samedi 13 avril - par JMBerniolles

Brexit or not Brexit ?

 

Pour qui se ‘désinforme’ auprès de nos médias dits mainstream il devient très difficile de comprendre quels sont les ressorts des événements et rebondissements autour de la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne par l’intermédiaire de l’article 50. Cette sortie est issue d’un référendum organisé par David Cameron, un premier ministre tory opposé à la sortie de l’UE, qui a donné une majorité assez nette en faveur de ce qui a été nommé Brexit (Britain exit).

La rupture avec l’UE devait être effective dans un délai de 2 ans qui est écoulé.

Une sortie sans accord est tout à fait possible, mais il y a des problèmes à discuter, comme ceux liés aux engagements budgétaires, ceux de la représentation parlementaire et dans les commissions... Le déclenchement de l’article 50 devrait placer ‘de facto’ le pays qui le fait jouer en dehors de l’UE. Mais la volonté de l’UE de s’opposer à cette sortie fait que le pays sortant est malgré tout maintenu dans les institutions.

La politique n’aime pas les choses simples, mais là rien ne permet de comprendre à priori la folie qui s’est emparée du Parlement britannique, les voltes faces, les déclarations contradictoires... 

Pour comprendre un peu, sans prétendre avoir toutes les clés, il faut plonger dans les centres de gouvernance occulte des pays concernés, regarder les aspects de géopolitiques et se pencher également sur les rapports de force dans la finance internationale.

 

A) Les causes profondes du Brexit.

Si l’on regarde les choses superficiellement, on voit le Brexit comme une décision populaire, une volonté du peuple anglais de se défaire du carcan des institutions européennes et un rejet instinctif du néo libéralisme qui marque l’UE dans ses institutions et règles mêmes. Dans ce cas on devrait avoir une solution alternative avec une base sociale importante. Or ce qui se dessine en Grande Bretagne c’est plutôt un retour timide au capitalisme industriel, et surtout une réorientation des échanges commerciaux et de la finance liée principalement à La City.

Il est notamment assez clair que La City est pro Brexit.

Quelques éléments pour le montrer :

1) il a fallu une influence importante, qui n’était pas vraiment populaire ni politique, pour amener David Cameron à lancer le référendum sur la sortie

2) l’affaire des Panama papers, voir cet article Brexit : behind the doors, a mis en évidence que la rivalité entre Wall Street et La City tournait à l’affrontement. La City veut mener une politique financière et commerciale indépendante.

3) Il a été constaté outre Manche que sur les réseau sociaux une campagne fortement fiancée se développait en faveur d’un Brexit dur.

B) Au niveau géopolitique

Au niveau de l’économie mondiale on constate depuis maintenant un certain temps une montée en puissance de l’Eurasie, avec la pleine participation de la Russie. A l’intérieur de cette zone les échanges commerciaux s’intensifient et la tendance claire est à l’abandon du dollar comme monnaie d’échange. On note que ce qui vient renforcer cette nouvelle donne, ce sont les sanctions américaines contre la Russie notamment, mais aussi contre l’Iran. De plus, pour asseoir son commerce mondial vers lequel son économie reste principalement tournée, la Chine développe depuis déjà un certain temps son projet de nouvelles routes de la soie, le projet BRI (Belt and Road initiative). Il ne s’agit pas seulement d’échanges commerciaux mais aussi d’investissements. Particulièrement pour la réalisation des moyens d’échanges, - trains, routes, ports et aéroports.. -. Bien évidemment la question énergétique est sous jacente . L’avenir immédiat est au gaz naturel et il y a plusieurs projets de gazoducs pour relier l’Europe de l’ouest au champs gaziers, - le Nord Stream, le Turkish stream, un projet pour l’instant bloqué pour amener le gaz naturel du grand champ marin gazier commun à l’Iran et au Qatar, le south Pars, à travers l’Irak et la Syrie,.. Il est clair qu’une bonne part de la politique américaine au Moyen Orient en Afghanistan, vis à vis de l’Arménie, en Ukraine... s’explique par la volonté de bloquer tout cela.

L’UE sous la direction de l’Allemagne avant tout et de la Franc, assistées par la commission européenne, vient de conclure un accord avec la Chine, essentiellement de libre échange et de liberté pour les investissements.

