lundi 6 avril - par George L. ZETER

Ce très popopulaire Édouard Philippe

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La fabrication du « candidat naturel » ou comment le storytelling se construit étape par étape pour nous vendre le maire du Havre en candidat présidentiel crédible. –
Par d’abord la simplification → « Édouard Philippe peut battre le RN ».[i] Puis, l’effet de répétition sur les plateaux TV qui entraîne la transformation en statut → de « candidat naturel ». Enfin, par auto-renforcement → plus on en parle, plus ça paraît vrai. Tout cela est bâti par un écosystème où plusieurs acteurs ont des intérêts qui convergent.[ii]

Sondage Elabe du 28 mars 2026 : Édouard Philippe serait le seul capable de battre le RN au second tour, selon cette enquête d’opinion pour BFMTV et La Tribune du Dimanche, dans un paysage fortement fragmenté où le leader du RN Jordan Bardella domine au premier tour. Cette conclusion, largement reprise par les médias, met en avant Philippe comme l’option centrale susceptible de faire barrage à l’extrême droite, même si d’autres configurations électorales donnent le RN majoritaire.

L’Institut Elabe, déclencheur du narratif

Comme vous allez le lire, le landerneau sondagier est un minuscule village. Prenons le cabinet d’études ELABE fondé par Bernard Sananès[iii] en 2015. Ce sondeur professionnel, avant cela, avait dirigé pendant quatre ans l’Institut CSA du groupe Bolloré. L’institut est relayé par BFMTV ou La Tribune du Dimanche, propriété de Rodolphe Saadé, milliardaire lui aussi dans les médias et le transport maritime. Quels seraient les liens entre ces deux-là ? Économiques et financiers : le groupe Bolloré a vendu 100 % de sa filiale Bolloré Logistics[iv] à CMA CGM pour un montant d’environ 4,85 milliards d’euros.[v] Quelles seraient leurs connexions politiques ? Saadé[vi] est proche d'Emmanuel Macron, tandis que Bolloré a un profil plus idéologique à la droite extrême. Ainsi, il serait aisé de croire qu’Édouard Philippe représente pour ces deux-là l’homme candidat idéal. D’où nous pouvons penser que ces sondages bien exposés pourraient construire le storytelling vers « l’homme d’État providentiel ».

Suit tout un écosystème

Qui, comme la vis sans fin, tourne et fait monter les instituts de sondage, comme ceux relayés par BFMTV ou La Tribune du Dimanche. Ils produisent des données qui, même si elles sont méthodologiquement encadrées, restent les photographies d’un instantané, avec cependant certains résultats, comme « le seul capable de battre le RN », qui sont particulièrement attractifs médiatiquement.

Ensuite, les médias eux-mêmes jouent un rôle clé. Les chaînes d’info en continu et les rédactions privilégient des récits simples, incarnés et répétables. La montée en puissance d’Édouard Philippe correspond parfaitement à un schéma narratif classique : le « recours crédible », de l’homme d’État expérimenté face à la menace du Rassemblement National. Ce type de récit capte l’attention et structure les débats.

Il faut aussi considérer les acteurs politiques et leurs entourages. Les équipes de communication travaillent activement à imposer certains cadres de lecture de ce qu’on appelle, en communication politique, le framing. Si un sondage favorable sort, il sera amplifié, commenté et mis en avant pour créer une dynamique.

Enfin, il y a un effet d’emballement collectif : journalistes, éditorialistes, sondeurs et responsables politiques s’influencent mutuellement. Quand une idée commence à circuler (le candidat naturel, le seul rempart), elle peut avoir la capacité, rapidement, de devenir dominante, même en reposant sur des bases fragiles et fluctuantes.

Tout ce chapitre pour dire qu’il ne s’agit pas nécessairement d’une stratégie coordonnée, mais d’un alignement d’incitations… qui, de manière sous-jacente, vont dans le même sens. La promotion d’Édouard Philippe…

Un règne pont : mai 2017 – juillet 2020

Son parcours peut être découpé en cinq étapes :

*Les Réformes économiques et fiscales (2017–2018) – Réforme du code du travail – Suppression de l’ISF.[vii]

*Les Réformes sociales et protection des salariés (2018–2019) – les réformes de l’Assurance-chômage et des retraites.[viii]

