mardi 27 février - par Fergus

Cinéma : de plus en plus de fils et filles de...

La cérémonie des César 2024 à peine achevée, les regards des cinéphiles français se tournent déjà vers le prochain Festival de Cannes. Ses organisateurs déploieront-ils au printemps le mythique tapis rouge en l’honneur de quelques « fils et filles de » ? Nul ne le sait à ce jour. Mais cela n’aurait rien de surprenant tant ils sont nombreux dans le milieu cinématographique de notre pays. Sans remonter aux gloires d’antan, sortons les fiches…

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La famille Depardieu (Cannes 1992)

« Bon sang ne saurait mentir », affirme un proverbe français, en contradiction avec cet autre adage sur l’hérédité : «  il arrive que le talent engendre la médiocrité ».

Tout le monde connaît le lien de filiation entre l’acteur Bernard Blier et le réalisateur Bertrand Blier, ou entre le dialoguiste Michel Audiard et le réalisateur Jacques Audiard. De même est-il de notoriété publique que Nicolas Bedos est le fils de Guy Bedos, et Vincent Cassel celui de Jean-Pierre Cassel.

Citons encore, dans le même registre, Emma de Caunes, fille d’Antoine de Caunes, le discret Michel Colucci, fils de Coluche, la jolie Izia Higelin, fille cadette de Jacques Higelin, et le pâlot Arthur Jugnot, fils de Gérard Jugnot. Sans oublier l’excellent Louis Garrel, fils de Philippe Garrel, et le très académique Lambert Wilson, fils de Georges Wilson.

Très connue également, et plus spectaculaire, ce que l’on peut nommer la « dynastie » des Gélin, depuis les grands-parents Daniel Gélin et Danièle Delorme jusqu’à leur petit-fils Hugo Gélin, en passant par le père de ce dernier, Xavier Gélin et sa sœur Fiona Gélin, tous acteurs présents ou passés. Sans oublier l’actrice défunte Maria Schneider, également fille de Daniel Gélin.

Une autre dynastie d’acteurs célèbres a marqué l’histoire du cinéma : celle des Brasseur, depuis Pierre Brasseur et son épouse Odette Joyeux jusqu’à leur petit-fils Alexandre Brasseur, fils de Claude Brasseur, qui poursuit une modeste carrière. Du côté de Catherine Allégret, fille d’Yves Montand et de Simone Signoret, l’heure de la retraite a en revanche sonné depuis belle lurette.

Tel n’est pas le cas avec Catherine Deneuve, sœur de l’actrice trop tôt disparue Françoise Dorléac, toutes deux filles des acteurs Maurice Dorléac et Renée Simonot. Laquelle Catherine Deneuve est en outre la mère de l’actrice Chiara Mastroianni, qu’elle a eu de Marcello Mastroianni, et de l’acteur Christian Vadim, fils dont elle a partagé la parentalité avec Roger Vadim.

Belle brochette d’acteurs également du côté de la famille Depardieu, entre le père, Gérard Depardieu, la mère, Élisabeth Depardieu, et leurs enfants : Julie Depardieu et son regretté frère Guillaume Depardieu, trop tôt disparu.

Plus complexe est la situation de la famille Berry. On trouve là l’actrice Joséphine Berry, fille du couple d’acteur Richard Berry et Jessica Forde. Lequel Richard Berry partage également la parentalité de l’actrice Coline Berry avec la comédienne Catherine Hiégel. Un Richard Berry par ailleurs oncle d’une autre actrice, Marylou Berry, elle-même fille de Josiane Balasko. Ouf !

Beaucoup de monde cinématographique également du côté de la nébuleuse familiale Gainsbourg-Birkin-Doillon. Quand on ne chante pas chez ces gens-là, on joue, et parfois les deux en même temps. Si tout le monde connaît Charlotte Gainsbourg, fille de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, moindre est la notoriété de Lou Doillon, fille de Jane Birkin et du réalisateur Jacques Doillon.

Parmi les acteurs et actrices peu ou mal connu(e)s du grand public, l’on peut également citer : Agathe Bonitzer, fille du réalisateur Pascal Bonitzer et de la défunte actrice Sophie Fillières ; Lolita Chammah, fille d’Isabelle Huppert et de l’acteur britannique Ronald Chammah  ; Anouchka, fille d’Alain Delon, et Anthony Delon, fils du même avec l’actrice Nathalie Delon. Ajoutons à ceux-là Lola Dewaere, fille de Patrick Dewaere, mais aussi la très discrète Julia Piaton, fille de Charlotte de Türckheim. Ainsi que les espoirs du cinéma, nommés aux César, Paul et Samuel Kircher, tous deux fils de l’actrice suisse Irène Jacob.

Impossible évidemment de passer sous silence la filiation entre Laura Smet et ses parents Nathalie Baye et l’acteur occasionnel Johnny Halliday. Ou celle qui unit Thomas Chabrol à ses géniteurs Claude Chabrol et Stéphane Audran. De même peut-on citer l’actrice et réalisatrice Maïwenn et sa sœur Isild Le Besco, toutes deux filles de l’actrice et réalisatrice Catherine Belkhodja.

Un couple d’acteurs parents d’un rejeton également comédien, rien de bien original, on l’a vu plus haut. La preuve encore Daniel Auteuil et Anne Jousset, parents d’Aurore Auteuil ; Hippolyte Girardot et Isabel Otero, respectivement père et mère d’Ana Girardot Bernard ; Giraudeau et Anny Duperey, parents de Sara Giraudeau. Idem pour Ludmilla Mikaël et le réalisateur Terry Hands, géniteurs de Marina Hands ; tout comme Thomas Jouannet et Alexandra Lamy (elle-même sœur d’Audrey Lamy), père et mère de Chloé Jouannet.

Autres cas intéressants : d’une part, celui de Salomé Lelouch, fille de Claude Lelouch et Evelyne Bouix, élevée par sa mère et... Pierre Arditi ; d’autre part, celui de Sagamore Stévenin et Robinson Stévenin, tous les deux devenus acteurs comme leur père Jean-François Stévenin.

Cirons encore, parmi la pléthore de comédiens fils et filles d’un acteur ou d’une actrice célèbre : Romane Bohringer, la rejetonne de Richard Bohringer ; Clovis Cornillac, fils de Myriam Boyer ; Léo Lanvin, fils de Gérard Lanvin ; Delphine Rich, fille de Claude Rich.

Autres rejetons « fils ou fille de » : Jules Benchetrit, fils de la défunte Marie Trintignant et petit-fils de Jean-Louis Trintignant ; Marion Cotillard, fille de l’acteur et metteur en scène Jean-Claude Cotillard ; Mathieu Demy, fils des réalisateurs Jacques Demy et Agnès Varda ; Mélanie Doutey, fille des acteurs Alain Doutey et Arielle Séménoff ; Mathieu Kassovitz, fils du réalisateur Peter Kassovitz ; et Thomas Langmann, acteur devenu producteur (il a produit The Artist), fils du réalisateur Claude Berri (né Langmann) et frère de l’acteur Julien Rassam décédé en 2003.

Avoir un parent influent, et a fortiori puissant, même s’il n’appartient pas au milieu du cinéma, et plus largement à celui des arts, ne peut évidemment pas être un handicap. Cela n’a pas nui à Léa Seydoux, fille de l’industriel et financier Henri Seydoux et petite-fille du puissant patron de Pathé Jérôme Seydoux. De même, avoir un père producteur ou metteur en scène célèbre, ne peut être un frein à une ambition cinématographique, bien au contraire ; n’est-ce pas, messieurs Romain Gavras, fils de Costa-Gavras, et Félix Moati, fils de Serge Moati ?

