vendredi 20 août 2010 - par M.Junior

Comment étrangler son patron en 5 étapes

Pendant que le journal Le Monde titre l’un de ses articles Drogue au travail : "Je fume des joints pour ne pas étranger mon patron« , le premier volet de la série  »La vie privée au travail" signé par Judith Duportail en date du 16 août 2010 14h55 où il est question de salariés qui se racontent dans leur descente aux enfers partagés entre anxiolytiques, cannabis et les autres. 

Nous avons décidé de poser la question aux psychopathes du travail. Voici la synthèse de leur réponse :

Comment étrangler son patron en 5 étapes ?

 


1 - Au commencement était l’objectif

2 - Le savoir et le courage mènent à l’excellence

3 - Le savoir et les bonnes intentions assurent que vous serez couronné de succès

4 - Devenez un collaborateur stratégique

5 - Trouvez le point faible de chacun

1 - Au commencement était l’objectif

Au travail, tout est question de but à atteindre et d’objectifs à dépasser.

 

Toute nouvelle mission, toute nouvelle activité et toute nouvelle tache nécessiteront une modification des objectifs. Comment atteindre de nouveaux objectifs si le temps alloué, les moyens à disposition, l’accompagnement nécessaire ne sont pas revus à chaque fois ?

Dans ce cas, nous pourrions légitimement estimer que nous avons affaire à un collaborateur béni oui-oui qui ne permet pas au management de proximité de prendre conscience de la réalité du terrain et de gagner des points de croissance nécessaires à la performance de l’entreprise.

2 - Le savoir et le courage mènent à l’excellence

Pour réussir une mission, il s’agit pour le management de proximité d’analyser avec soin quels seront les besoins nécessaires aux collaborateurs. En déterminant les degrés d’autonomie (capacité à décider) et d’indépendance, (capacité à faire), il s’agit pour le management de faire agir en sachant mener les entretiens manageriaux de première nécessité : L’entretien participatif - L’entretien délégatif - L’entretien de responsabilisation - L’entretien directif.

Pour accompagner au mieux la performance, le salarié devra être en mesure de savoir dire non au management afin de ne pas tomber dans le surmenage, la drogue, la dépression, ... qui amènent de nouveaux coûts pour l’entreprise avec les arrêts maladies et autres fantaisies. En informant le management de ses propres limites individuelles, chaque collaborateur modèle permet à l’entreprise d’évoluer en fonction de ses capacités naturelles ou d’opter pour des leviers de performance comme la formation et l’accompagnement.

3 - Le savoir et les bonnes intentions assurent que vous serez couronné de succès

Identifier les voleurs de temps permet un meilleur équilibre du triptyque vie familiale - vie professionnelle - vie personnelle. Savoir dire non aussi bien à un client, à un collègue ou à un manager contribue à plus d’efficience au travail. Moins surmené, vous êtes naturellement dans un dialogue moins passionné et plus constructif. La créativité s’en trouve favorisée et vous participez mieux à l’innovation dans l’entreprise. Le management des priorités vous permet de contrer de nombreuses objections managériales par un discours d’employé et de cadre modèle au service de l’intérêt général de l’entreprise.

4 - Devenez un collaborateur stratégique

 

entreprise apprenante

 

La direction, les managers et les équipiers de l’entreprise sont soumis à des contraintes. Quelle chance ! Vous allez pouvoir mettre en oeuvre vos acquis de formation. Quand une opportunité se présente, il faut savoir la saisir, c’est ce que certains appellent favoriser sa chance.

Mais STOP à la pensée positive. Utilisez le Savoir Positif !

La GRANDE différence entre la Pensée Positive et le Savoir Positif est simplement la différence dans les mots - dans un vous PENSEZ que vous pouvez le faire et dans l’autre vous SAVEZ que vous pouvez le faire.

Parce qu’un problème partagé est un problème divisé au moins en 2...

A votre disposition 3 modèles :

  • DECIDE model
  • SOCS model
  • CLEAR model

5 - Trouvez le point faible de chacun

 

7H99 web 3.0-3

 

L’art de manipuler la volonté des gens et d’entrer dans l’esprit de chacun requiert plus d’adresse que de détermination. Chaque volonté a sa propre passion dominante, laquelle varie selon la diversité des esprits et des goûts. Tous les hommes idolâtrent quelque chose : certains recherchent la célébrité, d’autres adorent le profit, et la plupart vénèrent le plaisir. Il s’agit donc d’identifier ces idoles pour connaître les faiblesses de ceux qui les adorent car c’est comme tenir la clé de la volonté d’autrui.

Allez directement au premier mobile, lequel n’est pas toujours important ou élevé. Généralement, c’est un mobile inférieur car, en ce monde, les gens désorganisés sont en bien plus grand nombre que ceux qui ont la maîtrise d’eux-mêmes. Evaluez d’abord le caractère de la personne et abordez ensuite son point faible. Tentez-la en vous servant de sa passion dominante et vous ferez échec et mat à sa volonté.

Les 5 drivers à identifier :

  • Fais plaisir
  • Sois Fort
  • Sois Parfait
  • Fais des efforts
  • Dépêche-toi


8 réactions


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 août 2010 23:00

    Bonjour Mjinior,

    " Moins surmené, vous êtes naturellement dans un dialogue moins passionné et plus constructif. La créativité s’en trouve favorisée et vous participez mieux à l’innovation dans l’entreprise. « Pa si sûr, de mon expérience personnelle, j’ai appris que ma passion pour ce que je fais m’a toujours mené à être ingénieux au point parfois d’arriver à mon initiative à nettement réduire mes efforts pour le même résultat.