Sans développer, il est évident que la Chine joue sur les divisions des pays européens pour conclure des accords séparés. Comme avec la Grèce, la Croatie, l’Italie.. pour se ménager des corridors commerciaux. Sous cet angle on peut voir que la France, là encore, sous l’emprise de responsables politiques fantoches et asservis à des intérêts étrangers, Macron étant notamment à la botte des américains, a plusieurs métros de retard comme on dit. En l’occurrence ce serait plutôt du ferroutage.

On remarque naturellement que la Grande Bretagne est tenue à l’écart de cela et qu’elle a donc le plus grand intérêt à jouer son jeu propre.

On discutera plus loin de l’impact, forcément important, que toute cette nouvelle révolution commerciale et financière a sur l’Europe des traités, l’UE.

Dans ce contexte géopolitique on comprend que le Brexit total, qualifié de ‘dur’ ou ‘sauvage’ par ceux qui n’en veulent pas, L’Allemagne en premier lieu, est un élément de survie obligatoire pour les Iles britanniques.

C) Les méandres des discussions sur un accord entre l’UE et la GB sur le Brexit

Un des problèmes majeurs se trouve dans le fait que si le peuple britannique a voté sans ambiguïté pour le Brexit, dont on imagine bien que dans l’esprit des gens cela signifiait une sortie totale, il a élu des représentants dont la grande majorité étaient en fait opposés au Brexit. Au passage on notera que compte tenu de la désinformation et de la propagande du système, complétée par la complexité de tous les problèmes, - énergétiques, politiques, géopolitiques.. -, ainsi que de la trahison de partis politiques, ceux qui se réclament de la ‘gauche’ entre autres, les résultats des élections sont incohérents, ils n’éclaircissent jamais l’horizon et l’avenir politiques, et vont toujours à l’encontre des intérêts des citoyens et du pays. Ainsi les couches moyennes élisent des responsables politiques dont le but véritable est de les dépouiller.

(En a parte on peut dire que notre modèle ‘démocratique’ est en faillite, avec dans certain cas des élections tournant à la farce électorale comme en Ukraine. Conscient de cela le système dominant met en avant une « démocratie » directe encore plus facilement manipulable)

Dans ces conditions il est bien évident que les négociations d’un accord entre l’UE et la GB consistent avant tout à contourner le Brexit. Ainsi, l’accord entre Theresa May et l’UE sur le Brexit est une manœuvre de détournement tellement grossière que les MP (member of Parliamant) n’ont pu le voter de peur de la réaction de leur électorat.

Dans les faits l’UE et Theresa May se sont donc entendus sur un accord qui annihile complètement le Brexit. Accord inacceptable pour la majorité des MP et que T May a représenté jusqu’à plus soif au Parlement anglais, si bien qu’à la fin le responsable du Parlement lui a signifié de ne revenir devant les MP qu’avec un nouveau texte d’accord.

On est ainsi rapidement arrivé à la date butoir du 12 avril 2019. L’UE avec l’Allemagne qui la dirige ne veulent surtout pas d’un Brexit qu’ils qualifient de sauvage, c’est à dire une vraie sortie de la GB des institutions européennes et des traités. De même que la grande majorité des élus et responsables politiques en Angleterre. Un nouveau long délai, jusqu’au 31 octobre, a donc été accordé à T May pour faire passer l’accord sur lequel il y a eu entente. Vu le délai court vis à vis des élections européennes, il s’agit aussi de forcer la GB à y participer. Ce qui la maintient politiquement dans l’UE. On entre ainsi dans le processus de trahison de la volonté populaire.

Il est aussi nécessaire de donner le temps à T May de développer sa nouvelle stratégie pour faire passer son accord. En Angleterre lorsque le système néo libéral a des problème, la meilleure solution est de faire appel aux travaillistes. Dont Jeremy Corbyn est le leader. Si celui-ci ne présente pas le même profil que Tony Blair qui s’est vanté publiquement d’être le meilleur serviteur du néo libéralisme, il est sur la même ligne. Être partisan de l’UE telle qu’elle est aujourd’hui c’est adhérer au néo libéralisme et accepter également la domination de l’Allemagne.

