jeudi 30 juillet - par Desmaretz Gérard

Cold case : l’Affaire Robert Boulin

Le 12 juin 2026 on apprenait le dessaisissement du juge d’instruction chargé du dossier Robert Boulin à Versailles au profit d’un juge d’instruction du pôle des crimes sériels et non élucidés de Nanterre. Le 30 octobre 1979 l'AFP annonçait à 9 h 34 que le corps de Robert Boulin, ministre du Travail et maire de Libourne (Gironde) âgé de 59 ans avait été découvert noyé dans une cinquantaine de centimètres d’eau dans l’étang Rompu de la forêt de Rambouillet près de Montfort-l’Amaury (Yvelines), dépêche reprise par Antenne 2 dans son journal de 13 heures. Robert Boulin, ancien résistant, avocat, gaulliste historique et ancien ministre dans le gouvernement de Raymond Barre était perçu comme un potentiel Premier ministre.

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Flashback Le vendredi 6 octobre 1979 le quotidien Le Monde publie une enquête sur les terrains de Ramatuelle (Var). Mr le ministre a acquis un terrain de 2 hectares au lieu-dit Val-de-Bois le 18 juillet 1974 pour la somme de 40 000 francs, et obtenu l'autorisation d'y construire une maison d'habitation de 180 mètres carrés 5 mois plus tard. Mais une partie du terrain a été déjà vendue en 1973 à trois acheteurs de Flers (Orne) par l'homme d'affaires Henri Tournet. Aucune mention de l'acquisition ne figurait au bureau des hypothèques de Draguignan (Var) ! M. Tournet avait cédé une grande partie du domaine le 22 avril 1974 à la société Holitour sise à Genève quelques mois avant son acquisition par Robert Boulin qui n'aurait appris la supercherie qu'au mois d'avril 1976 par le notaire de Pont-Hébert (Calvados) chargé de rédiger l'acte pour les trois acheteurs de Flers. Robert Boulin dépose plainte. Le 11 juin 1979 le juge Van Ruymbeke a découvert que Robert Boulin a déposé 40 000 francs sur son compte bancaire le 14 février 1975, somme qui correspond au montant de la vente et à celle du chèque au porteur encaissé le lendemain sur le compte de Tournet. L'acheteur a-t-il bénéficié des avantages fiscaux prévus par la loi Serot-Monichon (1959) dans le cadre de la préservation des forêts (terrain inconstructible) : l’exonération sur 75 % de la valeur vénale - le droit de mutation gratuit - une réduction des impôts sur le revenu - l’exonération partielle de l’Impôt fortune immobilière ont-ils joué un rôle ? Henri Tournet réfugié au Chili sera condamné par contumace en 1980 à 15 ans de prison (il y décèdera en 2008).

Le dimanche 28 octobre Robert Boulin dactylographie un droit de réponse au Monde et rédige une lettre « posthume » destinée à l'AFP. Cette lettre est examinée le lendemain en compagnie de ses proches collaborateurs de 11 h à 11 h 45 et qui semblent se défausser faute d'informations. Son avocat, maître Alain Maillot joint par téléphone, l'estime inadéquate, il est environ 14 h 30. Robert Boulin quitte son bureau ministériel rue de Grenelle vers 15 h 30 après avoir diner en compagnie de son fils Bertrand et de son gendre Eric Burgeat, et avoir reçu le député de Polynésie (Gaston Flossse). Il emporte avec lui des dossiers. Son chauffeur Claude Tréguier et son officier de sécurité Yves Autié le déposent chez lui 32 bd Maillot à Neuilly-sur-Seine. Robert Boulin demande à son garde du corps de venir le prendre le lendemain à 7 h 30. Boulin quitte son appartement au volant de son véhicule personnel et poste du courrier au bureau 13 Place Robert Brault de Montfort-l'Amaury vers 17 heures.

Guy Aubert, un proche de Robert Boulin resté sans nouvelle de son ami se rend à l'appartement du couple en début de soirée. Colette Boulin est sans nouvelles de son mari depuis plusieurs heures. Leur fils Bertrand appelle vers 21 heures Maxime Delsol, fonctionnaire de police au Service de protection des hautes personnalités chargé de la sécurité de Robert Boulin depuis 1961 : « Qu'est-ce que tu as fait de mon père ? J'ai tout de suite compris. Ma femme était là, je lui ai dit : «  Ça y est, il a fait une connerie ». Des proches découvrent dans la corbeille à papier de son bureau une feuille avec la phrase « J'envisage de me noyer dans un lac de la forêt de Rambouillet, où j'aimais beaucoup faire du cheval ». Certains auteurs ont écrit que la femme de ménage avait vidé la poubelle, et que la lettre a donc été apportée par un visiteur...

