mercredi 12 novembre 2014 - par oscar fortin

Ça passe ou ça casse

Le suivi des principaux évènements qui marquent les temps que nous vivons me conduit à partager avec vous les réflexions qu’ils m’inspirent. Le monde vit une époque charnière et déterminante quant à son avenir. Cet enjeu touche tout autant le devenir politique, économique et social de nos sociétés que le devenir des Églises et de façon toute particulière de l’Église catholique. Nous sommes tout à la fois témoins et acteurs de ces changements qui peuvent conduire l’humanité tout autant à la catastrophe finale qu’à un avenir de croissance et de paix.

L’ampleur des sujets traités m’amène à vous présenter ces réflexions en deux articles dont le premier portera sur les enjeux politiques, économiques et sociaux. Le second article portera sur les enjeux d’une Église confrontée à un monde qui l’oblige à sortir de ses murs pour aller là où est le maître avec les pauvres et les exclus de nos sociétés.

Quels sont ces enjeux politiques, économiques et sociaux ?

nous y retrouver, il est important de signaler que le monde, celui dans lequel nous vivons depuis plus de 100 ans, est dominé par les forces du capital et les impératifs de conquête non seulement des peuples, mais aussi, et surtout de leurs richesses. Dans ce scénario de conquêtes et de domination, les États-Unis et ses alliés européens y jouent un rôle majeur. Si dans les premiers temps, les peuples les voyaient comme des sauveurs, il n’en fut plus de même à partir des années 1950 jusqu’à aujourd’hui.

En décadence, un monde unipolaire

Au cours de ces années, de nombreux soulèvements en Afrique, en Amérique Latine, en Europe et en Asie donnèrent lieu à des guerres, à des persécutions, à des arrestations massives, à des tortures qui n’avaient rien à envier à l’histoire de l’humanité pour leur cruauté, le tout se terminant par des morts atroces. L’auteur de ces atrocités n’était autre que l’empire sous la gouverne des États-Unis d’Amérique et de ses alliés européens. Les assassinats politiques et les coups d’État militaires devinrent un mode d’emploi rapide pour mettre hors de combat les présidents trop préoccupés des conditions de vie de leur peuple. Un moment tout indiqué pour pourchasser les militants pour une plus grande justice sociale et les éveilleurs de conscience et les faire disparaître définitivement. Pour ne mentionner que l’Amérique latine, il suffit de penser à l’invasion-surprise de la Baie des Cochons à Cuba en 1961, au coup d’État militaire au Brésil, en 1964, au coup d’État militaire au Chili, le 11 septembre 1973, à l’arrivée de la junte militaire en Argentine, en 1976, à la guerre des Contras au Nicaragua contre le gouvernement sandiniste, aux persécutions tant au Salvador qu’au Guatemala, au début des années 1980, où des milliers d’innocentes victimes payèrent de leur vie ces combats pour une société plus juste. Que dire du Plan CONDOR, mis en place par les États-Unis et ses alliés militaires pour faire le grand ménage de toutes les oppositions aux intérêts de l’empire, dans les pays de l’Amérique latine ?

Nous pourrions en écrire autant pour l’Afrique qui a vécu sous les régimes de l’Apartheid et des gouvernements soumis aux pays colonisateurs. Nous connaissons l’histoire héroïque de Nelson Mandela et un peu moins celles de Présidents héroïques qui ont choisi la mort à la soumission. Patrice Lumumba, militant pour l’indépendance du Congo, colonie de la Belgique en est un bel exemple. Une histoire que vous pouvez revivre en visionnant ce documentaire sur l’assassinat de ce Président.

Tout ceci pour dire que cette vision d’un empire qui s’assujettit les peuples et les nations en fonction de ses ambitions et intérêts arrive au terme où le monde en a décodé les ambitions ainsi que tous les maquillages sous lesquels il se présente. Les mille et un prétextes élaborés, fabriqués, largement diffusés pour couvrir la cupidité, les ambitions, l’hypocrisie, les mensonges derrière ces guerres de conquête sont maintenant mis à nu. Le monde unipolaire qui aura servi si bien les bénéficiaires du capital et du pouvoir auquel il donne accès telles les armes, la corruption, les moyens de communication arrivent à son terme. Le monde le voit de plus en plus sous son vrai visage et la désinformation avec laquelle il les a bernés pendant des décades perd, chaque jour, un peu plus de sa force persuasive. Les mensonges qu’on nous sert pour justifier toujours plus de guerres sont de moins en moins crédibles et de plus en plus dénoncés.

En émergence, un monde multipolaire

Ce monde multipolaire se caractérise par le fait qu’il n’est dominé par aucun empire s’imposant aux peuples et aux États du monde. Les intérêts des peuples sont tous aussi importants les uns que les autres. Les relations entre les États se font sur la base du respect et des intérêts réciproques. La communauté internationale se doit de représenter l’ensemble des États et de ce fait ses structures doivent permettre à l’ensemble des États à y jouer un rôle actif.