Un vote positif sur l’abandon du Brexit n’a aucune chance de passer au Parlement britannique. La solution d’un nouveau référendum a été évoquée, mais elle fait peur au gouvernement branlant de T May et à beaucoup de MP. En effet, si celui-ci donnait à nouveau un résultat en faveur du Brexit on tomberait automatiquement sur la sortie dite ‘sauvage’. Néanmoins, avec le soutien de Jeremy Corbyn cette possibilité sera peut-être mise en œuvre.

On va donc inaugurer en Angleterre une entente inédite entre les partis, Labour et Tory, pour trahir le peuple. Une phase qui a eu lieu en France pour revenir sur le référendum anti TCE de 2005.

D) L’impact du Brexit sur l’UE

Cette crise autour du Brexit survient dans le cadre d’une union européenne qui se fissure et où des divergences de vue et de positions s’affichent désormais sans contrainte. Les discussions sur le nouveau délai donné à la GB marquent une nouvelle étape dans ces fissures qui ont tendance à devenir des fractures maintenant. Elles ont également révélé le fait que Macron pèse bien peu dans les décisions finales.

Plus profondément les bases de l’Union européenne sont touchées.

* Le premier élément est liée à la fondation de l’UE sous l’égide américaine et sa dépendance, ouvrant la voie à une vraie tutelle, aux USA et à leur organisation de ‘défense’ l’Otan.

* Le deuxième élément est la domination économique et politique de l’Allemagne sur l’UE et les pays qui la composent.

L’UE et l’Allemagne se sont longuement pliées à la vassalisation US. Mais la donne est en train de changer doucement mais inexorablement. Outre le fait que les allemands se plient difficilement à une domination étrangère, accentué par la manière dont Trump traite ses alliés, c’est à dire, sans fioriture, comme des vassaux, la situation économique de l’Allemagne est en train de se dégrader. Un premier coup a été porté lorsque la balance commerciale particulière de l’Allemagne avec la Chine, il y a déjà quelques temps, est devenue déficitaire. Tirant partie de l’Euro qui est une monnaie légèrement dévaluée par rapport à ce que serait un Mark allemand, le commerce allemand exploite le marché de tous les autres pays de l’Europe des traités pour des balances commerciales spécifiques très positives. C’est le cas avec la Grande Bretagne. Pour l’Allemagne perdre ce marché d’outre manche serait très dommageable. D’autre part l’orientation énergétique absurde que constitue l’ « energiewende » mine son économie de l’intérieur.

Et si jusqu’à maintenant l’Allemagne a maintenu une façade d’alignement sur les positions US, tout en développant en sous main des relations commerciales et autres avec la Russie, les choses sont en train de très clairement changer. Le fait le plus notable est relatif au projet (déjà bien engagé) de gazoduc Nord Stream pour l’approvisionnement en gaz naturel russe, que les USA veulent bloquer, par des menaces et des manœuvres comme celles, en février dernier, de Macron au niveau européen. L’Allemagne maintient fermement ce projet. Il y a également l’évocation d’une armée européenne, idée soutenue cette fois par Macron sans doute pour les possibilités de répression de mouvements populaires que cela offrirait. Il y a aussi la réserve de l’Allemagne sur l’offensive militaire contre le Donbass que le régime de Kiev rêve d’engager. C’est une démonstration par l’absurde, terme adapté, puisque si cela avait été un soutien allemand, Poroshenko aurait lancé cette action militaire.

Enfin il y a l’accord iranien dont Trump s’est dégagé illégalement (l’Iran a respecté ses engagements) et unilatéralement. Les participants européen à cet accord, le JCPOA, - joint comprehensive plan of action -, ont d’abord timidement manifesté leur désaccord, puis encore à un niveau modeste monté une structure financière très limitée capable de contourner les sanctions américaines.

Les tendances, - l’Allemagne reprenant son indépendance et la montée des divisions dans l’Europe des traités -, sont claires.

Seules la corruption et la compromission d’élus et responsables politiques de tous bords, empêchent encore l’éclatement maintenant inévitable de la structure néo libérale européenne.

En Angleterre la trahison de la volonté populaire laissera sa trace.

 

Conclusion

 

Il est donc plus que probable qu’il n’y aura pas de vrai Brexit.

Montrant ainsi à quel point la sortie des institutions et traités européens par l’article 50 ne se résume pas à un problème administratif.

