CPE : « Soyons pragmatiques »
Etait-ce voulu ou non ? L’ensemble des reportages de TF1 précédant l’intervention de Dominique de Villepin m’ont donné une furieuse envie de soutenir plus fortement ce CPE, bien que, si je l’estime davantage que le CNE, un contrat unique m’eût semblé préférable. Voir ces "jeunes" lycéens brailler une opposition très formatée, les parodies de démocratie des assemblées générales étudiantes - dans lesquelles n’entrent que ceux qui sont appelés à voter la décision finale - provoquent un certain agacement en mon âme sensible. Entendre Strauss-Kahn et Fabius réclamer "solennellement" le retrait du CPE, sans bien sûr que l’on sache ce qu’ils proposeraient qu’ils n’aient déjà tenté lorsqu’ils étaient ministres, a tendance également à porter mon tempérament paisible et aimable à ébullition.
C’est donc "en condition" que j’ai abordé l’entretien Chazal-Villepin.
Comme je l’indiquais précédemment, certains envisageaient que des aménagements soient apportés au CPE. Il est apparu clairement dès le début de l’intervention villepinienne qu’il ne pourrait être question que d’aménagements. Comment aurait-il pu, en tout état de cause, en être autrement ? Les appels au retrait de ce week-end ne pouvaient être qu’une manière de faire monter la pression, mais en aucun cas ceux qui les ont prononcés ne se leurraient sur la réponse de Villepin.
Dès ses premiers mots, Villepin a repris ceux qu’il avait pu employer à l’Assemblée lors de la première journée de manifestations : "Je suis à l’écoute de ceux qui s’expriment... et de ceux qui ne s’expriment pas". Bref : la rue n’est pas le peuple. Il n’est pas inutile de le rappeler. Certes, un sondage a montré une certaine opposition de l’opinion publique au CPE. Mais je connais aussi un sondage selon lequel les idées d’extrême droite s’imposaient dans l’opinion, un autre selon lequel Mitterrand serait le meilleur président de la Ve... De surcroît, la rue n’est pas le peuple, et le peuple peut se tromper - chacun trouvera en lui-même des exemples de consultations populaires dont le résultat montre que la vérité ne relève pas nécessairement du plus grand nombre.
Surtout, Dominique de Villepin a introduit une autre variable : même au sein du "peuple de gauche", quel est celui qui défile ? Car il a affirmé s’adresser "à ceux qui sont en marge du marché", "à ceux auxquels on ne propose rien"...
Sur ces entrefaits, le Premier a avancé quelques aménagements, quelques "garanties". Le fait est que j’aurais du mal à contredire ceux qui affirmeront que ces "garanties" sont du vent. Dominique de Villepin m’a d’ailleurs paru particulièrement peu convaincant sur cette partie de son intervention, entre portes ouvertes et, à dire vrai, poudre aux yeux. Une belle porte ouverte fut enfoncée lorsque Villepin en vint à parler de cette "période de deux ans, puisque c’est cette période au fond qui fait peur". Merci Dominique... Nous avions remarqué qu’après cette période, le CPE devenait un CDI classique. Je doute que qui que ce soit se laisse "abuser" par ce qui ressemble à une tentative de relativiser l’importance de cette période de deux ans. L’enjeu est là, nulle part ailleurs, c’est une évidence.
DomDom m’a même un peu agacé en affirmant que le CPE ne remplacerait pas le CDI classique : "Les jeunes qui sortent de leur école avec une bonne formation et qui ont tout de suite un CDI classique continueront à l’avoir". C’est faux, et je pense que chacun le perçoit clairement. Pour des raisons d’opportunité, Villepin ne l’affirme pas nettement mais je connais, pas plus loin que dans ma propre famille, un jeune on ne peut plus qualifié et diplômé qui fut embauché en CDD. Dans son cas, il n’est pas certain que le CPE aurait été utilisé s’il avait existé. Mais il me paraît évident que nombre d’entreprises préfèreront recourir au CPE alors qu’elles auraient peut-être proposé un CDI classique. C’est un effet pervers. Mais quelle mesure n’en produit pas ?
Venons-en aux garanties proprement dites :
- Un accompagnement pendant deux ans par une personne référente au sein de l’entreprise... Pourquoi pas. On pourrait d’ailleurs mettre en place un tel accompagnement dans tous les cas. Mais je doute qu’il s’agisse d’une "garantie" aux yeux des opposants au CPE. L’inquiétude n’est pas de s’insérer dans l’entreprise, c’est d’en être viré... Au demeurant, dans les entreprises, ce type de procédures ressemble souvent, à moins d’une implication forte de la direction - ce qui suppose une préoccupation sociale qui range une telle entreprise parmi celles dans lesquelles le CPE ne devrait pas faire l’objet des détournements que l’on peut craindre - à de simples voeux pieux.