*Le Mouvement des Gilets Jaunes (fin 2018–2019) – le déclencheur de la taxe carbone – la gestion répressive par les FDO et la communication plus que critiquable – le projet de loi « sécurité globale » – la limitation des libertés publiques.[ix]

*La Pandémie COVID-19 (mars–juillet 2020) – grave retard dans la distribution des masques et tests – messages sanitaires contradictoires.[x]

Un mandat et ses répercussions

Son mandat doit être compris avant tout comme une mission : l’application sans déviation de la feuille de route d’Emmanuel Macron, souvent au prix d’un coût social élevé. Derrière le vernis de « réformes ambitieuses », il n’y a pas d’initiative personnelle réelle, mais l’exécution stricte d’une politique libérale qui a favorisé les plus riches et affaibli les protections des salariés. La suppression de l’ISF et la réforme du code du travail ont constitué le prélude à une redistribution des richesses vers le capital, tandis que les réformes de l’assurance-chômage et des retraites ont mis en évidence la volonté de rationaliser le système social au détriment de ceux qui en dépendent le plus.

La crise des Gilets Jaunes a brutalement révélé le décalage entre le gouvernement et le pays réel : gestion répressive, extrême violence des forces de l’ordre, communication approximative et mesures symboliques ont échoué à apaiser un mécontentement profond. Le projet de loi « sécurité globale » et les atteintes aux libertés publiques illustrent la tendance à privilégier le contrôle et l’ordre au détriment du dialogue citoyen. Enfin, la pandémie de COVID-19 a exposé les limites logistiques et la faiblesse de préparation de l’État, avec des masques et tests manquants et des messages contradictoires qui ont aggravé la défiance.

Ne pas oublier que tout ceci, bien que présenté comme un bilan « pragmatique », était la mise en œuvre mécanique d’un programme conçu ailleurs. Neuf ans plus tard, on constate que les choix pris sous Philippe ont contribué à fragiliser les protections sociales, creuser les inégalités et nourrir une défiance durable envers les institutions. Son rôle n’a jamais été celui d’un dirigeant autonome : il a été le bras séculier d’une présidence, avec toutes les conséquences que cette obéissance aveugle a engendrées.

L’action néfaste des médias et le mépris de classe

Tout au long du mandat d’Édouard Philippe, les médias largement subventionnés ont joué un rôle décisif dans la construction d’un récit favorable au gouvernement, minimisant les contestations populaires et amplifiant la légitimité des réformes. Les chaînes et journaux grand public ont souvent présenté les Gilets Jaunes comme des fauteurs de troubles ou des « extrêmes » isolés, occultant la profondeur du malaise social et les revendications économiques légitimes. Cette couverture médiatique a servi à justifier la répression sauvage et à masquer le décalage entre les décisions politiques et la réalité vécue par les citoyens ordinaires.

Parallèlement, le mépris de classe s’est manifesté à plusieurs niveaux, de la formulation des politiques jusqu’aux déclarations publiques : les interventions de Philippe et de son gouvernement, accompagnées d’un langage souvent condescendant et technique, ont renforcé la sensation d’un État distant et hors sol, incapable d’entendre les frustrations populaires. L’alliance entre médias subventionnés, médias détenus par des milliardaires et communication gouvernementale a donc contribué à une triple dynamique : imposer des réformes contestées tout en stigmatisant ceux qui les contestaient, creusant durablement la défiance envers les institutions et les élites politiques.

… Et maintenant la course vers l’Élysée

L’ascension médiatique et politique d’Édouard Philippe,[xi] puis sa victoire récente aux municipales du Havre, illustre clairement la mécanique du storytelling électoral contemporain. La fabrication du « candidat naturel » ne repose pas sur ses qualités personnelles, mais sur un écosystème d’acteurs médiatiques, politiques et économiques qui convergent pour créer l’illusion d’une évidence démocratique : Philippe serait le seul capable de contrer le Rassemblement National. La simplification des messages, la répétition et l’auto-renforcement des sondages contribuent à transformer cette construction en réalité perçue, indépendamment de ses véritables compétences ou initiatives. Son mandat à Matignon, bien qu’empreint de popularité superficielle, a été principalement l’exécution stricte du programme de Macron, avec des réformes économiques et sociales aux conséquences profondément inégalitaires et une gestion des crises sociales et sanitaires qui a révélé le décalage avec le pays réel. Les médias, qu’ils soient subventionnés ou détenus par des milliardaires, ont amplifié ce récit en marginalisant les contestations populaires et en légitimant un mépris de classe latent.