Il s’agit de sortir du néo libéralisme et de la sphère américaine, de l’empire financier anglo saxon dirigé trans nationalement par les vrais maîtres du monde.

Même lorsque l’on veut rester sous un régime de capitalisme financier, il y a toujours une orientation qui déplaît au système, - se tourner vers la Russie ou la Chine d’une manière indépendante, reprendre la maîtrise de sa monnaie, gérer ses ressources dans son propre intérêt.. -.

En fait sortir de l’UE, de l’Euro et de l’Otan correspond à une véritable révolution.

Mais à un moment donné, les mouvements souterrains qui portent les tendances fortes deviennent irrésistibles.

 



30 réactions


  • Chantecler relou 13 avril 09:42

    le tsunami qui a balayé le Brexit a été l’élection de Trump et le basculement de la politique américaine qui est passée du « multilatéralisme » au « bilatéralisme », ruinant les plans de la City et de Wall-Street visant à faire de l’empire US et du Commonwealth une entité confrontée à l’UE et à la Chine.

    Ce n’est pas la stratégie des amis de Trump, mafias toxicos et complexe militaro-industriel.

    La gentry anglaise est cocue et c’est le peuple anglais qui trinque.

    Comme toujours et comme partout !


  • baldis30 13 avril 10:02

    bonjour,

     L’Allemagne en prendrait plein la gueule ?  smiley

    Elle n’aurait que le salaire de ses hontes passées notamment vis-à-vis de la Grèce qu’elle a obligé à rembourser des prêts qu’elle lui avait imposé de faire pour payer l’occupation....

    Vous voudriez me faire pleurer sur le sort des bourreaux es peuples d’Europe ... ? La honte pour mille ans sur les différents Reich ...


    • JMBerniolles 13 avril 12:02

      @baldis30

      Bonjour, excusez moi vous vous méprenez, j’ennonce des faits que je pense objectifs pour arriver à une conclusion. Celle-ci me paraît claire. Le référendum sera trahi.

      Personnellement je suis pour un Frexit dur, préparé. C’est à dire en se tournant vers de nouvelles alliances et en se préparant à se battre à l’intérieur comme à l’extérieur Parce qu’en sortant il faut changer les choses en profondeur


    • Ouallonsnous ? 13 avril 19:37

      @JMBerniolles

      Effectivement, la seule solution pour sortir vraiment de l’Ueuropéiste est celle du « bras d’honneur » pur et dur en se tournant vers de nouvelles alliances et en se préparant à se battre à l’intérieur comme à l’extérieur Parce qu’en sortant il faut changer les choses en profondeur

       !

      La sortie par l’article 50 ne serait pas un leurre si les partenaires anglo-germano-yankees étaient de bonne foi !


    • baldis30 15 avril 09:42

      @JMBerniolles

      bonjour,
       moi aussi j’énonce clairement
       « Hitler en a rêvé, Merkel l’a fait »
      Elle l’a fait et maintenant il y a le retour de bâton ... ; qu’elle en prenne plein la g.... !
      Quant à chercher des alliances ... pour les trahir le lendemain ... pour trahir ceux qui les ont refusées ....
       L’Histoire nous apprend une chose « Hâtons nous lentement .... » et depuis Charlemagne, et un tas d’autres y compris le Vatican-can ou Genève on devrait avoir compris la leçon ...


  • leypanou 13 avril 11:04

    Néanmoins, avec le soutien de Jeremy Corbyn cette possibilité sera peut-être mise en œuvre 

     : je ne sais pas si Jeremy Corbyn est partisan d’un 2ème référendum, car il risque d’y perdre en crédibilité.

    Et puis, surtout, Corbyn, malgré des qualités certaines, est obligé de jouer l’équilibriste pour sa base électorale, d’autant plus qu’il est attaqué de tous les côtés, en particulier de ceux qui l’accusent de ne pas être assez anti-antisémite.

    Bien malin qui pourra prédire ce qui se va se passer, mais en France, on est gavé de la propagande pour un 2ème référendum. La Madone du Poitou qui ne veut pas entendre parler d’un référendum en France sur l’appartenance à l’UE est, avec la même conviction, pour un 2ème référendum au Royaume-Uni.

    C’est avec ce genre de posture qu’on reconnaît les vrais faux démocrates.


