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Considérations sur Nicolas Sarkozy, la droite et la morale - AgoraVox le média citoyen
jeudi 23 octobre 2025 - par Laconique

Considérations sur Nicolas Sarkozy, la droite et la morale

 La récente incarcération de Nicolas Sarkozy a donné lieu, dans les médias généralistes, à des réactions de stupeur, comme si quelque chose de sacré, d’intouchable, avait été profané. Ces réactions épidermiques mettent en lumière la confusion des repères, entre politique, justice, désir de vengeance, etc. Mais il y a un domaine qui semble quelque peu négligé, du moins sur les grandes chaînes de télévision, c’est celui de la morale. Cet article s’attachera à étudier comment la droite a peu à peu rompu son lien ancestral avec la morale, et quelles sont les causes de fond de cette dérive.

 Lorsque j’étais petit, l’image de la droite était associée pour moi à des notions solennelles et un peu ennuyeuses : l’ordre, la morale, la messe, etc. De son côté, la gauche représentait pour moi la subversion, la rébellion, l’immoralisme, etc. Cette vue était bien entendu naïve. Il est bien évident que les élites bourgeoises et aristocratiques étaient mues par des ressorts souvent égoïstes et immoraux, derrière une façade moraliste, attitude dénoncée dès les temps bibliques sous le nom d’« hypocrisie ». Mais le petit peuple de droite, quant à lui, souvent encore imprégné de religiosité populaire, restait attaché à certaines valeurs, à certaines attitudes, que l’on peut regrouper sous le nom de « morale ». Pour ce petit peuple de droite, la morale voulait dire quelque chose, renvoyait à quelque chose de déterminé, de réel, et d’hautement estimable. Comment les choses ont-elles évolué à cet égard ? Quels sont les symptômes et les révélateurs de cette évolution ?

 Venons-en à Nicolas Sarkozy. La première remarque que je ferais à ce sujet se situe sur un autre plan, purement technicien et sociologique. Il n’a échappé à personne que les médias télévisuels, depuis son incarcération, ont très majoritairement pris sa défense. Les voix discordantes (Médiapart en particulier) sont rares, souvent cantonnées à des médias de second ordre, tandis que les avocats de Nicolas Sarkozy étaient présents aux heures de grande écoute sur les principales chaînes d’information. Il y a un facteur à prendre ici en compte, lequel n’a, à vrai dire, pas grand-chose à voir avec la morale, c’est celui de la nature du média concerné. En examinant attentivement les choses, on se rendra compte que l’élection de 2007 était au fond la dernière avant l’avènement de masse d’internet, la dernière élection présidentielle française lors de laquelle la télévision représentait le moyen de communication hégémonique. Et si Nicolas Sarkozy l’a remportée si brillamment, c’est parce qu’il représente la quintessence de « l’homme télévisuel », du showman capable d’électriser les foules par le seul magnétisme de son verbe, de ses mimiques, de son « charisme ». Il est à peu près certain que si le choix entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou avait dû se faire sur le seul examen des programmes écrits des candidats, la superficialité franchement démagogique de celui de Sarkozy serait apparue bien plus nettement, et les résultats auraient été sensiblement différents. Dans l’élection de 2007, le facteur émotionnel a en fin de compte été prédominant, et celui-ci est directement lié à la nature même du média télévisuel. Le tropisme outrancièrement pro-Sarkozy des médias télévisuels, dans sa couche la plus profonde et la plus fondamentale, s’explique donc ainsi : la télévision se sent (à juste titre) touchée dans son être même par le sort qui est malgré tout, après tant d’années, réservé à Nicolas Sarkozy, créature purement télévisuelle, engendrée par la télévision, à laquelle l’ancien président a offert d’innombrables heures de spectacle hypnotisant. Avant même de parler de morale, de justice, de droit, il faut donc dans ce cas parler de technique : le média irrationnel, qui s’adresse aux sens, à l’émotion, qui ignore l’écrit et la logique, a spontanément et de façon viscérale rendu hommage à sa plus parfaite incarnation.

