jeudi 13 décembre 2012 - par Pierre Alain Reynaud

Ces illuminations qui narguent les pauvres ...

Plus de trois millions de chômeurs en France ! Plus de huit millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté ! Et combien de familles et de personnes âgées qui vivent dans le dénuement complet !

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Noël et la misère sociale

Pendant ce temps, Paris s'illumine, Lyon s'illumine, Marseille s'illumine, Toulouse s'illumine comme toutes les autres grandes villes de France. Cette débauche de lumières et de décorations et de strass devient indécente face à la crise que nous subissons de plein fouet depuis plus de trois ans.

A titre d'exemple, prenons quelques cas et tout spécialement ceux de Marseille, Nice, Nantes ou Strasbourg :

1/ Marseille. Coût des installations 760.000 €. Coût de la consommation : non communiqué. Durée des illuminations 39 jours. Durée quotidienne d'éclairage environ 6 heures.

2/ Nice. Coût des installations 1.520.000 €. Coût de la consommation : non communiqué. Durée des illuminations : 44 jours. Durée quotidienne d'éclairage : environ 6 h 30.

3/ Nantes. Coût des installations 600.000 €. Coût de la consommation 3000 €. Durée des illuminations : 53 jours. Durée quotidienne d'éclairage : environ 8 heures.

4/ Strasbourg. Coût des installations 450.000 €. Coût de la consommation : 13.200 euros. Durée des illuminations : 51 jours. Durée quotidienne d'éclairage : environ 10 heures.

J'arrêterai donc ici ces énumérations, tellement elles seraient longues, si je devais toutes les citer.

Face à ces dépenses somptueuses, parfois folles même, il existe une foule de gens qui vivent chaque année un Noël et un Nouvel An dans l'exclusion la plus totale, n'ayant pas les plus petits moyens pour profiter convenablement de ces fêtes de fin d'année.

Mais que pensent les citoyens de la rue et tout spécialement ceux qui s'embourgeoisent ?

En fait, à une époque où l'on parle sans cesse de solidarité nationale ou de partage, le comportement de la plupart d'entre nous est devenu très individualiste. Un vieux proverbe disait « Chacun pour soi et Dieu pour tous ! ». Aujourd'hui, notre société est pire que celle d'autrefois en raison de l'esprit d'élite et de hiérarchie qui s'est développé voici quelques trente années. Ce qui entraîne évidemment un rejet involontaire certes, mais bien réel d'une classe sociale défavorisée que l'on ignore volontiers.

Cependant, si le comportement humain n'est pas toujours à la hauteur des espérances de la démocratie, les pouvoirs publics par contre devraient réagir pour apporter le secours et le réconfort à tous ceux et celles que l'existence a laissé en bordure du chemin. Ainsi, en cette période de Noël où les actions humanistes devraient être plus nombreuses que jamais, les communes pourraient être les premières à donner l'exemple en diminuant certaines dépenses accessoires telles que les illuminations de rues, afin d'apporter une aide à toutes les personnes en difficulté : familles démunies, parents isolés, personnes âgées sans ressources, étrangers en situation d'errance, etc … Mais les mairies restent trop souvent aveugles et sourdes à la détresse humaine !

A ce début de 21ème siècle, il n'est donc plus admissible que la pauvreté augmente chaque année, alors que le faste s'étale de partout, et spécialement dans les lieux publics que gèrent les administrations territoriales de notre Pays.

En fait, demandez aux pauvres ce qu'ils pensent des illuminations de Noël ; la réponse sera claire et sans équivoque. Ils n'y voient aucun plaisir ni aucun bonheur. A noter même que nombreux de ces laisser pour compte, déclarent se sentir encore plus infortunés et plus abandonnés en ce temps de fêtes, ce qui ne fait qu'augmenter leur douleur et leur désarroi.

Les pauvres ne connaissent par les miracles ou … si peu ! Et ce n'est pas de nouveau en ce Noël 2012 qu'ils découvriront une lumière d'espoir.

En évidence, le constat est triste : autant que le Monde existera, les lumières des villes continueront à jeter leur feux scintillants sur les plus riches comme sur les plus modestes. Les illuminations demeureront toujours les symboles d'aisance et de puissance, continuant à narguer les faibles et les malheureux dans une société ultra libérale où l'argent est devenu le grand maître à penser.

