mercredi 23 août - par Gérard Faure-Kapper

Comment faire preuve de psychologie avec son banquier ?

Par Gérard Faure-Kapper

Après la première partie de la campagne de demandes de remboursement des frais, l'étude des réactions des banquiers, ou plus précisément des employés des agences est très surprenante.

Surprenant, le mot est faible. Je dirais, surréaliste.

Vous expliquez que les frais alourdissent le coût des découverts, Il est d'accord.

Vous expliquez, qu'en conséquence et par un mécanisme obscur appelé les mathématiques, le taux que la banque annonce est donc faux. Il est toujours d'accord.

Et donc que la banque doit rembourser ces frais. Là, c'est non.

Vous demandez pourquoi. Alors il va vous sortir n'importe quoi.

"- Non, mais les frais, y sont pas compris dans le TEG.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est la loi.



- Quelle loi ?

- La loi bancaire.

- Plus précisément ?

- Parce que le ministre, il l'a dit.

- Quel ministre ?

- Le ministre des banques."

Et le ministre de ta connerie, il en dit quoi ?

Ce dialogue est authentique. Ce n'est pas un cas isolé.

Alors, un constat s'impose. Les employés des agences ne sont pas totalement idiots. Ils savent très bien que ces frais doivent être inclus dans le TEG ; Et pourtant, l'air déconfit, il vous sortent des propos abracadabrants.

Comment faut-il les prendre ?


Il faut faire preuve de plus de psychologie. Déclenchez une "chaîne de oui", Leur faire admettre, étape par étape, que vous avez raison.

Quand il se sentira coincé, il va partir dans tous les sens.

Et là, vous avez vraiment envie de le travailler en férocité, pour le voir à votre pogne. Non, cool man.

Vous notez ses propos, ou mieux, vous les enregistrez.

Et puis, vous les couchez sur le papier en lui faisant un recommandé avec accusé réception, du genre.

"Monsieur, lors de notre entretien à votre agence tel jour, telle heure, alors que je vous ai demandé le remboursement des frais d'intervention, vous m'avez répondu : "que les frais ne sont pas compris dans le TEG tout en reconnaissant qu'ils alourdissent le coût du découvert. Vous m'avez également expliqué que le ministre des banque l'a confirmé et que c'est écrit dans la loi bancaire."

Vous gardez une copie de tout ça. Vous ne le provoquez pas, vous n'insistez pas. Car s'il se sent coincé, il va vous retirer votre découvert, refuser les chèques et pratiquer toutes sortes de représailles sur vous et votre famille.

C'est normal, ils ont tellement l'habitude de transgresser la loi qu'ils n'ont plus aucune notion de celle-ci.

Ces réponses, vous me les envoyez. Je pourrais ainsi les publier. A la fin, nous pourrons distribuer les palmes.
 



10 réactions


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 23 août 11:38

    Je me demande si ma main droite est plus psychologue que ma main gauche ^^


  • Rincevent Rincevent 23 août 12:47

    Personnellement, je ne suis pas un bon client pour ma banque. D’abord je les squatte, comme titulaire d’un compte d’une banque mutualiste sans guichets ayant passé un accord avec eux. Ensuite, il y a bien longtemps que je n’ai plus de crédits sur le dos. Et pour finir, je refuse assez systématiquement tous les « services » qu’on veut me fourguer à tout prix.

    Malgré ça (ou à cause de ça ?) il m’est arrivé d’avoir des accrochages avec mon agence. Le dernier à propos de cette pratique consistant à faire effectuer le travail de l’employé par le client, par exemple remplir et enregistrer les formulaires de remise de chèque (l’employé en question ne se rendant même pas compte que, à terme, c’est l’utilité de son poste qui est en jeu).