- Un complément de rémunération qui s’ajouterait aux allocations chômage permettant à l’ex-titulaire du CPE de bénéficier d’une formation supplémentaire. Il me semble (mais je peux bien sûr me tromper) que, si l’on exclut les opposants statutaires, les inquiets attendent davantage de garanties en termes de subsides pour les éventuels mois de chômage qu’en termes de droits à de nouvelles formations.
- Soumettre l’action à une évaluation régulière. Pourquoi pas, également, mais est-ce bien là ce que l’on peut attendre d’une "garantie" ?
Je crains qu’après avoir lu que Dominique de Villepin a proposé des garanties supplémentaires, certains ne se sentent floués en découvrant leur nature.
Dominique de Villepin m’a paru particulièrement décalé, pour ne pas dire "mauvais", lorsqu’il a affirmé vouloir "ouvrir le dialogue avec les partenaires sociaux sur les moyens de réduire la précarité dans l’emploi". Cette simple phrase m’a semblé en contredire tant d’autres... Vouloir ouvrir le dialogue, c’est reconnaître qu’il ne l’était pas. Quant à "ouvrir le dialogue sur les moyens de réduire la précarité", cela me paraît doublement contradictoire : cela va à l’encontre de l’argument développé selon lequel le CPE est un moyen de réduire la précarité et puis, alors que l’on ne parle que de précarité depuis quelques semaines, on a envie de dire en entendant cela : "Il serait temps !"
Mais Villepin est un diesel. Il lui a fallu quelque temps pour s’échauffer et, surtout, passer ce cap difficile qui consistait à parler de garanties nouvelles sans en apporter.
Villepin a rappelé quelques élément nécessaires en prenant l’exemple d’un jeune licencié au bout de six mois : il bénéficie d’un préavis d’un mois (contrairement à l’idée fausse complaisamment répandue selon laquelle le salarié est virable du jour au lendemain), d’une indemnité de rupture d’1/2 mois de salaire, et d’indemnités chômage durant sept mois...
Il a aussi opportunément insisté sur le sort des jeunes dans les banlieues. Car, en réponse à la question précédemment posée, il est un fait : ce ne sont pas les jeunes des banlieues qui défilent. Bien sûr, il serait un peu rapide de les enrôler sous la bannière du CPE, mais que les opposants ne le fassent pas davantage ! Personne ne parle en leur nom. Or, si, contrairement à Villepin, je pense que le CPE remplacera dans nombre de cas le CDI classique, j’ai envie de renvoyer les opposants au CPE à leur solidarité ! Vous êtes solidaires, vous êtes socialistes (et plus selon affinités) ? Alors, partagez un peu de votre stabilité ! Parce que certains d’entre vous peuvent caresser l’espoir de bénéficier d’un CDI classique d’entrée de jeu, vous ignorez le sort de ceux qui, à 40%, sont exclus du jeu. Oui, bien sûr, il s’agira peut-être de plus de précarité pour ceux qui auraient bénéficié du CDI actuel (combien, d’ailleurs ?) mais pour les autres, le CPE sera toujours mieux que le chômage. La solidarité n’est jamais très plaisante du côté du riche - riche d’argent, ou de sécurité - ce n’est pourtant que de sa part que le partage peut venir.
Il a montré son volontarisme en posant notamment cette question : "Sommes-nous capables de prendre les mesures nécessaires, de les voter, de les tenir ?" S’agit-il de faiblir parce qu’une mesure n’est pas populaire, parce qu’une mesure heurte, parce qu’elle change ?
"Comment peut-on envisager que la France garde sa place, son modèle social, si nous ne sommes pas capables de prévoir les adaptations nécessaires ? Pas pour le plaisir, pour sauvegarder ce modèle social, parce que nous y tenons"
Peut-être Villepin aurait-il dû, compte tenu de la semaine qui s’annonce, cesser, à un moment donné, de s’adresser à Claire Chazal et regarder la caméra, pour parler aux Français, à chacun d’entre eux. En revanche, il a su la couper pour insister : "Mais, Claire Chazal, l’épreuve personnelle, elle ne compte pas !".