Seule la République - la vraie - serait capable de changer le destin des plus démunis. Mais cette république ne pourra exister que dans la mesure où l'esprit citoyen sera capable à un moment donné, de faire preuve de solidarité et de partage, ce qui n'est pas encore le cas à l'heure d'aujourd'hui.

Pierre-Alain Reynaud

Site internet : www.pierre-alain-reynaud.com

Mail : [email protected]

 



34 réactions


  • titi titi 13 décembre 2012 18:13

    « Face à ces dépenses somptueuses, parfois folles même, il existe une foule de gens qui vivent chaque année un Noël et un Nouvel An dans l’exclusion la plus totale, n’ayant pas les plus petits moyens pour profiter convenablement de ces fêtes de fin d’année. »

    J’ai la chance d’avoir mes deux jambes. Il existe une foule de gens qui vivent en fauteuil.
    L’égalitarisme impose-t-il qu’on me coupe les jambes ?

    Le tourisme strasbourgeois vit des illuminations. Coupez le courant et vous aurez encore plus de gens dans le dénuement.


    • Acid World Acid World 14 décembre 2012 11:27

      L’hyperclasse est la partie la plus extrême qui donne un mauvais exemple. Mais on ne doit pas s’y tromper : la force du système c’est que tout le monde a envie d’imiter les riches en étant ostentatoire. Donc oui, les illuminations des gens y sont aussi pour quelque chose. C’est insoutenable écologiquement. Je ne parle pas d’écologie globalisante bobo, je parle de gestes concrets de sobriété au quotidien. Je ne crois pas aux mondialistes écolos qui sont des naifs ou des escrocs, je crois plutôt aux vertus de la simplicité volontaire, adoptables par tout un chacun. La mauvaise foi de la société de consommation l’assimile à la pauvreté... Alors que surconsommation signifie surendettement !!


      Les pauvres ne sont plus rien pour nous car il n’y a pas d’âme de peuple, de village, de cité. Juste des envahisseurs qui gênent notre quotidien de consommateur.

      > Votre phrase est criante de vérité. Les pauvres ne sont pas seulement méprisés, ils sont traités comme invisibles (non traités en somme). Décembre est un décidément un mois caricatural.

  • T.REX T.REX 13 décembre 2012 20:11

    Sans compter que le discours écolo est malmené par cette mode des illuminations des jours de fêtes de fin d’année. Même les particuliers participent à des concours du plus illuminé de la commune ! Lamentable !

    A quoi ça sert de faire des efforts d’économie d’énergie tout le long de l’année si c’est pour les engloutir dans la folie consumériste du moi de décembre ??

    On est pas prêt de s’en sortir ! 


    • Fergus Fergus 14 décembre 2012 11:16

      Bonjour, T.Rex

      Bravo pour ce coup de gueule !


    • esteban 14 décembre 2012 13:28

      Quel coup de gueule ?

      Poser une question naïve c’est porter un coup de gueule ?

      "A quoi ça sert de faire des efforts d’économie d’énergie tout le long de l’année si c’est pour les engloutir dans la folie consumériste du moi de décembre ??"

      Ah ouais, en effet, quel coup de gueule. J’en suis baba.

      Et sinon, vous avez des réponses avec vos questions ? Non parce que c’est quand même l’essentiel.... On vous prend pour des gros cons, voila la réponse. Maintenant cours Forest.


    • T.REX T.REX 14 décembre 2012 16:07

      Laisse tomber esteban ! Ce n’est pas un coup de gueule, c’est vrai...
      c’est plutôt une interrogation du type : va t on arrêter de tenir des discours que nos actes contredisent ? C’est déprimant de constater le moutonnisme consumériste.

      Nous allons pourtant nous consumer à consommer de la sorte !

      Esteban, esteban...ce pseudo ne serait il pas lui même une question ?


  • easy easy 13 décembre 2012 21:24

    Je C/C cet article, je le mets dans l’avant de l’année prochaine et j’assure en ajoutant un noeud à mon mouchoir trempé.

    Ça me fera au moins un papier à publier. 