Un oncle célèbre, c’est bien aussi, Lucie Boujenah, nièce de Michel Boujenah, doit en convenir. Tout comme Léa Drucker, nièce de Michel Drucker. Et à défaut d’oncle ou de tante, il arrive que l’on puisse s’appuyer sur un frère ou une sœur : aux fratries déjà évoquées plus haut, ajoutons Dominique Frot, sœur de Catherine Frot, et Armelle Deutsch, sœur de Lorànt Deutsch.

On l’a compris en prenant connaissance de cette liste, bien loin d’être exhaustive, l’industrie cinématographique est une affaire de famille. En l’occurrence, une grande famille virtuelle constituée d’une nébuleuse de petites et vraies familles, parfois très imbriquées les unes dans les autres. « Famille », le mot est d’ailleurs omniprésent : à chaque festival, des récipiendaires de prix se plaisent en effet à évoquer la « Grande famille du Cinéma ». Une expression métaphorique qui, soit dit en passant, ne manque pas de sel dans le contexte actuel de révélations médiatisées sur les pratiques sexistes et sexuelles d’un milieu longtemps caractérisé par une omerta digne des maquis corses.

Faut-il voir dans cette prolifération de « fils et filles de » du milieu cinématographique une anomalie sociétale ? Pas sûr, car les recrutements de rejetons et les dynasties professionnelles existent également dans nombre de secteurs d’activités très éloignés du 7e Art. Mais ces pratiques, de nature souvent népotique, sont un peu partout en nette régression. Sauf au cinéma ! Et c’est ainsi que l’on ressent comme une gêne à constater toujours plus de noms connus, accompagnés de prénoms qui le sont moins, au générique des films.

N’en déduisons pourtant pas que les producteurs sont prompts à céder aux « amicales pressions » de leurs acteurs et actrices fétiches pour faire jouer des baltringues dont la plus grande qualité se trouverait dans leur patronyme. Ce serait prendre lesdits producteurs pour des personnes capables de privilégier l’amitié au portefeuille, ce qui, entre nous soit dit, ne doit pas être le cas le plus fréquent. Et pour cause : ces gens-là ont impérativement besoin de bonnes critiques pour booster les entrées en salle. Dès lors, pas question pour eux de voir éreinter un comédien ou une comédienne dont on découvrirait sur l’écran que, fils ou fille de pur-sang, il ou elle n’est en réalité qu’un minable canasson, une improbable haridelle.

Soyons objectifs : les « fils et filles de » qui ont réussi à se faire un prénom sont, en règle générale, de bons professionnels, souvent même d’excellents acteurs et actrices, et pour certains, de meilleurs comédiens que leurs géniteurs. Mais on ne pourra pas s’empêcher de penser – surtout si l’on connaît soi-même des laissés-pour-compte dans ce milieu – que cet évident favoritisme barre probablement la route du succès à de grands talents, injustement cantonnés dans des rôles sans importance quand ils ne sont pas réduits à faire de la figuration, faute de carnet d’adresse ou de parents membres de la Jet Set ou du Show-Biz.

Note : une pensée pour Pauline Lafont, décédée en 1988. Elle était la fille de Bernadette Lafont, elle-même morte en 2013.



91 réactions


  • Brutus S. Lampion 27 février 08:33

    côté producteurs aussi, c’est une « grande famille », pas forcément patriarclae....

    les réalisateurs, un peu moins


    • Fergus Fergus 27 février 09:09

      Bonjour, S. Lampion

      « côté producteurs aussi, c’est une « grande famille », pas forcément patriarcale »

      Cela saute moins au yeux, car eux  comme les distributeurs sont avant tout tournés vers la rentabilité dans un milieu très concurrentiel. Et pour cause : le cinéma est une industrie comme une autre. 

      Côté acteurs, on se plaît à croire à une solidarité artistique que l’on retrouve dans cet affichage récurrent de la « grande famille ». Mais cette solidarité est la plupart du temps très largement surjouée.


    • Seth 27 février 12:09

      @S. Lampion

      Côté producteurs c’est des histoires de fric, ça s’explique mieux mais côté acteurs... Quoique pas mal de ces descendants sont assez falots.


    • cétacose2 28 février 09:44

      @S. Lampion
      Filles et fils de ...putes....tous à Câme......(Alpes Maritimes )


  • SilentArrow 27 février 08:58

    @Fergus

    Bonjour

    Rien à voir avec la consanguinité de ce milieu fermé, mais...

    Ce que je n’aime pas dans le cinéma français, c’est quand il y a un narrateur qui raconte d’une voix monocorde ce que la caméra n’est pas fichue d’exprimer.

    Cela me donne l’impression de voir le film à la radio.


    • Fergus Fergus 27 février 09:25

      Bonjour, SilentArrow

      Désolé, mais ce procédé ne caractérise pas du tout « le cinéma français ». De mémoire, à l’exception du Fabuleux destin d’Amélie Poulain, aucun film français avec narrateur ne me revient en mémoire spontanément.

      En revanche, je peux vous citer pas mal de films américains qui ont recours à la voix off : notamment ceux de Scorsese (Casino, Les AffranchisTaxi Driver et Le loup de Wall Street) mais aussi Il était une fois le Bronx de De Niro, Forest Gump de Zemeckis, American Beauty de Sam Mendes ou les films de Terence Malick.


    • Aristide Aristide 27 février 10:55

      @Fergus

      De mémoire, à l’exception du Fabuleux destin d’Amélie Poulain, aucun film français avec narrateur ne me revient en mémoire spontanément.

      De nombreux parmi les centaines, comme la Haine, l’Auberge espagnole, le Samouraï, les Choristes, un Prophète, la Môme, ... dans le désordre et pour des raisons très différentes.

      Je trouve ce « dispositif » assez judicieux, quand il ne remplit pas les vides d’un scénario…


    • Fergus Fergus 27 février 15:44

      @ Aristide

      Merci de nous remettre ces cas en mémoire.
      Je pense que vous serez d’accord pour dire que ce sont là des exceptions dans le cinéma français. Et qu’en l’occurrence, ces commentaires off sont tous pertinents.


    • Aristide Aristide 28 février 10:19

      @Fergus

      « Des exceptions », pas que dans le cinéma français.
       
      Le dispositif de voix off est comme toute « technique » à utiliser avec précaution. Il doit apporter une valeur supplémentaire. S’il est peu utilisé, dans tous les cinémas, quels que soient les pays, c’est par crainte que l’on parle de béquille pour pallier les faiblesses du scenario. Comme d’autres dispositifs comme le split-screen, le ralenti, , le plan subjectif, ....

      Il y a des cas particuliers : le plan séquence est dans le même cas, et pourtant le film 1917 a récemment utilisé ce dispositif pour l’entièreté du film. Enfin presque. On voit très vite la limite de ce genre d’exercice, la technique prévaut sur le fond, en place de le servir… Ce n’est pas le cas de 1917, mais tous les spectateurs se sont concentré sur cet aspect, peut-être au détriment du propos.

      D’autres techniques sont plus « personnelles », telle que la rupture de la linéarité chronologique dans le cinéma de Tarantino qui est une vraie signature de l’auteur.