Rien de mieux pour illustrer l’émergence de ce nouvel ordre mondial que ce discours majeur du président Poutine au Club international de Valdaï en octobre dernier. Une intervention dans laquelle sont clairement martelés les points sur lesquels il y a divergence profonde entre la Russie et les États-Unis sur le nouvel ordre mondial auquel aspire l’humanité. Voici trois extraits qui pourraient être repris par de plus en plus de pays soucieux de leur souveraineté et des intérêts de leurs peuples.

Auparavant, « le jeu de la politique internationale se pratiquait comme suit : les politiciens faisaient des déclarations publiques dans l’optique de préserver la fiction agréable de la souveraineté nationale, mais ce n’était que de l’esbroufe et n’avait rien à voir avec la vraie nature de la politique internationale ; en sous-main, ils étaient engagés dans des négociations secrètes dans les antichambres, et c’est là que les vrais accords étaient forgés. »

« La Russie n’a pas l’intention d’aller pêcher dans les eaux troubles résultant de l’expansion constante de l’« empire du chaos » de l’Amérique. Elle n’a aucun intérêt à bâtir un nouvel empire à elle ce n’est pas nécessaire : la Russie doit d’abord s’attacher à développer son propre territoire, qui est déjà très vaste. La Russie ne souhaite pas non plus jouer le rôle de sauveur du monde comme elle a pu le faire dans le passé.

La Russie ne tentera pas de refaçonner le monde à son image, mais elle ne laissera pas non plus les autres la refaçonner à leur propre image. La Russie ne s’exclura pas du monde, mais quiconque tentera de l’en exclure devra s’attendre à un retour de bâton. »

Voilà, le ton est donné et la direction est prise. S’il y a un nouvel ordre mondial, ce sera dans le respect de chaque État, sans qu’aucun ne s’improvise supérieur aux autres pour en dicter et en assurer la gouvernance.

Dans cette grande mouvance d’un Nouvel Ordre mondial émergeant du respect des peuples et des États, il faut voir le regroupement du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud (BRICS). Une alternative qui s’oppose au diktat occidental. Leur dernier sommet au Brésil, en juillet dernier, en illustre les orientations et la force. Faut-il y voir une des principales sources des sanctions occidentales qui accablent la Russie depuis lors ?

Je conclurai cette première partie des enjeux politiques, économiques et sociaux en affirmant que l’approche multipolaire est irréversible du fait qu’elle répond aux droits fondamentaux des peuples et qu’elle se réalise en plein jour, sans mascarades et sans complicités secrètes. Les États-Unis et ses alliés devront en prendre note. Voir à ce sujet ces deux textes qui en disent long, le premier, sur les États-Unis, le second, sur l’Europe.

À suivre pour le volet religieux..

 

Oscar Fortin

 

10 novembre 2014

Quelques références :



14 réactions


  • Gollum Gollum 12 novembre 2014 14:36

    C’est marrant mais cette photo du G7 avec 9 personnages en dessous me fait penser de façon irrésistible aux 7 têtes et dix cornes de la Bête de l’Apocalypse...


  • César Castique César Castique 12 novembre 2014 14:57

    « Au cours de ces années, de nombreux soulèvements en Afrique, en Amérique Latine, en Europe et en Asie donnèrent lieu à des guerres, à des persécutions, à des arrestations massives, à des tortures qui n’avaient rien à envier à l’histoire de l’humanité pour leur cruauté, le tout se terminant par des morts atroces. L’auteur de ces atrocités n’était autre que l’empire sous la gouverne des États-Unis d’Amérique et de ses alliés européens. »


    Par rapport à cela, elle se situe où l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) ? 



    • oscar fortin oscar fortin 12 novembre 2014 16:33

      César, si vous me lisez bien, je fais, dans cette section, l’autopsie de l’empire qui n’a pas changé à ce jour dans ses prétentions et ambitions de domination.


      Quant à l’ex URSS dont la destruction du mur de Berlin que le monde a célébré hier, 11 septembre, a marqué le début de sa fin, je n’en parle tout simplement pas parce qu’elle n’y est plus. Ce qui existe actuellement est une nouvelle Russie dont le président actuel incarne de façon éclatante tant dans sa gouvernance que dans son leadership international. Le second volet de cet article en parle et lui donne la parole à quelques occasions. Il incarne très bien cette nouvelle vision d’un monde multipolaire où les peuples et les nations sont appelés à vivre sans être constamment soumis au chantage et à la manipulation. Je vous invite à relire mon article sur ce même site sous le titre « Poutine met carte sur table ». Que cela plaise ou pas, il est celui en qui on peut le plus faire confiance. Ce n’est ni Obama, ni Hollande, ni tous ces acolytes qui les suivent qui peuvent lui faire concurrence sur le plan de la crédibilité.

