samedi 14 décembre 2013 - par Michel Tarrier

Choisir son camp !

Si le mur des lamentations humaines fait toujours en sorte d'ignorer la misère animale ou de la classer dans les faits divers - vous savez, les fameux "chiens écrasés" de nos journaux provinciaux - c'est bien parce qu'on nous a appris et ressassé la pire des choses, à savoir que nous sommes cette espèce élue, cette terreur du Vivant désignée par le dogme monothéiste. Alors, on s'imagine inaptes à se développer autrement qu'au détriment des autres espèces. On commence sérieusement à dresser un retentissant constat d'échec planétaire suite à deux millénaires d'une telle idéologie. Et il est heureux et légitime que nous commencions à payer la facture de cette abominable prétention, laquelle n'a absolument rien de biologiquement acceptable.

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Hindouiste végétarien

"Primum non nocere" ("D’abord, ne pas nuire").

Rien ne peut arrêter une idée dont l'heure est venue, dit-on. C'est souvent faire l'apologie idéaliste du comble de l'utopie. Sauf lorsque les circonstances économiques viennent cautionner l'hypothétique espoir et qu'en l'occurrence il ne semble guère possible d'afficher encore plus longtemps et davantage que les 60 milliards de cadavres d'animaux aux dépends desquels nous vivons annuellement, soit 234.624.000 tonnes de chair, d'entrailles et d'os, que les 1090 animaux tués chaque par seconde dans le monde, lesquels requièrent deux-tiers des terres agricoles pour leur alimentation. Cette débauche cruelle et exorbitante, propre d'une véritable décadence alimentaire, implique les incommensurables et irréversibles dégâts collatéraux planétaires que les spécialistes et les médias ne font qu'énoncer, sur le mode ronronnant des prêches dans un désert. D'ici à 2050, la consommation mondiale de viande va doubler. Jusqu'à quel point pourra-t-on développer l'élevage intensif, si exigeant en céréales, en eau et en énergie, grand vecteur de gaz à effet de serre et toujours sans le moindre égard pour la souffrance d'animaux considérés comme de la viande sur pattes ?

Comme pour les antiracistes pour lesquels toutes les races se valent, pour les antispécistes toutes les espèces animales s'équivalent, sauvages ou domestiques, comestibles ou non. À savoir qu'elles doivent être respectées, non esclavagées, non exploitées, ni élevées, pas davantage consommées, dans la mesure où l'intelligence dite supérieure de l'homme induit des qualités uniques que sont le respect, l'assistance, la bienveillance, l'empathie. La dérive carnivore de l'homme moderne et nanti, laquelle trouve l'apogée de ses agapes sanguinaires dans les restaurants spécialisés et autres grills, n'est plus que le caprice culturel hypertrophié d'un ex-régime prétendument omnivore.

La transition alimentaire dans un monde qui change

Puisque nous sommes le nombril de la Terre, aux petits soins avec nous-mêmes, on ferait bien de songer plus sérieusement à notre santé et c'est au nom de celle-ci qu'il incombe aussi de dire non à la viande, source d'un si grand nombre de maux et de morts. Mais la liste d'un nouveau paradigme alimentaire ne s'arrête pas là, peu s'en faut. En renonçant au régime carné, ou en reléguant la viande à une consommation très secondaire, voire occasionnelle, tel que le programme une période de transition, il s’agit aussi de mettre un terme aux affres environnementaux du surpâturage, à l'incommensurable et incessant déboisement qu'il induit. Ce sera enfin l'occasion de soulager considérablement la faim dans les pays exploités où les céréales sont détournées par l'élevage industriel et d’assurer, comme déjà dit, une alimentation moins pathogène et dégénérative aux pays exploiteurs, tout en définissant un rapport moins barbare entre les animaux éleveurs que nous sommes et les animaux élevés, lesquels le sont très généralement dans des conditions abominables. On voit donc qu'il s'agit d'un pari gagnant-gagnant.