    • Fergus Fergus 28 février 11:12

      Bonjour, Aristide

      Je partage vos observations.


  • mmbbb 27 février 09:24

    Je ne vais plus au cinema ou tres rarement Le cinéma francais m emmerde profondément 


    • Fergus Fergus 27 février 09:36

      Bonjour, mmbbb

      Libre à vous.
      Mais que vous le vouliez ou non, le cinéma français est toujours considéré comme l’un des meilleurs de la planète, à juste titre.
      Sans aller chercher bien loin, Anatomie d’une chute, Je verrai toujours vos visages ou De grandes espérances, pour ne citer que ces trois titres, sont de purs chefs d’oeuvre !
      Encore faudrait-il, pour le savoir, aller au cinéma ! smiley


    • Aristide Aristide 27 février 10:43

      @Fergus

      S’il existe bien quelques perles, le terme chef-d’œuvre me semble tout du moins anticipé sur ces films cités, il n’en demeure pas moins qu’une certain cinéma français est ... assez ... pauvre. 

      Certains auteurs s’encroutent dans un genre où ils ont pu rencontrer un succès mérité. C’est le cas de Guidiguian qui nous refait le même film depuis quelques années. Ce n’est pas le seul. Klapisch est tombé dans ce défaut, chez les anciens Sautet et d’autres sont aussi tombé dans ce travers ...

      Mais la tendance à se cantonner à un genre, un style n’est pas toujours négative, Chabrol, Melville, Tavernier ... et même Costa-Gavras en sont la démonstration.

      Certains films sont des OVNIs comme La nuit du 12, ou plus récemment Le chien de la casse ...


    • mmbbb 27 février 11:31

      @Fergus un rapport de la cour des comptes mentionnait le montant des subventions et en contrepoint la désaffection du public .

      En d autres termes ’ une vache à lait " 

      Je ne doute pas et je n ignore pas que de temps à autre , un bon film sort mais de la à nous faire accroire que le cinema actuel est l un des meilleurs , je doute .

      Le cinema americain a quelques pointures !

      Et on est loi des grandes fresques que le cinema italien nous a offert jadis !

      Vous voulez la recette , des artistes avec un gros bulbe une bonne scene de cul et un scénario assez léger et cela passe .

      Le phare du_ bout du monde tire d une nouvelle d J Vernes et jouer par Kirk Douglas , sans effet , le seul jeu de l acteur .

      Michel Simon , seul jouant mephisto 

      Je doute que beaucoup d acteurs aient cette capacités beaucoup negligent la diction 

      Quant à votre article, ha ces grands moralistes qui se cooptent entre eux 

      Serge Moati, un franc mac degoulinant de bon sentiment !! 


    • Fergus Fergus 27 février 15:52

      @ Aristide

      100 % d’accord avec vous le cas Guédiguian. Il décline tellement le même genre de film (et avec les mêmes acteurs, ce qui est ridicule à la longue) qu’il est passé de 2,5 millions d’entrée pour Marius et Jeannette à moins de 100 000 pour ses derniers opus.

      Non, Klapisch ne fait pas toujours le même film, même si cela a été le cas au début. Son dernier, En corps, est superbe ! Et Tavernier, encore moins : ses sujets sont très différents. Seul point commun à beaucoup : le couplet d’annonce d’un imminent soulèvement populaire.

      En revanche, cela a été très largement le cas de Sautet, je suis d’accord avec vous.

      Merci de citer La nuit du 12, un film magnifique sur un sujet grave et frustrant.


    • Fanny 27 février 19:27

      @Fergus
      purs chefs d’oeuvre !

      J’en suis resté à Davy Croquette (ou Crocket, je sais plus) il y a 60 ans. J’allais au cinoche pour flirter, pas pour le film.

      Mais j’ai demandé à ma moitié, passionnée de cinéma. Faut pas exagérer dit-elle, un bon film avec une bonne actrice allemande et un chien pour la Palme 2023/Cesar 2024, pas un chef d’oeuvre. Faut arrêter l’inflation.


    • Fergus Fergus 27 février 19:38

      Bonsoir, Fanny

      Il semble que l’avis de votre « moitié » soit très loin d’être partagée par le public qui a vu ce film. Et bien entendu ni par moi ni par mon épouse qui avons été très impressionnés par la qualité de cette oeuvre en tous points remarquable.

      Je vous invite à lire vous-même (et à faire lire à votre « moitié » si elle le souhaite) l’article que Vincent Delaury a rédigé pour AgoraVox en août 2023 :
      Quid d’« Anatomie d’une chute », Palme d’Or 2023 ?


    • mmbbb 28 février 08:28

      @Fergus la palme avait ete attribue entre les murs !! 


    • Fergus Fergus 28 février 09:10

      Bonjour, mmbbb

      Cela, c’était en 2008. Un très bon film, soit dit en passant, où les jeunes acteurs sont d’un naturel étonnant. Ce n’est pas un chef d’oeuvre pour autant.


    • L'apostilleur L’apostilleur 28 février 09:11

      @Fergus
      « ..que vous le vouliez ou non, le cinéma français est toujours considéré comme l’un des meilleurs de la planète.. »
      Juste retour sur investissement national. 


    • Fergus Fergus 28 février 09:34

      @ L’apostilleur

      « Juste retour sur investissement national »
      C’est vrai. Sans le CNC, le cinéma français n’aurait pas la même notoriété au plan international.
      C’est pourquoi la pérennité du CNC doit être assurée, quitte à voir des aides attribuées à des projets trop expérimentaux ou trop éloignés des attentes du public.


    • Fanny 28 février 13:15

      @Fergus
      Quid d’« Anatomie d’une chute », Palme d’Or 2023 ?

      Votre article en renvoi a des doutes sur le « chef d’oeuvre » :

      « j’ai lu quelque part qu’Anatomie d’une chute n’est qu’un honnête téléfilm. »

       Mais il mérite sûrement le prix du meilleur acteur quadrupède ! :

      "je pense, par exemple, au poignant chien Snoop, alias le border collie Messi qui soit dit en passant a obtenu la Palm Dog !"


    • Fergus Fergus 28 février 15:16

      @ Fanny

      « Votre article en renvoi a des doutes sur le « chef d’oeuvre » :

      « j’ai lu quelque part qu’Anatomie d’une chute n’est qu’un honnête téléfilm. » »

      Votre propos est manipulateur, et même délibérément mensonger  ! smiley


      A la suite de cette phrase, l’auteur écrit en effet «  »Que nenni !« , précisément pour souligner que les avis de ce genre sont absurdes.


      Et en plusieurs endroits dans son article Vincent Delaury enfonce le clou en affirmant que le film est  »Épatant en tous points, vraiment : du 5 sur 5 pour moi« .

      De manière synthétique, il dit encore ceci :  »Le « problème » avec Anatomie d’une chute, c’est que c’est un... chef-d’œuvre« .


      Eh oui, »un chef d’oeuvre", avis que je partage totalement.

      Pas très fair-play de dénaturer les propos des auteurs !!!


    • Fanny 28 février 15:43

      @Fergus
      Ah ! Ah ! Ah !

      Faut pas se prendre au sérieux.
      On est là pour rigoler, aussi.

