vendredi 20 juin 2008 - par
Chômage, double punition
La baisse du chômage annoncée par les politiques ne serait-elle qu’une vaste fumisterie ?
Le chômage est en baisse, mois après mois les statistiques sont claires, pour un peu, nous pourrions presque culpabiliser quand on nous annonce qu’il y a des postes à pourvoir dans des corps de métiers laissés volontiers aux autres et pour cause : payer le minimum avec des horaires décalés et que l’on s’estime heureux, en plus on y cultive le don de soi et de sa condition physique.
Quelle ne fut pas ma surprise un après-midi lors d’une rencontre avec une accompagnatrice à l’emploi, de m’entendre dire d’être vigilante car l’ANPE met une pression énorme sur les demandeurs d’emploi.
Cette personne reçoit les chômeurs orientés par l’ANPE (qui sous-traite à des entreprises privées, ce qu’elle est censée faire, moyennant de coquettes sommes) et les avertit des risques encourus d’une éventuelle radiation.
Elle accumule depuis quelques temps des témoignages de chômeurs qui, sans raison ni explication, se sont vu radier des listes des demandeurs d’emploi pour la simple raison que l’ANPE n’a pas été satisfaite de leur recherche sans autre explication et surtout sans vérification d’une telle affirmation.
Mais qu’a fait l’ANPE pour lui trouver du travail ? Rien. Pour recevoir les demandeurs d’emploi, ils sont quatre ou cinq derrière leurs pupitres à attendre, un sourire crispé aux lèvres ; mais, concrètement, ils ne proposent rien, si ce n’est quelques renseignements pour se connecter à leur site. Il n’y a pas de travail. Que nous propose le gouvernement : faire d’un employé de bureau, un maçon, d’un vendeur, un tailleur de pierre ?
Mais il faut savoir que beaucoup de demandeurs d’emploi seraient prêts à changer d’orientation ; seulement il n’y a pas de formations assurées pour étayer ce type de proposition. Il faut savoir par ailleurs qu’un emploi en CDI, même pour une heure par jour, n’est plus comptabilisé comme demandeur d’emploi ; il n’est guère étonnant dans ce cas que les chiffres du chômage baissent, mais en réalité la cause relève plus de l’élagage que d’une bonne santé économique.
Il est regrettable de voir le peu de respect que nous portent les gens qui nous gouvernent ; le pire, c’est le regret d’avoir cru à nouveau qu’un espoir était encore possible.
Quelle ne fut pas ma surprise un après-midi lors d’une rencontre avec une accompagnatrice à l’emploi, de m’entendre dire d’être vigilante car l’ANPE met une pression énorme sur les demandeurs d’emploi.
Cette personne reçoit les chômeurs orientés par l’ANPE (qui sous-traite à des entreprises privées, ce qu’elle est censée faire, moyennant de coquettes sommes) et les avertit des risques encourus d’une éventuelle radiation.
Elle accumule depuis quelques temps des témoignages de chômeurs qui, sans raison ni explication, se sont vu radier des listes des demandeurs d’emploi pour la simple raison que l’ANPE n’a pas été satisfaite de leur recherche sans autre explication et surtout sans vérification d’une telle affirmation.
Mais qu’a fait l’ANPE pour lui trouver du travail ? Rien. Pour recevoir les demandeurs d’emploi, ils sont quatre ou cinq derrière leurs pupitres à attendre, un sourire crispé aux lèvres ; mais, concrètement, ils ne proposent rien, si ce n’est quelques renseignements pour se connecter à leur site. Il n’y a pas de travail. Que nous propose le gouvernement : faire d’un employé de bureau, un maçon, d’un vendeur, un tailleur de pierre ?
Mais il faut savoir que beaucoup de demandeurs d’emploi seraient prêts à changer d’orientation ; seulement il n’y a pas de formations assurées pour étayer ce type de proposition. Il faut savoir par ailleurs qu’un emploi en CDI, même pour une heure par jour, n’est plus comptabilisé comme demandeur d’emploi ; il n’est guère étonnant dans ce cas que les chiffres du chômage baissent, mais en réalité la cause relève plus de l’élagage que d’une bonne santé économique.
Il est regrettable de voir le peu de respect que nous portent les gens qui nous gouvernent ; le pire, c’est le regret d’avoir cru à nouveau qu’un espoir était encore possible.