Faute de pouvoir légitimement demander plus, le flexitarisme, ou semi-végétarisme qui n’exclut que la viande de "mammi-frères" et accepte certains poissons et parfois la volaille doit, pour le moins et pour commencer, remplacer la surconsommation de viande dont fait preuve le mode de vie à l'occidentale. Cette dynamique s’inscrit dans une incitation générale à la frugalité, c'est-à-dire la recherche d’une certaine simplicité et d'une moindre empreinte écologique. Il est urgent de considérer le mangeur quotidien de viande comme l'équivalent d'un drogué, de lutter contre ce type d’overdose, voire d’ouvrir des centres de désintoxication pour les psychopathes atteints de zoophagie et autres serial killers des abattoirs d'à-côté. Des tickets hebdomadaires ou mensuels, notamment de viande, voire de produits laitiers, doivent être instaurés. Au mieux, boucheries, charcuteries, restaurants spécialisés, voire crèmeries-laiteries ne devraient être ouverts que quelques jours, des jours de garde pour les urgences, avant d'être fermés dans le délais d'une ou deux décennies, une fois tout le monde aguerri et guéri. C’est l’un des efforts de guerre qui doit être demandé aux pays les plus gavés et que l’on dit responsables d'une crise… écosystémique.

« Qu’en est-il de notre savoir s’il reste sans conséquence. A l’heure de quitter ce monde, il ne s’agira d’avoir été bon ; cela ne suffit pas. Il s’agira de quitter un monde bon. » Bertolt Brecht, Sainte Jeanne des abattoirs

Le discours le plus important de votre vie : http://www.youtube.com/watch?v=9ivPJUypbVs

Alors, vous êtes d'accord avec Gary Yourofsky ? Rejoignez-nous : http://www.all-apologies.org/

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Égorgement d’un chameau en pays musulman
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Élevage de porcs en pays chrétien
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Préparation culinaire du chien en Chine
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Invention du poulet sans plumes en Israël


25 réactions


  • alinea Alinea 14 décembre 2013 11:06

    Mon côté extrémiste vous donne raison, ma raison tique sur les tickets de rationnement ! je hais la police des idées et des moeurs, j’y préfère l’éducation et la politique ; je suis pour l’interdiction immédiate de tous les asiles de torture pour où les animaux, je suis pour un élevage en extensif, petit, où les éleveurs ont l’âme noble, où les convives à table savent ce qu’ils font et, profitent d’un repas festif, partagé et extraordinaire.
    Mais quand on voit la brutalité, la cruauté et la barbarie de l’homme vis à vis de lui-même, on se dit que son rapport à l’animal est du même acabit.
    Qu’au moins les ignorants ouvrent leur conscience et que seuls fassent le mal les malades mentaux, croyants, violents ; ce serait déjà bien, à l’échéance de ma propre échéance !!


    • Marc Viot Marc Viot 14 décembre 2013 12:56

      Pardonnez moi pour le point goodwin, mais les camps de concentrations n’ont pas pris fin grace à l’éducation et la diplomatie. Des centaines de milliards d’êtres vivants crèvent chaque année dans des conditions de vie atroce pour en nourrir d’autres de cette Shoah des temps modernes !

      Vous voudriez demandez l’avis des meurtriers ! Mais est-ce qu’il demande la vie de la bête, lui, avant de la prendre ?


    • alinea Alinea 14 décembre 2013 13:19

      Je sais bien Marc Viot et il me semble que c’est ce que j’ai dit ! je ne demande pas l’avis des meurtriers, je souhaite que les complices passifs, aveugles et ignorants ouvrent les yeux, ça fait déjà pas mal de monde ! sous-entendu que le peuple peut, à l’occasion, prendre le pouvoir ou du moins, ça et là, imposer ses vues !


    • foufouille foufouille 14 décembre 2013 21:03

      qui a son permis de procréer réserver aux riches ?


  • marmor 14 décembre 2013 14:19

    Tiens, pour Tarrier qui aime les herbivores. Petit poème composé pour Cahuzac, mais dont la chute comblera Tarrier

    LE MINISTRE ET LE GUEUX

     

    Une veille de Pâques, journée de sainte fête

    Un riche et beau bourgeois, médecin de son fait,

    En plus d’être un élu bien plus qu’honorable

    Regagnait sa demeure, manoir si confortable

    Le château de l’édile, entouré d’un grand parc,

    Blotti le long du lot, se nommait cahuzac .

    Et l’homme était donc fier de cette acquisition,

    Conquise de haute lutte… par sa transpiration.

    Conduisant lui-même une luxueuse berline

    Dont il est vain ici de citer le modèle

    La malle débordant de victuailles fines,

    Caviar, foie gras, fruits de mer, vin de Moselle.

    L’esprit de l’élu vagabondant sans cesse

    Non aux agapes à venir, peu féru de la table,

    Encore moins attiré par l’Ostie de la messe,

    Mais plus par son statut de futur ministrable.