Paul Miniconi, policier de permanence au service de sécurité du ministère de l’Intérieur le 30 octobre 1979 se souvient. A quatre heures du matin, Marcel Cats, chef de cabinet de Robert Boulin et Eric Burgeat, conseiller technique et gendre de Robert Boulin venus à bord d'une R16 « se sont présentés place Beauvau et ont demandé à voir M. Christian Bonnet ministre de l’Intérieur pour une question de vie ou de mort au sujet de Robert Boulin. Le chef de poste [brigadier André Massoni] a aussitôt avisé le permanent de service au ministère, M. Reynaud, qui s’est entretenu quelques instants au téléphone avec M. Cats, puis les deux visiteurs sont repartis en direction de Matignon en disant qu’ils allaient informer le Premier ministre, M. Raymond Barre ».

Les investigations sont lancées vers 06 heures. Deux motocyclistes de la brigade de gendarmerie repèrent la Peugeot 305 à 8 h 30, portes verrouillées, à proximité de l'étang Rompu et d’apercevoir un corps à genoux à demi immergé dans l'eau à 6 mètres de la berge. Une carte de visite annotée est découverte sur le tableau de bord « Les clefs de la voiture sont dans la poche de mon pantalon », elles seront retrouvées au sol proche du coffre. « Embrassez éperdument ma femme, le seul grand amour de ma vie. Courage pour les enfants ». Le procureur général de Versailles arrive sur les lieux à 9 h 45. Après la constatation du décès par un médecin du SMUR, la dépouille est transportée par hélicoptère à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière puis à l’Institut médico-légal. L’absence de vase sur les vêtements reste inexpliquée. La victime est dévêtue généralement sur place pour l'examen clinique et ses effets vestimentaires placés sous scellé. L'autopsie conclut à un suicide aux barbituriques, et les plaies sur le visage imputées à « des chocs possiblement postérieurs à la mort, provoqués par une extraction brutale du plan d’eau. (...) La mort est intervenue dès le lundi 29 octobre, entre 17 h 30 et 20 heures  ».

Le 31 octobre des photocopies de la lettre dactylographiée de R. Boulin arrivent au siège de l'AFP, chez Chaban-Delmas, Gérard César (député de la Gironde), Minute, Sud-ouest. La famille de faire remarquer que la première phrase de la première page «  J’ai décidé de mettre fin à mes jours  » est décalée horizontalement et verticalement par rapport au texte  ». Sa secrétaire, Françoise Lecomte, se rappelle leur contenu, tapé à la machine, excepté la mention : « J’ai décidé de mettre fin à mes jours » et les quelques lignes qui suivent. Robert Boulin les a-t-il ajoutées personnellement afin de ne pas alerter les membres de son cabinet ? Libération du 10 novembre 1979 : « Mon mari s'est donné la mort (...) C'est un geste symbolique pour que le monde prenne conscience de l'abaissement moral qui se manifeste ». Libération du 8 février 1980 « Il n'y a pas de jugement à porter sur le suicide. Ce n'est pas un acte moral, c'est un acte physique de courage personnel » Bertrand Boulin. Au mois de mars 1970, Robert Boulin, alors ministre de la Santé, avait dirigé une commission sur la prévention du suicide.

Le 16 novembre 1983 Colette Boulin dévastée par les photographies du visage tuméfié de son époux demande une seconde autopsie. Le corps a été embaumé après la première autopsie sans l'accord de la famille ; une plainte a-t-elle été déposée ? Le second rapport fait état de lividités cadavériques dorsales. Le corps ayant été découvert en position du « prieur musulman », les lividités ne devraient-elles pas apparaître sur le ventre et la face ? Les Boulin déposent plainte contre X pour « homicide volontaire ». Le 18 janvier 1984 ils accusent le procureur de la République de Versailles d'avoir ordonné, en 1979, au médecin-légiste « de se livrer à une autopsie incomplète  » et avoir voulu « soustraire les assassins au bras de la justice » et de contester l'embaumement pratiqué sur le corps du défunt sans accord de la famille. Le ministre de la justice (Robert Badinter) porte plainte, la famille Boulin est condamnée à verser 8 000 francs pour diffamation envers un magistrat.

En 1991 l’enquête judiciaire conclut à un non-lieu, celui-ci est confirmé l'année suivante. Pour les proches « le crime a été maquillé en suicide ». On peut imaginer Mr le ministre « groggy » se cogner et chuter sous l'effet du Diazépam (pic plasmatique de la molécule 30 à 90 minutes, demi-vie 32 et 47 heures, dose toxique 500 mg). Le 1 février 2013 l'ancien ministre Jean Charbonnel se dit prêt à livrer à la Garde des Sceaux (Taubira) les noms des deux personnes qu'Alexandre Sanguinetti lui aurait présentées comme les responsables de la mort de Robert Boulin (responsables ne veut pas dire les exécuteurs). En 2015 Fabienne Boulin dépose une nouvelle plainte avec constitution de partie civile pour « enlèvement, arrestation et séquestration suivis de mort ou d’assassinat ». Un témoin a déclaré avoir croisé la voiture de Robert Boulin accompagné de deux individus à bord le 29 octobre 1979 à Montfort-L’Amaury en fin d’après-midi.