    Je changerai un peu les chiffres, le nombre de morts, j’ajouterai p’tet deux trois chihuahuas de Belleville retrouvés gelés dans une poubelle ou alors une histoire de landeau écrasé par un manège à la fête à Neu Neu (fallait l’inventer un nom pareil !) et je ne risquerai pas un procès pour plagiat de haute oeuvre d’utilité hautement publique.



    Le tout c’est d’être just in time au moment de sa publication.

    Trop tôt je passerais pour un pique-assiette ; trop tard pour un fumeur de mégôts.

    Pas facile.




    En tous cas, bravo à vous pour cette fois-ci.


  • louphi 13 décembre 2012 22:57

    Pierre Alain Reynaud

    Bon développement de l’article. Mais le dernier paragraphe de conclusion est timoré. Exprimons-nous directement, sans détour. La seule vraie république démocratique ne peut être que la République Socialiste Soviétique fondée sur la dictaure révolutionnaire du prolétariat. Cette république démocatique véritable ne peut s’instaurer que par la révolution communiste de type bolchevique.


  • Christian Labrune Christian Labrune 14 décembre 2012 00:18

    « La seule vraie république démocratique ne peut être que la République Socialiste Soviétique fondée sur la dictaure révolutionnaire du prolétariat. »

    @louphi

    Excellente remarque, et pour ne pas rester dans le vague théorique, proposer aussi quelques exemples concrets qui réveillent vraiment la mémoire et parlent à l’imagination : Staline, Kim il Sung, Pol Pot. Il y en aurait bien d’autres, et qui vivent encore, mais après ceux-là, on peut déjà tirer l’échelle. 


    • louphi 14 décembre 2012 15:29

      Christian Labrune

      « ...pour ne pas rester dans le vague théorique, proposer aussi quelques exemples concrets qui réveillent vraiment la mémoire et parlent à l’imagination : Staline, Kim il Sung, Pol Pot. Il y en aurait bien d’autres, et qui vivent encore, mais après ceux-là, on peut déjà tirer l’échelle. »

      De tous les personnages que vous avez cités et amalgamés, il n’y a qu’un seul qu’il faut retenir comme un exemple concret. C’est Staline, c’est-à-dire l’URSS.

      Pour Kim Il Sung, vous faites référence à la Corée du Nord. On peut tout de même observer que si ce petit pays lilliputien peut aujourd’hui se prévaloir d’une réelle indépendance face aux hégémonies impérialistes occidentales, c’est en grande partie, au départ, grâce à l’URSS de Staline. Il en est de même de la Chine de Mao. Cette appréciation ne présage en rien l’évolution de ces pays postérieurement à l’URSS, à Staline. En effet, comme on sait, l’URSS a cessé d’exister en mars 1953 par coup d’Etat trotskiste-khroutchevien ayant renversé l’Etat Soviétique par assassinat des principaux dirigeants dont Staline.

      Pour Pol Pot, vous faites référence à la convulsion du Cambodge dans un contexte régional rendu chaotique par la seconde guerre d’Indochine ou guerre du Vietnam, traduction des rivalités entre l’impérialisme américano-européen, le social-impérialisme chinois et le social-impérialisme russe. Compte tenu de la restauration de l’impérialisme russe sur les décombres de l’URSS et du refus de la Chine maoïste à s’engager dans la voie de la dictature du prolétariat (la République de Chine n’ayant jamais été socialiste mais populaire) préférant le capitalisme, les aventures maoïstes de Pol Pot ne sauraient être attribuées à la dictature du prolétariat. Ces aventures sont le produit des rivalités entre les impérialistes.

      Soyons honnêtes un minimum !


    • Christian Labrune Christian Labrune 16 décembre 2012 12:37

      « Soyons honnêtes un minimum ! »

      Ben voyons ! Les massacres de 75 dans le Kampuchea démocratiques sont le fait des Américains et des Européens ; c’est eux qui torturaient et qui organisaient les exécutions, tout le monde sait cela.


  • Yohan Yohan 14 décembre 2012 00:38

    Maintenant, vlatipâs que nos socialos tendance je suis partout s’attaquent aux décos de Noël, là pour ne pas offenser les pauvres, disent-ils. Voudraient peut-être nous les cacher de peur qu’on ne les voie sous une lumière trop crue ?