    Ce genre de pratiques peut vous pousser logiquement vers des banques en lignes où, tant qu’à faire les écritures soi-même, au moins ce sera moins cher. Mais voilà, malgré le nom qui diffère, ce sont les mêmes ! Le système est bien verrouillé…

    Un petit lien pour des arguments déstabilisants face à ces gens trop sûrs d’eux : https://www.bastamag.net/Evasion-fiscale-fraudes-et-manipulations-decouvrez-le-casier-judiciaire-de


  • eddofr eddofr 23 août 13:36

    Depuis que je n’ai plus de crédit, pas de découvert et plus trop de liquidités à placer, mon banquier m’oublie.

    Plus de nouvelles, même pas un petit coucou pour le nouvel an ...

    Ingrat !

  • sarcastelle sarcastelle 23 août 15:35

    Jamais eu d’ennui avec mon banquier alors que je les lui brise en demandant à descendre plusieurs fois par mois à mon coffre.

    Ben oui, je l’utilise... comme un coffre. Je pars trois jours ? Hop, j’y mets mes bijoux, mes joujoux, mes poux, mes hiboux... Je reviens ? Je vais reprendre mes choux, mes genoux, mes ripoux...
    Je les lui brise en lui réclamant des trucs spéciaux : des billets de 200 et de 500 pour emmerder les commerçants ; ma carte semble prévenir mes désirs en trouvant tout le temps à ne pas fonctionner dans le distributeur qui l’avale ; il faut aller la réclamer au banquier qui doit ouvrir tout le saint-frusquin...
    Je les brise à mon banquier en laissant mes millions (d’anciens francs) sur un compte courant alors qu’il insiste pour que je m’assoie dans son cabinet particulier pour me vanter les assurances-vie dont je me tape, n’ayant jamais cherché à optimiser mon argent.... raison pour laquelle je ne serai jamais riche... Le pauvre en désespoir de cause en a été réduit à me remettre un prospectus pour une assurance contre les accidents d’iphone et d’ordinateur portatif !!! papier glacé, inutilisable pour ce que vous pensez...
    Et avec tout ça jamais d’ennuis...
    Un jour j’ai voulu dix mille euros en espèces. Il a fallu remplir un formulaire justifiant l’emploi de ces fonds. J’ai pensé écrire : « putes et Champagne » ; j’avais l’âge mûr optimal pour les putes, mais de la part d’une femme ça ne fait pas convaincant. Alors j’ai mis : « thésaurisation à domicile », et on ne m’a rien demandé d’autre. Pas la peine de me cambrioler ; il y a belle lurette que c’est dépensé. 
    Et toujours pas d’ennuis ! 
    Ah, si, une fois où ma carte ne voulait pas payer l’autoroute ; il a fallu appeler... J’ai protesté à l’agence bancaire où on m’a répondu qu’il fallait une carte plus chère qu’on s’était bien gardé de me coller d’office, connaissant ma ladrerie et ma propension aux récriminations.
    Enfin pas d’ennuis, quoi. 







  • sls0 sls0 23 août 15:40

    Une fois par mois je rapporte des pralines à l’agence car le personnel est très serviable, que de sourires.

    Si j’ai un problème j’ai leur mail personnel.
    De temps en temps j’ai droit à un mi amor.
    Le mi amor indique que ce n’est pas une banque française.
    C’est une banque d’un pays en voie de développement, ça ne spécule pas. 
    Je l’ai choisi par qu’elle fortement impliquée vis à vis des pauvres.
    Du personnel ça ne manque pas, la carte et le pauvre ça fait deux. Le retrait c’est avec le carnet et dans les 50€.
    Beaucoup de sourires dans cette agence de la part du personnel comme des clients.

    J’ai une carte, c’est pour éviter les queues parfois impressionantes.
    Elle marche aussi bien qu’une carte européenne malgré que ce soit une banque pour pauvre qui ne spécule pas.

    C’était un message exotique pour montrer que le normal peut être différent dans des endroits oubliés des marchés financiers.

