Certaines personnes se posent encore des questions sur la véracité de la mission Apollo 11 qui est allée sur la Lune

Durant les vacances, nous avons déjeuné avec un couple de vacanciers, brillants universitaires. Lui était docteur en biochimie, et la dame, docteur en théologie. Après avoir été instruits de longues minutes, sur ce qu’était cette disciple assez peu connue, nous avons parlé de choses et d’autres, notamment du nouveau programme spatial habité de la NASA : Artémis.
Tout d’un coup, le docteur m’a pris pour cible, dans un flot de questions, sur la mission Apollo 11. Celle de 1969. L’assaut a duré 5 bonnes minutes. Son questionnement, vivement approuvé de la tête par sa compagne, démontrait chez chacun d’eux, un très grand scepticisme quant à la réalité du fait que les Américains soient, un jour, vraiment allés sur la Lune.
Abasourdi par une vingtaine de questions débitées tambour battant, j’ai eu, moi le néophyte en matière spatiale, du mal à réagir quand, de manière assez inespérée, la dame m’a tendu la première perche, en disant : « Pourquoi les médias ne parlent quasiment que d’Armstrong ? »
Et, avant que je m’exprime, le docteur a répété 3 ou 4 fois : « Pourquoi, personne ne veut jamais répondre à nos questions ? ». Un vrai délire.
Pour Armstrong ? « Normal, ai-je dit, car Armstrong était le chef d’équipage, c'est-à-dire le commandant de l’équipe. »
« Ah bon ! » ont-ils dit en cœur, comme si je venais de leur révéler un secret bien gardé. Ces braves gens semblaient ignorer que dans toute mission, et encore plus dans celle-ci, il y a un besoin impérieux d’avoir un commandant de bord, un chef.
Ensuite, dans le flot de questions impossible à interrompre, j’en ai retenu 2 beaucoup plus simples que les autres :
« Pourquoi sur une photo, nous voyons deux hommes sur la Lune ? »
« Qui a pu pendre cette photo alors que les Américains ont toujours prétendu qu’ils étaient seuls, tous les deux, sur la Lune ? »
J’ai été un peu désarçonné par la 2ème question, quelque peu enfantine si je peux me permettre, moi qui suis docteur en rien en tout, car ces deux personnes avaient fait de brillantes études.
J’ai essayé de leur expliquer qu’ils nous arrivaient parfois, avec mon épouse, de faire la même chose sur la planète Terre. Il suffit juste de poser l’appareil photo sur un support à quelques mètres de distance, avec un déclenchement atomique de 30 secondes, par exemple, et ensuite d’aller rapidement à côté de son épouse pour être, avec elle, sur le même cliché ! Surprenant, n’est-ce pas ? Où va donc s’arrêter le progrès ?
Etc., etc. J’en passe et des meilleures.
De cette rencontre un peu surréaliste, j’en ai conclu que le scepticisme ne dépend aucunement du niveau d’étude, comme l’esprit critique, d’ailleurs !
Bien au contraire :
- La spécialisation à outrance, dès la sortie du lycée, peut rapidement vous enfermer dans un couloir hermétique, si vous mettez aux oubliettes la culture générale que tout un chacun se doit d’arroser chaque jour.
Nous venions, mon épouse et moi, de rencontrer la preuve de cela, étalée qu’elle avait été de tout son long durant notre déjeuner… interminable.
Le couple avait aussi laissé clairement apparaître une certaine méfiance envers les institutions, les récits dominants, les dires de tous les prix Nobel et surtout, tout ce qui vient d’un Occident dominateur, quelque peu décadent. Étrange ce mélange des genres, des amalgames. J’ai alors mieux compris pourquoi le docteur répétait souvent : « Pourquoi personne ne veut jamais répondre à mes questions ? »
Avec le recul, j’aurais dû, comme je l’avais mainte fois pratiqué, valoriser leur sain questionnement afin de ne pas gober tout et n’importe quoi, sans preuve. Et puis, j’aurais dû les aider à orienter leur quête vers la recherche de preuves tangibles. Oui, mais auprès de qui, puisque tout leur paraissait truqué, être supercherie ?
Le seul fait qu’ils ne connaissaient même pas la fonction d’Armstrong dans l’équipage, montrait assez clairement qu’ils n’avaient rien lu de pertinent sur Apollo 11, et qu’ils étaient très ouverts à des récits alternatifs, voire complotistes, vus, écoutés sur un coin de table ou sur des réseaux sociaux univoques.
Nous ne revîmes pas ces personnes, bien que cliniquement intéressantes, et fîmes d’autres rencontres intellectuellement plus valorisantes et surtout plus reposantes. Être assailli d’un torrent de questions sur un sujet que l’on ne maîtrise pas : c’est épuisant, croyez-moi ! D’ailleurs, c’est aussi épuisant quand on le connaît…
Quelles preuves tangibles avons-nous, que les missions Apollo, au nombre de 6, ont bien eu lieu ?
Nous savons, notamment, que :
- Des milliers de personnes ont travaillé durant plus de 10 ans sur le programme Apollo. Beaucoup vivent encore. Des tonnes d’archives techniques existent aussi ;
- Quelque 400 kg de roches lunaires ont été dispersés par les USA, dans la plupart des labos de la planète… en France et même en URSS, aujourd’hui Russie. Pays qui se serait fait un énorme plaisir de dénoncer la supercherie yankee ;
- …
- Des réflecteurs lunaires ont été déposés sur la Lune, et leurs mesures laser permettent de mesurer précisément la distance TerreLune. Notre astre s’éloigne de nous chaque année de 1 à 2 cm. Cela est, à terme, très préoccupant.
N’ayant pas moi-même travaillé sur le programme Apollo, ni sur les roches rapportées sur Terre, certains peuvent encore me rétorquer que tout cela est faux !
Parmi ces grands sceptiques, je pense que certains prennent probablement pour vrai que la Terre a été créée avant le Soleil, et que ce même Soleil, a vu sa course arrêtée en plein jour à la bataille de Gabaon, en 1207 avant notre ère. Ils seraient des centaines de millions à croire cela. C’est ce qu’ils appellent : avoir la foi ! J’aurais aimé connaître la réponse de la docteure en théologie, sur cette question ? Si elle lit cet article, elle le peut ! Elle a juste à s’inscrire sur Agoravox… même de façon anonyme.
Il est toujours extrêmement difficile de convaincre les personnes déjà convaincues.
Je peux juste leur dire que la science, dont la biochimie, ne fonctionne pas par une succession de croyances ni de certitudes, comme le font les religions. Pour ces dernières, le doute n’existe pas, puisque l’information est écrite noir sur blanc dans les versets de leur livre de chevet.
Je terminerai ce papier par une phrase inscrite sur l’un des murs de mon bureau : « Je pense, donc je suis ! » (le Cogito, ergo sum de René Descartes, 1637).
Pour être ce que l’on est, il faut penser. Oui, bien sûr, MAIS penser par soi-même !
Crédit photo : Wikipédia.






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