mercredi 13 avril - par Elric Menescire

Commedia dell’arte

 

JPEG Ca y est : ils nous rejouent le même (mauvais) match qu'en 2017.

Plutôt que de se lamenter sur notre sort -et Dieu seul sait ce qu'il y aurait à en dire-, essayons surtout de voir les implications de ce qui s'est passé dimanche dernier.

Elles sont tout d'abord multiples : au delà du fait que nous allons, dans 95% des cas, en prendre "pour cinq ans de plus", il nous faut analyser avant tout la restructuration du champ politique français, qui vient de s'achever sous nos yeux. Une fois de plus, une restructuration qui est un authentique symptôme de l'effondrement économique, social, politique et in fine civilisationnel que nous vivons depuis la crise de 2008.

Les français sont-ils masos ?

C'est en effet la question que beaucoup se sont posée spontanément.

Comment le président sortant peut-il faire 3 points de plus qu'en 2017, après tout ce que nous avons dû subir en cinq ans de mandature Jupitérienne ?

Certains y voient une fraude massive, d'autres un effet de la dépolitisation et de l'acculturation des masses que nous subissons depuis plus de 30 ans..

En restant pragmatique, il suffit de regarder le score des LR et celui du PS, ainsi que le taux d'abstention : tous ces chiffres ont crevé le plafond, à la baisse pour les deux premiers, et à la hausse pour le dernier. 

Il eût fallu regarder avec attention les très nombreuses défections, non pas des cadres du RN pour aller vers Zemmour, mais plutôt celles des cadres LR pour soutenir, dès la fin de l'année dernière, le président-éborgneur sortant. Des soutiens de poids se sont ainsi fait jour plusieurs semaines avant le scrutin. A l'image de l'ancien ministre Eric Woerth, la maire de Calais, de Natacha Bouchart, l'ancienne secrétaire d'Etat Nora Berra, ou encore de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

N'oublions pas non plus Martine Vassal, la puissante patronne LR de la Métropole et du Département 13, qui l'avait acté début Mars dernier, et qui avait elle-même succédé à Renaud Muselier...parti lui aussi chez macron...ou même ou de Lionel Royer-perreaut, figure des Républicains et Maire des 9e et 10e arrondissements, qui avait commencé à émettre des critiques dès novembre 2021, et franchi le rubicon en février, démissionnant également des Républicains..

Ils sont ainsi nombreux, les élus et cadres LR, qui ont quitté le navire pour rejoindre le banquier fan de Mc Kinsey, et qui ont ainsi acté leur désaccord à la fois avec la nomination de Pécresse à la primaire, mais aussi et surtout fourni les réserves de voix qui ont propulsé macron au second tour sans effort..

Le taux d'abstentionnistes étant aussi ce qu'il est (26.31% soit plus d'un électeur sur 4 qui est allé à la pêche ce jour-là), et vu le nombre de bulletins nuls (780 000...) il se trouve qu'en ramenant le nombre de voix obtenues par les candidats à l’ensemble des électeurs inscrits sur les listes électorales (c'est à dire en prenant en compte l'abstention et les votes nuls), comme le fait intelligemment France Info sur cette infographie, le premier parti de France, c'est bien l'abstention (26.31%) et pas Macron (20.1% des suffrages exprimés). Ce taux traduit plusieurs choses, mais avant tout une profonde fracture dans la société française. plus d'un quart des personnes en âge de voter ne croyant plus à la politique pour changer les choses.

Il n'y a donc pas eu fraude, mais bien un double effet qui aura profité au banquier-éborgneur : l'abstention, et le report que dis-je, le siphonnage quasi-intégral des voix LR.

Quand la droite s'en prend une

Car oui, Pécresse s'est finalement crashée, et pas qu'un peu.