 Mais ce n’est là que la dimension technicienne de ce drame. Le nœud de l’absence de prise de conscience réelle de ce qui s’est passé avec Nicolas Sarkozy réside ailleurs, dans un phénomène bien plus général et bien plus grave, à savoir dans la disjonction profonde entre la droite et la morale. La droite, avons-nous dit en préambule, était jusqu’alors liée de façon ontologique à la morale, de manière au moins verbale chez ses élites, de manière plus authentique chez les électeurs de base. Ce que la tragédie de 2007 a mis en lumière, c’est donc l’apparition de ce phénomène qui n’a cessé de se confirmer partout depuis, ce phénomène de l’anti-moralisme assumé de la droite. Une illustration en est fournie de façon très éloquente sur le plan littéraire, par l’appréciation réservée à l’œuvre de Michel Houellebecq. On sait que la droite, Le Figaro, Valeurs Actuelles, Eugénie Bastié, tant d’autres dans ce courant, vouent une grande admiration à l’auteur d’Anéantir (lequel est d’ailleurs, ce n’est pas un secret, plus ou moins ami avec Nicolas Sarkozy, avec lequel il a eu l’occasion de dîner – l’information est sortie dans la presse – dans des palaces parisiens). Or quelle est la position de Houellebecq à l’égard de la morale ? Il déteste les humanistes, les donneurs de leçon, il tourne en dérision le catholicisme, il rejette tout ascétisme et toute transcendance, il place le souverain bien dans le grand paradigme sentimentalo-régressif contemporain de « l’amour », du couple, et en définitive de la « pipe », pratique obsessionnelle chez lui, figure sublime de l’assomption au sein du nirvana houellebecquien (pour une analyse plus détaillée du cas Houellebecq, voir cet article). La faveur dont jouit Houellebecq à droite illustre à quel point celle-ci n’a plus rien à faire avec la morale, se moque complètement de la morale, à quel point la morale est devenue pour la droite une catégorie vide de sens et de contenu.

 Et c’est ici que nous rejoignons Nicolas Sarkozy. Toute l’élection de 2007 s’est jouée sur des thèmes exclusivement amoraux, intéressés. « Travailler plus pour gagner plus », tel était le slogan central de cette campagne. L’intérêt pécuniaire, la volonté de s’enrichir, le rejet de l’immigré, la soif de confort et de sécurité, tels étaient les grands thèmes d’alors. Tout ceci était l’expression d’une réalité bien simple, bien triviale : la droite avait cessé de croire à une quelconque morale transcendante, l’intérêt était devenu son seul horizon.

 Ceci vaut la peine qu’on s’y arrête, car c’est là en définitive que se trouve la terrible explication de ce qui s’est passé. Jusqu’alors, dans l’histoire de l’humanité, l’aspiration morale de l’homme se caractérisait justement par un certain détachement à l’égard des intérêts immédiats. Si La République de Platon ou La Critique de la raison pratique de Kant sont de tels monuments philosophiques, c’est précisément parce qu’ils établissent qu’il faut être juste en toute circonstance, même lorsque cela s’oppose frontalement à nos intérêts, à notre confort, à notre bien-être, et de façon ultime à notre vie elle-même. Bien entendu, le christianisme n’a fait que surenchérir sur de telles conceptions, et il a eu sur les populations occidentales une influence à laquelle Platon, les stoïciens ou Kant n’auraient jamais pu prétendre. En un mot, la morale était reliée à quelque chose qui dépassait les limites de la vie humaine, à quelque chose de transcendant. Le comportement moral était intrinsèquement relié à une rétribution invisible, supra-sensorielle, transcendante. Mais avec l’effondrement de la croyance et de la pratique chrétiennes dans la génération du baby-boom, c’est en même temps le fondement transcendant de la morale qui a disparu. La morale s’est effacée, laissant la place à l’intérêt tout nu. C’est un fait : l’homme occidental, même de droite, surtout de droite, ne croit plus en rien, sinon à son intérêt à courte vue. Dès lors, il est devenu de plus en plus rare, de plus en plus atypique de s’aventurer dans le domaine moral. Inconsciemment, la plupart des électeurs de Nicolas Sarkozy savaient que celui-ci était moins moral que Ségolène Royal ou François Bayrou, qu’il pouvait avoir trempé dans des histoires un peu louches. Mais cela n’entrait pas vraiment en ligne de compte. Au contraire, il y avait un côté bad boy assez séduisant dans tout ceci. Et le même phénomène se retrouve à l’autre bout de l’histoire : dans le destin carcéral de Nicolas Sarkozy, on évoque des enjeux judiciaires, législatifs, politiques, rarement moraux. Ségolène Royal est à ma connaissance la seule responsable politique de premier ordre qui se situe sur le plan moral dans cette affaire. Elle est la seule qui touche du doigt le véritable drame de tout ceci : non pas le fait qu’un ancien Président de la République dorme en prison, mais le fait que la France ait été dirigée par un individu profondément corrompu et menteur.

