jeudi 8 octobre - par Patrice Bravo

Comment la décennie de Macron au pouvoir a fait de la France le maillon faible de l’Europe ?

L’idéologie politique de Macron a produit la catastrophe pour la France. Macron a réussi l’exploit de faire monter la dette de la France à 3.636 milliards d’euros et elle augmente de 4.833 euros par seconde. Le pays a sombré dans une forme de guerre civile qui est sur le point d’exploser. Pour le moment, elle se limite à des émeutes qui éclatent régulièrement. L’insécurité constante et la montée de la pauvreté sont les indicateurs d’une France qui va très mal, faisant d’elle le maillon faible de l’Europe. 

« Il y a dix ans, Roland Lescure, l’actuel ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique de France, a quitté un poste prestigieux dans la finance au Canada pour répondre à l’appel d’Emmanuel Macron en faveur d’une révolution économique et politique en France », note Bloomberg, précisant : « Ce banquier a été attiré par la perspective de contrer la montée de l’extrême droite et de léguer à la prochaine génération de dirigeants un bastion pro-européen et favorable aux entreprises ». « J’avais 50 ans et je traversais la crise de la cinquantaine », a déclaré lors d’un entretien Roland Lescure, quatrième ministre chargé de l’Économie sous l’ère Macron. « Certains changent de vie, d’autres de pays ; moi, j’ai simplement décidé de changer de cap et de rejoindre le mouvement politique », a-t-il stipulé selon le média anglophone financier. 

Lescure a été élevé par un journaliste communiste et responsable syndical dans la banlieue de Montreuil. Il a fait carrière dans la création de valeur avant de devenir un acteur clé de la transformation pro-entreprises impulsée par Emmanuel Macron. Diplômé de l'École polytechnique et de la London School of Economics, il occupait le poste de directeur des investissements au sein de la Caisse de dépôt et placement du Québec — un gestionnaire de fonds de pension canadien — lorsqu'il s'est porté candidat à l'Assemblée nationale française, alors qu'il était âgé de 50 ans. 

« Mais lorsque Macron fera place à un successeur l’année prochaine, le mouvement sera effectivement terminé. La révolution [macroniste] n’a pas pu briser la relation ambivalente de la France avec le capitalisme », avertit Bloomberg : « Après une décennie de faux pas politiques et de cataclysmes mondiaux ayant fait des dépenses publiques sa solution de prédilection, la colère populaire monte, la croissance s'effondre, la dette grimpe en flèche et les investisseurs se débarrassent des actifs français dans le cadre d'une débâcle du marché obligataire mondial, reléguant la France au rang de maillon faible de la zone euro ».

La dette publique de la France, située à plus de 3.636 milliards d’euros, augmente de 4.833 euros par seconde, soit 19,7% du PIB. Lescure mène désormais un combat d'arrière-garde pour préserver ce qu'il reste de la « macronomie » – une campagne qui, durant le second mandat du président, a cédé la place à une lutte pour la survie politique, reléguant le programme de réformes au second plan. 

La dernière bataille aura lieu dans les semaines à venir lorsque le gouvernement minoritaire cherchera à faire adopter un budget qui change au moins le discours des gestionnaires de fonds qui exigent désormais plus d’intérêts pour acheter des obligations françaises que pour la dette italienne.

Le projet de loi de finances pour 2027 a été présenté au Conseil des ministres du 1er octobre 2026 par Roland Lescure. La phase d'examen du texte par les députés et par les sénateurs s'ouvre maintenant alors que la société française est en train de connaître des émeutes de rue et une forme de révolte avec les manifestations des lycéens.

« Une fois le budget présenté, les différents groupes parlementaires s'en saisissent : ils le comparent avec leur programme politique et préparent des amendements, c'est-à-dire des propositions de modification du texte », rappelle LCP - Assemblée nationale, la chaîne de télévision publique française entièrement consacrée à l'information politique et aux travaux de l'Assemblée nationale.