    Nota : ne pas faire une fixette sur le mi amor, une fliquette dira aussi mi amor en demandant les papiers du véhicule. 


  • air pur air pur 23 août 16:52

    c’est toujours plus facile de faire ch... le guichetier, souvent payé au Smic, coincé entre appliquer les ordres d’une hiérarchie sans scrupules et les clients agressifs, que les vrais responsables cachés dans leur bureau. Taper sur le larbin de service ne ferra jamais avancer les choses.


  • ZXSpect ZXSpect 23 août 19:01

    Tout démagogue a sa liste de cibles qui se « vendent » bien, et à coup sûr entraîne un choeur de convertis : les politiques « tous pourris », les institutions « toutes vendues », les banques « tous des voleurs »...

    Que l’on reproche aux banques le niveau des commissions de service, d’intervention, etc, se conçoit... et fait réagir à juste titre des associations de consommateurs.

    Mais que l’on stigmatise

    - leur personnel qui serait incompétent,

    - leurs juristes et avocats qui ne connaissent rien à la technique bancaire mais au-delà = citation « un avocat sûr de lui, méprisant et insultant, les yeux injectés de foutre » !!!! c’est bien une citation,

    - les tristes effets sociaux sur un débiteur insolvable à qui la banque a rejeté un chèque sans provision,

    C’est pousser le bouchon démagogique un peu loin et, comme c’est par des articles quotidiens, un peu souvent !

     


    • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 23 août 20:37

      @ZXSpect


      Merci pour votre intervention, vous avez bien résumé et je confirme chacun de mes termes.

      Pour rectifier légèrement. J’ai passé ma vie dans la banque. C’était un travail honorable dont j’étais fier.

      Contrairement aux autres associations, l’aplomb se contente d’étudier les dossiers pour savoir ce qui est fait légalement et ce qui est fait illégalement.

      Je me suis souvent présenté comme un service « inspection générale » externalisé. (Pour ceux qui ne savent pas, le service inspection générale est l’IGS de la banque, les boeufs carottes, et la terreur des employés.).

      Nous ne manifestons jamais, nous ne faisons jamais d’actions spectaculaires. Les affaires se traitent devant la justice à qui nous demandons l’arbitrage.

      Quant à s’en prendre aux « employés totalement innocents et victimes de leur hiérarchie », c’est vrai. C’est un principe de stratégie militaire. Avant d’atteindre le général, il faut assommer l’infanterie avec l’artillerie puis l’achever avec la cavalerie comme à Eylau. Oh god, what a lovely war.

      J’ai suffisamment tendu la main au personnel au travers des syndicats, notamment FO. 

      Enfin, depuis 7 ans que je m’active, j’ai toujours proposé aux banquiers un débat à la radio. Chaque fois je me retrouve seul. 

      En effet, si la banque m’envoie un technicien, nous tomberons d’accord. Si elle m’envoie un juriste, sans les connaissances techniques, il sera écrasé le pauvre.

      Alors, je tends une fois de plus la main aux employés ; « Vous devez choisir... » On ne peut pas être de Bysance et de Rome en même temps"

  • Le421 Le421 23 août 19:36

    Psychologie avec le banquier.
    Bonjour Monsieur le banquier !!
    J’ai bien reçu votre courrier annonçant la hausse des frais en 2017...
    Voyez ce que je veux dire.
    Coup d’œil distrait sur la situation de mon compte tout en me regardant...
    Heu oui, mais vous aviez votre compte avant 2017, donc, pas de hausse !!

    Ah, d’accord.
    Le mail, c’était pour annoncer une hausse aux gens qui ne sont pas encore clients !!
    Je comprends tout.

    Je ne vous donne pas le solde du compte courant, bien sûr.
    Mais c’est à quatre chiffres avant la virgule.
    Psychologie du banquier.


  • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 24 août 10:26

    Concernant la grande PRISE D’OTAGES opérée par les banques, je vous conseille de vous tourner vers Giscard et les énarques du ministère des finances (grands copains des dirigeants des banques).