      Je regarde quand même un peu la production de cette industrie du cinéma. L’idée que je m’en suis faite est que des 200 films/an qu’on subventionne (c’est aussi mes sous), il en sort peut-être un ou deux de potable/an. Rendement pas terrible. Autre remarque : les films américains sont quand même un cran au-dessus des nôtres. Killers of the flower moon par exemple. Est-ce qu’ils sont au-dessus car pas subventionnés ? 

      Je viens de lire sur Le Figaro que Poutine consacrait plus d’un milliard à sa propagande (et donc que c’est même plus une démocratie autoritaire mais franchement une dictature comme le laisse entendre le journal). Soit. Au moins ça semble efficace puisqu’on attend un score Poutine aux présidentielles au dessus de 60%. 

      Nous, on paye des milliards d’impôts pour faire de France Inter et A2 des organes de propagande (les subventions), et c’est même pas efficace ! Macron, un pauvre 25 %. 

      On a un problème côté communication. Faudra qu’on prenne des cours de propagande chez Poutine, et des cours de cinéma à Hollywood. Efficacité et rentabilité, les deux mamelles de notre monde moderne. Dans mon industrie, on appelait ça du bench marking. 


    • mmbbb 28 février 16:00

      @Fanny redite 

      La Cour des comptes s’interroge sur le nombre de films aidés par le CNC | Les Echos

      «  Un nombre croissant de films produits dans l’Hexagone ne trouvent pas leur public, regrette donc la Cour. En 2019, près d’un tiers des films d’initiative française ont attiré moins de 20.000 spectateurs » 

      Cela fait cher le film Je n ai pas calcule le ratio ! 

      Et c est fort dommage pour ce cinéma français , le meilleur du monde ! 


    • Fergus Fergus 28 février 16:32

      @ Fanny

      « Je regarde quand même un peu la production de cette industrie du cinéma »
      Mais allez-vous voir les films ?

      Lorsque vous écrivez « il en sort peut-être un ou deux de potable/an », désolé mais c’est archi-faux !
      Personnellement, bon an mal an, je vois au moins 10 à 12 bons ou excellents films français !
      Et encore ne vais-je pas voir des films dont le genre ou le sujet ne m’intéressent pas, ce qui ne signifie pas qu’ils sont mauvais !

      « les films américains sont quand même un cran au-dessus des nôtres »
      Sur quelles bases sérieuses affirmez-vous cela ? Croyez-vous sérieusement que les quelques 70 à 130 films produits chaque année aux Etats-Unis sont tous d’excellents opus  ?

      Cela dit, la question du grand nombre de films produits en France est pertinente. Beaucoup sont médiocres, et certains carrément mauvais.
      Mais c’est le prix à payer pour éviter au CNC de censurer des projets sur dossier sur la base de critères subjectifs.


    • Fergus Fergus 28 février 16:35

      @ mmbbb

      Le questionnement de la Cour des Comptes est légitime.
      Mais sur quels critères le choix des productions aidées doit-il se faire ? Et par qui doit-il être effectué ?


    • mmbbb 28 février 19:23

      @Fergus je vous l accorde ,une appréciation comptable entre les subventions accordées et le montant des recettes .

      Ce n est pas à la Cour des Comptes d apprécier l esthétisme d une oeuvre , ce la va de soit .

      Quant à l image, nous sommes envahi par l image et il évident que la sortie « cinoche » ne présente plus ce caractère exceptionnel lorsque jeune nous n avions que cette sortie .

      Je me souviens de cette fresque d Abel Gance , film sur napoelon 

      Les enfants du paradis 

      le dernier empereur 

      Vol au dessus d un de coucou 

      Amadeus 

      ect des films ’ grande fresque " 

      Un grand nom du Cine, mal en point et qui finit mal sa vie , DELON ( c est pitoyable ) , l archétype de l acteur qui aura vécu cette evolution technologique de l image .

      Il y quelques temps , en remontant le patio de la cité internationale à Lyon et en regardant les affiches du cine UGC , Depardieu figurait dans 3 films 

      C est de l offre plurielle !

      Je dis que le ciné aujourd hui m attire moins peut et certainement pas ce trop grand afflux d images.
      .
      Je prefere encore la lecture , les visites des galerie , et ecouter de la musique .


    • Fergus Fergus 28 février 19:55

      @ mmbbb

      Personnellement, c’est également lecture et musique, mais aussi cinéma (35 à 40 fois par an), parfois théâtre ou concert, et balades pédestres tous les jours.
      Bref, pas de quoi s’ennuyer. smiley


    • mmbbb 3 mars 10:25

      @Fergus  nous n avons pas les memes valeurs 

      Un film ecrit par Begaudeau , un des chantres de ce « néo pédagogisme » et qui a donné à notre pays un des meilleurs systéme d enseignement .

      IL s agit moins de condamner le jeu de ces jeunes acteurs que de mettre en évidence le travail de sape de cette personne .


  • njama njama 27 février 10:02

    Les enfants d’artistes sont pour la plupart d’entre eux «  »conditionnés« pour suivre les pas de leurs parents, ce n’est pas spécifique au milieu du cinéma, du cirque, du théâtre, de la musique, mais aussi dans ce qui reste de la noblesse (le clergé ou l’armée), dans les milieux militaire, universitaire, juridique, scientifique, médical, politique...

    C’est un syndrome patriarcal, héritage atavique du tribalisme, les enfants ne sont que rarement laissés aux vents de la liberté concernant leur destin...

    Beaucoup moins dans les milieux ouvriers et classe moyenne qui sont plus libres de ce point de vue, que dans des milieux libéraux, bourgeois où il n’est pas rare que »les fils surtout" soient sous emprise de leur daron pour succéder à leurs pères, maintenir le rang social, les filles on les mariera...

    Le monde du cinéma n’est pas différent des autres... il n’y a que les jaloux qui le pensent parce qu’ils ne comprennent pas ou mal les phénomènes sociaux endogamiques.


    • njama njama 27 février 10:13

      Le travers « possessif » des parents s’exprime la plupart du temps dans le sens père vers fils, et mère vers filles... c’est un drame parfois pour certains hommes de n’avoir que des filles... ils ne savent même pas voir la chance qu’ils ont smiley


    • Aristide Aristide 27 février 10:28

      @njama

      Les enfants d’artistes sont pour la plupart d’entre eux « »conditionnés« pour suivre les pas de leurs parents, ce n’est pas spécifique au milieu du cinéma, du cirque, du théâtre, de la musique, mais aussi dans ce qui reste de la noblesse (le clergé ou l’armée), dans les milieux militaire, universitaire, juridique, scientifique, médical, politique...

      Je tiens ce même propos plus bas ... avec moins de ... talent. 


    • mmbbb 27 février 14:12

      @njama laurent fabius ne pourrait pas vous contredire .


    • Fergus Fergus 27 février 15:02

      Bonjour, njama

      « ce n’est pas spécifique au milieu du cinéma, du cirque, du théâtre, de la musique »

      Certes, mais encore faut-il dans ces milieux avoir un minimum de talent.


  • Aristide Aristide 27 février 10:26

    Mais on ne pourra pas s’empêcher de penser – surtout si l’on connaît soi-même des laissés-pour-compte dans ce milieu – que cet évident favoritisme barre probablement la route du succès à de grands talents, injustement cantonnés dans des rôles sans importance quand ils ne sont pas réduits à faire de la figuration, faute de carnet d’adresse ou de parents membres de la Jet Set ou du Show-Biz.