     » Tentez-la en vous servant de sa passion dominante et vous ferez échec et mat à sa volonté. " La passion est bien le point faible des autres puisqu’ils l’affichent de façon totalement extravertie, et ce n’est un gage pour personne de la définir. Évidemment, si ma passion est de développer un concept et une étude dans quelque soit le domaine de l’entreprise, dès que l’autre essaye de le reprendre à son compte, ma volonté décroit.

    Je dis ça, mais je n’ai peut-être rien compris au sujet...


  • M.Junior M.Junior 21 août 2010 07:11

    Hello Lisa

    A la lecture de ton commentaire, j’en déduis (j’espère à raison, lol) qu’il aurait surement fallu que je détaille davantage les inconvénients d’un stress à haute dose ou trop répétitif dans la communication avec l’autre aussi bien d’un point de vue émotionnel que rationnel et des impacts sur la créativité et l’innovation. Un développement est en ligne là réalisé par l’un de nos comparses.

    Merci d’avoir pris le temps de poster ton commentaire.

    A plus


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 août 2010 09:11

      Hello,

      " j’en déduis ( j’espère à raison ) qu’il aurait surement fallu que je détaille davantage les inconvénients d’un stress à haute dose...« En effet, j’ai pratiqué le » qu’est ce qui sont cons tous , je vais me faire un stick « et à peine fini, je m’en tape et fait mon petit bonhomme de chemin bien au dessus de toutes ces considérations bassement matérielles...

       » j’ai appris que ma passion pour ce que je fais m’a toujours mené à être ingénieux « J’ai appris aussi que dès que chacun est encouragé à devenir responsable de son créneau, de sa machine, de sa camionnette, il devient subitement attentif, mesuré et soigneux au point de la défendre si elle est commune à l’entreprise.

       » il aurait surement fallu que je détaille « en effet, il manque un développement à propos des troubles causés par un mauvais encadrement sur les derniers petits pions de la chaine. Il maque un réel développement sur le coté » humain « et sur » les inconvénients d’un stress à haute dose ou trop répétitif dans la communication avec l’autre "

      En fait, le sujet est hyper passionnant et même salutaire, mais l’article trop managé. N’’hésitez pas à poursuivre et développer l’humain avec en cas de besoin, des témoignages. Sans doute d’autres internautes en ajouteront.

      Cordialement.


    • M.Junior M.Junior 21 août 2010 09:27

      Re hello Lisa

      Volontairement, j’ai décidé de ne pas apporter de témoignages mais d’inviter les lecteurs de ce billet à lire l’article du journal Le Monde qui lui propose différents témoignages et dont le titre me semblait suffisamment évocateur ’Je fume des joints pour ne pas étrangler mon patron".

      Ensuite, l’angle est une réponse purement management, je ne souhaitais pas explorer la dynamique politique sous-jacente à de tels comportement et de telles pratiques en préférant rester à l’extérieur d’un débat idéologique, certes des plus passionnants, mais ouvrant le flanc à des critiques partisanes et non managériales.

      Après un management centré sur l’organisationnel, de nombreuses entreprises optent pour un management plus relationnel. L’objet de ce billet est de fournir des outils simples et gratuits avec une réflexion sur les pratiques d’aujourd’hui.

      A lire tes 2 commentaires, il me semble que l’objectif est atteint, le débat a lieu.

      Cdlt


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 août 2010 13:00

      Certes, un début de débat a eu lieu, mais sur un phénomène de société de grande gravité, puisqu’il touche au problème du suicide sur les lieux de travail, et de l’usage thérapeutique exorbitant qui enrichit encore plus le big pharma. Le titre est parfaitement accrocheur, mais la forme de notice d’emploi un peu déroutante. Il peut être réutilisé avec la mention « 2 », mais sous forme d’appel à témoin et d’anecdotes réelles incitant les intéressés et concernés à y participer pleinement.

      Il est essentiel de le rendre retentissant, pour la santé du monde professionnel et du site où il et traité.
      Au plaisir de lire la suite. L.S.


  • M.Junior M.Junior 21 août 2010 13:36

    Lisa

    Je ne comprends pas « la mention 2 ».

    Un débat à partager ? A vos témoignages !

    Votre réseau est-il réellement aussi fort que vous le croyez ?

    Réalisez un Stress-Test !


    • M.Junior M.Junior 21 août 2010 14:34

      Merci d’avoir inspiré ce nouveau billet qui répondra, je crois, à ton envie de débattre !

       
      « La Mort et le travail ! Votre Stress-Test ? »

      A bientôt


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 août 2010 18:49

      Slu,

      « Votre réseau est-il réellement aussi fort que vous le croyez » ma passion est forte, mais pas mon réseau d’ailleurs je n’ai aucun réseau si ce n’est un petit tampon de lecteurs fidèles et tout aussi passionnés. La mention 2 souligne qu’il faut persévérer avec ce titre cinglant et aller plus loin et plus profond, parce que le sujet le mérite.

      J’ai connu cette époque où une quantité de métiers étaient libre de diplômes, cette époque bénie où à la première humiliation tu pouvais claquer la porte et avec une paye partir à Katmandou ( image ) ou retrouver un boulot dans la semaine. J’ai ainsi pratiqué le trois jours et au revoir. Bien sûr, cela impose un rythme de vie bien différent du père de famille et compagnie. Mais surtout cela déclare comment, à peine arrivé, le harcèlement se pratique tout de suite sur ton point faible...que tu transforme en tremplin pour aller voir plus loin sous les yeux ébahis et déchus de l’agresseur professionnel. 

      Cordialement. L.S.


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