    Mais ont-ils seulement demandé l’avis des pauvres ?
    Feraient mieux de se renseigner nos socialos, car ceusses qui achètent le plus de guirlandes électriques et de gadgets de Nöel en France sont les Rmistes.
    Franchement, l’auteur est un sérial bisounours déconnecté des réalités de ce monde

  • Lord WTF ! Lord Franz of the F. in S. 14 décembre 2012 00:40

    Le problème, qui me semble somme toute évident, est que les prémisses de l’auteur me semblent fausses autant que biaisées : en effet, en semblant vouloir établir une équivalence entre pauvreté conjoncturelle et illuminations de Noël ponctuelles : il commet une erreur de raisonnement impardonnable pour qui se prétend défenseur de notre République.

    Il m’apparait somme toute aisé de contrer l’argument de l’auteur, en lui rappellant tout simplement que les illuminations de Noël ont une utilité : par exemple, comme il en fait état, booster les recettes d’EDF, une de nos fiertés nationales, notamment avec le nucléaire mais aussi pourrions évoquer le potentiel économique manifeste de ces dites illuminations ( le pouvoir psychotropique d’une exposition continue à un éclairage clignotant a été démontré dans maintes études : notamment à Guantanamo si l’on se réfère à la période récente) qui faut-il le rappeller, en induisant un état de transe hypnotique chez les citoyens-consommateurs, jouent une grande part dans la frénésie consommatoire durant les périodes dites de « fin d’année » : ce qui dans le contexte de crise actuelle, en accroissant les bénéfices des commerçants et actionnaires des grandes marques franchisées (sans parler des manufacturiers extreme-orientaux et donc de l’amélioration de nos relations dimplomatiques avec la République Populaire de Chine) , stimule notre économie, améliore nos relations avec une grande puissance mondiale et donc s’avère éminemment positif.

    QUANT aux pauvres, ils n’ont ABSOLUMENT aucune utilité : la jurisprudence historique nous permet aisément de le constater, et cela sur une période de plusieurs milliers d’années.

    De plus, la vision de ces socioparasites produisant chez certains consommateurs un sentiment de culpabilité (dont l’origine reste à étudier) induit l’effet inverse des illuminations évoquées : à savoir une contrainte d’ordre psychologique (généralement associé au concept abstrait de « solidarité » cher aux idéalistes et utopistes et autres adolescentes attardés) sur cette ô combien nécessaire frénésie consommatoire de « fin d’année ».

    Toute personne douée de raison constatera que non seulement les pauvres n’ont aucune utilité mais qu’en plus ils induisent, par leur simple présence, une contrainte négative sur notre économie, OR rappellons-le nous sommes en période de crise...Je laisse à chacun la liberté de tirer les conclusions pratiques autant qu’utiles de ce constat strictement empirique.


    • Christian Labrune Christian Labrune 16 décembre 2012 12:58

      « QUANT aux pauvres, ils n’ont ABSOLUMENT aucune utilité »

      Lord Franz

      Vous avez raison. Dans ses « Petits poèmes en prose », Baudelaire propose déjà ironiquement d’assommer les pauvres. Dans son siècle, les pauvres étaient maigres, et très gras les bourgeois. Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse. Il y aurait donc un moyen de faire en sorte qu’ils puissent se rendre utiles, ce serait de les manger. Swift, au XVIIIe siècle, avait déjà proposé d’utiliser comme viande de boucherie les enfants des Irlandais misérables ; c’était une excellente idée, qui est malheureusement restée sans suite. On pourrait commencer, aujourd’hui, par bouffer les pauvres et bons (mais je n’ai jamais goûté) Palestiniens de Gaza qui ne servent apparemment qu’à emmerder le monde. Bouffer aussi les Tibétains : le Dalaï Lama paraît gras à souhait.

      Que de problèmes résolus ! Mais je ne revendiquerai pas cette modeste proposition, elle découle tout naturellement de votre observation et je vous en laisse bien volontiers la paternité.


    • Shawford34 16 décembre 2012 13:51

      Ah ah dès lors que de plus en plus d’agovaroxiens saisiront la perche que leur tend notre Gourou Bad, AV va finit par devenir un véritable univers kafkaïen des plus jouissifs smiley


    • Lord WTF ! Lord Franz of the F. in S. 16 décembre 2012 14:01

      Aleykoum salam Effendi Labrune !