    • Fergus Fergus 13 avril 11:35

      Bonjour, leypanou

      Il n’empêche que Corbyn semble bel et bien engagé dans un processus de rapprochement avec May qui pourrait déboucher dans les semaines à venir, non sur un 2e référendum très peu probable, mais sur un vote par les députés du fameux accord de sortie négocié entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne.

      Surtout si la Prime Minister remet  comme elle l’a déjà fait lors du précédent vote son poste en jeu, auquel cas son départ provoquerait à court terme de nouvelles élections générales. Avec à la clé des chances pour les Travaillistes de récupérer le 10 Downing Street dans le cadre d’une alliance de gauche.


    • JMBerniolles 13 avril 13:31

      @leypanou Merci pour ce commentaire... C’est plutôt anti sioniste, ce qui n’a rien à voir avec l’anti semitisme... Corbyn paraît plus sympathique que ce criminel de Blair, mais je pense qu’il trahira sans problème... Au fil de l’histoire les travaillistes ont toujours trahi le peuple anglais


    • Fergus Fergus 13 avril 13:41

      @ JMBerniolles

      J’ignorais que Margaret Thatcher ait été travailliste !!!


    • Eric F Eric F 13 avril 14:24

      @Fergus
      Si les travaillistes se sentent en mesure de gagner des élections anticipées, il n’ont aucun intérêt à un accord avec T. May. Une dissolution et de nouvelles élections semblent une des rares voies de sortir du « dead lock » parlementaire.


    • JMBerniolles 13 avril 15:19

      @Fergus

      Vous vous souvenez tout de même de Tony Blair le criminel de guerre qui coule actuellement des jours heureux à l’abri du besoin... Le PS a eu son époque blairiste avant qu’il estime que celui-ci devenait infréquentable pour avoir été repéré.

      Je n’aime pas parier sur ce genre de chose très déprimante pour toute personne à la sensibilité de gauche, mais je suis sûr que le Labour sous le leadership de Corbyn trahira le peuple britannique sur cette question du Brexit


    • Fergus Fergus 13 avril 16:37

      @ Eric F

      « Si les travaillistes se sentent en mesure de gagner des élections anticipées, il n’ont aucun intérêt à un accord avec T. May »

      Pas si sûr car ils pourraient être tenus pour co-responsables en cas de « no deal ». 


    • popov 13 avril 18:01

      @Fergus

      Bonjour

      J’ignorais que Margaret Thatcher ait été travailliste !!!

      Qui a parlé de M Tatcher ?


    • Fergus Fergus 13 avril 19:29

      Bonsoir, popov

      Personne n’a parlé de Thatcher. Je répondais simplement par une boutade à JM Berniolles qui venait d’écrire « les travaillistes ont toujours trahi le peuple anglais » pour souligner de manière ironique qu’ils n’ont été ni les seuls ni les pires !


    • JMBerniolles 13 avril 21:01

      @Fergus

      Vous avez raison Margaret Thatcher a été une horreur, mais au moins elle ne prétendait porter des idées progressistes, se réclamer d’idées à caractère social… 
      Et elle a un peu moins de sang sur les mains que Tony Blair.
      C’est peut-être du fait des hasards de l’histoire mais c’est une réalité. 


  • Positronique 13 avril 12:56

    « il s’agit de sortir du néolibéralisme » mort de rire , mais les anglais en sont les champions avec la city de Londres. Vous avez aussi omis de nous parler des Ecossais et de l’Irlande qui eux ne veulent pas sortir . Quand à la sortie de l’OTAN des anglais , vous rêvez , toute leur stratégie repose sur ce partenariat y compris au niveau nucléaire militaire.