Au mois de juin 2023, Elio Darmon, la septantaine, gérant d’une société de biens immobiliers âgé de 31 ans à l'époque des faits, se présente spontanément à la gendarmerie. Auditionné par le juge d’instruction, il lui confirme une conversation surprise au club libertin Le Roi René à Ville-d’Avray (Hauts-de-Seine) quelques jours après le décès de Robert Boulin. Selon le témoin, y étaient présents Pierre Debizet le patron du Service d’Action Civique, Jean-Pierre Lenoir un ancien de la France Libre et du Service de Documentation Extérieure et du Contre-Espionnage décédé en 2013 (auteur de l'« État Trafiquant » paru en 1992), et deux inconnus. Un de ceux-ci de préciser : « Boulin serait mort dans leurs bras, après les coups reçus, on l’a alors balancé dans l’étang ». Le témoin tardif de communiquer au juge le numéro d'immatriculation d'une Mercedes dans laquelle les deux inconnus étaient arrivés. Le propriétaire du véhicule ? Henri Geliot, un cafetier décédé en 1986. Darmon décrit le tueur comme ressemblant au catcheur « Lino » ; l'immatriculation peut avoir été « emprunté » (doublette) ou mal relevée, à moins que l'on soit en présence d'un récit construit. Aucune expertise psychiatrique des témoins tardifs n'est mentionnée, et chaque événement nouveau «  constitue un acte interruptif de la prescription de l'action publique »...

Au mois de mars 2025 un journaliste rapporte que Jo Rizza, né en 1953 et inscrit au fichier du grand banditisme a recueilli la confession de son père mourant en 2014. On aurait proposé l'affaire à Jean-Louis Rizza, un ancien de l'OAS qui l'aurait refusée. « La mission c'était de récupérer des documents. De lui faire peur, de l'intimider. L'autre, celui que je connais [Gilbert Molina assis sur le siège arrière], a paniqué. Il lui a donné un coup de marteau derrière la tête ». Le binôme se serait débarrassé du corps dans l’étang Rompu... Un ancien activiste de l'OAS membre du SAC ! Jean Bastien-Thiry doit se retourner dans sa tombe. La porosité politique a des limites. Les faits avancés en faveur d'un assassinat aboutissent à un chiasme, c’est-à-dire au renversement de la proposition, « prouvez que Robert Boulin n’a pas été assassiné ».

Maître Didier Seban le représentant de la famille du défunt espère « que le dossier arrivera vite au pôle où il sera traité par des juges engagés et motivés  », et a d'ores et déjà réclamé une nouvelle autopsie « convaincu que la recherche de micro-algues dans les ossements pourrait prouver l’absence de noyade pour cet homme retrouvé le visage totalement ensanglanté ». Le Département faune et flore forensiques de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale dispose d’un laboratoire flambant neuf pour l’analyse des diatomées, algues unicellulaires siliceuses (200 000 espèces) qui devraient se retrouver dans les tissus vascularisés, foie, cerveau, poumons, reins, moelle osseuse des scellés. Encore faut-il que celles-ci soient parfaitement identifiables (non brisées), identiques avec les scellés de l'eau prélevés le 30 octobre 1979 et que la méthode soit validée scientifiquement et statistiquement...

Une victime est retrouvée dans l'eau, y a-t-elle été poussée, déséquilibrée (coup de vent, malaise), a-t-elle glissée, le sol s'est-il dérobé sous ses pieds, s'y est-elle précipitée volontairement ou prenait-elle un selfie  ? Une noyade forcée, facile sur les enfants, les personnes âgées ou impotentes nécessite sur personne valide une lutte et laisse des traces sur le corps ou des marques de tentative d’immobilisation. Le criminel peut avoir eu pour intention de faire disparaitre le corps à jamais ou maquiller son crime. La présence de lésions ne signifie pas pour autant des violences, elles peuvent être post-mortem (frottements sur le fond, animaux aquatiques, remous, hélices, soins thanathopraxie) et prêter à confusion.

