Dimanche,Lula passe le manche
Va-t-il y avoir continuité ou rupture ?
Le Brésil donne le ton en Amérique Latine-« Là où le Brésil va, l’Amérique latine ira. » (Nixon 1971)
__Difficile de faire un bilan du lulisme, après huit années, qui ont peu à peu consacré sa popularité et vu le pays s’élever au niveau des grands.
Un bilan survendu ?
L’homme d’exception a connu bien des métamorphoses .
Son mouvement s’est progressivement développé et s’est banalisé . ["Historiquement ancré dans le sud-est du pays, autour de Sao Paulo, où il a vu le jour, avec des incursions dans le sud, comme à Porto Alegre, laboratoire de la démocratie participative et berceau du Forum social mondial, le PT pourrait ainsi s’imposer comme la première formation politique du pays à l’Assemblée, avec une forte présence dans le Nord amazonien et le Nordeste. Autrefois, ces zones, les plus pauvres et les plus arriérées, étaient dominées par quelques grandes familles de caciques de droite. Une révolution. " (Mediapart)]
De grandes réussites, surtout au niveau social, des points noirs aussi, dans un bilan contrasté. Mais le Brésil partait de bien bas.
On attendait plus tout de même, il aurait pu mieux faire, si on ose un bilan...
Lula a souvent déçu, surtout lors de son premier mandat : trop grande soumission au régime du FMI, alliances et affaires douteuses. Un homme très habile et parfaitement en phase avec la mentalité et les traditions brésiliennes et ses contradictions. On lui a parfois reproché une certaine démagogie. On peut aussi y voir une expression de ses origines modestes.
["En 2002, Lula a revu son look – barbe taillée de près, costumes bien coupés – et surtout adouci son discours. Symbole de ce changement, la « Lettre au peuple brésilien » publiée six mois avant le scrutin. C’est en fait une promesse aux investisseurs qu’en cas d’élection, il respectera les engagements de l’Etat, notamment le remboursement de la dette, et ne bouleversera pas la politique économique. Ce renoncement est un épisode crucial pour le PT, même si certains veulent encore croire à une simple tactique de campagne qui ne remet pas en cause les convictions. « A vrai dire, la modération du discours est en route depuis 1995 au sein du parti », reconnaît Valter Pomar. (Mediapart)]
Parler de "miracle" est exagéré.
Pas de révolution dans le pays, qui n’a toujours pas fait sa réforme agraire, la plaie de l’Amérique Latine, héritage colonial. Les quelques millions de "sans-terre" attendent toujours...
Comme en Argentine, l’agriculture du pays passe aux mains de l’agrobusiness voué à l’exportation, on défriche à tout va, les sols s’épuisent rapidement. Une impasse à long terme. ___Continuité et ruptures sans révolution. Le plan de vol semble tracé. Jusqu’où ira le pays dans les réformes nécessaires, sans leader quasi charismatique, objet d’une sorte de culte dans certaines couches sociales ?
Les poches de pauvreté restent importantes, surtout dans le Nordeste et les favelas des grandes villes. A Rio, les contrastes sont saisissants, la violence s’incruste.
Il faudra encore plus d’un Lula pour venir à bout des problèmes de ce pays à deux vitesses...[« "...beaucoup reste à faire. Les réformes structurelles capables d’enraciner les conquêtes démocratiques n’ont pas été effectuées et les profondes inégalités sociales qui perdurent depuis cinq siècles dans ce pays sont loin d’être résorbées ».(R.S.)]
"..Le Brésil demeure le pays le plus inégalitaire au monde à peine 1% de la population du pays concentre 50% des richesses.Selon le coefficient de Gini qui mesure la répartition des richesses, le Brésil est l’un des plus mal placés, aux côtés du Honduras, de la Zambie ou de Haïti. Le salaire minimum est de seulement 200 euros..."(R.Soubrillard)
LULA, confrontait à la réalité est devenu pragmatique. Signe d’une intelligence vive. Le BRESIL est aujourd’hui incontournable. Le moteur de l’A.du SUD. Que les peuples alentours suivent la voie ouverte par un homme d’ouverture. C’est possible doivent penser les pays « en voie de développement » d’Asie, d’Afrique...tout en sachant qu’il faudra se débarasser de toutes les scléroses idéologiques locales comme l’islam, par exemple. l’émancipation, le progrés, la liberté...démocratie !