Et là-dessus même pas d'étonnement : mauvaise prise de pouvoir sur la primaire, mauvaise campagne, défections multiples dans son camp, coups de poignard dans le dos, refus de Sarkozy de s'embarquer là-dedans...tant que nous y sommes rajoutons un positionnement inexistant et toujours bancal, entre l'extrême-droite qu'elle a essayé de courtiser, très souvent à l'intérieur même de son parti, et l'extrême-centre qui lui finalement a siphonné l'essentiel de son électorat, elle n'a jamais réussi une seule seconde à incarner ce Gaullisme dont elle se réclamait. La faute aussi peut-être, au goufre que dis-je à l'abysse qui séparait ses mots de ses actes. Comment en effet prétendre incarner le Gaullisme, quand vous et votre mari avez grassement profité de la liquidation d'un des fleurons de l'industrie et de la souveraineté françaises ? Avouez que ça fait tâche...exit donc Pécresse la maitresse d'école, donneuse de leçons, championne du "faites ce que je dis mais pas ce que je fais".

Concernant le non soutien constant de Sarkozy d'ailleurs, il se murmure un peu partout que le bougre aurait passé un accord avec Macron, pour maintenir 100 députés LR aux législatives, sans aucun candidat LREM en face. Si cela se confirme, et surtout s'il est avéré le fait que cet accord ait été passé avant la chute de Pécresse durant la campagne, cela reviendrait à dire que tout cela a été murement réfléchi, planifié et exécuté. Ce qui nous en dit long sur le degré de perversité politique du président sortant (pour Sarkozy nous le savions déjà).

Pour conclure sur le cas Pécresse, avec moins de 5% des suffrages exprimés, un record absolu pour la droite sous la 5ème République, et une dette personnelle estiméé à 5 millions d'euros suite au non remboursement de ses frais de campagne, elle aura même le culot, elle, la multi millionnaire, de faire la quête lancer une cagnotte...Peut-être devrait-elle d'abord demander à son mari de mettre la main à la poche ?

Et la Gauche itou

Passons ici très rapidement sur les insignifiants Jadot, Hidalgo, Roussel, Poutou et Arthaud : à eux six ils font moins de 10 % des suffrages, et il y aurait tant, tant à dire sur les 4 premiers de la liste...

Jadot tout d'abord : en prenant le pas sur la proposition originale, et radicale, de Sandrine Rousseau, ce macron repeint en vert n'a jamais pu faire illusion. Son programme n'était même pas à la première position en matière écologique, ce n'est pas moi qui le dis mais d'éminents spécialistes du Shift Project. Un comble pour un parti se revendiquant avant tout écologiste.

Hidalgo ensuite : comme Jadot, l'essentiel de sa stratégie a été de tenter de ramer dans le sillage de la FI, en attaquant bille en tête, et souvent ad hominem, le candidat insoumis sur ses supposées accointances avec Poutine. En matière programmatique, comme en matière intellectuelle, c'est assez indigent convenez-en, et d'ailleurs on attend toujours les "socialistes" et la bobo parisienne complètement déconnectée des réalités qu'est Hidalgo, sur de nombreux autres sujets d'importance, où elle a été carrément inaudible, inexistante et transparente : il faut dire qu'elle et son camp, les fauxcialistes, paieront jusqu'à l'extinction -qu'on espère tous imminente- leurs multiples trahisons. N'oubliez jamais l'autre qui disait : "mon ennemi c'est la finance", qui l'a soutenue alors que tout était déjà perdu depuis longtemps, en un véritable baiser de la mort..

Roussel enfin : cet individu connait-il seulement les fondamentaux de la Lutte des classes, lutte dont s'est historiquement toujours revendiqué son parti ? Il semble bien que non : au vu de la stratégie électoraliste adoptée depuis plusieurs années, il apparait clairement que le candidat Roussel a parachevé l'oeuvre de sabotage culturel et intellectuel que le PCF a organisée ces quatre dernières décennies. Oeuvre qui atteint ici son apogée : en reprenant mot pour mot les termes de ses propres ennemis -rhétorique sur l'assistanat, l'amour du terroir et le franchouillardisme bon teint, fleurant limite le Dupont-Aignantisme- , et en courtisant ouvertement les électeurs de la "droite sociale" (existent-ils vraiment ?) Roussel s'est ainsi attiré les remarques élogieuses de ces mêmes ennemis : il faut le voir pour le croire, quand un Messiha, un Hanouna voire un Darman(a)in ne tarissent pas d'éloges, on peut clairement dire qu'il y a un sacré problème pour le candidat d'un parti qui, historiquement avait identifié ses ennemis de classe. Dis-moi cadet Rousselle, as-tu bien lu ton petit Marx ? Rien n'est moins sûr...