    Vous devriez vous empêcher de penser sans réfléchir !!! Ce phénomène n’est pas spécial à cette profession, des militaires aux charcutiers, des médecins aux boulangers, des grands industriels même comme Dassault et Lagardère ....... 

    De plus, votre vision est assez… obscure, il existe des centaines d’acteurs et actrices qui ont réussi par leur talent !!! Quelle nécessité à désigner ces actrices et ces acteurs de parents connus en laissant entendre qu’ils prennent la place de grands talents ignorés !!!!

    Vous êtes assez fatiguant en voulant plaquer à tous les coups votre mode de lecture des rapports sociaux de domination ...


    • Fergus Fergus 27 février 15:11

      Bonjour, Aristide

      « Vous devriez vous empêcher de penser sans réfléchir !!! »

      Toujours aussi aimable !
      Oui, « Ce phénomène n’est pas spécial à cette profession », je l’ai écrit dans l’article.
      Mais il tend à se réduire assez nettement (hors milieux d’affaires), ce qui n’est pas le cas dans le milieu du cinéma.

      « il existe des centaines d’acteurs et actrices qui ont réussi par leur talent !! ! »

      Fort heureusement, et je n’ai jamais prétendu le contraire ! Je dis simplement que d’excellents artistes tardent à percer  certains n’accèdent à des premiers rôles qu’à compter de la quarantaine , voire ne percent jamais, parce qu’ils n’ont pas eu la chance de voir leur carrière boostée par leur appartenance au milieu.

      Je vous signale en outre qu’en fin d’article, je rends plutôt hommage au talent  parfois grand  de ces « fils et filles de ».


    • Aristide Aristide 28 février 10:28

      @Fergus

      Toujours aussi aimable !

      J’adore user et abuser de punchline

      parce qu’ils n’ont pas eu la chance de voir leur carrière boostée par leur appartenance au milieu.

      Je vais en user encore : la malchance est l’argument de poids de tous les perdants. Et ce n’est pas le seul cas dans les arts, même si ce n’est pas une règle infaillible. Dans ma vie professionnelle, je n’ai que rarement croisé des gagnants incompétents et des perdants qui méritaient ... 


    • Fergus Fergus 28 février 11:16

      @ Aristide

      « la malchance est l’argument de poids de tous les perdants »
      Allez dire cela à Camille Cottin ou François Berléand qui n’ont percé qu’après des décennies à jouer les utilités !
      Et pour ces deux-là, combien d’autres sont restés dans l’ombre ?
      Au plan cinématographique car au théâtre, il y a d’excellents acteurs méconnus du grand écran. 


    • Aristide Aristide 28 février 14:55

      @Fergus

      Je ne dis pas qu’ils sont mauvais, mais j’affirme que l’excuse la plus répandue pour expliquer une absence de réussite est la malchance... 
      Le génie inconnu est une utopie ... 


    • Fergus Fergus 28 février 15:31

      @ Aristide

      « Le génie inconnu est une utopie »
      Qu’en savons-nous puisque précisément il est resté « inconnu » ???

      Et je n’ai nulle part employé le mot « génie », à mon avis trop galvaudé, mais celui de « talent » et je persiste à affirmer qu’il existe des talents méconnus.


  • ZenZoe ZenZoe 27 février 10:31

    Bonjour Fergus,

    Tout à fait d’accord avec votre conclusion. Même si évidemment, le piston marche à fond, au final, ce sont les plus talentueux (et les plus ’’bankables’’ comme on dit outre Atlantique) qui feront une belle carrière, et même surpasseront leurs illustres parents. Les autres feront semblant ou se reconvertiront... Vous dites aussi dommage pour les autres, ceux qui ne bénéficient pas de ce gros coup de pouce, mais en vérité, là aussi les plus talentueux et les plus coriaces finiront souvent un jour ou l’autre par percer. Miou-Miou, Adjani, Huppert, Bardot, et dans un autre registre Balasko, Masiero et tant d’autres, ne sont pas nés dans la grande famille du cinéma.


    • Aristide Aristide 27 février 10:45

      @ZenZoe

       Miou-Miou, Adjani, Huppert, Bardot, et dans un autre registre Balasko, Masiero 

      Chercher l’erreur !!!


    • Fergus Fergus 27 février 15:12

      @ Aristide

      Je vote pour « l’erreur » Bardot. smiley


    • Fergus Fergus 27 février 15:20

      Bonjour, ZenZoe

      « au final, ce sont les plus talentueux (et les plus ’’bankables’’ comme on dit outre Atlantique) qui feront une belle carrière »
      D’accord avec vous sur ce point.

      « Les autres feront semblant ou se reconvertiront »
      Ou se contenteront de petits rôles, le plus souvent dans des téléfilms ou des séries.

      « les plus talentueux et les plus coriaces finiront souvent un jour ou l’autre par percer »
      Qu’en savons-nous ? Il y a des acteurs qui ne parviennent au sommet qu’à compter de la quarantaine (genre François Berléand ou Camille Cottin, entre autres) après avoir galéré durant des décennies.
      Et pour aller fréquemment au théâtre, je peux vous dire qu’il y a pléhore d’ acteurs de très grand talent qui n’ont pourtant jamais eu de véritable chance au cinéma !


    • ZenZoe ZenZoe 27 février 16:15

      @Fergus
      Je ne comprends pas votre dernier point. Je dis que certains finiront par percer un jour ou l’autre, vous me répondez qu’en savons-nous, il y a des acteurs qui ne parviennent au sommet qu’à compter de la quarantaine après avoir galéré durant des décennies.

      Nous disons la même chose non ?


    • Fergus Fergus 27 février 16:58

      @ ZenZoe

      Toutes mes excuses, j’avais zappé le mot « souvent » dans ma lecture.


    • Aristide Aristide 28 février 10:32

      @Fergus

      Miou-Miou, Adjani, Huppert, Bardot, et dans un autre registre Balasko, Masiero 

      Chercher l’erreur !!!

      Je vote pour « l’erreur » Bardot. 

      Votre engagement insoumis vous aveugle… mais vous avez aussi le droit du mauvais gout !!! 


    • Fergus Fergus 28 février 11:20

      @ Aristide

      Si je comprends bien, le « bon goût » est le vôtre. smiley

      En réalité, j’ai hésité entre Bardot et Masiero, la première sexy mais mauvaise actrice (affligée de surcroît dune diction insupportable), et la seconde pas du tout sexy et actrice façon bourrin. smiley


    • Aristide Aristide 28 février 14:50

      @Fergus

      Bardot FN et Masiero LFI, mais à part cela ...

      Comparer Bardot et Maseiro !!!


  • Zolko Zolko 27 février 11:40

    L’été dernier mon fils m’a demandé de lui trouver un stage étudiant dans un labo de recherche renommé. J’ai réussi à lui dégoter ça, et quand il a fait son stage il s’est retrouvé avec d’autres jeunes ... dont il disait que TOUS étaient « pistonnés », comme lui.

     

    Les voisins du chalet de montagne où nous allons souvent sont paysans de père en fille et en fils, depuis des générations. Il est même quasi impossible de s’installer dans la vallée sans avoir de la famille paysanne du coin, car ils ont tous priorité pour acheter les meilleurs terrains.

     

    Ce n’est donc pas limité au cinéma


    • Fergus Fergus 27 février 15:27

      Bonjour, Zolko

      Non, ce n’est « pas limité au cinéma », je l’ai écrit moi-même.
      Mais pour jouer, il faut du talent, ce qui n’est pas le cas pour bosser à la SNCF, à La Poste ou dans une banque !