Ensuite, l'examen du texte proprement dit débute en commission. Si les autres commissions permanentes donnent leur avis sur le budget, c'est la commission des Finances qui vote, supprime ou modifie les différents articles du projet de loi. La commission des Finances commencera ce travail le mercredi 7 octobre, à 9 heures. 

« Une fois le projet de loi de finances adopté ou rejeté en commission des finances, les députés recommencent l'examen du texte en séance publique, c'est-à-dire dans l'hémicycle, à partir du 13 octobre », souligne LCP. 

Puis, le texte est transmis au Sénat. Les sénateurs procèdent au même travail que celui réalisé par les députés. En cas d'échec de la commission mixte paritaire (CMP) ou de vote défavorable de l'une des deux chambres, les députés et les sénateurs examinent une nouvelle fois le budget. 

« Si les deux chambres ne votent pas le même texte, ce qui est le plus probable, le dernier mot revient à l'Assemblée nationale, qui examine une dernière fois le projet de budget », rajoute LCP, concluant : « Le Parlement a 70 jours - c'est-à-dire jusqu'à fin décembre - pour adopter le projet de loi de finances. Au-delà de ce laps de temps, le gouvernement a le droit de faire voter une loi spéciale, dont le but est d'assurer la continuité de l’État et de permettre le fonctionnement des services publics ». 

L'examen du budget peut être stoppé à tout moment par les députés, s'ils décident de déposer et de voter une motion de censure du gouvernement. Celle-ci doit être déposée par 58 députés qui souhaitent s'opposer à la politique de l'exécutif. Avec la crise actuelle en France et les manifestations des lycéens, la fronde de LFI, le processus parlementaire vient tout juste de commencer pour le vote définitif du budget 2027 de la France.

Un plan financier crédible pourrait ne pas suffire à endiguer l'hémorragie, dans la mesure où les candidats en dynamique dans les sondages en vue de l'élection présidentielle de l'année prochaine — Marine Le Pen à l'extrême droite et Jean-Luc Mélenchon à l'extrême gauche — se sont engagés à revenir sur les réformes d'Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon promet un virage encore plus radical, prônant notamment l'annulation d'une partie de la dette française.

Les finances publiques françaises et le capital politique d'Emmanuel Macron ne se sont pas rétablis. La tentative du président de reprendre la main sur l'action publique en convoquant des élections législatives anticipées en 2024 a aggravé la situation : le Parlement issu du scrutin a contraint deux Premiers ministres à la démission et a freiné les efforts de redressement des finances. 

Alors que la survie politique se joue, les budgets de 2025 et 2026 ont porté un coup fatal à la « macronomie ».

Lescure est sur tous les fronts : il défend des politiques favorables aux entreprises, s'oppose aux appels en faveur d'un impôt sur la fortune et tente de contenir la dérive des dépenses sociales. Le leadership de Macron face aux crises, de la COVID-19 à l’Ukraine, a également ancré l’idée selon laquelle « la France sans l’Europe ne pèse pas lourd, mais l’Europe sans la France ne pèse pas lourd non plus ». 

« L'année dernière, le Premier ministre Sébastien Lecornu a suspendu la réforme des retraites de Macron et prolongé une taxe sur les grandes entreprises — initialement prévue comme une mesure ponctuelle — afin de convaincre les groupes d'opposition de ne pas le renverser lors des votes de défiance portant sur les plans budgétaires », signale le média financier anglophone.

Pour Bloomberg, « la bataille budgétaire finale est la plus chaotique à ce jour : les investisseurs perdent confiance dans la capacité de la France à surmonter ses difficultés budgétaires, ce qui provoque une débâcle sur les marchés obligataires et porte l'écart de rendement entre la dette française à 10 ans et son équivalent allemand à des niveaux inédits depuis 2011. Lundi, cet écart avoisinait les 149 points de base ».

La France ne pourra compter ni sur la BCE ni sur l’Allemagne. « Les marchés ont isolé la France comme un risque à part. C'est précisément pour cette raison qu'aucun filet de sécurité de la BCE ne viendra la protéger », pointe Atlantico. La France a été mise dans la main des créanciers. Plus de la moitié des titres de l’État sont détenus hors de France.

