mercredi 3 juin - par Bertrand Loubard

« Ça devient gros »

« Ça devient gros[1] » : Tatiana[2] ne comprend pas que le gouvernement belge demande aux citoyens de faire des économies tout en aidant financièrement l’Ukraine. (Donatella Ruolo[3]. Publié le 02 juin.)

 

Mon correspondant à Bruxelles[4] me fait parvenir ce billet que je ne peux m’empêcher de soumettre au vote de la communauté des rédacteurs d’A.V.

 

« Le gouvernement belge doit faire 7 milliards d’euros d’économies d’ici 2029 pour respecter les règles budgétaires de l’UE, mais la Belgique continue d’aider l’Ukraine face à la Russie pour une guerre qui n’est pas la sienne ».

Cette aide est-elle un non-sens ? « Pas du tout », explique de Donatella Ruolo pour RTL Info. Cet article de RTL m’inspire les considérations suivantes.

En Belgique, les questions de savoir quelles sont les priorités entre les difficultés, financières, budgétaires et infrastructurelles internes (communes, d’ailleurs, à quasiment tous les pays européens, en faillite virtuelle) et les dépenses liées à une guerre « extérieure » (qu’elle soit « la leur » ou « celle d’autres », peu importe) ne sont pas à poser car on ne peut pas comparer les deux « domaines » ….. Sans compter les 50 F-16 belges[5] mais bien les +/- 71.000 réfugiés ukrainiens en Belgique qui bénéficient de l’allocation dite « revenu d’intégration », il aurait été alloué, depuis 4 ans environ, 4,5 milliards d’aide bilatérale belge à la « solution » du conflit. Mais en effet, les gouffres de la sécurité sociale, de l’éducation nationale et des infrastructures de communication sont incomparables avec « les prêts » à l’Ukraine, car il y a effectivement une différence entre « dépenses structurelles » et « dépenses temporaires », selon les économistes. En réalité il s’agit donc de budgets différents. Comme en 1940 le financement de la construction des « Autobahnen » et celui de la création des stalags (et/ou autres camps de concentration, de déportation et d’extermination) ne dépendaient pas non plus des mêmes budgets du Großdeutsches Reich

 

Pour l’économiste Geert Noels [6], ce « discours » de Tatiana comparant les dépenses de guerre d’un côté et les dettes intérieures (à éponger) de l’autre, est « un amalgame souvent utilisé du côté des extrêmes » « qui circulent régulièrement sur les réseaux sociaux. (Point Godwin = Point-Barre.)

 

Pour Yannick Quéau[7], il s’agit de « la question de mettre un stop aux pratiques russes partout dans le monde  ». Dommage que ce noble but ne s’applique qu’à géométrie variable (Cfr. Gaza et Israël ou RDC et Rwanda).

 

Un autre économiste, Sven Biscop[8], estime, lui, par ailleurs que l’effort est « faisable, collectif et soutenable ». Qu’on parle, en termes de guerre, d’effort faisable, collectif, c’est cohérent …. mais ajouter « soutenable » me paraît particulièrement opportuniste pour ce qui du vocabulaire dogmatique auquel il faut se soumettre, aux jours d’aujourd’hui, pour être entendu .…. Il ajoute : « On peut imaginer un scénario extrême où une agression s’étendrait jusque chez nous et là, le coût serait total ». Tant il est vrai que Poutine, tel Hitler devant la tour Eiffel depuis l'esplanade du Trocadéro, rêve, comme tout le monde le sait, de poser pour la photo, devant la statue de Manneken-Pis au coin de la rue de l'Étuve et de la rue du Chêne, au cœur de Bruxelles.

 

En conclusion il faut noter que l’experte Donatella Ruolo, ajoute opportunément : « Il est important de stipuler qu’une partie de ce financement provient indirectement des avoirs russes gelés[9]. Malgré cela, certains contribuables belges, à l’image de Tatiana, ne comprennent pas que la Belgique, qui est en déficit, ne garde pas cet argent à d’autres fins  ». Car, en effet, elle n’a pas oublié, l’experte belge, que c’est le P.M. belge qui a empêché la Bande des Quatre[10] de piller « Euro Clear ». Et dans le fond, quand on y pense, d’« autres fins », c’est pas bête. Car « parmi d’autres fins » il faudrait bien tenir compte du financement des Commissions et des Commissaires Européens, des Ministres nationaux, de Davos (et les Escort Girls et/ou Boys, suivant les gouts de chacun, sans discrimination genrée) et puis aussi la Coupe du Monde de Foot, les 20 Km, le JO 2024[11], les Gay Prides, etc. etc.

 

P.S. Les notes de bas de page sont de moi.

 

[2] Une habitante de Tournais (Belgique)

[3] +/-25-30 ans - couvre principalement l'actualité des questions internationales (sur le terrain depuis au moins 5 ans). Diplômée de l'Université catholique de Louvain (UCL) en 2021. Donc !!!

[4] Bart Van Denbroekstring. Nom et prénom d’emprunt pour préserver mes sources.

[5] Promis mais pas livrés, la fourniture des F-35 de remplacement « prenant un certain temps », comme le « temps mis par le canon pour refroidi »r. Promis à la ZSU avec les formations, les entretiens nécessaires, les consommations = 25.000€/heure de vol, les pièces de rechange, main d’œuvre comprises.

[6] Geert Noels célèbre macro-économiste, auteur et chef d'entreprise belge. Il figure parmi les leaders d'opinion économiques les plus influents et médiatisés de Belgique, particulièrement en Flandre suivant l’IA de Google. (Les réponses de l'IA peuvent contenir des erreurs.)

[7] Directeur du GRIP (groupe de recherche sur les questions de paix et de sécurité internationales).

[8] De l’institut Egmond (groupe de réflexion indépendant sur les politiques internationales) ( ?)

[9] Des avoirs russes gelés qui rapportent des intérêts ?

[10] Ula Von Der Leyen, Mark Rutte, Manu Macron et Fritz Merz , ou, suivant les goûts ; Keir Starmer.

[11] 100 .000.000 € pour les cérémonies d’ouverture et de clôture….



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