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Chronique d’une mort annoncée - AgoraVox le média citoyen
vendredi 11 juillet 2025 - par politzer

Chronique d’une mort annoncée

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L'Impérialisme américain
 

L’impérialisme américain, bâti sur la suprématie du dollar, une puissance militaire inégalée et une hégémonie culturelle, s’effondre. Les crises internes – financiarisation galopante, désindustrialisation, dette colossale, gangstérisation, déclin sanitaire, infrastructures délabrées – et externes, comme l’engagement coûteux en Ukraine et la montée des BRICS, annoncent un déclin qui pourrait s’achever de notre vivant. Si l’effondrement total reste improbable à court terme, un monde multipolaire s’impose, sapant l’hégémonie des États-Unis.

Le dollar, le SPFS et l’embourbement en Ukraine

Le dollar, monnaie de réserve mondiale (58 % des réserves de change en 2024, FMI), permet aux États-Unis d’exporter leur inflation et de financer une dette publique de 36,4 trillions de dollars (77 % du PIB). Mais la dédollarisation s’accélère, portée par les BRICS (35-44 % du PIB mondial). La Chine, réduisant ses bons du Trésor à 835 milliards, promeut le yuan (2,5 % des transactions SWIFT), tandis que la Russie, via son SPFS (557 institutions, 102 millions de transactions en 2022-2023, 30 milliards de dollars par trimestre), c’est un bon début, contourne SWIFT. L’engagement américain en Ukraine, avec 182,8 milliards de dollars alloués depuis 2022 (dont 83,4 milliards déboursés, 71 % pour l’aide militaire), embourbe les États-Unis dans un conflit coûteux. Un recul du dollar, projetant l’inflation à 5-7 % avec une dépréciation de 10 %, renchérirait les importations (terres rares, 70 % chinoises), fragilisant une économie désindustrialisée (15 % du PIB).

Une société fracturée 

Dettes, inégalités et gangstérisation.

 La dette publique (100 % du PIB d’ici 2028) et privée (1,753 trillion étudiante, 100 milliards médicale) écrase les ménages. La classe moyenne s’effrite (de 60 % à 40 %), tandis que 1 % des riches détiennent 32 % de la richesse. Ces inégalités nourrissent le chômage (4,1 %, 6,7 % pour les jeunes) et la gangstérisation : 33 000 gangs et 1,2 million de membres dominent les ghettos, causant 50 % des homicides à Chicago. La corruption (blanchiment, administrations) et l’épidémie de fentanyl (110 000 overdoses en 2023) aggravent le chaos, tout comme les 650 000 sans-abris. Le système de santé (18 % du PIB) abandonne 26 millions de non-assurés, précipitant l’espérance de vie à 77,5 ans.

Financiarisation et désindustrialisation : un empire sans usines

La financiarisation (8 % du PIB, contre 4 % en 1960) et la désindustrialisation (emploi industriel de 20 à 13 millions depuis 1980) vident l’Amérique de sa substance productive. Les entreprises privilégient les rachats d’actions (1 000 milliards par an), négligeant les infrastructures, notées D+. Leur rénovation exige 5,9 trillions d’ici 2039 (2,6 trillions pour 2025-2034, ASCE), un fardeau insurmontable avec les intérêts de la dette (881 milliards annuels) et un dollar affaibli. La dépendance aux importations (80 % des semi-conducteurs, 90 % des terres rares raffinées) et les restrictions chinoises (2025) exposent une économie incapable de rivaliser avec l’industrialisation des BRICS.

L’ascension des BRICS et la fin de l’unipolarité

Les BRICS, portés par la Chine et la Russie, redessinent l’ordre mondial. L’accord sino-américain de 2025 sur les terres rares montre le levier chinois, tandis que le SPFS et la Belt and Road marginalisent le dollar, accélérant un monde multipolaire où l’Ukraine devient un piège stratégique pour les États-Unis.

Contradictions internes : Musk et la fracture politique

Elon Musk, bénéficiaire de 38 milliards de contrats publics, critique la dette et investit en Chine, incarnant les tensions d’une élite divisée. Sa dispute avec Trump (2025) et la polarisation (30 % de confiance dans le gouvernement) paralysent les réformes.

Une mort annoncée, irréversible.

La fin de l’impérialisme américain n’implique pas l’effondrement, mais la perte de l’hégémonie. Le dollar (88 % des transactions SWIFT) et les efforts de réindustrialisation (CHIPS Act) offrent une marge. Sans réduction de la dette, réforme sanitaire, lutte contre les gangs et désengagement stratégique d’Ukraine, le déclin s’accélérera. Les BRICS pourraient imposer un nouvel équilibre d’ici 2035.

Conclusion : un tournant historique

Miné par la financiarisation, la désindustrialisation, l’embourbement en Ukraine, les crises sociales et l’érosion du dollar face au SPFS et aux BRICS, l’impérialisme américain, qui a succédé à l’impérialisme anglais, approche de son crépuscule. La gangstérisation, le recul de l’espérance de vie et les infrastructures en ruine scellent ce basculement multipolaire. L’Occident est perdu, Amen ! Nous assisterons probablement , de notre vivant, à la fin d’une ère.

 



3 réactions


  • Rinbeau Rinbeau 11 juillet 2025 18:32

    l’impérialisme américain, qui a succédé à l’impérialisme anglais, approche de son crépuscule.

    Rothschild.. Après avoir vampirisé la perfide Albion.. a vampirisé un continent entier.. Les USA..

    Donnez aux banquiers le Sahara.. Dans quinze jours.. Il faudra qu’ils aillent chercher du sable ailleurs..

     smiley


  • Com une outre 11 juillet 2025 19:49

    Quoi que fassent les américains, le changement vers la multipolarité est imparable. Même si les américains redressent leur pays, cela ne changera rien. C’est la « philosophie » occidentale qui n’est plus appréciée mondialement, et à juste titre au regard de l’actualité, entrainant une modification des rapports internationaux entre pays riches, inévitablement. Souhaitons que ce soit pour le mieux et non le pire. Pire que les américains, cela nous emmène très loin.


  • Francis Francis, agnotologue 11 juillet 2025 20:22

    ’’La gangstérisation, le recul de l’espérance de vie et les infrastructures en ruine scellent ce basculement multipolaire. L’Occident est perdu, Amen ! Nous assisterons probablement , de notre vivant, à la fin d’une ère. ’’

    >

     Ajouter à cela le grand danger qui menace les générations montantes :

     

    L’ère des antibiotiques est-elle terminée ?

    « La crainte d’une perte d’efficacité des antibiotiques anime les médecins depuis longtemps. D’aucuns l’affirment : nous sommes déjà entrés dans l’ère post-antibiotiques. »

     Une crainte vraiment ?

     

     En revanche, les peuples pourraient légitimement craindre que le but visé ne soit de supprimer purement et simplement la médecine grand public. Mais pour éviter cela il faudrait qu’ils cessent de se conduire en troupeaux qui se laissent injecter et laissent injecter leurs enfants avec une facilité effarante.


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