« Les investisseurs exigent une rémunération toujours plus élevée pour prêter à la France, certains vont jusqu'à se séparer de leurs obligations tricolores au profit de la dette japonaise ou allemande. Si le phénomène reste contenu à ce stade, il témoigne d'une inquiétude renforcée à l'égard de la situation budgétaire de l'Hexagone », avise BFMTV. La pression sur la France continue de monter.

« La fin chaotique de la décennie de gestion économique de Macron contraste vivement avec son ambition politique de faire de la France le moteur d’une Europe refondée, dotée du poids nécessaire pour s’affirmer alors que le président américain Donald Trump fragilise l’OTAN de l’intérieur », conclut Bloomberg. 

Pierre Duval 

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20 réactions


  • BRUNO BRUNO 8 octobre 10:05

    Roland Lescure rémunéré à hauteur d’un million d’euros par an quand il était vice président de la caisse de dépôt et de placement du Québec...qui veut taxer les gueux , les retraités qui ne servent plus à rien.

    Tout ça pour essayer de calmer le jeu sur la dette publique, qui ne tombe pas sur la France comme une maladie, mais est le fruit de la politique de son pote le banquier Macron, qui a baissé structurellement de 60 milliards par an les recettes budgétaires (cf déclaration de la cour des comptes), tout en aidant les entreprises à hauteur de plus de 200 milliards par an (cf rapport du Sénat)...Celles du CAC 40 redistribuant plus de 100 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2025.

    Pour quels résultats ?

    Le mantra de la destruction créatrice ( Bonjour mr ALGHION, prix de la banque de Suède en l’honneur d’alfred Nobel) devient le constat de de la destruction de l’indiustrie, qui ne représente plus que 10% du PIB...Cela devrait permettre de détruire ce qui reste du modèle social hérité de la Résistance, but réel non avoué.


    • Goldo Du Goldo Du 8 octobre 19:13

      @BRUNO
      « Roland Lescure rémunéré à hauteur d’un million d’euros par an quand il était vice président de la caisse de dépôt et de placement du Québec...qui veut taxer les gueux , les retraités qui ne servent plus à rien. »

      Ca veut dire que si c’était un smicard qui proposait la mesure tu l’accepterais ?
      Pathétique. Argument ri-di-cu-le !


    • Dudule 8 octobre 23:07

      @Goldo Du

      T’as encore rien compris....

      Tu te dis de gauche, tu lis un exposé de gauche parfaitement factuel sur la catastrophe budgétaire macronoïde (et ses objectifs), et tu contestes un point qui n’est pas contestable pour un sympathisant de gauche qui a un peu réfléchi, à savoir : la grande bourgeoise est complètement hors sol et poursuit ses propres intérêts, avec le mépris du peuple chevillé au corps.

      Je crois l’avoir déjà écrit : je ne sais pas si vous êtes un vieux gâteux, ou un ado qui n’a pas lu beaucoup de livres et prend des postures sans trop réfléchir.


    • @Dudule
      « .. la grande bourgeoise est complètement hors sol et poursuit ses propres intérêts, avec le mépris du peuple chevillé au corps »
      —
      Même moi qui suis de droite je l’ai comris et admis depuis des lustres !

      "Je crois l’avoir déjà écrit : je ne sais pas si vous êtes un vieux gâteux, ou un ado qui n’a pas lu beaucoup de livres et prend des postures sans trop réfléchir"

      peut être ne comprends il pas ce qu’il lis , je n’exclus en rien cette option


  • sylvain sylvain 8 octobre 10:31

    De toutes facons tant que ce sont « les marches » qui decident il n’y a aucune forme de democratie, pas meme representative, puisqu’on ne les elit pas. On ne sait meme pas qui c’est. Et on sait depuis 50 ans l’avis des marches sur le modele social francais, rien de nouveau.

    Le nouveau est qu’il y a 50 ans, on avait encore de la souverainete, on en a quasi plus. Donc ils se lachent. La situation de la france, niveau budget et dette, est pas folle. Mais pas pire non plus, nous ne sommes pas les plus endettes, de loin.

