C’est la faute à DSK !
DSK, Président du FMI jusqu’au 14 Mai 2011, nous aurait-il caché sciemment l’état de santé de la zone euro et de notre système financier européen ? Assurément, oui !
Il connaissait mieux que personne l’état de dégradation des comptes grecs, et le risque de contagion aux autres états. Tout est de la faute de DSK ! Et ce n’est pas Nicolas Sarkozy, ni François Hollande qui s’en plaindront !
DSK aurait dû caresser le rêve, non pas d’être président de tous les Français, mais celui de tous les Européens pendant au moins 5 ans, avec un vrai gouvernement et de vrais ministres dotés d’un vrai pouvoir de décision ; un vrai ministre des Finances, un vrai ministre du Budget, un vrai ministre des Affaires sociales, un vrai ministre de l’Industrie et du Commerce, un vrai ministre du Système bancaire et de l’Euro.
DSK, président de l’Europe, aurait pu continuer à fréquenter les Sofitel européens, sans craindre de rencontrer Nafi ou de tomber dans un quelconque complot « Accor – Elyséen ». Le VRAI DEFI de DSK se résume ici :
• Protéger les Européens d’une crise sociale latente à l’image de nos voisins arabes
• Insuffler une politique économique unique avec une monnaie unique
• Mutualiser les dettes souveraines européennes et les répartir entre pays pauvres et pays riches
• Réactiver une politique industrielle digne de notre statut de première puissance commerciale mondiale
• Mettre en œuvre un SMIC social européen et une véritable protection sociale européenne.
Les solutions jusqu’ici apportées n’ont fait que reculer l’échéance du remboursement de la dette.
Le FESF (Fonds européen de la stabilité financière) et le FMI (Fonds monétaire international) ont apporté leur soutien au défaut évident des banques, et ont allongé les délais de remboursement de la Grèce de 7 à 15 ans avec une baisse des taux d’intérêts de 4 à 3,5 %.
Cette solution « miraculeuse » peut-elle éviter la contagion aux autres pays européens ? Nicolas Sarkozy a promis que oui, au moins jusqu’aux Présidentielles de 2012. Après, une fois réélu, il aura tout le temps de se préparer à devenir le président de tous les Européens et laisser aux Copé, Hollande, Aubry, Fillon et Cie le loisir de s’entredéchirer pour diriger la « petite » France.
Ah, au fait, savez-vous qui est aujourd’hui le président de l‘Europe ?
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Charles Biraud - News of Marseille