      Et vous de parlez de « stages ». Or, tout monde sait que la grande majorité d’entre eux sont décrochés par le biais des parents ou des amis.

      « Paysan », cela n’a rien à voir ! Dans l’écrasante majorité des cas, c’est l’un des enfants  le plus souvent l’aîné  qui reprend l’exploitation. Et pour cause : il en est le propriétaire (terres, bâtiments et matériels) et possède déjà une grande partie du savoir-faire depuis son enfance.
      Des cas de ce genre, il y en a plusieurs dans ma famille, principalement dans les monts d’Auvergne.


    • Aristide Aristide 28 février 10:38

      @Fergus

      Mais pour jouer, il faut du talent, ce qui n’est pas le cas pour bosser à la SNCF, à La Poste ou dans une banque !

      Ou à la RATP ...

      Plus sérieusement, vous concevez la ... bêtise de votre propos ? Talent ou compétence tiennent du même raisonnement. 
       
      Coluche avait fait rire avec ce genre de bêtise, mais c’était son métier « La police, c’est un refuge pour les alcooliques qu’on n’a pas voulus à la SNCF et aux PTT. » 


    • Fergus Fergus 28 février 11:23

      @ Aristide

      « Talent ou compétence tiennent du même raisonnement »

      Désolé, mais « vous concevez la ... bêtise de votre propos ? »
      Rien à voir ! Des mauvais acteurs pistonnés seront sanctionnés par les critiques et la désaffection du public.
      Rien de tel avec les entreprises susnommées : les usagers continueront d’utiliser leurs services même si, ici et là, des employés sont peu ou pas compétents (hors personnel de conduite).


    • Aristide Aristide 28 février 14:47

      @Fergus

      des employés sont peu ou pas compétents (hors personnel de conduite).

      Parlez pour le secteur public, la RATP par exemple, hein, et encore, la mise au placard existe pour l’incompétent ...

      Dans le privé, vous ne faites pas long feu...
       


    • Fergus Fergus 28 février 15:26

      @ Aristide

      « Dans le privé, vous ne faites pas long feu... »

      La belle idée reçue que voilà !
      Nous connaissons tous des personnes aux moyens limités qui réussissent à faire carrière aussi bien dans le public que dans le privé.

      Ce que vous affirmez n’est pourtant pas totalement faux, mais cela se vérifie surtout dans les PME et le TPE où le patron n’a pas les moyens de garder des salariés peu performants.
      Tel n’est pas toujours le cas en revanche dans des grandes boîtes privées où la productivité (notamment du personnel administratif) n’est pas toujours très facile à évaluer.


  • gruni gruni 27 février 11:51

    Bonjour Fergus


    « la « Grande famille du Cinéma ». Une expression métaphorique qui, soit dit en passant, ne manque pas de sel dans le contexte actuel de révélations médiatisées sur les pratiques sexistes et sexuelles d’un milieu longtemps caractérisé par une omerta digne des maquis corses. » 

    Eh oui, être le fils de... ou la fille de... n’est pas toujours un avantage, l’héritage du nom est parfois lourd à porter. Seulement tu vois, malgré le talent indiscutable de nombreux artistes, ce côté narcissique d’une partie au moins de la profession qui adore s’adorer dans le miroir de la célébrité, m’agace un peu. Ainsi que ce tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, une main sur le cœur et l’autre dans la petite culotte de la stagiaire, me dégoute. Bon d’accord, je suis peut-être un peu trop pisse-vinaigre, il ne faut pas trop généraliser non plus et ne voir que le mauvais côté des choses, certains grands films font oublier les soucis de la vie.

    Bernadette Lafont, mon premier film qui était interdit au moins de 18 ans, il y a très très longtemps. smiley


    • gruni gruni 27 février 11:52

      @Fergus

      Le film était : « La fiancé du pirate »


    • Fergus Fergus 27 février 15:38

      Bonjour, gruni

      « ce côté narcissique d’une partie au moins de la profession qui adore s’adorer dans le miroir de la célébrité, m’agace un peu. »
      « Narcissique », le mot est bien choisi. smiley Moi aussi, certains m’agacent.

      « Ainsi que ce tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, une main sur le cœur et l’autre dans la petite culotte de la stagiaire, me dégoute. »
      Moi également, mais le linge sale est clairement en train d’être lavé. Espérons que cela donnera à tous une occasion d’introspection, et que cela assainira les relations dans la profession.

      « certains grands films font oublier les soucis de la vie »
      Oui. Ou alors nous y plongent encore plus profondément mais en nous donnant des occasions de réfléchir.

      J’ai beaucoup en son temps le sujet  ô combien décoiffant pour l’époque et la tonalité caustique de La fiancé du Pirate. Bernadette Lafont y est excellente. Tout comme sa fille dans L’été en pente douce. Deux actrices dont j’ai regretté la disparition.


    • njama njama 27 février 15:49

      @gruni
      être le fils de... ou la fille de... n’est pas toujours un avantage

      Carrément vrai, ce qui est souvent à la source de crise de l’adolescence, ou post adolescence, conflictuelle, très vive parfois que ne comprennent pas les pères ou les mères... alors que leur côté possessif, patriarcal ou matriarcal, maladivement hyper protecteur, en est la cause... leur enfant leur échappe...


    • Seth 27 février 16:12

      @njama

      C’est sans doute ce qui explique les horreurs que les héritiers débagoulent à la mort de l’ancêtre. smiley


    • njama njama 27 février 16:52

      @Seth
      Nous sommes faits pour être « libre » pas pour rester à vie sous la coupe d’un patriarche ou d’une daronne... comme chez les aristos, dans les familles princières smiley


    • gruni gruni 27 février 16:55

      @njama

       « leur enfant leur échappe... »

      Certes et pour cause, pour un enfant qui veut s’émanciper, s’entendre dire qu’il doit son succès à ses parents, ce qui n’est pas forcément vrai, ça doit devenir assez vite insupportable. 


    • Fergus Fergus 27 février 17:01

      @ gruni

      Ô combien ! D’où la chance d’être issu d’un milieu modeste. smiley
      Le rejeton ne doit sa réussite qu’à lui-même, et pas au fric ou aux relations de papa (ou maman).


    • Seth 27 février 21:18

      @gruni

      Ils ne sont pas obligés d’aller se répandre à la télé et dans les journaux ad-hoc. Et en plus on s’en fout, de leurs petits malheurs. smiley


  • jymb 27 février 13:20

    Ce qui est insupportable ce sont les interviews où l’immense majorité de ces cooptés expliquent qu’ils ont longtemps hésité entre ce métier ou serveur chez MacDo, ou bien qu’ils ont eu la chance d’être choisis quasi par hasard dans un casting de 2000 candidats anonymes

    Et aucun journaliste ne rétorque jamais : « Vous vous foutez de moi ? » 


    • Fergus Fergus 27 février 15:41

      Bonjour, jymb

      100 % d’accord avec vous, cela m’insupporte également.

      Surtout lorsqu’ils en viennent à dire que percer dans le métier a été plus difficile qu’à un anonyme !