    Le truc c’est que les predictions des marches sont performatives. Quand ils te disent que ca va pas, ben en fait ca va pas puisqu’ils se mettent a te preter a des taux de plus en plus eleves. Les interets de la dette, c’est 70 milliards aujourd’hui. Ca fait presque les 2/3 du deficit de l’etat ! Donc en fait sans leurs putains d’interet, qu’on aurait pas si nos chers politiciens n’avaient pas adoptes l’argent dette, on a un deficit de moins de 2% ... On a paye 2500 milliard d’euros d’interet depuis 1980, pour une dette de 3500 milliards. Donc les 3/4 de notre dette correspondent a des interets payes. 

    On se fait baiser ? ohhhh oui ! 


  • sylvain sylvain 8 octobre 10:38

    Et les taux augmentent partout. Pourquoi ? la situation est tres differente d’il y a 5 ans ? que dalle. C’est parce que les investisseurs empruntent tellement pour developper l’IA que les preteurs ont l’embarras du choix . Puis la « bulle IA » va exploser. Et puis on te demandera de sauver les investisseurs. too big to fail les enfants . C’est pas tout de suite qu’on reparera les fuites de nos ecoles, il y a des priorites . De toute facon on s’en fout de former les eleves, l’IA est plus performante qu’eux . 

    Donc on va payer et les financiers, qui se goinffrent en permanence, et leurs investissements foireux. Mais les infrastructures d’IA et tout le reste resteront a eux bien sur. 


  • ZenZoe ZenZoe 8 octobre 10:49

    J’espère que la justice va fourrer son nez dans certains dossies après le départ de Macron, intouchable pour le moment... mais je n’y crois pas beaucoup, hélas...


    • Com une outre 8 octobre 11:09

      @ZenZoe
      La justice pourrait le faire depuis longtemps, elle est théoriquement indépendante du pouvoir en place. Sauf qu’elle fait aussi de la politique et qu’elle fait partie de l’élite du pays. Il y a une réforme à faire, mais moins la justice est efficace, plus les politiques ont les mains libres pour leurs magouilles. Surtout dans notre époque complètement amorale.


  • ZenZoe ZenZoe 8 octobre 11:06

    Maricarmen Abascal est morte cette nuit. Elle avait 87 ans, avait été expulsée de son logement, trimballée sur une civière et emmenée à l’hôpital, entraînant un scandale et des manifs partout en Espagne. 

    Ça craque de partout en fait, en France, ça oui, mais aussi ailleurs ! On sent comme une fin de règne en Europe, et on se demande qui va finir par gagner...et qui va perdre...


  • Les Français n’avaient pas compris (ou avaient refusé de comprendre) mes messages au début de ce siècle. La fin du « Pendule Gauche-Droite » qui avait endormi le peuple pendant des décennies s’était arrêté en 2002, la fausse république de Di GOULE était finie... Il fallait refonder la nation avant que la bâtarde UMP ne dévore la société française. Macron est le dernier maillon faible. Il n y a pas de relève.


    • sylvain sylvain 8 octobre 12:12

      @Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR)
      Pour refonder une nation il faut une catastrophe. On y est pas encore tout a fait. Et ce que nous reconstruirons ne sera pas la France


  • ETTORE ETTORE 8 octobre 12:39

    Quand on n’est pas à la mesure d’élever quoi que ce soit de grand, vers le haut...

    On se contente de creuser, le plus profond possible.

    Tout en disant que cela reste une performance, non plus intélectuelle, mais bien le résultat compulsif d’un trépané du ciboulot !

    Nous arrivons cahin caha, en fin de mandat, ce qui devrait stabiliser la profondeur absolue, que l’on puisse se permettre d’atteindre.

    Mais, il semblerait, que jusqu’au dernier moment, il continuasse à ameublir le fond, comme si, enterrer, devrait CONtribuer à faire pousser un renouveau stérile, sans cesse ressemé .