Aujourd’hui, l’annonce de sa candidature pour l’élection présidentielle de 2027, présentée comme naturelle et inévitable, apparaît pour beaucoup comme une opération bouche-trou : une manœuvre politique téléguidée à l’avance, nourrie par un écosystème de médias et de sondages qui confèrent à Philippe un statut d’homme providentiel alors que rien dans son parcours ne le justifie. Cette manœuvre politique révèle combien les narratifs médiatiques peuvent façonner l’opinion et masquer les véritables enjeux, donnant l’impression d’un destin politique immuable alors qu’il s’agit d’une stratégie soigneusement orchestrée. Ainsi, la figure d’Édouard Philippe ne doit pas être perçue comme un leader autonome et providentiel, mais comme le produit d’un alignement d’intérêts et d’un storytelling savamment construit. Cette situation rappelle l’importance de rester critique face aux récits médiatiques, de questionner la légitimité réelle des candidats et de ne jamais confondre popularité construite et compétence réelle.[xii]

Pour faire court : êtes-vous prêt à vivre sous un Macron 3 ?

Georges ZETER/avril 2026

Vidéo : Edouard Philippe : le nouveau candidat du Système ? 

Vidéo : critiques sur Edouard Philippe son bilan par CharbOfficiel




58 réactions


  • beo111 beo111 6 avril 16:39

    Allez le peuple français, c’est l’heure, c’est bientôt les élections, il faut défoncer tous les candinazes.


  • placide21 6 avril 17:02

    C’est automatique , dès que j’entends son nom je pense 80km/h .


    • alainandré 6 avril 18:49

      @placide21
      C’est drôle, moi aussi.


    • ahtupic ahtupic 6 avril 23:57

      @placide21
      Normal, il reçoit des pots de vin des fabricants de panneaux


    • Fergus Fergus 7 avril 09:33

      Bonjour, placide21

      Les « 80km/h », c’est l’une des rares bonnes mesures qu’il a prises !
      Je suis d’ailleurs satisfait que cette limitation soit restée en vigueur dans les Côtes d’Armor.


    • Thot Thot 7 avril 11:09

      @Fergus

      Toute la France ne ressemble pas à la (belle) Bretagne.


    • Fergus Fergus 7 avril 11:26

      Bonjour, Thot

      Oui, et... ?
      Originaire d’Auvergne, je constate que le Cantal et le Puy-de-Dôme, ainsi que la Lozère (où est née ma mère) sont repassé à 90 km/h, ce qui très largement stupide dans la mesure où il est quasiment impossible de rouler à cette vitesse sur la majorité du réseau routier de ces départements.


    • Thot Thot 7 avril 11:42

      @Fergus

      De ce que j’ai compris, la mesure visait les routes sans séparateur central. C’est possible à mettre en pratique sur le papier, plus difficile concrétement.
      Par ailleurs, la France est un pays qui souffre de 1000 problèmes chroniques, dont ce que les Gilets Jaunes avaient fait émerger, et lui c’est cela qu’il choisit de « résoudre ». C’est guignolesque.


  • ZenZoe ZenZoe 6 avril 17:24

    Je ne sais pas ce qui me désole le plus, si c’est le minable Edouard Philippe, ou si ce sont les électeurs qui vont inéluctablement voter pour lui le jour J (pour faire barrage à-qui-vous-savez)... et qui s’en plaindront ensuite pendant les cinq ans de son mandat...


    • Doume65 6 avril 22:30

      @ZenZoe
      « les électeurs qui vont inéluctablement voter pour lui le jour J »
      Attends, on n’y est pas encore. Faudrait déjà qu’il franchisse le 1er tour.


    • Fergus Fergus 7 avril 11:29

      Bonjour, Doume65

      Exact.
      Mais il est probable que si aucun autre candidat de droite n’est capable de rivaliser avec lui dans les sondages de l’automne, surviendront des ralliements opportunistes conditionnés par des promesses (occultes) de portefeuille ministériel ou de poste prestigieux.


    • Doume65 8 avril 19:16

      @Fergus

      Ah, mon ami, tu vires complotiste, te rends-tu compte ? Bienvenu au club.