La clé des futurs scrutins

Alors oui, comme d'habitude serait-on tenté de dire, la France Insoumise est le véritable dindon de cette farce.

Soulignons que quand je dis cela, c'est avant tout pour penser aux électeurs -dont je suis- , aux nombreux soutiens -dont je fus- , et aux militants -dont je n'ai jamais fait partie.

Jouer ce jeu électoral en valait-il la peine ? Si l'on reste à courte vue, sans doute pas. Mais si on se recule pour essayer de prendre un peu de champ, nous sommes nombreux à penser que oui.

Méluche et l'Union Populaire ont réussi ce que personne d'autre n'a réussi, malgré une opposition féroce, qui venait de tous les côtés. J'insiste : de tous les côtés, y compris de ceux qui eurent pu se réclamer de son bord idélologique. Ce qui revient à acter que le potentiel de danger pour le système vient bien de la France Insoumise et de ses soutiens. 

Comment expliquer autrement sinon les manipulations sondagières, avec des sondages qui le plaçaient systématiquement jusqu'à la veille du 1er tour, à plus de 5 points en dessous de son score réel...alors que la soi-disant marge d'erreur n'est que de 2% ? Comme le dit justement Olivier Berruyer, on connait l'impact de ce type de sondages en termes d'orientation de l'opinion : à quoi bon voter pour lui, alors que ça fait six mois que tout le monde dit qu'il a déjà perdu ? N'oublions pas qu'il ne manquait que 421 420 voix à la FI pour éviter de rejouer la même comédie qu'en 2017.

On pourrait en écrire des tonnes et des quintaux, mais pour résumer il se trouve que le système ne voulait pas de la FI, et encore moins de Mélenchon, car cette force politique était sans doute la seule en capacité de provoquer une importante bifurcation dans le modèle en vigueur depuis près de 200 ans, et qui se voit prolongé pour cinq années de plus, toujours plus loin dans la dévastation sociale et écologique, jusqu'à sans doute la toute fin...

Car oui, que ce soit avec l'un ou l'autre des gagnants de ce second tour de jeu de dupes, rien ne changera pour le mieux, rien ne s'améliorera, tout va inexorablement se dégrader.

Trois camps

Pour ce qui est du camp du mépris de classe, le camp macroniste, inutile de s'étendre plus loin. Nous avons eu 5 ans pour juger "sur pièces", de la nocivité de macron et de ses séides. Que la droite et les vieux (pour faire simple) aient voté pour ce sinistre individu en dit long sur le "projet" qu'il nous propose : travailler plus, jusqu'à la mort, et vivre moins bien...et accessoirement, en cas de révolte, perdre un oeil ou une main, sous toujours plus de surveillance, de flicage, de privations de liberté.

Pour le camp du mépris de race, la situation est similaire sur le plan économique, quoi que Marine a fait pour se camoufler, qui d'ailleurs ne cachera pas sa véritable nature très longtemps. C'est une libérale, héritière d'une famille bourgeoise, qui est farouchement opposée aux intérêts du petit peuple, et qui défend becs et ongles ceux de sa classe. Elle a beau endormir les uns et les autres sur ses orientations qui seraient brusquement devenues sociales et populaires, elle est toujours contre le blocage des prix, contre l'augmentation du SMIC, ou pour l'allongement de la durée du travail... à toutes fins utiles, je vous renvoie une fois de plus à ce lien ou à celui-ci, plus récent,tous faisant le bilan de l'oeuvre du RN au Parlement Européen. Un bilan plus qu'éloquent sur le réel niveau de mépris et de danger du parti de Marine pour 95% des français qui font partie des classes moyennes ou défavorisées... C'est sans appel. Cerise sur le gâteau si l'on rajoute le côté idéologique (le fameux "mépris de race"), pas sûr qu'au terme de cinq ans de mandat, si elle arrive au bout, la société n'en sorte pas autant en piteux état qu'avec l'autre...