    Pauvre France, labourée, violée, prostituée, par des retournements politiques, qui lui mets ses sillons à l’air, et qui ont l’air de reprendre, pour de vrai, et point par point, le texte de son glorieux , et prémonitoire, hymne national.


  • charlyposte charlyposte 8 octobre 13:52

    Vivement les vacances toute l’année dans les parcs d’attractions en veux tu en voilà...vive la France libre non mais ; hum. smiley


    • sylvain sylvain 8 octobre 18:28

      @charlyposte
      putain l’enfer ! Vous me laisserez une petite place sur le cote ?? Ah ca suffira pas, je deviendrais le sauvage du meilleur des mondes. Quoique je suis pas sur de me fouetter pour lenina... 


  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 8 octobre 16:20

    Il fallait vraiment en vouloir pour réélire Macron pour un deuxième quinquennat. En fait la France a perdu sa boussole politique avec la campagne de diabolisation de JM Le Pen par les médias en 1988 et ne l’a pas retrouvée depuis. Pour « faire barrage », il suffit que les medias aboient que le FN ou RN appartient aux extrêmes, avec des membres qui sont tous des nazis cachés ou des racistes et que l’immigration est une bénédiction pour la France pour que les gens « bien intentionnés » comme dirait Brassens votent en masse contre, ce qui a amené un déclin général du pays sur plusieurs décennies. Un espoir, l’opération contre Bardella a fait un flop.


    • ZenZoe ZenZoe 8 octobre 19:29

      @Bernard Mitjavile
      « l’opération contre Bardella a fait un flop. »

      Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Ça passait en boucle toute la journée sur certaines chaines, les chaines publiques notamment, et aussi BFM, LCI...
      Il faut dire aussi que le mouvement lycéen a pris le dessus.


    • Dudule 8 octobre 23:16

      @Bernard Mitjavile

      Purée, le vieux Jean Marie nous aurait sauvé ! Si seulement tous ces sales gauchistes n’avaient pas voté Chirac en 2002 !

      C’est quand même scandaleux de diaboliser un politicien qui a fondé son parti avec d’anciens collabos et a été un traitre à la France en soutenant les terroristes de l’OAS (entre autres).

      Il est évident que le vieux, étant donné son avidité légendaire, s’il avait été élu, aurait passé 5 ans à taper dans la caisse tant qu’il pouvait. La France, il en avait rien à f*utre.

      La pingrerie des Le Pen est proverbiale... Si la fille, par malheur, est élu, ne fera guère mieux. Le gigantesque pot de confiture est trop tentant...


  • yvesduc 8 octobre 17:23

    La droite (macroniste) a fait ce qu’elle sait faire : enrichir le 0,1 % qui l’a fait élire (aussi appelé : le capitalisme de rente), et détruire la demande (gel des salaires, précarité, etc.).


  • Réago 8 octobre 18:42

    Effectivement l’ère Macron Macron est en train de s’achever dans la quasi ruine économique et financière de la France et le déclassement de celle-ci dans différents domaines.

     

    Le problème est, en effet, maintenant que les marchés financiers commencent à s’inquiéter de la situation de la France, ce qui se traduit par le fait que l’État français emprunte à des taux de plus en plus élevés, jusqu’au jour (on n’y est pas encore) où il n’aurait plus accès à des conditions supportables de financement. On a déjà connu cela durant la première crise de la zone euro déclenchée par la Grèce. Cette fois, la deuxième crise à venir pourrait être déclenchée par la France, un pays considéré comme « too big to fail ». C’est là que se situerait la grosse différence avec la première crise de la zone euro, car les moyens à déployer pour sauver un pays comme la France seraient beaucoup plus importants que ceux qui ont suffi pour la Grèce. Admettons que d’ici un an ou deux, voire avant, les marchés fassent monter les taux d’emprunt de la France au-delà de ce qui est supportable pour le pays. La France étant sous procédure pour Déficit Excessif, elle est exclue du TPI (le mécanisme de la BCE destiné à contrer la spéculation sans conditionnalité). Elle aurait alors pour seul recours la demande d’un plan d’aide prévu par les traités européens au Mécanisme européen de stabilité (MES). C’est ce programme MES qui conditionne l’activation du seul outil restant de la BCE dans cette situation : l’OMT (achats ciblés d’obligations sous condition). L’intervention associerait donc la BCE et éventuellement aussi le FMI (la fameuse Troïka). Les traités européens prévoient que l’aide fournie dans ce cadre soit strictement conditionnelle. Ce qui signifie que c’est la Troïka qui déciderait finalement des mesures devant être mises en œuvre et que le pouvoir politique en France n’aurait d’autre choix que de les accepter.