 Il ne faut pas s’y tromper, si les péripéties à venir de la tragédie de Sarkozy (lesquelles ne manqueront pas) seront si avilissantes pour la France et pour chacun de nous, c’est précisément pour cela : parce qu’elles indiqueront la cécité morale dont nous avons été affectés, laquelle, lorsqu’elle se situe à un tel niveau de responsabilité, corrompt tout le reste et marque d’une tache d’infamie, au regard de l’Histoire, toute l’époque au cours de laquelle elle s’est manifestée. Et le plus grave, le plus dramatique dans tout cela, c’est précisément que Nicolas Sarkozy n’est qu’un symptôme, particulièrement radical, mais nullement isolé, de cette déviance. Mais le phénomène de fond, lui, à savoir la perte de fondements objectifs de la morale et donc l’effacement de celle-ci sous le poids des intérêts antagonistes, immédiats et mesquins (et que sont donc les deux élections de Donald Trump sinon de nouvelles expressions de cette tendance ?), ne sera nullement enrayé par la manifestation progressive de l’effroyable vérité de l’affaire Sarkozy, et il y a fort à craindre que d’autres avatars du même mal se produiront, d’une manière ou d’une autre, dans les années à venir. D’autres générations subiront d’autres drames politiques, et comment pourrait-il en être autrement, dès lors que la seule boussole politique devient l’intérêt ? Comment imaginer rebâtir ce qui a été détruit ? Que sont Platon, Kant et la Bible pour nous, sinon de vieux livres poussiéreux, soumis à la critique textuelle et à l’exégèse historique ? Que représente la morale pour nous, face au tourbillon des passions politiques et des intérêts matériels ? Quant à nous, nous qui avions vingt ans, trente ans, cinquante ans en 2007, nous porterons à jamais avec nous le poids de cette histoire, et il y a fort à craindre que l’enfer métaphysique promis à Nicolas Sarkozy étendra également ses ombres sur nous, nous qui l’avons écouté, élu, parfois aimé, nous qu’il a personnifiés et dont il représentera à jamais le visage collectif au Jour du Jugement.



32 réactions


  • Eric F Eric F 23 octobre 2025 11:05

    Il y a classiquement une droite des valeurs et une droite de l’argent, jadis représentées par les légitimistes et les orléanistes, Sarko relève de la deuxième, et Macron en est une variante sociétalo-progressiste. 


    • Enki Enki 23 octobre 2025 12:22

      @Eric F

      Je n’aime pas les socialistes, car ils ne sont pas socialistes, je n’aime pas les miens car ils aiment trop l’argent.
      La droite gaulliste, c’est la droite populaire, en fait. Et celle de l’argent a toujours utilisé le discours de la droite populaire, à se dire « gaulliste », pour vendre le pays par tranches, tout le patrimoine formé par la droite, mais de de Gaulle. C’est la droite scélérate.


    • Eric F Eric F 23 octobre 2025 12:29

      @Enki
      Si vous voulez dire que la droite de l’argent se réclame illégitimement du gaullisme, j’en suis d’accord.


    • Et hop ! Et hop ! 24 octobre 2025 16:25

      @Eric F

      Sarkozy a réussi a vie, il a gardé sa Rolex.


  • sylvain sylvain 23 octobre 2025 11:16

    Au dela de la droite, il y a une logique de l’oligarchie a travers les siecles, qui est que la morale c’est pour les autres, pour ceux a qui on deni le libre arbitre, ceux qui sont destines a etre manges par le leviathan, bref l’humain d’elevage mais certainement pas pour eux.


  • Fergus Fergus 23 octobre 2025 11:40

    Bonjour, Laconique

    Très largement d’accord avec le contenu de votre article.

    Il serait temps de nettoyer les écuries d’Augias ! Mais cela ne peut passer que par une prise de conscience de l’électorat et la volonté d’écarter définitivement des affaires toute personnalité politique qui subordonne manifestement les intérêts de la nation à ses intérêts propres ou à ceux de son parti. 


    • sylvain sylvain 23 octobre 2025 12:13

      @Fergus
      il y a quelque chose de fondamentalement amoral dans l’existence meme de l’oligarchie. Le fait d’organiser la domination et la contraine est amoral chez l’immense majorite humaine : nous avons passe des centaines de milliers d’annees dans des societes qui ne fonctionnent pas comme ca et font tout pour eviter que ca se mette en place


    • Eric F Eric F 23 octobre 2025 12:16

      @Fergus
      « qui subordonne les intérêts de la nation à ses intérêts propres ou à ceux de son parti »
      ...ou de sa classe, caste, etc.


