détruit le bac à la française, étouffe les disciplines et les séries scolaires, anéantit la valeur des diplômes qui, à terme, n’auront plus qu’une valeur locale (puisqu’ils seront principalement délivrés en contrôle continu), de courageux professeurs de philosophie, de sciences économiques et sociales, etc. ont décidé de retenir les notes décernées quelques jours. Toutes les copies ont été corrigées, contrairement à ce que prétendent les médiamensonges. Une mobilisation pour que Blanquer et les médias cessent de raconter que la masse des enseignants est d’accord avec ces contre-réformes.

 
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Inévitablement notre « président de tous les Français » a appuyé ce 7 juillet le propos de Blanquer en insultant lui aussi les grévistes traités de « preneurs d’otage ». 
Décidément le « nouveau monde » macroniste ressemble énormément à l’ancien puisque ce type d’agression verbale était déjà utilisé par la réaction des années cinquante (contre les fonctionnaires en grève (cf les « Mythologies » de Roland Barthes).
Tout cela n’arriverait pas si, tout bonnement, Blanquer discutait réellement avec les syndicats enseignant ; alors qu’en fait de « dialogue social », le ministre s’est systématiquement assis sur les avis NEGATIFS que les instances officielles de consultation ont portées sur ses contre-réformes, notamment au Conseil supérieur de l’Education nationale.
Camarades et amis, dénonçons les infox permanentes de ce gouvernement de briseurs de grève que la fausse gauche a osé nous présenter comme un rempart antifasciste le 7 mai 2017, au second tour de la présidentielle. 

Rappelons que le même Blanquer qui, sans consulter personne, a retardé les épreuves du brevet, a aussitôt accusé les professeurs grévistes, usant d’un droit constitutionnel et soutenus par le SNES, SUD et la CGT, de « prise d’otage » (quel mépris pour les victimes d’attentats terroristes ! lire le témoignage d’un enseignants, otage au bataclan et grèviste contre les lois blanquer). Blanquer les a menacés de toutes sortes de sanctions illégales et a fini par imposer illégalement une rupture d’égalité devant le diplôme puisque dans certains jurys (où certains présidents de jury se sont mis au garde-à-vous et n’ont pas fait preuve d’une grande dignité, soit dit en passant…), des notes de fantaisie auront été portées sans attendre que la note véritablement attribuée soit connue ! Si bien que des candidats auront été favorisés de fait si leur correcteur était gréviste puisque la note de philo finalement retenue sera, au choix, celle du bac ou celle du livret scolaire selon que la première ou la seconde aura été plus favorable au candidat !

Georges Gastaud


Rappelons que le ministre de l’Education a ordonné pour briser la grève des correcteurs d’attribuer des notes inventées purement et simplement pour certains élèves dont les copies manquait. Une instruction très probablement illégale, d’autant qu’il ne s’agit pas de notes provisoires, ces notes étant retenues pour la délivrance du diplôme dans la cas où elles sont supérieures à la note obtenue à l’épreuve, sur la copie corrigée :

Rappelons que le bac est un diplôme encadré par un règlement des examens et est codifié par le Code de l’éducation. Une loi sur laquelle le ministre s’est assis !


Article D334-8 En savoir plus sur cet article… Modifié par Décret n°2009-380 du 3 avril 2009 – art. 1

La valeur de chacune des épreuves est exprimée par une note variant de 0 à 20, en points entiers.L’absence non justifiée à une épreuve que le candidat doit subir est sanctionnée par la note zéro.

La note de chaque épreuve obligatoire est multipliée par son coefficient. Un arrêté du ministre chargé de l’éducation peut prévoir, pour certaines épreuves obligatoires, que seuls les points excédant 10 sur 20 sont retenus et multipliés par un coefficient.

En ce qui concerne les épreuves facultatives, seuls les points excédant 10 sont retenus et multipliés, le cas échéant, par un coefficient fixé par arrêté du ministre chargé de l’éducation. Les points entrent en ligne de compte pour l’admission à l’issue du premier groupe et du deuxième groupe d’épreuves et pour l’attribution d’une mention à l’issue du premier groupe.