  • jacques 6 avril 17:37

    Il est malade 


  • Dudule 6 avril 19:06

    Vous oubliez : haut fonctionnaire pantoufleur.

    Qu’un haut fonctionnaire fasse de la politique ne me gêne pas. Après tout, c’est une autre manière de servir l’intérêt général, ce qu’ils sont censés faire. Sur le principe, il n’y a rien à dire.

    Mais un gars parti se gaver dans le privé qui revient faire de la politique... Ne JAMAIS, jamais voter pour ce genre de candidat. D’ailleurs, on en a un à l’Élysée.

    En plus, Philippe, c’est Pantouflator : il n’était plus premier ministre depuis trois jours qu’il récupérait sa place à Atos...

    Et tous le monde l’avait oublié ! Je m’intéresse pas mal à la politique, mais quand les sondages ont commencé à le mettre en avant il y a quelques mois, lors des premiers commentaires médiatiques sur cet évènement interplanétaire, il m’a fallu un délais de réflexion pour me souvenir de qui il s’agissait !

    Donc, oui, ces sondages ne sont vraiment pas sérieux.


  • Mustik 6 avril 20:44

    Ca y est, les magouilles du cordon sanitaire se remettent en branle.

    Combien de rappels faudra-t-il faire pendant les 12 mois qui viennent !!!

    Flanby et Philippe sont des Young leaders ( acharnés UE ).

    D’un autre côté, quand je regarde les radio-trottoirs lors des difficultés... que de postures désespérantes chez l’électeur.

    Des enfants gâtés, trop souvent qui pleurent la bouche pleine sans considération pour les questions essentielles, rechignant au moindre sacrifice.

    Ca foire de tous côtés...


  • SilentArrow 7 avril 01:18

    Philippe avec son air détestable de celui qui veut qu’on le prenne au sérieux serait donc le seul candidat capable de faire obstacle au RN !

    L’urgence en France serait donc de faire obstacle au RN !

    Un candidat n’aurait donc pas besoin d’un programme de redressement de la France ; il suffirait qu’on le croie capable de faire obstacle au RN !


  • Thot Thot 7 avril 08:30

    C’est aussi une façon d’éviter de parler du macronisme comme une opération de perdants incompétents.

    Quand rien ne va, on continue.

    C’est ce qui se faisait pendant la françafrique.


  • Thot Thot 7 avril 08:48

    Sacré Giuseppe, il m’a banni de ses articles et il en profite pour jeter de la boue sur Asselineau, en véhiculant toute les merdes que certains disent sur lui.

    Je me demande comment ces personnes arrivent à se regarder dans un miroir « j’ai voté glandu puis Macron plusieurs fois, la France est démolie de partout, mais je trouve normal de cracher sur Asselineau ». A part Asselineau, qu’est-ce qu’on a comme alternative ? le néant absolu. Bardela, Attal, Mélenchon, Philippe... c’est cauchemardesque.


    • Zolko Zolko 8 avril 12:46

      @Thot
       

      Sacré Giuseppe, il m’a banni de ses articles

       
      tous les commentateurs qui se respectent se sont fait bannir par cet imposteur (qui fait écrire ses articles par une IA, il l’a avoué lui-même). Prenez ça comme un badge d’honneur. 

  • sylvain sylvain 7 avril 09:26

    Votez extreme centre pour faire barrage a l’extreme droite, n ieme edition.

    De toute facon, ils se foutent pas mal du resultat, les deux leur vont aussi bien. Ca s’appelle le dilemme du faux choix.

    Soit vous vous ferez baiser parce que le systeme est ainsi fait qu’on y peut rien. Soit vous vous ferez baiser parce que « on vous l’avait bien dit » mais vous avez fait les mauvais choix, comme toujours avec ces debiles de sans dent.

    Et meme si, contre toute attente, malgres le barrage mediatique unilateral, un truc comme LFI passe, vous vous ferez baiser quand meme parce que le pouvoir n’est pas structure au niveau de la nation. Et la vous servirez de nouvel « exemple grec » . 


    • Zolko Zolko 8 avril 12:49

      @sylvain : je pense que le plan est simple : promouvoir 2 candidats dont on sait qu’ils ne gagneront pas le deuxième tour (Mélanchon et Bardella) pour faire élire le candidat de l’extrème-centre. C’est pour ça qu’on les voit — Mélanchon et Bardella — partout, pour etre certains qu’aucun autre candidat dangereux ne peut émerger.
       