  • Robert GIL Robert GIL 27 février 16:09

    Ça ne me gêne pas qu’ils soient fils ou fille de, mais ce qui m’agace au plus haut point, c’est qu’ils font comme s’ils n’étaient la que grâce à un formidable coup de chance du destin et qu’avant de réussir ils galéraient et survivaient difficilement dans des cabarets avant d’être remarqués par un réalisateur ou un producteur. Ils n’ont qu’à dire tout simplement : oui, j’ai de la chance, mon père faisait du cinéma et j’ai baigné dans ce milieu depuis petit, grâce à ses relations j’ai pu obtenir un rôle, etc…Mais bon, on aime faire croire au péquin moyen que lui aussi aurait pu être une star ou un milliardaire s’il avait eu du talent ou l’envie de travailler dur, en même temps ça leur permet de te remettre à ta place, toi le petit qui n’a pas « réussi ». Le plus énervant chez les « fils et filles de » est cette manière de se payer notre tête sur leurs conditions d’accès au métier...

    voir :

    http://2ccr.unblog.fr/2016/09/26/attention-consanguinite-importante/


    • Fergus Fergus 27 février 17:04

      Bonjour, Robert GIL

      « ce qui m’agace au plus haut point, c’est qu’ils font comme s’ils n’étaient la que grâce à un formidable coup de chance du destin et qu’avant de réussir ils galéraient et survivaient difficilement dans des cabarets avant d’être remarqués par un réalisateur ou un producteur »

      Vous avez raison, ce travers (déjà été évoqué plus haut) est très agaçant.


  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 27 février 17:56

    À Fergus

    Petite erreur :

    "Ils ont le même patronyme, ils sont tous les deux comédiens... Armelle Deutsh et Lorant Deutsh sont-ils frère et soeur ? La réponse est non ! Armelle Deutsh est originaire de Martigues dans les Bouches-du-Rhône et l’acteur est quant à lui né à Alençon en Normandie." (Terra Femina)


    • Fergus Fergus 27 février 18:04

      Bonsoir, Jean J. MOUROT

      Merci de m’avoir signalé cette erreur.
      Désolé de l’avoir commise.


  • VDob 27 février 23:05

    Quand un gosse dont les deux parents sont médecins décident de faire médecine, tout le monde trouve ça normal. Ben là, c’est pareil...


    • Fergus Fergus 28 février 09:04

      Bonjour, VDob

      Non, pas d’accord.
      En théorie, vous avez raison. Mais en théorie seulement.

      Car dans les faits, le jeune aspirant médecin devra passer tous les concours comme les autres étudiants sans bénéficier d’un coup de pouce de ses parents.

      Dans le milieu cinématographique, il est évident que des parents acteurs, ou réalisateurs ; ou producteurs, sont un plus évident pour, grâce à leur influence, lancer la carrière de leur progéniture, notamment en matière d’accès facilité aux castings et, à talent égal, voire inférieur, relativement aux inconnus, leur permettre de décrocher des rôles !


  • LeMerou 28 février 07:44

    @Fergus

    Bonjour,

    Ce qui caractérise le plus le cinéma français outre son financement, c’est un peu son manque de modestie non ? De la nouvelle vague, au cinéma d’auteurs en passant par les chefs d’oeuvre ! Vu par une minorité d’initiés d’ailleurs quant on regarde le nombre d’entrées...

    Diantre, les mot ont été lâchés, nul doute qu’il y a eu de très bon films, mais à la finale qu’est ce qu’un film cinématographique ? Que doit il être ?

    Un divertissement ou un moment « intellectuel » ? Tout est là en fait, le cinéma français produit à quelques exceptions près, un cinéma dont le fond est quasi identique, très basé sur la psychologie humaine, la/les relations, il est même quelque fois nécessaire d’expliquer au non initié le sens d’un plan de quelques minutes sur un simple regard....

    Notre « cinéma » fait principalement face aux divertissements venus d’outre Atlantique, La chose est massique par le nombre d’entrées sur la planète, nous ne jouons pas dans la même court, le cinéma français est un peu trop, nombriliste..,

    Evidemment, les détracteurs en tout genre, ardents défenseurs de notre piètre industrie subventionnée pour la préservation de la culture.... et ils sont légion dans ce petit milieu, vont trouver que ce « genre » est sans intérêt, tout au plus un divertissement niais, sans aucune âme, classant ce dernier comme « commercial » destiné à divertir la populasse décérébrée, etc, etc. Voir dans certains cas de pâles copies... mais faisant plus d’entrées.....

    Ces « superproductions » font les premiers jours, un nombre « d’entrée » ,supérieur à la population Française. Je n’ose évoquer les recettes évidemment, c’est notre ministre des finances qui serait heureux d’avoir enfin un retour sur les subventions versées qui ne cessent d’augmenter en plus. Si le « cinéma » français ne dégage pas ou que très peu de recettes, il n’est pas déficitaire, il subsiste contre vents & marées à nos frais.

    Même si la population ignare ne va pas voir les « films d’auteurs », pour des raisons évidentes que les « drames » elle les vit tous les jours et il est vrai aussi que la vie d’un mari délaissant femme et enfants devenu homosexuel à cause de son hamster et qui pendant 1H30 fait son introspection, ne les intéresse guère.. même si le dénouement est heureux...........Je vous rassure, il ne retrouve pas sa famille.... smiley

    Elle à à payée sa place au travers des impôts.

    Bon, quant aux acteurs, il y en a des bons et des moins bons, pour ces derniers se pose toujours la question de savoir comment « ils » arrivent à figurer encore sur les bandes annonces. 


    • Fergus Fergus 28 février 09:23

      Bonjour, LeMerou

      « qu’est ce qu’un film cinématographique ? Que doit il être ? Un divertissement ou un moment « intellectuel » ? »

      Il y a de la place pour les deux. Je dirais même que les deux sont nécessaires.


      « le cinéma français produit à quelques exceptions près, un cinéma dont le fond est quasi identique »

      Pas du tout d’accord, je ne peux pas vous laisser dire cela.

      Je vois une quarantaine de films chaque année, dont près de la moitié sont des films français. Et je peux vous dire qu’il y a une très grande diversité d’inspiration et de style, de Danny Boon à Albert Dupontel en passant par Cédric Klapisch ou Justine Triet, pour ne citer que ces réalisateurs-là.


      « la vie d’un mari délaissant femme et enfants devenu homosexuel à cause de son hamster et qui pendant 1H30 fait son introspection »

      Bel exemple de caricature qui ne représente pas du tout la filmographie française, si ce n’est de manière très marginale. 

      Si vous alliez plus souvent au cinéma voir des films français, vous ne tiendriez pas de propos de ce genre tant ils sont éloignés de la réalité !!!




  • L'apostilleur L’apostilleur 28 février 09:13

    « ..de plus en plus de fils et filles de.. »

    Comme les notaires ?


    • Fergus Fergus 28 février 09:29

      Bonjour, L’apostilleur

      Non, pas « comme les notaires ».
      Car si l’on peut évoquer la notion de « piston » professionnel pour les acteurs, ce n’est pas cette dimension qui est en jeu chez les notaires, mais en l’occurrence la transmission de la charge (et de l’étude) au rejeton dès lors qu’il dispose des diplômes adéquats. On est là clairement sur une question d’héritage et des fiscalité. 