       * (aucune ironie ici, Effendi est grosso modo l’équivalent nazislamiste –branche osmanli, du Sir de nos amis d’Albion, employé notamment lorsqu’on interpelle des gentilshommes éduqués. J’avais aussi considéré l’emploi de "Roumi Bunni" soit la traduction (approximative) nazislamiste de votre nom)

       Bon, plus sérieusement, revenons à votre proposition. Et bien, désolé elle ne me parait pas si judicieuse que cela.

       Pour faire simple (après une rapide estimation du tonnage potentiel de viande gazaouie récupérable), vous me semblez faire peu cas des conséquences de l’importation d’une aussi importante quantité de viande halal certifiée sur notre territoire national :

       a) il est aisé d’anticiper d’ors et déjà les réactions doublées d’envolées lyrico-apocalyptiques quant à l’inéluctable halalisation de notre patrie,

       b) innonder le marché du carnobusiness d’une telle quantité de viande halal serait légitimement considérer comme une agression (à laquelle notre fierté nationale se devra de répondre par des frappes préventives dans toutes les zones recelant de telles ressources halalocarnées potentielles : bref choc des alimentations à l’horizon) autant à l’encontre de notre pays qu’à l’encontre de notre complexe industrialo-porcin, qu’en ces temps de crise nous devrions plutôt supporter que de fragiliser en optant pour l’importation de produits étrangers, dont on sait que la vente servira à financer le complexe terroristo-global .

       Effendi Labrune, je n’ose considérer que vous vous fassiez désormais un complice de l’halalisation de notre sainte et glorieuse nation et un VRP des produits du terroir cananéen : avec quoi avez-vous donc bourré votre pipe en cette sainte et dominicale matinée ?

       Quant aux Tibétains et capitalisto-maoïstes : rassurez-vous l’anthropophagie est une tradition aussi ancienne que bien ancrée dans l’Empire du Milieu, les mao-mandarins ont sans nul doute considéré cette option.

       Non, aprés lecture de votre commentaire et proposition, m’ai venu une meilleure idée :

       a) vous évoquez la surcharge pondérale des socio-parasites, et bien je pense avoir trouvé un moyen de la rentabiliser et du même coup de nous assurer de l’élimination (avec bénéfices) des dits socio-parasites : on pourrait opter (après avoir réouvert les hauts-fourneaux du bassin lorrain, zone sinistrée comme vous le savez) pour l’usage d’une telle quantité de lipides comme remplacement de l’huile de palme que nos amis écolosocialos semblent ne pas apprécier : cela résolverait bien des problèmes, notamment pour tous les accros au Nutella…un label « social-bio » serait bien entendu accordé à tous les produits utilisant cette ressource de lipides équitables.

       b) une autre catégorie devrait elle aussi être recyclée : les vieux. Et là, je vous renverrai au sujet de cet article : à savoir les illuminations de Noël. Pourquoi ne pas opter pour l’énergie géronto-cinétique comme source écologique d’électricité ? Imaginez donc d’immenses roues (de hamster) que l’on chargerait de grabataires et  retraités qui les ferait tourner et produiraient ainsi l’électricité nécessaire (et à moindre coût) à ces illuminations : un peu comme de géantes dynamos.

       Le mérite de l’électricité gérontique (ou papycléaire) est : 1. d’être naturelle et écologique 2. de permettre un recyclage rapide de ces gériatro-parasites (en effet, après quelques tours de roue (voir à peine un) l’essentiel des gériatreux clamsent : on peut de même envisager l’utilisation de cette future abondance de viande faisandée dans x produits industrialo-carnés : notamment les produits allégés en calcium ou dans la catégorie « à l’ancienne »).

       Bref, à l’évidence, l’expression »les grands esprits se rencontrent" a vraisemblablement été pensée dans l’anticipation de notre rencontre Effendi Labrune : ensemble, nos intelligences conjuguées nous permettront de résoudre les grands enjeux de notre XXIè siècle !   


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 14 décembre 2012 05:37

    La solidarité voire la sagesse « de nos élus » dans ce pays à ses limites.