    Après tant d’efforts serait-il enfin nommé

    A ce poste au budget, siège de tous les pouvoirs

    Qui sera pour lui le blanc seing à jamais

    Qui blanchira c’est sûr, ses coupables avoirs.

    Quand au détour d’un chemin une vision inouïe

    Lui fit découvrir un homme à quatre pattes

    Broutant d’une bouche avide l’herbe de la prairie

    Avec autant d’entrain qu’une assiettée de pâtes

    N’écoutant que son cœur le ministre freina

    Descendit du carrosse et héla le brouteur

    Vous n’avez à manger rien d’autre que cela  ?

    Venez donc, mon brave, allons en ma demeure

    Nous allons vous fournir de quoi vous sustenter

    Il ne sera pas dit qu’en cette veille de fête

    Un élu de la nation puisse un homme laisser

    Se nourrir dans un champ à l’instar d’une bête  !

    L’homme très humblement remercia l’édile

    Et déclina son offre, invoquant sur-le-champ

    Qu’il ne vivait pas seul, chargé de sa famille

    Si nombreuse que pour nourrir il eût fallut deux champs.

    Qu’à cela ne tienne répondit l’autre hardiment !

    Mon parc se doit d’être tondu, il est immense.

    Menez votre famille et tout votre entregent

    L’herbe y est si grasse que vous ferez bombance  ! 

     

    JPS


  • Constant danslayreur 14 décembre 2013 20:52

    évidemment, on prend LA photo du pire égorgement de l’histoire, le sang gicle de partout du fait de connards pas fute fute pour deux sous et on titre « égorgement d’un chameau en pays musulman »... le quotidien du milliard cinq quoi smiley

    Il y a du sang c’est vrai, mais voila comment ça se passe quand c’est maîtrisé. Pour regarder la vidéo youtube demande aux inscrits de se connecter histoire de vérifier l’âge c’est tout de même une mise à mort, bref si vous n’êtes pas inscrit inutile de suivre ce clien.
     


    • Constant danslayreur 14 décembre 2013 21:14

      Ben par sadisme c’te question...


    • Constant danslayreur 14 décembre 2013 21:20

      Je te taquine évidemment...
      Et d’un c’est égorger le rituel, pas assommer puis vider de son sang.

      Quant à l’animal qui souffrirait plus quand il serait égorgé que quand il serait assommé ça c’est vous - c’est à dire les non musulmans - qui le dites, il vous appartient donc de le prouver, scientifiquement pas avec du péremptoire facile.


    • Constant danslayreur 14 décembre 2013 21:25

      Et je te préviens, la vache ressuscitée de Moïse mise de côté, je n’accepterai aucun témoignage d’outre tombe ou d’outre estomac tiens, rien que pour achever d’écœurer le petit cœur qu’est l’auteur 


    • Constant danslayreur 14 décembre 2013 21:26

      Mais qu’est-ce que je raconte, les israélites via moise ont au contraire reçu l’ordre d’égorger ladite vache pour confondre un assassin en ressuscitant sa victime voila qui est réparé.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 décembre 2013 21:32

      C’est à toi Constant qu’il te faudrait poser la question .
      Voudrais tu que l’on t’assomme au dépourvu avant de t’égorger , ou que l’on t’égorge pour que tu puisse comprendre la fin qui t’est imposée ...


    • Arnaud69 Arnaud69 14 décembre 2013 21:45

      Égorgé direct c’est tellement plus humaniste selon les tolérants qui trouvent cela très cool dans la filière Française.

      Pas le choix, si les humanistes disent que c’est « bien », c’est comme le métissage, c’est obligatoire. (selon sarkhollande)


    • Arnaud69 Arnaud69 14 décembre 2013 21:46

      Au passage j’ai oublier la claque à tous les laïcs d’opérette, EELV eugéniste etc...


    • Xenozoid 14 décembre 2013 21:48

      t ; as déja demandé a la bête ce quelle pense ?comment on va la tuer en premier ou pas ? elle a le choix ?hallal ou pas


    • Constant danslayreur 14 décembre 2013 21:49

      Je l’ai déjà fait figure toi, mais même si tu es brillant il m’étonnerait que tu comprennes, simple question de référentiel.

      Me suis demandé si une fois l’ordre divin confirmé j’aurais comme certain dit sans la moindre hésitation à mon père, fais ce qui t’est ordonné tu trouveras en moi de la patience avec l’aide de Dieu.
      Ma réponse à été probablement que non.