La note moyenne de chaque candidat est calculée en divisant la somme des points obtenus par le total des coefficients attribués.

Après délibération du jury à l’issue du premier groupe d’épreuves, les candidats ayant obtenu une note moyenne égale ou supérieure à 10 sont déclarés admis par le jury. Les candidats dont la note moyenne est inférieure à 8 sont déclarés ajournés. Ceux qui ont obtenu une note moyenne au moins égale à 8 et inférieure à 10 sont autorisés à se présenter au second groupe d’épreuves dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’éducation.

Après délibération du jury à l’issue du second groupe d’épreuves, sont déclarés admis les candidats dont la note moyenne pour l’ensemble des deux groupes d’épreuves est au moins égale à 10 sur 20. Les candidats admis à l’issue du second groupe d’épreuves ne peuvent obtenir une mention.

Pour les candidats qui présentent un handicap tel que défini à l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles et qui sont autorisés à étaler sur plusieurs sessions le passage de la totalité des épreuves de l’examen, le jury délibère pour les seules épreuves effectivement présentées. La mention ” sans décision finale ” est portée sur le relevé des notes du candidat. Pour ces candidats, la présentation des épreuves du second groupe de l’examen fait l’objet d’aménagements dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’éducation. Article D334-9 En savoir plus sur cet article… Modifié par DÉCRET n°2015-1066 du 26 août 2015 – art. 1

Au cours des épreuves de l’examen du baccalauréat général organisées à la fin de l’année scolaire, les membres du jury ne peuvent pas examiner leurs élèves de l’année en cours.

Les épreuves écrites sont corrigées sous couvert de l’anonymat.

Le jury délibère sans avoir connaissance des nom et prénom du candidat ainsi que du nom de son établissement d’origine. Article D334-10 En savoir plus sur cet article…

Les éléments d’appréciation dont dispose le jury sont :

1° Les notes obtenues par le candidat aux épreuves prévues à l’article D. 334-4  ;

2° Pour certaines épreuves, les notes et les appréciations des professeurs portant sur les résultats obtenus en cours d’année scolaire accompagnées, le cas échéant, de travaux ou de comptes rendus de travaux réalisés par le candidat. Les modalités de cette disposition sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’éducation ;

3° Pour les épreuves mentionnées à l’article D. 334-16, les notes attribuées aux candidats par les examinateurs, accompagnées le cas échéant de leurs appréciations, des travaux ou comptes rendus de travaux des candidats ;

4° Le livret scolaire qui peut être produit par le candidat et qui est constitué dans les conditions déterminées par arrêté du ministre chargé de l’éducation.

Les notes définitives résultent de la délibération du jury.

Aucun candidat ayant fourni un livret scolaire ne peut être ajourné sans que le jury ait examiné ce livret. La mention de cet examen est portée au livret scolaire sous la signature du président du jury.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/blanquer-casse-leducation-nationale-les-professeurs-defendent-les-eleves-et-le-service-public/



14 réactions


  • mmbbb 11 juillet 12:44

    Blanquer casse l education . Non il ne casse rien , cette institution est en ruine. 

    Cela commençait a etre le bordel lorsque j etais deja au collège lycée , une institution dont certains professeurs n avaient aucune aptitude a enseigner , le suivi scolaire mediocre et peu d emulation . 

    Nous sommes désormais dans la bonne moyenne du classement PISA .

    Les gauchistes ont l art de faire passer des vessies pour des lanternes . La ils sont forts . 

    L ecole privée , est le seul recours désormais , la bourgeosie de gauche ne va pas mettre ses mioches dans des ecoles a trop forte mixite , ou la culture du bouffon est guere enseignée .

    Quelle bande de tartuffes . 

    Le PC le PS sont morts , qu ils ne cherchent surtout pas les causes .

    Tous les présidents SOSS , sont issus de l enseignement prive Etonnant non.

    Mittérrand qui sut coule le PC a fait ses etudes chez les maristes . 

    La qualité de l enseignement et la rigueur etaient un cran en dessus de la moyenne actuelle de l enseignement public . C ’est une évidence 

    Resultat des courses , in fine l EN est une fabrique a chômeurs . 