      C’est sans compter sur De Villepin et Marion, qui seront, je l’espère, les surprises de 2027


    • Enki Enki 8 avril 13:20

      @Zolko

      Avec un petit risque, quand même : Méluche contre Bardella au 2ème tour. Si l’un et l’autre ont des plafonds de verre, ils ont aussi des bases électorales très solides, des réserves suffisamment importantes pour dépasser les candidats en carton pâtes du centre.
      Mais c’est là que la place Bauveau interviendra durant la collecte des résultats des bureaux de votes, pour ne retenir qu’un des deux et repêcher en tripotant les compteurs, le favori de l’extrême centre vers le second tour.


  • Historiquement les dernières élections ont été volées, elles ont été classées secret-défense d’après les propos de Mouss...ha.

    Donc les sondages sont du domaine de la musique, largement pipeauté !!!!!

    Tout, depuis fort longtemps, relève de l’ingénierie sociale comme le Brexist ou les élections de Sarkozy, Hollande, et Macron le menteur-la crapule....

    Souvenez vous lorsque Macron intredisait que les photographes et vidéos produisent des contre-champs, révélateur d’une foule réduite à pas grand chose !!!!!  


  • Eric F Eric F 7 avril 09:43

    Après son départ de Matignon, on ne parlait plus d’Edouard Philippe, et comme il a changé de look on ne le reconnaissait même pas les rares fois où il passait à la télé. Je n’ai jamais rencontré quiconque qui en ait fait l’éloge.
    Il n’a accompli aucune action d’envergure, si ce n’est avoir déclenché le mouvement Gilet Jaune par ses mesures, et poussé Macron a durcir les confinements. 

    Et malgré ça, il était présenté par les sondages et leurs commentaires dans les média comme homme politique préféré (il a un peu rétrogradé après) et favori des présidentielles. Faut dire qu’il est « topologiquement » placé pour recueillir des reports de voix de gauche face à un candidat RN, et des reports de voix de droite face à LFI. 
    Alors d’accord avec l’article, c’est une popularité médiatiquement fabriquée comme l’avait été celle de Macron en 2016


    • sylvain sylvain 7 avril 10:28

      @Eric F
      Je me souviens de son discours si revelateur, je ne sais plus dans quelle ecole formatrice de la futur oligarchie, X ou polytruc. En somme « je leur ai tous mis dans la gueule, a chaque fois je me suis dit »la ca va bouger« et a chaque fois ca passe, alors je leur en remet. Et tout d’un coup paf, ca bouge, personne comprend pourquoi ». 
      Le mepris total, abyssal, d’une elite parlant d’une espece inferieur, le bas peuple irrationel, incomprehensible, immature, a exploiter rationellement et sans pitiee. 


    • Thot Thot 7 avril 11:08

      Bande de complotistes ! smiley


    • Eric F Eric F 7 avril 12:17

      @Thot
      Un complot s’élabore dans le secret, or nous avons ici une campagne de promotion tout à fait au grand jour smiley


    • Thot Thot 7 avril 12:36

      @Eric F

      C’est rare les phénomènes médiatiques non élaborés en secret.
      Les Réseaux Sociaux ont peut-être tous les défauts du monde, mais ils sont plus spontanées.


    • Eric F Eric F 8 avril 09:05

      @Thot
      Les réseaux sociaux comportent aussi une grande part de manipulation par les « services » de différents camps et factions, certaines spontanéités n’y sont qu’apparentes. 

      Concernant la promotion médiatique d’Edouard Philippe, disons que la ficelle est tellement grosse que c’est quasiment au grand jour !
      Le mot d’ordre des journalistes économiques (porte voix du marché) est de réduire les déficits tout en réduisant les prélèvements sur les entreprises, donc deux tours de vis sur la population. En théorie c’est un programme de centre-droit libéral, quoique Sarko et Macron ont été champions des déficits. Bayrou a tenté de « conscientiser » les citoyens et les élus dans ce sens, mais a fait un flop magistral


  • Mustik 7 avril 10:14

    Qu’est-ce qu’on est mal barrés !

    — Ukraine,

    -Iran,

    — Accords commerciaux européens,

    — déficit de toutes les balances ( commerce international, Sécu, dette...),

    — Immigration massive, chômage, fermeture d’usine, hyperfiscalité

    — désinformation et démagogie,

    — laxisme judiciaire et insécurité,

    — incivisme généralisé, protestations infondées

    etc, etc...