    • Eric F Eric F 13 avril 13:08

      @Positronique
      Tout à fait, les britanniques sont pour le libéralisme et trouvent l’UE trop « redistributrice » vers les pays de l’Est et trop pro-immigration, les britons voulaient juste reprendre leurs billes.
      Par ailleurs les milieu des affaires du royaume uni dont la city étaient CONTRE le Brexit, car le marché européen est une cible majeure (les histoires de livre sterling comme monnaie mondiale sont une plaisanterie)
      Enfin, contrairement à ce que dit l’article, le résultat du référendum a été indiscutable mais assez étroit, avec moins de 52%.
      Les politiciens en faveur du Brexit ont refusé d’assumer le pouvoir, ce sont donc les partis traditionnels qui ont eu en charge l’application, mais le parlement refuse de voter quoi que ce soit. Seule une dissolution poserait la « question de confiance ».
      Le maintien du Royaume Uni dans l’Union serait néfaste pour une évolution de celle-ci, mais il semble possible faute d’un « deal » gagnant-gagnant qui eut été préférable pour tous


    • JMBerniolles 13 avril 13:24

      @Eric F

      52%. Compte tenu des pressions idéologiques, du conservatisme électoral c’est ce que j’appelle un résultat net et clair. Si vous pouviez apporter des éléments contredisant ce que je dis, c’est à dire que La City est pour le Brexit, ce serait bien... ....


    • Fergus Fergus 13 avril 13:34

      Bonjour, Eric F

      Vous avez parfaitement raison, les milieux d’affaires étaient vent debout contre le Brexit  !
      Cela se comprend aisément, notamment avec la perspective de la perte du « passeport financier » et les transferts d’avoirs vers Francfort et Paris.


    • Fergus Fergus 13 avril 13:40

      Le 1er novembre 2017, j’écrivais ceci :

      « Malgré la confiance affichée de l’exécutif britannique, c’est bel et bien la fébrilité qui gagne du terrain. Pour illustrer ce climat, il suffit de se référer à l’édition du 22 octobre du quotidien The Guardian : 5 des plus grands groupes de lobby d’affaires du Royaume-Uni ont, dans une lettre ouverte commune adressée à David Davis – le ministre en charge de négocier avec l’Union Européenne les modalités du Brexit –, lancé une alerte soulignant l’état préoccupant de cette négociation pour l’économie britannique.

      Les 5 ne s’en tiennent pas à une vague inquiétude. Dans cette lettre ouverte, ils signent en réalité un appel pressant en soulignant que « le temps est venu pour le gouvernement de conclure un accord de transition avant que les entreprises ne commencent à freiner leurs plans d’investissement en finalisant les budgets pour 2018 et ne planifient en urgence des mises en œuvre de départ vers l’UE . »

      Cf. Brexit : la grande solitude de Matilda May


    • Eric F Eric F 13 avril 14:20

      @JMBerniolles
      Le résultat est clair mais relativement étroit, un revirement d’une partie de l’opinion fait « basculer » la majorité, on verra en cas d’élections anticipées.

      a l’époque du referendum, les milieux d’affaire ont fait campagne pour le « remain », y compris les banques étasuniennes. Désormais ils se placent de manière pragmatique dans l’hypothèse d’une sortie, et font pression contre un brexit « dur »


    • JMBerniolles 13 avril 20:54

      Pour votre information, The Guardian, un ’journal’ du système proche des secrets britanniques pour ne pas dire contrôlé par… , s’est illustré de manière infamante dans l’affaire Julian Assange, un journaliste qui révèle des choses qui dérangent notamment sur Hillary Clinton et le parti démocrate américain. Celui-ci est poursuivi par les américains, qui iront jusqu’à le tuer, sous des charges fallacieuses qui mettent en cause la liberté des journalistes et la protection de leurs sources.

      Par ailleurs vous faites une confusion dérangeante qui est de confondre des « entrepreneurs » avec la Finance, La City donc.

      La Finance ce sont les opérations financières sur les places boursières et autres, sur le stockexchange, spéculatives, .. Ce sont aussi la place de vente de pétrole Brent, la gestion des quotas CO2,... toutes choses qui sont de nature internationale. D’autre part les liens entre les anglais et la Chine fait de domination et d’opérations malsaines et criminelles comme celles liées à l’Opium, sont anciens. Il y a aussi Hong Kong… On comprend que les anglais veuillent utiliser cet avantage pour se placer notamment dans les opérations financières liées au Yuan ..aux investissements … On peut comprendre que La City veuille avoir les mains libres pour tout cela.

      Tout ce que vous lisez, entendez et voyez, dans les médias avec des journalistes achetés, des « experts » corrompus comme F Lenglet qui sévit sur le service public et participe officiellement au groupe Bilderberg… n’a rien à voir avec la réalité.