     

    Si la France est contrainte de faire une dévaluation interne sévère dans laquelle il sera, par exemple, imposé que les retraites soient diminuées de 20 à 30 % (en Grèce, c’est allé jusqu’à 40 % de baisse pour certaines pensions), la première période d’une telle dévaluation est une récession sévère. Elle a duré plusieurs années en Grèce avant que le pays n’arrive dans une seconde phase où il semble en profiter, même si aujourd’hui encore il ne s’en est pas complètement remis. La Grèce a perdu environ un quart de son PIB en conséquence de cette dévaluation interne. Malgré la reprise récente, le PIB réel n’a pas retrouvé son niveau d’avant 2009. Les salaires réels restent nettement inférieurs à leurs niveaux de l’époque. Couplée à l’inflation récente, la baisse passée des revenus continue de peser lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. Des centaines de milliers de jeunes diplômés ont quitté le pays durant la décennie de crise, créant aujourd’hui des pénuries de main-d’œuvre qualifiée dans plusieurs secteurs. Le chômage des jeunes et le chômage de longue durée restent élevés par rapport aux standards européens, et le sous-investissement chronique pendant la crise continue d’affecter les infrastructures et la productivité.

     

    Admettons que la classe politique française accepte que le pays se voie imposer une telle dévaluation interne par la Troïka. La faisabilité d’un tel plan reposerait sur une activation massive du dispositif OMT de la BCE ciblée sur les obligations d’État françaises, car à défaut, les marchés continueraient de refuser de prêter à des taux raisonnables à la France pendant qu’elle s’enfoncerait dans la récession. Un mécanisme de prêts classique, comme celui mis en place pour la Grèce, ne serait pas adapté aux énormes besoins de la France. Mais si la BCE intervient massivement pour la France, ne va-t-elle pas être contrainte d’en faire autant pour l’Italie ? Les marchés financiers risqueraient, en effet, de s’en prendre aussi à la dette italienne, voire à celle d’autres pays de la zone euro. Dans ce cas de figure, au-delà du blocage politique au sein de la BCE (l’opposition des pays du Nord à ce type d’actions), c’est le taux de change de l’Euro qui risquerait de s’effondrer en raison des quantitative easing énormes que la BCE devraient effectuer pour secourir les pays en difficulté et préserver l’Euro, aggravant une inflation déjà élevée dans la zone euro, situation qui normalement ne devrait pas permettre à la BCE de maintenir dans la durée des politiques monétaires accommodantes car elle a pour mission principale de lutter contre l’inflation.

     

    Comment tout ceci pourrait se terminer ? Je n’en sais rien honnêtement. Il me semble, ce n’est plus qu’une question de temps à mon avis, que « l’irréversibilité de l’Euro » va être testée pour deuxième fois.

     


  • ETTORE ETTORE 8 octobre 19:24

    Avec pratiquement un compteur affolé, qui incrémente à plus de 4800 euros de dette par seconde écoulée....

    Ce n’est plus un compte à rebours, où on peut encore hésiter, à couper, entre le fil bleu, vert, ou rouge.

    Aucun n’est cablé au mécanisme d’explosion savament sophistiqué, puisque c’est la malette, elle même l’explosif ( comprendre : le CONtenu de cet état )

    Quant à savoir, la portée du souffle ravageur......

    Disons, que certains, devraient être déqualqués, en ombre chinoise, au plus près du mur des cons, qu’ils frôlaient à longueur de journée, en l’appelant « maison » !


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