Ne reste que le camp de cette Gauche en cours de recomposition, sous la houlette de la FI, et des futurs successeurs de Mélenchon, celui-ci ayant implicitement dit qu'il passait la main dans un discours en forme d'adieu, aux accents positifs et combattifs. On peut raisonnablement penser que la direction va progressivement changer de mains, Mélenchon se mettant de plus en plus en retrait -il se murmure quand même que peut-être, il tentera un dernier mandat de député, et ceci n'est pas anodin. Cela indique clairement la stratégie pour la suite : ne pas subir sans réagir, cinq années catastrophiques de plus. Voire même, imposer une cohabitation à Macron - dans l'hypothèse où c'est bien lui qui gagnera le 24 avril prochain.

Ce pari est-il risqué ? Pas vraiment : si c'est Marine qui l'emporte, de fait elle aura besoin de faire des concessions pour former un gouvernement, de passer des alliances, malgré le fait qu'elle avait affirmé hier que ni sa nièce, ni Zemmour ne seront convoqués pour y participer. Avant de faire volte-face le lendemain, et de "tendre la main" à Marion... C'est le fameux "gouvernement d'union nationale", phantasme néo pétainiste réactualisé pour les besoins du scénario. Ce revirement d'un jour sur l'autre en dit long sur les "promesses" et autres fariboles qu'elle fait en permanence aux français.

Tout ceci bien sûr, n'ayant qu'un seul but : racoler les électeurs de la FI, d'un côté comme de l'autre. Mais ces derniers ne sont pas dupes. La consigne de Mélenchon, répétée trois fois, est très claire, mais malgré tout chacun fera en sa conscience : il n'a pas du tout appelé à voter macron, il a juste dit très clairement que les valeurs portées par la France Insoumise sont des valeurs opposées au racisme, au libéralisme économique, et à l'intolérance, toutes ces choses gravées dans l'ADN du RN et de sa patronne depuis le début. Quel que soit le camouflage adopté.

Un grand Désespoir, avant la recomposition

Il nous faut maintenant évoquer le camp des abstentionnistes, le plus important, finalement, de ce simulacre de démocratie.

Alors que partout dimanche soir certains, amers, répétaient en boucle que "les français sont vraiment des veaux", d'autres eurent la bonne idée de rencentrer le débat sur le coeur du sujet : l'abstention. On ne peut pas faire l'impasse sur le premier parti de France, et pour cause : son score traduit réellement un immense désespoir. Celui de millions de personnes qui pensent que la politique ne peut plus rien pour elles, et qui ne croient plus au récit qui en est fait. Un excellent article de Pierre Rimbert dans le Monde Diplomatique nous éclairait déjà en février dernier sur la nécessaire coalition des forces sociales face au bloc bourgeois, organisé depuis toujours, et à nouveau dans les starting-blocks pour la future ré élection de macron. 

On y apprend deux choses fondamentales : premièrement que la nature même du prolétariat a profondément changé en l'espace de 30 ans. Et que cette montée en puissance du prolétariat féminin «  a été portée par les personnels des services directs aux particuliers et par les employés civils et agents de service de la fonction publique », deux groupes qui composent à eux seuls près de 60 % de l’ensemble des employés.