Ordre et Progrès : C’est la devise d’Auguste Comte écrite sur le drapeau du pays. Le progrès économique est manifeste, mais il aura un coût en matière agricole sutout, comme je l’indique... en ce qui concerne l’ordre , il y aurait beaucoup à dire...Les inégalités restent fortes (voir le dernier§) L’Islam au Brésil ?... J’ai bien rit !!! Je vois d’ici les barbus danser la samba Lula pragmatique ? Certes, mais les classes les plus riches lui apportent leur appui ça pose problème, non ?
C’est possible doivent penser les pays « en voie de développement » d’Asie, d’Afrique...tout en sachant qu’il faudra se débarasser de toutes les scléroses idéologiques locales comme l’islam, par exemple.
ZEN... c’est en Asie et en Afrique qu’il faut se débarasser de l’islam...(toi pas compris ?) tout en sachant qu’un jour ou l’autre les barbus seront aussi en A du sud. ne sont ils pas en Austrlie, au Canada ? mais bon...tu ne peux comprendre. dis toi bien qu’avec l’islam en toile de fond, le « miracle » Brésilien n’aurait pas lieu !
ZEN... c’est en Asie et en Afrique qu’il faut se débarasser de l’islam...(toi pas compris ?) tout en sachant qu’un jour ou l’autre les barbus seront aussi en A du sud. ne sont ils pas en Austrlie, au Canada ?
Les sionistes continuent leur intox de paranoisation anti-islamique , à propos de tout et de n’importe quoi.
L’islam au Brésil, en Amérique du sud, en Australie, au Canada : ils voient des barbus partout...
Fais gaffe, Jacob ; ils te lisent, sur AVox, et vont bientôt débarquer chez toi, avec leurs lames pour te couper la gorge...
On ne fait que parler de « miracle » sur les ondes aujourd’hui Malgré mes réserves, il y a dans ce pays un dynamisme et un enthousiasme qui sont très prometteurs et que Lula a su réveiller et stimuler.
Plus que les résultats économiques, pas toujours aussi probants que le laissent croire les louanges quasi unanimes qui sont adressées à Lula, ce sont effectivement ce dynamisme et cet enthousiasme qui sont à porter au crédit du très charismatique président sortant car ils sont porteurs d’éléments de progrès. Du moins si Wilma Roussef parvient à poursuivre cette dynamique à la tête du pays.
Salut Fergus Espérons que Wilma Roussef poursuivra l’oeuvre, en corrigeant le système, où la corruption a gagné Mais je ne suis pas sûr qu’elle ait le charisme.. On verra Bien à toi
Aujourd’hui j’ai la vague impression que la France se « brésilise » dans certains quartiers et dans certaines polices.
Sinon oui, globalement c’est un succès sur beaucoup de plans, miser sur l’agriculture, c’est déjà, à la base, garantir son avenir. Quand à la diplomatie brésilienne internationale, elle est beaucoup plus responsable que d’autres BRIC.
Il y aurait beaucoup à dire sur l’agriculture brésilienne Spectaculaire développement, certes, mais agrobusiness dominant, qui ne profite qu’à quelques multinationales (voir mes liens), priorité à l’exportation, rendant les agriculteurs européens dépendant du soja, bioéthanol sans frein,déforestation sans limites, épuisement des sols, non réduction d’un prolétariat agricole sans terre... Ce modèle ne pourra durer sans changements et ajustements.
Passer de la misère à une pauvreté soutenable Une longue analyse dans Mediapart aujourd’hui. Extrait :
"Bolsa Familia, littéralement « Bourse
Famille », c’est l’allocation créée par le gouvernement à partir de
2004, destinée aux foyers les plus pauvres (moins de 60 euros de revenu mensuel
par tête). Pour y avoir droit, les familles s’engagent à ce que leurs enfants
ne manquent pas l’école, et que leur vaccination soit à jour. Depuis qu’elle a
sa petite carte jaune, Adriana reçoit tous les mois 72 euros. « Ce n’est pas énorme, mais j’ai récupéré mes
enfants, et avec cela, je peux leur acheter une paire de tongs, et de quoi
manger. Quand j’avais leur âge, je n’avais rien de tout cela »,
dit-elle, en montrant ses benjamines, deux jumelles chaussées de tongs
fluorescentes.