    • Armelle Armelle 11 juillet 14:31

      @mmbbb
      Oui, une fabrique de chômeur en effet !!!
      31% de produits défectueux ! Vous connaissez vous une boîte une boîte qui perdure en produisant 31% de produits défectueux ?
      Moi non, mais quand tout cela est grassement et si facilement financé à travers les prélèvements, pourquoi donc se casser le cul !!!
      Maintenant, on peut admettre qu’on puisse se tromper mais là où l’histoire est insensée, c’est qu’à aucun moment cette corporation dédaignera se remettre en question. Depuis maintenant 50 ans que cette petite histoire dure, il semble évident que le point commun à toutes ces années de fiasco ne sont bien évidemment pas les élèves mais bien les intervenants.
      Et on les entend...« bah nan alors, ce sont les enfants qui sont mal éduqués !!! »
      D’ailleurs PISA explique qu’il n’a aucune corrélation entre les chiffres désastreux et de supposés quartiers difficiles ou familles compliquées. Le ratio se retrouvant (moindre certes) chez les étudiants de bonne famille !!!


    • Trelawney Trelawney 12 juillet 08:00

      @mmbbb
      L’école à la française s’écroule dans le classement PISA, car depuis 1980, l’orientation politique de l’EN a changé.
      A partir de cette époque on a décidé de réduire le programme pour emmener plus d’élèves moins haut. Le juge de paix étant le BAC que tout le monde doit avoir (dixit jack Lang).
      Résultat : les études supérieures (écoles, universités) opèrent un tri sélectif et avec le seul BAC en poche, on se retrouve avec pléthore de personnes inadaptées car non qualifiées. Ce que vous nommez « fabrique de chômeurs »


  • Buzzcocks 11 juillet 14:12

    J’ai un frangin qui intervient dans un IUT scientifique comme intervenant extérieur pour parler polluants, statistiques, et à la fin de sa cession de cours, il donne un contrôle... et il m’a fait lire les copies, et c’est effarant. Certains ont donc eu le bac sans savoir faire une phrase en bon français. Et l’IUT filtre un peu ses élèves et ne prend pas les plus nuls.

    Alors, ok, c’est un IUT scientifique, on ne demande pas de rédiger du Baudelaire, mais enfin, y a un minimum pour expliquer sa démarche scientifique, et pourquoi on fait tel ou tel calcul.

    Et dans la vie professionnelle, ça reste aussi très handicapant quand ces mecs devront rédiger un mail sur un sujet donné, et être pris au sérieux.
    « patron, gé melangé le gaz carbonic avec l’iode, je fé quoi apre ? »
    Ok, on comprend le sens mais ça fait gros boulet.

    Dans Blanquer n’a pas torpillé l’EN, elle est déjà morte....


  • sirocco sirocco 11 juillet 14:38

    La Racaille En Marche sera complaisante vis-à-vis des profs (tous cycles confondus) qui enseigneront dans les établissements privés, payants, pour riches.

     

    Par contre pour les autres, ceux/celles qui instruiront le peuple, les pauvres, les gueux, elle se montrera intraitable. La fonction sera dévalorisée et surtout précarisée : il faudra accepter les conditions (salaires, horaires, fin de toute latitude et de la touche personnelle de l’enseignant, locaux et moyens promis à l’abandon, fin de la « sécurité de l’emploi »...) fixées par la macronie sinon ce sera la porte et le remplacement par un migrant.

     

    Les enseignants ont intérêt à se mobiliser en masse en septembre et entamer la grève générale de la rentrée, sans attendre aucun mot d’ordre de la part de leurs représentants nationaux corrompus. Sinon ils devront subir et se taire définitivement.


    • sirocco sirocco 11 juillet 20:54

      @Positronique

      T’as pas lu l’article de PRCF. Même pas le titre ! Ou alors t’as rien compris, mais là on peut rien faire pour toi...


    • Trelawney Trelawney 12 juillet 11:28

      @sirocco
      Si Positronique s’évertue à croire que la politique de Macron nous sauvera du désastres annoncé, il est certain qu’il n’a pas tout compris


  • Le421 Le421 11 juillet 17:32

    C’est quand même rigolo le meeting de réac qui surgit dès que l’on fait un article défendant le service public...