    • sylvain sylvain 7 avril 10:22

      @Mustik
      — oligarchie compradore, ennemie plus ou moins declaree de son propre peuple
      — police fasciste au service de cette oligarchie et, de plus en plus, d’elle meme. Derivant vers un comportement mafieux
      — population agee
      — ...


    • Eric F Eric F 7 avril 11:15

      @sylvain
      D’accord concernant l’oligarchie, incluant les connivences entre politiciens eurolibéraux et les affairistes. 
      Pas d’accord sur la généralisation concernant les forces de l’ordre, il y a certes des bavures et des méthodes discutables (*), mais d’une manière générale nous avons besoin d’un renforcement de la sécurité contre la violence et les trafics notamment.

      (*) l’utilisation des LBD à hauteur de tête notamment -ce qui est normalement proscrit-, et le faiit, pendant les manifestations GJ de s’en pendre aux manifestants sur la chaussé au lieu des casseurs et pilleurs sur les trottoirs.


    • Fergus Fergus 7 avril 11:34

      Bonjour, Eric F

      « nous avons besoin d’un renforcement de la sécurité contre la violence et les trafics notamment »
      100 % d’accord.
      Mais il est évident que les policiers gagneraient en soutien de la population s’ils faisaient le ménage en éliminant sans faiblesse les brebis galeuses qui ternissent leur image par d’évidentes bavures. 


    • Eric F Eric F 7 avril 11:44

      @Fergus
      Il y a deux choses, les « brebis galeuses », mais aussi des problèmes de commandement, consignes, méthodes, équipement. 


    • Fergus Fergus 7 avril 11:55

      @ Eric F

      Les « problèmes de commandement » sont trop souvent des « problèmes de syndicats » : dans trop d’unités, la hiérarchie est de facto corsetée par la puissance de syndicalistes pas trop regardants sur les dérives de leurs adhérents.


    • Thot Thot 7 avril 12:08

      Les policiers sont normalement des gardiens de la paix, mais dés la première fausse note, ils sont accusés de mal faire leur travail. Presque un paradoxe d’actualité.


    • pierre 7 avril 12:13

      @Thot
      Normal, il ne faut donc pas faire de « fausse note » smiley


    • Thot Thot 7 avril 12:17

      @pierre

      Qui décide qu’il y a eu fausse note ?
      La populasse, les banlieues, l’administration loin du terrain ?
      C’est un métier horrible ; entre manque de moyen et dénie des plus compétents.


    • sylvain sylvain 7 avril 12:22

      @Eric F@fergus

      J’avais un peu la meme vision. Mon education et mon milieu social me portent a me mefier des forces de l’ordre. Cependant je les avais toujours considerees comme fondamentalement fiables, non corrompues, protectrices plus du peuple que du pouvoir en lui meme, impermeables aux logiques mafieuses.

      Ma vision des choses a changee depuis un moment deja. Toutes ces considerations se sont inversees. Quand vous voyez des dizainnes de flics sortir des manifs de GJ et enlever leurs cagoules « black block », que vous vous renseignez sur la proximite systematique du narcotrafic et de sa « repression », que vous constatez que ce qui ressemble au premier veritable cartel du crime francais, la DZ mafia, est dirige depuis la prison, que vous voyez des compagnies entieres se rejouir de la mutilation de manifestants et la mettre en oeuvre, que vous prenez acte du fait que les FO dans leur ensemble se proclament dans leur immense majorite d’extreme droite, que vous voyez des milices violentes attaquer (avec barre de fers..) des corteges de manifestants puis se refugier derriere les cordons de FO pour recommencer ensuite, que vous voyez de vos yeux des CRS qui observent un pauvre type se faire massacrer par des milices en 4*4 et ne reagir que quand certains essaient de lui porter assisatance, que vous constatez que la police refuse de proteger les rassemblements qui ne correspondent pas a ses valeurs, qu’elle sait parfaitement que des militants d’extreme droite vont attaquer ces rassemblements, qu’elle les observe se preparer et les laisse faire, puis laisse l’assemblee nationale faire sa minute de silence pour une personne dont elles savent pertinemment qu’il est un n eo nazi, que le procureur de la republique reprend mot pour mot le discours de l’extreme droite...