Comme Adriana, près de 13 millions de foyers de Brésiliens reçoivent
aujourd’hui la Bolsa Familia, considérée par la Banque mondiale comme le plus important transfert de revenus du
monde. Les municipalités, qui en ont la gestion, ont pour consigne de favoriser
l’octroi de l’allocation aux femmes. « Soit
elles sont seules avec leurs enfants, nés de plusieurs pères, soit le mari est
là, mais sa préoccupation première n’est pas l’alimentation des enfants »,
explique Davi Antunes, le coordinateur du programme à Niteroi, en référence
pudique aux allocations « bues » dans le bar du coin.
Dans les
municipalités les plus pauvres, l’allocation a un impact multiplicateur :
le
petit commerce est revitalisé par l’émergence d’une myriade de
micro-consommateurs, freinant l’exode rural à la campagne, et
revitalisant les
favelas. « C’est d’une efficacité
redoutable, et tout cela, pour un coût ridicule : moins de 0,5% du
PIB ! », précise Marcelo Neri, économiste de la Fondation Getulio Vargas, à Rio de
Janeiro...."
ça fait presque trente ans que je séjourne régulièrement au Brésil. - j’encadre sauteries, conférences et autres joyeusetés de l’Industrie Pharmaceutique.
Les Lula & Co ont été plus chahutés lors du relais de gouvernance que F.M. en attendant Delors et que Schroeder avant de se débarrasser salement de Lafontaine. Il y a eu comme un « aggiornamento » de la Droite ... et de l’ED et de l’Armée : un néo-blocus « continental sur un nationalisme bon-enfant. Demandez Carrefour, Siemens, Pepsi-Cola, Interbrew.... : leurs filiales ont du devenir »économiquement« incorrectes. autonomie.
La référence agraire.... vieux combats vieilles références. C’est l’agrobizzness qui fleurit. C’est la plus grosse implantation de Nestlé ( le papa biologique de notre Carla Remmert ramasse le lait et fait son beurre)
Le plus gros volailler du Monde est brésilien, de la »saucisse" bientôt aussi. Le Brésil vend de moins en moins de matières premières mais les transforme selon les demandes. Bientôt le foie gras.... Le gros problème : la consommation intérieure, il n’y a pas assez de fric .
C’est bien sous Lula que cette économie sociale et solidaire fait tache d’huile....(très bon dossier sur Wiki) Certes c’est hors des chemins battus, même Ziegler et Jo Stiglitz en sont émerveillés...
L’alphabétisation progresse, le social est en forme ... et des réserves de carburants sont bientôt dans le pipe-line.
Bri Pas tout compris... Sur le social, des progrès oui, mais on partait de bien bas A propos de l’agrobusiness...Ziegler est plutôt critique sur le système , tel qu’il s’épanouit dans le Matto Grosso ,et les réseaux d’échanges mondiaux tel que Pascal Lamy , la BM et le FMI les conçoivent.... Que valent les poulets brésiliens ? Le pays reste un des plus inégalitaires (voir dernier §)
Y a dans ton hyper, super, mini market... La volaille vendue chez nous doit montrer pattes blanches aux contrôleurs de l’EU. Pourquoi ce doute atavique ?
Moins de contraintes écologiques entr’autres... la « graine » moins chère. Le super profit dégagé permet de payer du travail de femmes et d’hommes et pas que de robots.. La qualité et l’innovation sont au rendez-vous...
J’évoquais l’économie par SEL et autres tontines...
Vous auriez dû lire (seulement ) le début de l’article :
_"Difficile de faire un bilan du lulisme, après huit années, qui ont
peu à peu consacré sa popularité et vu le pays s’élever au niveau
des grands....."