    • Et hop ! Et hop ! 24 octobre 2025 16:36

      @Fergus

      Chasser une classe dominante par la force, ça s’appelle une révolution, ça a toujours été fait par une autre classe dominante en ascension, puissante, riche, organisée et déterminée, et souvent à la faveur d’une guerre. Sinon il y a l’homme ou la femme providentielle qui parvient à rallier des gens de tous les partis, en France on a eu Jeanne d’Arc, Bonaparte, De Gaulle, je n’en vois aucun poindre à l’horizon, il n’y a que des minables.

      Avant de parler des écuries d’Augias, je dirai qu’il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne.


  • Parrhesia Parrhesia 23 octobre 2025 13:27

    C’est un article qui mérite que l’on s’y arrête .

    Notamment sur l’affirmation >>> la droite avait cessé de croire à une quelconque morale transcendante, l’intérêt était devenu son seul horizon.<<<

    Cela est dû au fait que ce n’était déjà plus une droite de nature conventionnelle.

    Il s’agissait déjà de la mise en place d’ un ensemble politicien composite plutôt mal-odorant, destiné à promouvoir des courants de pensées alambiqués au seul service de la montée en puissance du capitalisme exclusivement financier.

    En somme ce n’était plus une droite classique avec ses forces et ses faiblesses, ses avantages et ses inconvénients, ses perceptions de la morale et de l’immoralité. C’était une sorte de bouillie pour les chats ayant pour double mission :

    de se présenter officiellement comme « droite de gouvernement » (ce qui ne peut être qu’un Gag, l’autorité réelle étant déjà déplacée un peu partout sauf en France...) ;

     de participer activement à la division du gloubi-boulga général ingérable qui doit permettre la prise de tous les pouvoirs sur l’hexagone par la cinquième colonne du N.O.M. (D’où l’expression particulièrement éclairante d’UMPS !)


    • Tolzan Tolzan 23 octobre 2025 14:37

      @Parrhesia

      Vous avez totalement raison.

       Avec Sakozy, « il s’agit déjà de la mise en place d’ un ensemble politicien composite plutôt mal-odorant, destiné à promouvoir des courants de pensées alambiques AU SEUL SERVICE DE LA MONTÉE EN PUISSANCE DU CAPITALISME EXCLUSIVEMENT FINANCIER ».

      Nicolas Sarkozy confirme lui-même totalement cette analyse, en déclarant, le 16 janvier 2009 à l’Élysée : « ON IRA ENSEMBLE VERS CE NOUVEL ORDRE MONDIAL ET PERSONNE, JE DIS BIEN PERSONNE, NE POURRA S’Y OPPOSER ». On ne peut pas être plus clair !

      Sarkozy trahit là le gaullisme originel, l’indépendance du pouvoir politique du pays qu’il veut assujettir au pouvoir de la finance internationale, alors que le général déclarait : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille » (conférence de presse donnée au palais de l’Élysée le 28 octobre 1966). Tout au long de sa mandature, Sarkozy cherchera à donner « le maximum de pouvoirs sur l’hexagone à la cinquième colonne du N.O.M » .

      Voilà quelques vérités sur le rôle historique de Nicolas Sarkozy… qui ne serait que droiture et honneur, malheureux innocent victime en 2025 d’un complot judiciaire.


    • Parrhesia Parrhesia 23 octobre 2025 14:47

      @Tolzan
      Merci Tolzan, pour ce commentaire documenté et infiniment réconfortant.
      i portatz vos plan !


  • Octave Lebel Octave Lebel 23 octobre 2025 13:48

    La lettre de Guy Môquet m’est toujours restée en dehors de la gorge. Je trouve que cet épisode est un beau symbole qui synthétise bien des choses.