      Et j’en passe. Vous n’adherez plus a la rethorique de la brebie galeuse. Des temoignages de flics qui vous expliquent que ceux qui portent les valeurs de la republique... enfin tout ce qu’on espererait que les flics soient vous expliquent qu’aujourd’hui, ce sont eux les brebis galeuses dans leur profession, on peut les ecouter, meme si ce n’est pas confortable


    • pierre 7 avril 12:24

      @Thot
      « Qui décide qu’il y a eu fausse note ? » le bon sens
      C’est un métier horrible oui, mais ne sont pas détestés pour rien , à faire chier un mec avec une lampe grillée etc etc, quand je vois des feux bleus, je change de route


    • Thot Thot 7 avril 12:40

      @pierre

      « à faire chier un mec avec une lampe grillée etc etc, quand je vois des feux bleus, je change de route »

      Je ne dirais pas le contraire ; par contre, si vous avez vu le film Bac Nord, par exemple, ou que vous suivez l’actu (Nahel), diffiicle de considérer ce métier comme facile. 

    • sylvain sylvain 7 avril 15:30

      @Fergus
      le role des sydicats, notamment de alliance a ete mis en avant par ceux qui quittent la profession par deontologie. Ils decrivent un systeme ou si tu n’adoptes pas la ligne politique, alignee sur celle de l’extreme droite la plus dure, tu es ostracise, tu n’as plus d’evolution de carriere, tu es mis au ban par tes collegues


    • Fergus Fergus 7 avril 19:37

      @ Thot

      Dans nombre de cas de bavures, les faits sont clairement avérés — de plus en plus souvent vidéos à l’appui —, et pas seulement dénoncés par « La populasse, les banlieues, l’administration loin du terrain ».


    • Eric F Eric F 8 avril 09:12

      @sylvain
      « des dizainnes de flics sortir des manifs de GJ et enlever leurs cagoules « black block » »
      Je sais que certains voudraient nous faire avaler qu’en fait ce sont les flics qui cassaient et pillaient en marge des manifs, certes il a pu y avoir des infiltrés ou provocateurs à la marge, mais de là à en faire un phénomène général il y a un gap.
      (en outre, il y a des flics en civil et cagoulés en intervention pour coincer les émeutiers) 


    • Zolko Zolko 8 avril 12:53

      @sylvain

      des forces de l’ordre

       
      il y a 3 corps différents : 

      — les gendarmes (qui sont des militaires)
      — la police municipale (qui sont des gens locaux)
      — la police nationale (qui sont des fascos)

      en gros. Il faut savoir faire la différence.


  • charlyposte charlyposte 7 avril 12:57

    Voter Édouard c’est voter la retraite à 70 ans sans remise de peine smiley on dit merci d’avance à Édouard, le futur sauveur de cette France qui ne pense qu’aux vacances et aux arrêts maladie en veux tu en voilà, sans oublier l’assurance chômage à revoir de fond en comble, pourquoi pas mettre un terme à la semaine des 35 heures smiley


  • TSS (...tologue) 7 avril 20:51

    il fut accusé par la cour regionale des comptes d’avoir pratiquement ruiné

    sa ville du Havre et après fut 1er ministre .Il fut réélu maire du Havre et maintenant

    mis en examen pour prise illegale d’interêt donc il se presente aux presidentielles

    c’est logique... !!


    • Eric F Eric F 8 avril 11:49

      @TSS (...tologue)
      En plus, il a été réélu au Havre dans le cadre d’une triangulaire, avec une majorité relative (47,7%), c’est loin d’un triomphe


  • Les sondages d’opinion ne servent qu’à accaparer et orienter le débat public. Les buts sont définis par les commanditaires qui se tiennent prêts dès la sortie des résultats attendus et commandés à en faire les commentaires définis avant la fabrication du questionnaire. Questionnaire conçu en fonction des commentaires à venir.


  • Nicolas36 9 avril 16:25

    @l’auteur, 

    Ce coup là a déjà été tenté avec son mentor , Juppé. 

    Il faut se souvenir que le dit Juppé a été jusqu’à draguer la gauche lors du second tour ders primaires de 2017. Cela à la grande honte de son camarade de parti, Debré. qui l’a dénoncé dans une lettre ouverte. 