Et que, forcément, tous les candidats de gauche qui ont oublié ce petit "détail", ont juste oublié de s'adresser à leur potentiel électorat. Chose qui s'est traduite immédiatement dimanche soir dans les urnes. C'est sans appel : de Poutou et Arthaud qui reprennent le même refrain en boucle depuis 20 ans, en oubliant sans le savoir plus de la moitié de leur public, à Hidalgo, Jadot et Roussel, qui se sont totalement plantés en ne s'adressant pas aux bonnes personnes suceptibles de voter pour eux, le désastre idéologique de la Gauche est patent.

Seule la France Insoumise, via son programme l'Avenir En Commun et ses centaines de mesures, s'est tourné vers ce potentiel public, oublié de tous les autres. Soulignons que la députée Caroline Fiat fait partie de ce corps social invisible, totalement oublié de la "gauche de gouvernement", et qui représente désormais plus de 60% (!) du salariat. Elle est toujours aide-soignante (malgré son mandat de député), et fait partie de cet immense classe invisible, qui trime, gagne mal sa vie, et se fait toujours plus précariser par les requins de la start up nation. C'est le fameux peuple des ronds-points : aides à domicile, aides soignantes, salariées des aides à la personne, infirmières hospitalières, assistantes maternelles... de très nombreuses mesures du programme thématique de l'Avenir En Commun s'adressaient à ces catégories, pas spécifiquement et uniquement du point de vue du genre féminin, mais dans tous les cas de leur point de vue, à elles : citons les mesures du bloc "unir pour bien vivre" , avec la mesure 30 "création d'un état d'urgence sociale", la mesure 32 "faire passer la santé d'abord" , ou encore la mesure 36 "réduire le temps de travail et faire naitre une société du temps choisi" et la 39 "augmenter les salaires et réduire les inégalités salariales dans les entreprises". De nombreuses mesures qui ont été portées dans les quartiers populaires, dans des réunions publiques (plus de 30 par semaine), et sur tous les canaux audiovisuels par des orateurs de talent, rompus aux techniques des médias et des "journalistes" asservis à l'oligarchie, qui ne rataient aucune occasion pour tenter de les faire trébucher.

Une campagne exemplaire donc, qui a porté ses fruits en récoltant l'essentiel des voix populaires, choses qu'aucun autre candidat ne se prétendant "de gauche" n'a réussi à faire. 

Alors oui, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances, parce que la France n'a jamais été majoritairement à Gauche, et que les forces en présence ne voulaient surtout pas du seul candidat, et du seul programme, qui pouvait (peut-être) impulser un début de changement dans ce pays en total effondrement qu'est devenu la France.

L'effondrement se poursuivra donc, avec peut-être aussi un espoir : que tous les dés ne soient pas totalement jetés, ni pipés, pour la suite des évènements.

Un rassemblement autour de ces espoirs déçus, de ces rêves d'une société plus juste désormais brisés, est-il possible ? L'avenir nous le dira...mais, quoi qu'il en soit, nous entrons désormais dans une zone de turbulences majeure, et cet avenir n'a jamais, je dis bien jamais, été aussi incertain.

Et il ne tient qu'à nous, hommes et femmes de bonne volonté, de tous horizons, de nous unir, de nous rassembler pour tenter d’en amortir au maximum les inévitables soubresauts destructeurs.



11 réactions


  • Clocel Clocel 13 avril 15:54

    Le Ragnarök sauce boomers... 


    • lacerta CYRUS 13 avril 15:57

      @Clocel

      Egoiste jusquau bout , la génération des boomer aura vendu la France a un suppot des germanoukrainiste qui leur prometait des prime et des ticket de rationement .


    • Clocel Clocel 13 avril 16:13

      @CYRUS

      Le vent pourrait tourner au deuxième Macron, il n’aura plus besoin d’eux et c’est sur leur dos que se trouve la meilleure laine...

      Vois comme les choses sont bien faites ! smiley


    • Clocel Clocel 13 avril 16:14

      @Clocel

      deuxième mandat Macron... Of course...


    • lacerta CYRUS 13 avril 16:21

      @Clocel

      c’ est evident ...
      d’ ailleur macron a annoncer la couleur :

      -terminer les logement individuel pour les gens qui ne sont rien , zou direct en cité pour profiter du vivre ensemble et faire de la place au nanti a la campagne ....