    La lettre de Guy Môquet, devant être lue et commentée dans toutes les classes de France pour le bon plaisir d’un jeune élu, dans une instrumentalisation dérisoire et bêtement provocatrice voire humiliante pour le travail des historiens et les acteurs de l’époque, c’est aussi malheureusement maintenant le symbole d’une pauvre classe dirigeante. D’une droite ayant tourné le dos aux leçons républicaines de dignité et de rassemblement données par le général de Gaulle, accouchant d’un Sarkozy et sa petite troupe d’ambitieux et ambitieuses, supprimant goulûment des postes dans les forces de sécurité, la justice, à l’hôpital, à l’école. Nous remettant sous la tutelle de la direction de l’OTAN, inventant un ministère de l’Identité tout en renonçant à poursuivre la politique de démantèlement des ghettos de pauvres et d’immigrés alors qu’il a fallu finalement la mort de Samuel Patty pour que soit interdit l’exercice d’imans ne parlant pas le français. Contournant un référendum avec l’aide d’un PS égal à lui-même peut-on dire maintenant, déjà prépositionné pour servir le nouveau système en place qui lui doit tant nous ayant offert un Macron. Une droite qui a préparé en partageant sa rhétorique et ses indignations de parade, une coalition avec l’extrême-droite, le partage des places étant l’essentiel de la pomme de discorde à résoudre. Avec un PS tentant encore comme il peut sa carte de joker. Et tout cela sous l’enrichissement grandissant d’une oligarchie sachant ce qu’elle veut ici et ailleurs. S’étant fait accordé une fiscalité à la hauteur de ses mérites et s’étant arrogé l’essentiel du pouvoir de fabrication de l’opinion publique en contrôlant les médias et instituts d’opinions quasiment sans aucune régulation. En croyant que ce serait la fête et que ce serait plus facile.


    • mmbbb 23 octobre 2025 14:28

      @Octave Lebel un foi n est pas coutume j acquiesce .

      Michel Noir lors d un échange avec une radio , ayant un studio temporaire au centre commercial de Lyon Part Dieu, entonnait sa chanson moraliste ,, son pere avait ete déporte ect 

      Sauf que Noir « de droite et moraliste par pur symetrie beaucoup de personnes de gauche le sont » avait trempé dans des affaires de corruption et son gendre fit de la prison .

      Comme le disait Le Pape Benoit XVI le nihilisme mène au fascisme et quand plus rien ne repose sur rien , le nihilisme gangrène les esprits .

      Et le politique a en est le ferment . 


  • berry 23 octobre 2025 16:09

    2 policiers d’élite vont aller en taule avec Sarkozy pour veiller sur sa sécurité. Ils occuperont une cellule à côté de la sienne.

    Au début, je croyais que c’était une blague, mais non.


    • Fergus Fergus 23 octobre 2025 17:32

      Bonjour, berry

      En effet, deux flics qui, es-fonctions, ne seront pas fouillés et pourront servir de mule à Sarko.
      Deux flics de surcroît armés, ce qui, pour des raisons de sécurité, est interdit aux membres du personnel pénitentiaire dans les coursives de détention !


    • Mustik 23 octobre 2025 18:19

      @Fergus

      L’un des Flics est le sosie de Talonnettes... fallait y penser !


    • Lonzine 23 octobre 2025 18:34

      Je me demande si cette info est réelle, les cellules sont fermées, comment vont intervenir ces gardes ?


    • Eric F Eric F 23 octobre 2025 19:10

      @berry
      En temps normal, il semble qu’il a 3 agents du SDLP qui assurent sa sécurité, avec 2, ils sont donc en effectif réduit smiley


    • Mustik 24 octobre 2025 09:31

      @Lonzine
      comment vont intervenir ces gardes ? 

      Il y en a toujours une qui partage la couchette de Talonnettes.
      L’ignorais-tu ?
      Il lui est insupportable de se coucher seul


  • xana 23 octobre 2025 18:23

    Dans le pays de Macroland, on peut s’attendre à tout.

    je n’ai aucune confiance dans les juges pour faire respecter une décision de justice. Pas plus que dans des policiers envoyés par nos autorités.

    Pour le protéger ? Pour l’exécuter ? Pour l’aider à s’enfuir ?

    Qui le sait ?


  • Lonzine 23 octobre 2025 18:44

    on dirait une scène de « walking dead »


  • xenozoid xenozoid 23 octobre 2025 19:12

    yep , société du spectacle,

     Ils habitent les villes mortes et font des faux mouvements, n’allant vraiment nulle part, marchent jour après jour, le même chemin de désespoir. Même leur air est conditionné. Ils vous demandent de donner votre vie pour leur pays, pour leurs religions, leurs économies, vous laissant avec seulement. . . . Leur système est organisé par l’intelligence artificielle et ne fournit que de la réalité virtuelle. Leur culture vous cloue et vous ennui à mort, leur mode de vie est sans vie, leur existence est une impasse permanente. Tout à leur propos pue la mort et le faux. La seule chose qui est insupportable, c’est que rien n’est insupportable


  • Jean Keim Jean Keim 24 octobre 2025 07:39

    La droite, la gauche, le centre... que nous serions vides sans toutes nos idées, pourtant serait-ce un mal ?