    Philippe c’est le même tonneau < Un type qui à été à la tribune de la fête de l’Huma pour raconter qu’en cas de choix , il voterai communiste contre un candidat RN si cela se présentait. 

    Tout son parti Horizon et encore quelques LR ne sont que les héritiers du vieux parti Radical Socialiste comme l’était Chirac au fond . 

    Quoiqu’on dise la France est gouvernée par la gauche depuis bientôt 50 ans par des faux nez divers que des naïfs pensent être des héritiers du Gaullisme mais qui sont des faussaires en fait. 

    Macron est typique du genre. Un atome sorti du vivier des socialistes et qui a monté une escroquerie politique magistrale : faire croire avec succès qu’il était une sorte de centriste. 

    Pour ceux qui en doutent il suffit de voir l’état de délabrement de la France qui n’a été gouvernée à aucun moment par des conservateurs nationaux. 

    Manipuler l’opinion en se faisant passer pour autre chose que l’on est a très bien fonctionné plus particulièrement depuis 15 ans. 

    En considérant aussi le mandat Sarkozy avec son hubris d’engager des personnalités quasi gauchistes dans son gouvernement n’a pas trop fait d’étincelles si on veut rester objectif. 

    Prendre un Kouchner comme ministre ou pistonner un Strauss Khan démontre la fatuité du personnage. Le plus beau reste que ses « amis » l’on fait virer en 2012 comme un malpropre qu’il est. 

    En réalité 70 % des députés sont soit de gauche , soit des radicaux socialistes déguisés en centriste. Le cas Bayroux ne fait pas exception. 

    Définitivement le pays est gouverné par la gauche qui a implanté un Etat profond dans tout les rouages. 

    Ill ne faut pas s’étonner des résultats et de la déchéance de ce pays. 


  • Hongrie, la scandaleuse campagne électorale de la commission européenne, des affiches où les portraits conjoints de Zélensky et de Peter Magyar sur la même affiche.....

    DONC, si il y a un abruti en France pour gueuler à l’Ingérence Russe ce ne peut être que M....... !

    Puisque en France les mensonges sont véhiculés en permanence par la Looze, ce fleuve qui circule dans toutes les communes de la gauche/écolo/centre/RN..... . 
     


  • letemps.ch
    Pari réussi pour Péter Magyar : défait, le premier ministre souverainiste Viktor Orban l’a félicité pour sa victoire


  • Législatives en Hongrie : Viktor Orban reconnaît sa défaite « douloureuse »
    Le Premier ministre hongrois sortant, Viktor Orban, a reconnu sa défaite aux législatives de dimanche, lors d’un bref discours dans son QG de campagne.


  • C’est un incident sans précédent dans les relations entre deux pays voisins. Selon le site hongrois Telex, la police antiterroriste du pays a interpellé, dans une station-service sur l’autoroute M5, sept employés de la banque ukrainienne d’État Oschadbank qui convoyaient des fonds de l’Autriche vers l’Ukraine. Dans les deux fourgons blindés se trouvaient 35 millions d’euros et neuf kilos d’or.


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 13 avril 13:45

    Quel que soit la sortant issu des souhaits de l’oligarchie, il continuera la destruction systémique et systématique du pays commencé et jamais remis en cause à partir du règne de Sarkozy.

    Sauf que Macron a accéléré le mouvement et que son successeur poursuivra :

    -Destruction de la sécurité sociale

    -Destruction des régimes de retraite

    -Destruction des services publics

    -Destruction des services sanitaires et du système de santé public

    -Destruction de la justice

    -Désindustrialisation massive du pays

    -Destruction du système énergétique

    -Destruction des droits démocratiques et du travail

    Mais aussi des renforcements :

    -Renforcement de la censure

    -Renforcement de la surveillance de l’espace public et privé

    -Renforcement de la répression politique

    -Renforcement de l’interdiction de penser

    -Renforcement de l’appareil militaire en vue de guerres perdues d’avance.

    Tout cela afin de faire de la France un pays exsangue, ruiné, failli, où seule l’oligarchie et ses servants auront le droit à un bonheur (matériel) illimité tandis que le reste de la population agonisera.

    Telle est la feuille de route que le prochain candidat, une fois devenu Président, devra suivre. Le reste n’a aucune importance.


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 13 avril 13:55

    Quant à Édouard, ce triste sire me fait toujours penser à son homo-patronyme, Louis Philippe, de sombre mémoire.


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