Condescendance
La définition de ce mot est : Une attitude bienveillante teintée d’un sentiment de supériorité et mépris. Pour les quatre prochains mois, voila ce qui nous attend. Le manant râleur est transformé. Il est un électeur.
Mais l’électeur, disons entre trente et quarante ans n’est pas qu’un descendant de con (c’est l’âge de mes enfants…) et il s’informe ailleurs que sur l’ORTF du pouvoir.
Que chacun exprime sa préférence est une bonne chose. Pourquoi prendre de haut l’ensemble des idées d’un autre candidat ? Avoir des convictions sur un sujet, les exprimer et les argumenter, c’est déjà vouloir participer.
Valéry Giscard d’Estaing fit remarquer à François Mitterrand : « Vous n'avez pas le monopole du cœur ». Honnêtement, je n’ai pas trouvé un seul candidat ayant le monopole des bonnes solutions. Ce n’est pas en regardant les autres avec condescendance que nous avancerons vers la solution.
La presse condescendante, nous passe en boucle cette question : Pour le deuxième tour, pour qui François Bayrou appellera à voter ? Car pour eux, seul une finale Droite-Gauche est envisageable.
Je vais faire plaisir à Imhotep. Imaginons Sarkosy-Bayrou pour le deuxième tour (doucement sur votre clavier et sur les moins, j’écris imaginons, je n’affirme pas…). On ne pose pas la question aux autres candidats. Pour qui appellerez-vous vos sympathisants à voter ?
Question encore plus farfelue (quoique…) « Monsieur Sarkosy, le premier tour à sélectionné Messieurs François Hollande et François Bayrou. Pour qui l’UMP doit voter ? ». Mais la, avec condescendance….
Mais la condescendance s’exerce même au niveau Européen. La chancelière, Angela Merkel, qui doit recevoir le président français, préfère le recevoir lundi que dimanche. Sur la taxe Tobin. Infliger Fanny à Sarkosy, oui, mais pas un 8 janvier (Fête de l’Epiphanie, pour ceux qui suivent…).
Avec un certain dédain contre les attaques, notre président, surtout pas dans la peau d’un candidat, poursuit son offensive de reconquête.
Les promesses ne sont qu’un champ de leurres, pour lui éviterez chant du cygne. Poursuivra-t-il cette action après le 2 février ? (jour de la Chandeleur).
Sommes-nous encore des enfants à qui on cache la vérité. La France va mal, la politique va mal, la presse va mal…Mais, chut ! On n’en parle pas devant les gosses.
Avec condescendance le pouvoir nous prend pour des cons. Nous ne pouvons pas, selon eux, comprendre. Mais si messieurs, nous avons compris. Nous n’avons pas encore le Messie, mais des postulants aptes à vous remplacer. A nous seul de choisir, pas à vous !
Pourtant je garde espoir. Que le 6 mai au soir nous soyons devant notre écran de télévision. Comme dans Cendrillon, j’aimerais assister au con descendant de son carrosse, transformé en citrouille par la baguette magique des urnes.
Illustration : http://www.moulin-de-chalier.fr/exposition_carrosse_de_cendrillon.html