      Puis je me suis « amusé » à changer de rôle et à me voir moi, recevoir l’ordre divin d’égorger ma fille, l’aurais-je fait. Ma réponse à été très que j’en aurais très certainement été incapable. Voila pourquoi je je ne serai jamais Abraham ni Ismaël non plus.

      J’en reviens à ta question plus directe, je préférerais de très loin - du moins tant que je mettrai jamais le pied dans le camps des oppresseurs- être égorgé bien sûr et sans l’ombre d’une hésitation et ce, pour non pas voir la mort en face comme dirait un athée, mais pour voir les anges que mon Dieu m’a promis que je verrais si je croyais en lui et que je garde ma droiture jusqu’au bout smiley

      Plus terre à terre, nous n’avons pas du tout, nous ne pouvons pas avoir, la même perception de la mort.

      Pour vous il n’y a rien derrière, c’est juste la fin, pour moi il n’y a rien ou si peu avant, c’est juste le commencement. 


    • Xenozoid 14 décembre 2013 21:51

      et puis si la bête n’a pas le choix vous parlez pour qui, pour savoire si elle meure en mergueze ou non ?


    • Xenozoid 14 décembre 2013 21:55

      imagine quelqu’un qui te dis t’as pas le choix soit tu meure vivant ,ou ou tu meure de toute facon,tu choisis quoi ?


    • alinea Alinea 15 décembre 2013 00:05

      L’animal souffre du stress , de la peur, du piège, beaucoup plus que physiquement ! Nous c’est pareil ; un oiseau a une chiasse de stress quand il reçoit un coup de fusil ! la question n’est pas de ne pas faire mal, la question est de ne pas trahir ; vous pensez que s’il existait le produit qui tue l’animal et qui n’empoisonne pas l’homme, une petite piquouse et hop ! le problème serait réglé ?
      Eh bien moi, pas du tout !


  • foufouille foufouille 14 décembre 2013 21:06

    "Faute de pouvoir légitimement demander plus, le flexitarisme, ou semi-végétarisme qui n’exclut que la viande de « mammi-frères » et accepte certains poissons et parfois la volaille"

     ???
    ce sont pas des animaux ?
    des inférieurSS ?


  • foufouille foufouille 14 décembre 2013 21:08

    « C’est l’un des efforts de guerre »

    on sent le faf végé ...........


  • Mowgli 15 décembre 2013 03:57

    Et qu’est-ce qu’il propose de faire des carnivores, le magnanime citoyen Tarrier ? Apprendre aux pingouins à se nourrir d’algues, aux requins de carottes, aux dauphins de broccolis, aux lions de choux, aux hiboux de cerises ?

    Et qu’est-ce qu’il dit des éoliennes, qui font un grand carnage d’oiseaux ? Silencieux, le citoyen Tarrier.

    Vous n’avez pas encore compris que les bestioles, il s’en fout ? Qu’elles ne sont qu’un prétexte pour faire chier le plus de monde possible, sous couvert de respect de la vie ? Qu’il n’est rien d’autre qu’un sadique social, c’est-à-dire un type qui prend son pied à emmerder le plus de monde possible le plus de façons possibles ?


  • cathy30 cathy30 15 décembre 2013 07:16

    Vous n’écrivez jamais sur le surnombre de chiens et de chats qu’il faut nourrir et de leur surconsommation en viande ?


  • poudrearecurer 15 décembre 2013 14:04

    Michel Tarrier,l’écosophe,l’écorésistant à l’ego démesuré qui vomit sa haine sur la terre entière du paysan « voyou » à la femme qui enfante en oubliant qu’il a eu lui-même deux filles en passant par le gros qu’il exècre parce qu’il mange de la viande en oubliant également qu’il en a mangé lui aussi et qu’il n’a pas toujours été mince ! Michel Tarrier,l’auteur qui rêve de gloire et qui se plaint de ne pas vendre assez de livres et indirectement de ne pas gagner assez d’argent même s’il fait mine de ne pas supporter la société de consommation ! Michel Tarrier qui détient LA vérité et n’admet pas qu’on le contredise sous peine d’être bloqué sur son compte Facebook par exemple ! Dommage,car s’il n’était pas aussi outrancier ses écrits qui invitent par ailleurs à une réflexion utile rencontreraient sans doute une plus large audience.


    • Mowgli 16 décembre 2013 00:27

      On a eu l’ineffable morice avec ses gros navions, on a l’immangeable Tarrier avec ses gros nés-nés


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