    En plus, je pense qu’ils n’ont pas grand chose à branler de leurs journées pour guetter comme ça les articles dès la parution !!


    • Albert123 11 juillet 17:48

      @Le421

      « je pense qu’ils n’ont pas grand chose à branler de leurs journées  »

      alors que de toute évidence vos journées sont remplies. 


    • Aristide Aristide 12 juillet 08:49

      @Albert123

      J’en connait un qui disait « ... ça osent tout, c’est à ça qu’on les reconnait »


  • Albert123 11 juillet 17:39

    https://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/chute-catastrophique-du-niveau-82246

    https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/evergreen-et-les-derives-du-82232

    Blanquer à sa part de responsabilité (au même titre que tous ceux et celles qui l’ont précédés)

    le rectorat hyper idéologisé à sa part de responsabilité

    le corps professoral soumis à l’idéologie du rectorat (avec une bonne parti qu’il n’a pas fallu beaucoup forcé) à sa part de responsabilité

    la gauche libertaire 68arde à sa part de responsabilité

    les parents totalement conquis à l’éducation libertaires des gauchistes 68ards ont leur part de responsabilité.

    les médias gauchisés ont leur part de responsabilité

    Que fait le PCRF ?

    il flingue Blanquer pour tenter de récupérer l’électorat des profs en le flattant, se faisant lui aussi à sa part de responsabilité.


  • Orélien Péréol Orélien Péréol 12 juillet 10:41

    Il faut se demander pourquoi les choses sont toujours présentées ainsi : un ministre qui veut détruire (?) et des enseignants qui s’opposent aux réformes, ne proposant rien d’autre qu’une augmentation de la dépense nationale pour l’école.

    D’où sort la permanence de ce tableau ?


  • Sparker Sparker 12 juillet 14:35

    A partir du moment ou la mission de l’EN n’est pas de developper les capacités des enfants par le truchement d’une instruction basée sur un tronc commun et des spécialisations en cours de route selon les spécificités de chaque mais de fournir une main d’oeuvre dite « qualifiée » aux entreprises pour compétiter dans le « struggle for life » généralisé on ne peut que constater la démotivation qui en résulte, autant des profs que des élèves, surtout dans les orientations professionnelles.

    Il y a un non dit à ce propos, on nous vend une éducation/instruction dont beaucoup défendent le caractère développement de l’enfant et de l’autre la pression des entreprises pour avoir du personnel qualifié et dont le reste en matière de culture générale, n’en à rien à cirer.

    Ils pensent que pour bosser il suffit de connaître les rudiments et spécialisations et que la culture générale n’est pas nécessaire. On voit le résultat.

    Je prodigue de la formation professionnelle et j’ai des amis qui sont profs de lycées techniques, la voie de garage par excélence, ben on en paye le prix, non seulement les jeunes sont peu motivés, les profs sont désabusés et les entreprises sont blasées car pas de motivations, pas de culture donc un peu zombies et pas de caractère pour défendre les projets et participer à la vie de l’entreprise. M^eme chez les jeunes ingénieurs, c’est cool pendant six mois le temps de « s’aclimater » à l’entreprise et après les épaules chargées sans aucun égards. Beaucoup flanchent et bien d’autres ne veulent pas de cette vie de chair à patron (et rejoingnent les zads... smiley )

    Il y en a qui y arrive un peu, mais deviennent des exceptions. Faites un recrutement avec entretien d’embauche pour trouver des jeunes, vous m’en dirait des nouvelles...


  • lloreen 13 juillet 09:51

    On apprend partout et tous les jours.

    Une belle preuve de ce donnent l’entraide et l’humanité en vidéo.En espérant que cette vidéo permettra une vision plus apaisée des choses et la preuve que l’entraide et la collaboration entre les humains produit les plus beaux résultats.

    https://positivr.fr/refugie-agro-ecologie-maraichage-france/?utm_source=POSITIVR&utm_campaign=d911eab358-RSS_NEWSLETTER_QUOTIDIENNE&utm_medium=email&utm_term=0_6404d9f752-d911eab358-20419191&mc_cid=d911eab358&mc_eid=07a3f8b5b1


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