    Sans vraiment prendre conscience, la réalité de notre système électoral est très cruel !
    Une fois déposé votre builletin de vote, vous avez élu votre maitre et vous avez accepté d’être mis sous la tutelle de vos élus. La démocratie participative est inexistante, pas de referendum !
    Puis regardez Notre Dame de Landes.....

    Je me souvient d’un Noël à Bordeaux ou la ville été décorée avec des sapins blancs synthétique sur la base d’une structure de fil de fer ... avec l’humidité le fil de fer à rouillé et les sapins ont vieillie d’une nuit à l’autre. Les sapins ont été inutilisable pour l’année suivante .... Quel gaspillage !

    Et Bordeaux en 2012 ?
    Noël à Bordeaux : 480 000 € pour les décorations !

    On peut se demander s’ils ont pris conscience de la gravité de la crise ?

    Compteur (temps réel) de la dette publique

    Encours de la dette de la ville de Bordeaux en 2011
    Montant : 183 704 000 € 
    Montant par habitant 767 € 
    Moyenne nationale par habitant 595 €

    Puis l’été c’est pas mieux avec les feux d’artifices !
    Chaque commune dans l’agglomération bordelaise fait le sien ...
    Quel gaspillage d’argent public ... partie en fumé !


    • Romain Desbois 14 décembre 2012 12:02

      Oui vous avez raison aussi de dénoncer les feux d’artifice. D’autant qu’ils sont achetés pour la plupart à des entreprises d’armements comme Ruggeri qui fabrique aussi de mines anti personnel qui bousillent tant de vies de gosses.

      Une année une association avait diffusé aux maires la liste des entreprises qui faisaient et les feux d’artifice et les les bombes.

      La justice les a condamné pour préjudice envers ces boites.

      Je ne suis même pas sur que l’association a survécu à cette justice.


  • Jimmy le Toucan 14 décembre 2012 08:58

    De toute façon, si les communes ne mettraient pas de décorations, ce fric n’irait pas aux démunis, il irait directement dans les poches des employés branleurs de l’administration comme gratif.


    • Francis JL 14 décembre 2012 09:09

      Je ne crois pas, non. Ce fric comme vous dites sert à payer les sous-traitants qui posent les guirlandes, et les marchands de guirlandes. Si on ne mettait pas de décos, ces gens crieraient famine, et c’est plutôt à eux qu’on donnerait le fric, au travers d’autres factures, qui seraient plus élevées.

      Tout le monde se plaint de l’argent ’dépensé’ par les collectivités, mais jamais aucun commerçant ou entrepreneur ne s’est plaint des commandes et du fric que ça lui rapporte.

      L’État, les collectivités ne dépensent pas l’argent public : ils l’affectent pour entretenir et améliorer le ’vivre ensemble’, mais il faut croire qu’ils n’en affectent pas assez, puisque notre ’vivre ensemble’ se délite.

      Ce n’est pas en bêlant bêtement comme le Toucan qu’on améliorera les choses : au contraire.


    • Romain Desbois 14 décembre 2012 12:04

      suis d’accord avec JL

      Marre des résignonnistes et autres prêcheurs d’apocalypse !!!!


    • Jimmy le Toucan 14 décembre 2012 12:18

      Soit JL « travaillent » avec ces branleurs soit ils les connait mal, quant à bêler c’est le propre des shadock, à n’importe quel époque sous n’importe quel régime, quelque soit le niveau de vie, le shadock a toujours bêlé, hier dans la rue, maintenant derrière un clavier


    • esteban 14 décembre 2012 13:33

      Autant leur faire faire des tas de sable, pour les occuper, pour pas qu’ils aient à crier famine....

      Toute cette société est grotesque....


  • Dupont Georges Dupont Georges 14 décembre 2012 10:52

    Et qu’en est-il de toutes ses vtrines qui restent allumées toute la nuit ? Je serai curieux de savoir combien d’énergie on économiserai en les éteignant.

     

     


    • Francis JL 14 décembre 2012 12:02

      Et qu’en est-il de toutes ses vitrines qui restent allumées toute la nuit ? Il faut bien justifier les centrales nucléaires.


    • Romain Desbois 14 décembre 2012 12:06

      et bah figurez vous , comme les gens ne sont pas matures pour le faire eux mêmes, laissez éclairées les vitrines la nuit autant que les bureaux sera interdit en septembre prochain.