      Avec tout mon respect

    • César Castique César Castique 12 novembre 2014 20:28

      «  je fais, dans cette section, l’autopsie de l’empire qui n’a pas changé à ce jour dans ses prétentions et ambitions de domination. »



      Comment pouvez-vous dire que l’empire n’a pas changé par rapport à l’époque où l’impérialisme américain et l’impérialisme russe maintenaient la planète en équilibre ? 

      A cette époque-là, pour nous Occidentaux, la liquidation d’un Lumumba ou d’un Pinochet était, géopolitiquement, une bonne nouvelle.

    • Laurent 47 14 novembre 2014 18:07

      Oh ! Faut se réveiller ! On est en 2014, et non en1945. Si l’on critique la Russie car avant c’était l’U.R.S.S., il faut en faire autant avec l’Allemagne ( le troisième Reich ), avec l’Italie ( Mussolini ), avec l’Espagne ( Franco ), avec le Portugal ( Salazar ), avec la Grèce ( régime des colonels ). Je crois que j’en oublie, car la liste est longue, des pays qui ont un passé qu’il vaut mieux mettre sous le tapis ! Et pourquoi critiquer la Russie ? A-elle fait le moindre tort à la France, à part de nous débarrasser des nazis en payant le prix de la guerre 39-45 ( 27.000.000 de morts, dont 14.000.000 de militaires ) ? Mais comme notre gouvernement, à la botte des Etats-Unis, a reconnu la légitimité du gouvernement néo-nazi ukrainien, il ne faut s’étonner de rien dans le genre abject ! C’est pour ça que je suis très content de la prise de position ferme de Poutine sur le problème des porte-hélicoptères Mistral ( si ces navires ne sont pas remis aux mains de la marine russe à la fin du mois de Novembre, vous remboursez ce qui a été payé, et vous versez les pénalités prévues au contrat signé ). Et moi, je serais allé plus loin : si ces navires ne nous sont pas livrés, nous fermons toutes les entreprises françaises établies en Russie, car il y a suffisamment d’entreprises américaines établies chez nous pour les remplacer. Moralité : quand on veut montrer ses muscles et aboyer comme un petit roquet, il faut être sûr de ne pas être face à un doberman !


  • oscar fortin oscar fortin 12 novembre 2014 20:47

    César nous n’avons pas la même lecture de l’histoire. Depuis la fin de la guerre froide, l’empire occidental avec à sa tête les États-Unis en a profité pour étendre son emprise sur les pays de l’ex-Union Soviétique et il a poursuivi sa course de domination, vous n’avez qu’à penser à l’Irak, à l’Afghanistan, à la Libye, sans oublier la multiplication de ses bases militaires en Amérique latine (juste pour la Colombie, il y en a 7). 


    Quant à Pinochet et Lumumba vous faites preuve d’une ignorance qui va aux antipodes de la réalité. Pinochet a été et est demeuré jusqu’à sa mort une créature de l’Empire. Il a fait au Chili le travail de bras pour éliminer tous les adversaires de l’Empire et pour lui remettre les pleins pouvoirs sur la plus importante mine de cuivre du Chili. Pinochet n’a jamais été liquidé. Il a plutôt bénéficié de tous les égards de la part de ses maitres. Mme Tatcher l’aimait bien gros et a tout fait pour le soustraire à la Cour pénale international.

    Lumumba, par contre, a été pourchassé et assassiné par les agents de l’empire en raison de ses engagements à libérer son peuple et à lui assurer la pleine indépendance. 

    Je vous invite à reviser vos sources pour la compréhension de l’Histoire.

    Avec tout mon respect.



    • César Castique César Castique 13 novembre 2014 00:38

      « Je vous invite à reviser vos sources pour la compréhension de l’Histoire. »



      Qui peut se targuer de comprendre l’histoire ? Vous, parce qu’entre cinq versions différentes, vous retenez celle qui vous arrange le mieux ? C’est un genre d’exercice qui ne m’intéresse pas.


      Lorsqu’on a le sentiment d’être impliqué dans son temps, on se soucie davantage de savoir où en est le monde à l’instant précis, plutôt que de chercher à comprendre comment il en est arrivé là.


      Pour ce qui est de Lumumba, je me mets dans la peau d’un Occidental de 1961, et je me dis « Bon débarras, le Congo ne tombera dans l’orbite de Moscou », et pour ce qui est d’Allende, je me mets dans la peau d’un Occidental de 1973, et je me dis « Bon débarras, le Chili ne tombera dans l’orbite de Moscou ». 

      Alors, c’est peut-être aux antipodes de la réalité, mais je ne vois pas de quelle réalité il est question 28 et 16 ans avant la fin de la guerre froide.