      J’ai fait cet article pour amener les gens à réfléchir par eux-mêmes pas pour qu’ils me ressortent ce qu’ils ont lu ou vu dans nos médias asservis


  • Olivier 13 avril 15:34

    Le Brexit n’a été organisé que parce que les mondialistes pensaient qu’il serait gagné. Le résultat ayant été différent, on a fait traîner en longueur et saboté les négociations pour éviter qu’il ne se produise, puisqu’il s’est passé trois ans et l’Angleterre est toujours dans l’UE !

    L’objectif est de « digérer » et d’étouffer le référendum de 2016 comme on l’a fait avec le référendum de 2005 en France et en Hollande sur la constitution européenne.

    Il y a de la part de ces gens un mépris absolu et cynique de la démocratie, d’autant plus abject qu’ils prennent la pose du démocratisme et donnent des leçons à tout bout de champ. 

    Mais tout cela ne sauvera pas cet édifice moribond qu’est l’UE. Il n’y a guère que Macron qui y croit encore !


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 avril 15:59

      @Olivier

      Macron élu à 65% grâce à la faillite de Marine Le Pen qui n’avait pas envie d’être au pouvoir smiley

      Alors, à qui profite le crime ?

      Le FN est-il lui aussi une taupe du mondialisme ?

      La question est légitime.


    • ZenZoe ZenZoe 13 avril 16:08

      @Olivier
      Je suis d’accord avec vous. L’objectif est bel et bien de trouver un moyen de contourner le vote populaire sans que sela se voit trop.
      Difficile, personne n’est dupe. Et l’affaire traîne, pas étonnant !


    • Eric F Eric F 13 avril 17:01

      @Olivier
      je ne pense pas que l’UE souhaite qu’il y ait un revirement britannique « finalement on reste », car quelle confiance lui serait alors accordée ? May essaie d’obtenir « le meilleur accord », mais l’UE ne veut pas lâcher un arrangement trop favorable, ce qui déclencherait d’autres velléités de sortie. Tout le monde semble avoir été pris de court par le résultat du référendum qui était inattendu lors du lancement de l’opération par Cameron, qui cherchait un moyen de pression pour de nouveaux avantages. En tout cas rien ne semble complètement impossible, y compris une victoire électorale d’un courant « pro remain » en cas de dissolution.


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 avril 16:15

    Je ne sais pas s’il y a un complot anti Brexit.

    Tout ce que je vois c’est que c’est la société britannique elle-même qui est très clivée, et que le Brexit, comme toute question de souveraineté, ravive des questions qui étaient « refroidies » (Irlande du Nord, Ecosse).

    à cela se rajoute une vie politique qui reste attachée au clivage conservateurs travaillistes, comme auparavant en France UMP/PS.

    Et un parti travailliste louvoyant qui est plus attaché à maintenir son unité vermoulue qu’à aller vers des positions claires. Ce qui n’est pas sans rappeler le Jean-Luc Mélenchon « diviseur » de 2005, avec son « Non... de gauche ».


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 14 avril 06:23

    Bonjour,

    .

    Je me demande si tout n’est pas fait de la part de Theresa May pour retarder au maximum de Brexit pour conclure par un deuxième référendum en attendent le moment propice ... pour s’assurer qu’il y a plus de votents pour le maintien de la Grand Bretagne dans l’UE !


    • JMBerniolles 14 avril 07:18

      @eau-du-robinet

      Bonjour C’est bien vu je pense... Le but est d’aboutir à un nouveau référendum annulant le précédent, ceci avec l’appui de Jeremy Corbyn. C’est un peu un quitte ou double


  • JMBerniolles 15 avril 10:35

    Il est toujours intéressant de lire une analyse, faite avec un peu de recul, provenant d’un site d’informations d’un journaliste britannique, localisé à Beyrouth, strategic-culture.org, telle que celle-ci. Au passage l’analyse confirme que Macron ne pèse rien dans l’UE. 

    Il est contesté dans les commentaires que La City puisse être en faveur du Brexit ’dur’, pourtant les divisions au sein du parti Tory montrent bien qu’il y a des pressions contradictoires venant des centres d’influence en Grande Bretagne.

    On peut comprendre que les milieux d’affaires qui ont un marché avec l’UE soient contre le Brexit par contre La City qui est ouverte sur le monde entière veut avoir les mains libres. 


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