      Que ceux qui vont crier à la dictature écolo, c’est une idée de notre ministre de l’écologie.


  • ETTORE ETTORE 14 décembre 2012 12:43

    Participons tous à la grand’ messe du consumérisme à outrance.

    Une tradition chrétienne qui fait le bonheur de fabricants..... chinois
    et d’une masse laborieuse qui ne veut plus vivre et mourir dans une étable.

    Même le Pape se met à la tablette numérique, alors....... !!!!

  • Le péripate Le péripate 14 décembre 2012 13:23

    Dès que quelque chose est collectivisé il devient l’objet de disputes. Il y a ceux pour qui jeter l’argent par les fenêtres est toujours bon et ceux la moindre trace de confort est une offense à leurs convictions findumondeques.


    Et chacun naturellement avec les meilleures intentions du monde emmerde son voisin.

  • esteban 14 décembre 2012 13:36

    Des guirlandes, mais quel confort ma parole.

    Après 20 ans de propagande écolo c’est comment dire : EFFICACE pour tout foutre par terre en nettement moins de temps que pour monter le bouzin.

    Ca a le mérite de démontrer que tout n’est que propagande, vide à l’interieur.


    • Romain Desbois 14 décembre 2012 13:43

      quel mauvaise foi.

      Ce qui est scandaleux c’est qu’on refuse de donner plus à ceux qui sont à la rue , aux mal logés, aux mal retraités, sous l’unique prétexte de manque d’argent. alors que l’on dépense des sommes énormes par rapport à un loyer , une soupe, une facture de chauffage ; chose que des gens vont devoir renoncer au quotidien !!!

      Oui c’est choquant ! Et moi je refuse que mes impôts servent d’abord à illuminer les rues de ma ville plutôt qu’à aider à faire disparaitre les resto du coeur !


    • foufouille foufouille 14 décembre 2012 14:15

      « qu’à aider à faire disparaitre les resto du coeur »

      je vois mal comment on peut faire, c’est du charity business sarkozyste


  • courageux_anonyme 14 décembre 2012 14:24

    Oh ouiiii, que c’est bon de se flageller smiley


  • yvesduc 14 décembre 2012 23:19
    Dans l’ordre des priorités, les profits boursiers et l’impunité de la finance me semblent mille fois plus indécents que les décorations de Noël, surtout quand ces profits financiers, telle une spirale infernale, augmentent encore par leur accumulation l’exigence de rentabilité financière sur l’activité économique réelle. Ces illuminations sont certes une dépense mais elles favorisent le tourisme, l’atmosphère de Noël et la fièvre acheteuse, au profit de la restauration et des commerces, qui comptent aussi des emplois modestes. La dépense liée à ces illuminations comprend aussi la rémunération des travailleurs qui les posent (pas des milliardaires non plus). Rendre l’impôt plus juste fera beaucoup plus pour les défavorisés que couper ces éclairages, par ailleurs largement équipés de LEDs désormais. Alors, par pitié, prenons l’argent dans la poche des riches et non dans celles des classes moyennes !

    Cela dit, Noël peut être l’occasion de donner aux associations caritatives et d’aider son prochain. Vous pouvez par exemple soutenir l’association d’Yves Lenoir et offrir un traitement à base de pectine de pomme aux enfants du Belarus, pour évacuer les particules radioactives qu’ils ingèrent par leur alimentation. Trente ans après Tchernobyl, la situation sanitaire reste inquiétante et le restera pour des décennies. Au Belarus, 80 % des garçons sont inaptes au service militaire. L’association finance aussi des études scientifiques dont les enseignements pourront, hélas, être utiles après d’autres catastrophes nucléaires. Ce livre se vend comme des petits pains au Japon…

  • Blé 16 décembre 2012 06:56

    C’est vrai les illuminations de Noël peuvent paraître indécentes quand on connait la pauvreté et la misère totale de millions de français.

    Ce que je trouve beaucoup plus indécent c’est le comportement de nos élites politiques.

    Qu’importe qu’un ministre ne respecte pas la loi, la majorité des média regardent ailleurs et nous servent durant 15 mn à la tété le massacre d’enfants dans une école made in U S A . Silence radio d’ Ayrault, et des autres comme pour les amis proches de Sarko quand ils ont été mis en examen !


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