    • oscar fortin oscar fortin 13 novembre 2014 01:52

      Pour César : vous sachant soucieux de considérer tous les aspects d’une situation, je vous propose un très bon article qui nous fait l’histoire du démantèlement de l’URSS ainsi que du Mur de Berlin. Un article qui nous introduit un Vladimir Poutine comme étant l’homme de la situation pour reprendre en main les grands principes qui avaient conduit à ces évènements. Nous y découvrons pourquoi les occidentaux ont tellement peur de Poutine.... Prenez le temps de lire cet article qui peut faire un chapitre d’un livre. Je serai toujours heureux de lire les commentaires que cette lecture vous aura inspirée.



      Bonne fin de journée

  • oscar fortin oscar fortin 13 novembre 2014 01:01

    Je suis un occidental humaniste et je ne partage d’aucune manière votre appréciation de l’histoire. Vous pouvez parler pour vous, aucun problème en celà, mais de là à faire de votre appréciation la appréciation des occidentaux de ce temps-là, il y a toute une marge. Nous n’avons pas tous basculés dans la désinformation systématique orchestrée par nos grands médias à la solde de l’empire.


    Je pense que sur ce point j’en ai suffisamment dit pour qu’il n’y ait pas d’ambiguité sur ma lecture de l’histoire.

    Merci pour vos interventions qui donnent lieu à des éclaircissements et qui permettent de mieux comprendre d’où viennent les pensées que vous exprimées.

  • oscar fortin oscar fortin 13 novembre 2014 01:07

    Une correction à mon dernier commentaire, dernière ligne : lire « les pensées que vous exprimez. »


    Je m’excuse.

    • César Castique César Castique 13 novembre 2014 12:02

      Oscar, je réponds en une fois à vos diverses interventions :



      «  Prenez le temps de lire cet article qui peut faire un chapitre d’un livre. Je serai toujours heureux de lire les commentaires que cette lecture vous aura inspirée.  »

      Au risque de vous décevoir, je vais me contenter de parcourir cet article en diagonale. Tout d’abord parce que je suis instinctivement rebuté par tout ce qui est rendu public avec la label « secret » et, à plus forte raison, « ultrasecret ».


      Mais si ça peut vous rassurer, je précise que je n’ai pas besoin de lire quoi que ce soit, de secret ou non, pour être convaincu que Vladimir Poutine est notre dernière digue contre l’instauration du Nouvel Ordre Mondial yankee.


      «  Vous pouvez parler pour vous, aucun problème en celà, mais de là à faire de votre appréciation la appréciation des occidentaux de ce temps-là… »


      Par Occidental – avec une majuscule, j’entendais Occidental occidentalisant et viscéralement anticommuniste.


      «  Nous n’avons pas tous basculés dans la désinformation systématique orchestrée par nos grands médias à la solde de l’empire.  »


      Ce n’est pas la désinformation qui a fait de moi un anticommuniste primaire, secondaire et tertiaire, mais la nature même de la doctrine communiste.


      «  … qui permettent de mieux comprendre d’où viennent les pensées que vous exprimez.  »


      Je n’en suis pas certain. Les pensées que j’exprime sont profondément enracinées dans ma négation sans nuance d’un hypothétique « homme des Lumières » qui aspirerait, ardemment, tout à la fois à la liberté, à l’égalité, à la fraternité ainsi qu’à une émancipation, dont je ne parviens pas à saisir le contenu précis et, surtout, concret.


  • Ruut Ruut 13 novembre 2014 07:07

    Pourquoi la France ne s’allie elle pas avec la Russie ?
    Les USA a part nous apporter des produits Made in China de mauvaise qualité et des films moyens, ils nous apportent quoi ?


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 novembre 2014 14:31

    Bonjour OF,
    le monde unipolaire en cours de gestation c’est : un groupe d’entrepreneurs autour de Rockfeller au sommet de la pyramide, en dessous, des cadres supérieurs qui dirigent la meute des managers du troisième qui soudoient l’armée des entremetteurs du quatrième qui formatent ceux du cinquième pour mettre à la tache le dernier rang de ceux qui sont condamnés à entretenir l’ensemble. au dessous, les opposants, insoumis et dissidents qui refusent de travailler ni consommer. Quand ce dernier étage représente la majorité s’exerce alors le grand basculement à l’initiative du premier...


    • oscar fortin oscar fortin 13 novembre 2014 15:00

      Lisa Sion 2 : Je ne suis pas certain de bien comprendre votre finale. Votre dernière phrase demande d’être plus claire quant à ce dernier étage et quant à l’initiative du premier. Le basculement se fait en faveur de qui ? 


      Disons que mon esprit est plutôt au ralenti et un peu plus de précisions de votre part me permettrait d’apprécier pleinement votre synthèse.

Réagir