    N’oubliez surtout pas que si vous êtes OBLIGÉS d’avoir un compte bancaire, c’est uniquement pour que vous puissiez recevoir vos revenus et c’est gravé dans le marbre de la loi.
    Sous le prétexte fallacieux (vendu à l’époque) d’éviter que « pépère » n’aille dilapider tout son salaire au bistrot du coin en laissant « mémère » se prostituer pour nourrir la marmaille.

    Ce que les clients ignorent souvent, c’est que lorsque vous déposez de l’argent sur un compte bancaire, quel qu’il soit (même le compte courant) vous n’êtes PLUS PROPRIÉTAIRE DE CET ARGENT MAIS VOUS ÊTES SEULEMENT TITULAIRE D’UNE CRÉANCE DE LA BANQUE.

    Créance que la banque peut honorer... ou pas, selon son « bon vouloir ».

    Et désormais, si vous n’êtes pas politicien professionnel, il vous est interdit de payer en espèces pour « lutter contre la fraude »... Alors que les plus gros fraudeurs sont bien sûr totalement exemptés de cette mesure liberticide.

    Si chacun d’entre nous était payé directement en espèces le problème des découverts ne se poserait pas car plus de monnaie, plus de dépenses.

    Sachant que de plus l’UE a validé le « bail-in » en catimini, si d’aventure, par le plus grand des hasards, les hauts dirigeants de votre banque décident de spéculer avec le pognon de vos comptes (même le compte courant, ils ont le droit LÉGAL de le faire fructifier avec des effets de levier qui frisent l’insolence), tout le pognon que vous êtes OBLIGÉS de déposer à la banque s’évaporera comme par magie.

    Et bientôt, avec la future obligation d’utilisation de cartes bancaires et la suppression des chèques (pour cause de chèques sans provision) votre banquier pourra tout à fait légalement ne pas accepter que vous alliez faire vos emplettes chez le commerçant du coin, vous imposant d’aller dans un commerce dans lequel il possède des participations et donc des bénéfices.

    Dernièrement, je me suis retrouvé en interdiction bancaire pour... 25 € !!!
    Et le pire, c’est que le jour même de la décision l’argent de mon salaire était présent sur mon compte !!!
    Explication du banquier : « C’est sans doute parce que le chèque a été présenté quelques heures avant que le salaire soit versé, c’est la faute à pas de chance »...
    En attendant, je me retrouve avec 250 € de FRAIS (refus de chèque, interdiction, placement des 25 € sur un compte bloqué pour honorer le chèque, frais de levée de l’interdiction)...
    Même la mafia n’oserait pas appliquer de tels taux : pour 25 € je dois en débourser 275 !!!

    Le système bancaire devient une véritable PRISE D’OTAGES et un RACKET ORGANISÉ.

    Si l’utilisation des compte bancaires n’était pas une OBLIGATION GRAVÉE DANS LE MARBRE DE LA LOI les banquiers se montreraient bien plus respectueux vis à vis de leurs clients, et plus soucieux de préserver les fonds qu’ils leur confient.

    Un bon conseil : Si vous avez un petit peu d’argent de côté, placez-le dans des biens durables, facilement échangeables et bien sûr non imposables (genre ferraille, produits alimentaires non périssables, bois de chauffage, etc...).

    Je vous déconseille l’investissement immobilier, sauf une ferme délabrée dans un bled paumé à 200 km de la plus proche agglomération (où vous pourrez stocker votre « trésor » car en cas de problème bancaire, les premiers qui se feront taxer sont bel et bien les « vilains propriétaires pleins aux as ».

    Vous la voyez l’arnaque ?

    Et ce n’est pas votre « conseiller » qui est responsable de ce fait.
    Comme tous les « sans dents » qui se respectent il ne fait que suivre les ORDRES de sa hiérarchie sinon il se retrouve SDF...


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