    Finalement nous avons le régime étatique et politique que nous méritons, que dire de plus ?

    Pourquoi (ré)élisons-nous des individus connus pour avoir notamment une ambition dévorante ; combien de gens se sont fait avoir par un Bonaparte devenu un empereur ? Par un Hitler devenu un führer.


    • Mustik 24 octobre 2025 09:33

      @Jean Keim
      Pourquoi (ré)élisons-nous des individus connus pour avoir notamment une ambition dévorante

      ... parce que certains ont promis la revanche


  • alinea alinea 24 octobre 2025 14:39

    J’ai bien aimé cet article.. j’ai une ou deux questions si d’aventure quelqu’un avait une idée de réponse :

    Pourquoi la prison pour Sarkozy, maintenant ? il y a forcément une raison qui n’est pas de l’ordre de la raison...

    La gravité de ce qu’il a fait en Libye, ce n’est pas une question de fric... meurtre, pays détruit, Afrique abandonnée... ce qu’il a fait en France non plus : trahison, tout bonnement !

    La gravité, ici, tient au fait que le peuple n’est même plus capable de sentir qui est qui, et de voter pour le meilleur, et je ne parle même pas de programme, mais de droiture, de charisme de l’individu. Il vote comme il consomme et va droit à la gondole la mieux placée.

    Sinon, je voulais faire une réflexion sur le fait, non développé dans cet article, que l’incarcération d’un chef d’État chatouille, indispose, choque... et cela en dit long sur le respect de l’étiquette au dépend de la lucidité du « bon service rendu au pays » !!

    au lieu de : « nous t’avons choisi et payé pour faire ça.. et t’as tout détruit. » « ah, quand même, c’est le président.... ».

    Il y a un petit complexe de tête royale coupée, et aussi un petit complexe du larbin... quel que soit notre tortionnaire, ben, nous en sommes les larbins... le président, le roi, eh bien vaille que vaille, il ne peut pas valoir moins que nous ! on lui doit respect !

    Il y a à travailler là : clairvoyance à choisir ( tant que c’est comme ça l’élection ), lucidité à juger, force à empêcher les dérives, contre pouvoir et.. respect de ce qui est respectable et non d’une étiquette qui cache ( c’est encore pire aujourd’hui ) n’importe qui... s’il faut se débarrasser de quelque chose du passé, c’est bien ce respect béat du serviteur au seigneur ! on peut servir quelqu’un qui le mérite mais c’est rare !!


    • Laconique Laconique 24 octobre 2025 16:56

      @alinea

      « J’ai bien aimé cet article.. »

      Merci, alinea. Vous étiez là pour mon premier article, en 2012. Toujours fidèle au poste !


    • Jean Keim Jean Keim 25 octobre 2025 07:00

      @alinea

      La bonne question est : pourquoi agissons-nous ainsi que nous le faisons ?

      Cette question est notamment aussi bien valable pour un président de la République et le cas échéant pour ses juges que pour les quidams de la rue et donc pour nous.

      Il est stupéfiant de constater qu’une personne saine d’esprit est bien plus rare qu’un diamant découvert dans un morceau de charbon – je n’ai pas la prétention d’en faire partie – et qu’un tel individu n’a aucune attirance pour le pouvoir politique ou autre.

      Les aventuriers politiques, même à peu près d’aplomb au départ, sont tous tôt ou tard infestés par l’atmosphère méphitique qu’ils vont devoir respirer, sinon alertés par les relents nauséabonds, ils se retirent bien vite.

      Il y a qq. exception à la règle, je crois que Jaurès en faisait partie.


    • Eric F Eric F 25 octobre 2025 19:04

      @Jean Keim
      Faute d’une impossible perfection, il doit s’en trouver qui sont « moins pires », ayant le sens de l’intérêt national, et du savoir faire. Ce n’est pas le cas de Sarko ni de Macron ...mais qui pour 2027 ?


    • Jean Keim Jean Keim 26 octobre 2025 06:25

      @Eric F

      Autre chose...


    • Jean Keim Jean Keim 27 octobre 2025 07:41

      Faire des choix en validant toujours les mêmes recettes c’est rester coincé dans une bulle de temps périmée.


  • placide21 27 octobre 2025 16:22

    Sarko nous a enfermé dans l’UE en 2005 contre notre volonté , pensez a tout ce que cette technostructure nous fait subir depuis (récemment le permis de conduire) qu’il soit encabané est le minimum .


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