      -vaccin obligatoire , et euthanazie des malade , y en as pas beaucoup qui vivront j’ usqua 100 ans avec ce regime la ...

      -terminé le droit de manifester , ca sera les grand coup de matraque et de LBD dans la gueule .

      -Et bienvenu au ehpad mourroir , la grande cause du prochain quinquenant qu’ on te fera payer en vendant ton patrimoine et en desheritant tes enfants ....

      SI CA VOUS TENTE VOTER MACRON .


  • eddofr eddofr 13 avril 16:37

    Petit rappel, l’élection parlementaire à venir est aussi une élection majoritaire à deux tours.

    Même règles, même effet.

    Les 30% de boomers « nantis » vont voter pour les séides du Vautour au 1er tour, qui seront donc au deuxième tour face aux affidés de Mélenchon, dont la droite ne veut absolument pas (à leurs yeux il est communiste, ce qui bien pire que le RN), ou face aux suppôts de LE PEN, dont la droite ne veut absolument pas (bouhhh les méchants racistes).

    Résultat des courses ... un parlement à 75% LREM !


  • sirocco sirocco 13 avril 17:57

    @l’auteur

    « Il n’y a donc pas eu fraude... »

    Vous êtes bien péremptoire pour affirmer ça 3 jours après le scrutin !


  • Com une outre 14 avril 07:20

    « Jadot tout d’abord : en prenant le pas sur la proposition originale, et radicale, de Sandrine Rousseau »

    Heureusement que ce n’est pas Rousseau, les Verts étaient en dessous des 1% cette fois.


  • Octave Lebel Octave Lebel 14 avril 12:36

    Très bien vu et très clairement expliqué.Merci.


  • I.A. 14 avril 15:19

    Je ne sais comment vous faites pour disserter autant sur ces zèbres politiques comme s’il s’agissait d’êtres humains... Les animaux sont plus sensibles et plus généreux.

    Bref.

    « Alors oui, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances, parce que la France n’a jamais été majoritairement à Gauche, et que les forces en présence ne voulaient surtout pas du seul candidat, et du seul programme, qui pouvait (peut-être) impulser un début de changement dans ce pays en total effondrement qu’est devenu la France ».

    Ben si, la France EST majoritairement à gauche, mais en ordre dispersé, et c’est bien ça le plus triste. D’ailleurs vous le reconnaissez indirectement lorsque vous relevez « les insignifiants Jadot, Hidalgo, Roussel, Poutou et Arthaud » (Merci de laisser Poutou et Arthaud en paix SVP)

    Cependant oui, LES FORCES EN PRESENCE ne voulaient pas du seul candidat et du seul programmes qui aurait pu, peut-être...

    « Un rassemblement autour de ces espoirs déçus, de ces rêves d’une société plus juste désormais brisés, est-il possible ? L’avenir nous le dira...mais, quoi qu’il en soit, nous entrons désormais dans une zone de turbulences majeure, et cet avenir n’a jamais, je dis bien jamais, été aussi incertain ».

    Faites passer s’il-vous-plaît, de sorte qu’on ne nous la rejoue pas comme en 2017 :

    Il existe un troisième tour, appelé législatives, qui non seulement permet de mettre en oeuvre un contre-pouvoir, mais qui représente aussi un mini coup d’état démocratique, en imposant une cohabitation !!!

     

    Aux urnes, donc, les 12 et 19 juin 2022 ! Merci


  • Aristide Aristide 15 avril 04:23

    Savoureux article sur l’abstention assimilé à un parti alors qu’il n’y a pas plus hétérogène comme personnes qui s’abstiennent.

    Manque juste un point dans cette ode à LFI, la réussite de la stratégie sur l’islam , les promenades en compagnie du CCIF, les discours et postures ont atteint leur but. : 60 % des votants musulmans ont choisi LFI.  


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