Le meurtre aquatique est un crime difficile à élucider surtout quand la découverte du corps est tardive et le corps endommagé. « le diagnostic de noyade est un des diagnostics les plus difficiles en médecine légale ». C’est le Procureur de la République qui décide de l’opportunité ou non d’une autopsie médico-légale. En France, « on pratique moins de 7 000 autopsies médico-légales alors que le chiffre idéal avoisinerait les 25 000 ». La présence de n'importe quel liquide (un homme a noyé sa femme dans une citerne de lait, un autre dans une cuve de vin, un oléiculteur dans de l'huile) dans les voies respiratoires et/ou l'appareil digestif ne prouve pas une noyade : « Il faut pour cela disqualifier toutes les autres causes possibles du décès : malaise, crime, accident, suicides, meurtre maquillé, noyade insolite ». Robert Boulin a été retrouvé dans la position « musulmane », l’eau pouvait ne pas avoir envahi les poumons ni l'estomac, une asphyxie positionnelle n'est pas évoquée...

Les primo intervenants, sauveteurs, sapeurs-pompiers, policiers, médecin peuvent voir un site en l'état que les enquêteurs judiciaires ne verront peut-être pas. Les gestes de premiers secours peuvent venir fausser les indices. « À l'endroit où il gît [R. Boulin], l'eau est profonde de 60 à 70 cm. Deux plongeurs des sapeurs-pompiers vont l'en sortir avec difficulté, en le tenant chacun par un bras. Ils le tirent jusqu'à la berge, face contre terre et le déposent plus que sèchement sur la terre ferme » commissaire Tourre du SRPJ. Ce sont des gendarmes qui retourneront le corps sur le dos...

Les légistes doivent déterminer l'heure du décès et en préciser la cause. L'établissement des lividités et de la rigidité dépendent de la température, du poids de la victime, des vêtements portés, des efforts fournis, de la prise de médicament, des manipulations du corps. En cas de mort suspecte l'autopsie se doit d'être beaucoup plus complète que pour un banal accident avec : radiographie, recherche de traces de violence (contusion, plaie, brûlure, impact de projectile, fracture, luxation, ligature), crevées (incisions pour découvrir des hématomes sous-cutanés), prélèvement : cœur, poumons, œsophage, trachée, abdomen en vue d'analyses histologiques, découpe de la boîte crânienne avec examen en tranches fines pour déceler les micros caillots, et prélèvements des fluides internes pour les analyses toxicologiques.

Rappels indispensables de police scientifique. Les enquêteurs se doivent de traiter une noyade comme une scène de crime et ne jamais se fier aux apparences. Boucler les lieux, en prévenir toute contamination, noter les identités des personnes présentes, recueillir les témoignages, collationner les photographies et les images de vidéo-protection, rechercher les indices : traces de pas, de pneumatiques, de traînage, de boue, d'utilisation d'outils, empreintes, herbe foulée, branche cassée, papier ou mégot jeté et procéder à tout prélèvement utile (eau, vase). L'examen médico-légal de la victime sur les lieux du drame ne peut être que sommaire. Il porte avant tout sur les éléments susceptibles d'être modifiés lors du déplacement du corps ou de disparaître. Les mains et les pieds doivent être protégés. Toute mauvaise manipulation du corps peut laisser des marques post mortem sur le corps. Les lividités apparaissent généralement pendant les 12 premières heures, si le cadavre est déplacé avant la douzième heure, les traces s’ajoutent les unes aux autres... La rigidité cadavérique débute entre une demi-heure et 2 heures après le décès et atteint son maximum entre 6 et 12 heures. Le phénomène progresse du haut du corps vers le bas (nuque, visage, membres supérieurs et inférieurs) et se maintient entre 12 et 42 heures avant de disparaître progressivement en deux ou trois jours ; « si la rigidité est rompue avant la 12 ème heure, elle se reconstitue »...

Pour Maître Seban : « Quand il s’agit d’un cold case ou d’un dossier ancien comme celui-ci, l’urgence reste d’autant plus importante à traiter le dossier, car les témoins disparaissent ». Les analyses permettront-elles de découvrir des squelettes siliceux de diatomées parfaitement identifiables (non brisés) et identiques aux scellés et en nombre suffisant (valeur statistique) pour être recevables comme preuve scientifique ? Dans la nuit du 30 août 2025 Elio Darmon est la cible de quatre tirs en direction de son domicile à Brandérion (Morbilan) vers 01 h 15. Le septuagénaire est convaincu que ceux-ci sont en rapport avec ses récentes déclarations sur l'affaire Boulin à la presse écrite et télévisuelle. Il décédera dans son lit le 1 avril 2026... Le samedi 11 juillet, un quadragénaire a été découvert noyé dans un ruisseau profond de 50 centimètres proche de l'étang Malhose à Arques (Pas-de-Calais) vers 05 h 30. Le décès à été déclaré sur place. Une incapacité à relever la tête, malaise, perte de connaissance, état d'ivresse, crise d'épilepsie, benzodiazépines, blessure, etc., peut-être à l'origine d'une asphyxie (faire la distinction entre pour-quoi et pourquoi)... Une correction, une précision, une remarque ?

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