    • tashrin 28 février 09:47

      @Fergus
      Non, le notariat est extremement fermé
      Si vous n’etes pas fils de notaire, vous ne serez jamais notaire mais clerc sous payé toute votre vie
      Tout comme les administrateurs judiciaires, par exemple


    • Fergus Fergus 28 février 10:10

      @ tashrin

      Je n’ai pas dit le contraire. Tous ces métiers de charge transmissible sont verrouillés par un système de nature dynastique.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 28 février 10:34

      @tashrin
       
       ’’Si vous n’etes pas fils de notaire, vous ne serez jamais notaire mais clerc sous payé toute votre vie’’
      >
      Disons que c’est un filtre :qui laisse passer les médiocres qui sont ’fils de’, et les meilleurs qu’ils soient ’fils de’ ou pas.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 28 février 10:35

      @Francis, agnotologue
       
      Ps. Ne pas oublier la promotion canapé


  • tashrin 28 février 09:46

    Mouais

    Une bande de pseudo artistes qui s’autocomplait dans son petit entre soi, que ce soit les cesars ou les casting, ca reste la meme logique

    Abreuvés de financements (avec nos thunes), des cachets ubuesques, des postures donneuses de lecon à la terre entière (facile depuis los angeles ou sa piscine du cap ferret), une production (pardon) mais globalement médiocre (sauf exception notable (je n’oublierai jamais vos visages est cité plus haut par exemple), on a le droit soit à la vague ’humoriste facon djamel’, soit à la vague neo art et essai qui n’interesse personne hormis le real... Ah, et en bout de chaine euros la place dans des multiplexes à la con ou meme le popcorn est maintenant vendu par un automate...

    Quant à l’entre soi : lol

    Attal, Sejourné, Duhamel, oudea, etc etc... C’est pas de l’entre soi qui confine au nepotisme ?

    C’est partout...


    • Fergus Fergus 28 février 10:08

      Bonjour, tashrin

      « Une bande de pseudo artistes »
      Houlà ! Pas du tout d’accord.
      C’est vrai pour certains rejetons qui, sans le coup de pouce de leurs parents, n’auraient pas percé dans le milieu, mais pas pour d’autres, réellement excellents, à l’image de Léa Drucker, Sara Giraudeau ou Léa Seydoux.

      Comme au foot, les « cachets ubuesques » ne valent que pour une petite minorité.

      Un cinéma « globalement médiocre ». Non, il y a de tout, du meilleur au pire, et cette disparité vaut également pour le cinéma anglo-saxon.
      J’aime beaucoup les cinémas japonais et coréen, mais il est impossible de les juger globalement : ne débarquent chez nous que les meilleurs opus.

      « on a le droit soit à la vague ’humoriste facon djamel’, soit à la vague neo art et essai »
      Vieil argument de détracteurs, mais c’est très largement faux, le cinéma français ne peut pas être ramené à cette caricature d’offre tant il est diversifié !

      Pour finir, vous avez raison sur l’« entre-soi », il n’est pas spécifique au cinéma.


    • tashrin 28 février 10:15

      @Fergus
      C’est vrai pour certains rejetons qui, sans le coup de pouce de leurs parents, n’auraient pas percé dans le milieu, mais pas pour d’autres, réellement excellents, à l’image de Léa Drucker, Sara Giraudeau ou Léa Seydoux.

      Vous avez définitivement un don pour la coherence intellectuelle... Beaux exemples d’acteurs ayant percé sans l’aide de papa maman


    • Fergus Fergus 28 février 11:10

      @ tashrin

      Je me suis mal exprimé : ces trois là ont effectivement bénéficié également d’un « coup de pouce ». Je les ai d’ailleurs citées toutes les trois dans l’article.
      J’ai simplement voulu dire d’elles que ce sont d’excellentes actrices, contrairement à d’autres.


    • tashrin 28 février 12:18

      @Fergus
      J’ai simplement voulu dire d’elles que ce sont d’excellentes actrices

      D’une part c’est subjectif
      Et d’autre part, il yen a probablement tout autant chez les aspirants comédiens qui ne disposent pas du bon patronyme et du carnet d’adresse de papa maman. Sauf qu’on le saura jamais, parce les places sont déjà attribuées


    • Fergus Fergus 28 février 12:53

      @ tashrin

      Manifestement, vous n’avez pas lu l’article !
      Si tel était le cas, vous auriez lu ceci dans le dernier paragraphe :

      « on ne pourra pas s’empêcher de penser – surtout si l’on connaît soi-même des laissés-pour-compte dans ce milieu – que cet évident favoritisme barre probablement la route du succès à de grands talents, injustement cantonnés dans des rôles sans importance quand ils ne sont pas réduits à faire de la figuration, faute de carnet d’adresse ou de parents membres de la Jet Set ou du Show-Biz. »


    • tashrin 28 février 14:31

      @Fergus
      Si si j’ai lu. Et arretez avec vos phrases en gras, on estpas des enfants de CP c’est ridicule. Soutenir tout et le contraire de tout, c’est votre marque de fabrique. Ne jamais se mouiller, se menager une porte de sortie. 
      Du en meme temps pur jus, vous avez bien choisi votre canasson :)


  • jymb 28 février 12:59

    Un fait patent 

    Au Festival d Avignon, chaque année plus de 1000 pièces de théâtre

    Dans l’immense majorité des cas, les acteurs sont excellents...mais inconnus ( il y a quelques « célébrités », mais peu) et ils resteront inconnus, courant le petit rôle dans les MJC de petites villes 

    Et si le financement étatique passait par l’obligation de recruter dans ce vivier enthousiaste ? 


    • Fergus Fergus 28 février 14:57

      Bonjour, jymb

      Pour voir chaque année plusieurs pièces de théâtre à Paris ou en tournée, je suis d’accord avec vous : il y a d’excellents acteurs dont pas mal auraient pu sans problème faire une carrière au cinéma.

      « Et si le financement étatique passait par l’obligation de recruter dans ce vivier enthousiaste ? »
      Cela ne me semble pas une bonne idée, le CNC n’ayant pas à s’immiscer dans la réalisation des projets ni dans les castings, même pour une bonne cause.


  • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 3 mars 18:50

    Rien d’important, nouveau, spécial à commenter, mais, comme le feu de la photo centrale, le chaos...s’exprimer.

    Que l’on évoque l’horreur du 7 octobre oui, et que l’on évoque les palestiniens est alors obligatoire.

    Depuis des décennies le ratio [mort / blessé] Palestine  Israël est de l’ordre de 10 minimum, tous conflits confondus. Si la souffrance pouvait se mettre sur un livre comptable, un témoin complètement extérieur nommerait immédiatement un « + » coupable.

    (Ignominie entendue : « oui, mais les palestiniens ils mettent toujours leurs enfants en avant en boucliers ».)

    Mais la guerre et ses turpitudes ne répond pas qu’à cette logique humaine. Chacun qui pleure son enfant mort dans les bras, sa femme, son mari,...lance un éclair de malheur qui partant de tout l’être s’enflamme jusqu’au ciel infini.

    Autrement dit, puissants de chaque bord, puissants agissant partout sur terre, mais quidams moyens évidement, lorsqu’ils ont choisi une mauvaise route, non seulement noircissent le visible mais alourdissent aussi l’invisible.

    Pourquoi dévoiler ces malheurs ? Pour se persuader que le combat (*) est dur, plus dur qu’on ne l’imagine en général.

    Courage , donc.

    (*) Combat en soi-même, pour patiemment extirper de soi ce que l’on a (tous) de dégueulasse, ou bon, de pas terrible.


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