"Pourquoi je me bats ? Parce que j’aime la France, j’aime les Français, je veux que notre pays avance. Alors sortons de la confusion, des malentendus, évitons les amalgames, évitons de personnaliser le débat"
Il a su rappeler que lors de son discours de politique générale, il avait annoncé vouloir mener un "combat sans précédent". Et les combats ne sont guère populaires. La France a besoin de constance, de détermination, elle a besoin de réformes et non d’un conservatisme social qui s’applique à maintenir un système qui n’a pas empêché que 40% de jeunes soient au chômage dans nos banlieues.
205 réactions
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Oui, les entreprises du CAC40 font des bénéfices records ..., mais où les réalisent-elles ces bénéfices ?
Avec les charges sociales et fiscales en vigueur : pas en France.
Ou alors grâce à des subventions étatiques qui masquent la réalité du marché et qui ne sont pas accesibles aux PME.
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je crois mon petit Koz(toujours) que tes 40% ne seront pas mieux avec ou sans CPE. Si dimanche de Villepin a rajouté la jeunesse de banlieue, c’est de la démagogie. Histoire de casser un peu les étudiants manifestants.
Tu regrettes qu’ils ne soient pas questions d’eux chez les étudiants, mais à Nanterre (la faculté) ils s’y sont invités... Dire qu’ils se sentent concernés serait un bien grand mot... Mais ils sont venus ! C’est clair que la Sorbonne ne se situe pas dans le 9.3...
Pour en revenir à ce contrat de m..., il a un grand frère le CNE sans limite d’âge... Et je peux te dire que personnellement je n’y suis pas favorable, mais les personnes susceptibles de travailler en TPE sont sans doute indignes d’un texte de loi devant être soumis à l’Assemblée ! Il y a 2,4 millions de TPE en France, elles emploient 4 millions de salariés, une bagatelle, des gens de rien sans doute...
http://echo.levillage.org/350/6695.cbb
Le CNE un contrat sur ordonnance, car c’est par une ordonnace qu’il est passé et comme une lettre à la poste en prime ! Les premiers effets négatifs du CNE commencent à se connaître.
Alors ne pas contester le CPE, c’est l’assurance que demain c’est toutes les entreprises qui bénéficieront du CNE.
Je t’explique après avoir pasé 23 mois dans une entreprise tu es licencié sans motif comme le permet le CPE. Quelque temps après tu retrouves un emploi, mais tu as maintenant 26 ans, on t’embauche en CNE et te voilà reparti pour une période d’essai de deux ans.
c’est du foutage de gueule ces contrats, et mieux vaut encore faire de l’intérim ! Créer son propre emploi, ou prendre le premier CPE et CNE qui passe tout en envoyant des candidatures partout. Dès qu’un autre job est possible, lacher l’entreprise. Pour aller dans une autre.
Tant qu’à faire vivre dangereusement, autant en être l’acteur ! faire carrière dans une entreprise, voilà une idée dépassée, alors soyons volages et butinons de boite en boite. De TPE en PME que le personnel s’ammuse ! Soyons fous !
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Villepin « homme de terrain », qui met un mois pour se rendre compte de « l’inquiétude » qui gagne ses concitoyens
Il à créé un contrat pas de l’emploi. Cependant avec ce nouveau contrat il est probable qu’il y est quelques emplois créer. Mais au prix d’une grande instabilité.
Il a défendu un modèle, celui du libéralisme. Je pense que notre système socio-libéral est une bonne alternative.
Les entreprises parlent de manque d’expérience, ne serait ce pas alors sur les formations qu’il faudrait agir ?
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Bonjour Je lis : « La solidarité n’est jamais très plaisante du côté du riche - riche d’argent, ou de sécurité - ce n’est pourtant que de sa part que le partage peut venir. » Mais qui parle de partage ? France télécom annonce 13 millards de bénéfice ; ses 4000 cadres très supérieurs (à qui ? ) se votent 4000 stock options. Ils annoncent en même temps 17 000 suppressions d’emplois. Et accordent une hausse de salaire de ... 0,5% !! Combattons le CPE et réclamons une vraie solidarité ! lire http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7406 sur ce même site.
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Avez-vous remarqué que le pragmatisme, c’est toujours des avantages pour les riches au détriment des pauvres ? Que la modernité, c’est toujours moins d’avantages sociaux pour les pauvres et toujours plus de fric pour les riches ? A les entendre, le XIXéme siècle était moderne ! C’est curieux comme certains mots ont changé de sens, depuis quelques temps...
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Le pragmatisme, c’est d’arrêter de prononcer des incantations du type ’avantages sociaux’, ’fric’, ’riches’... alors que depuis 30 ans :
- la pauvreté explose,
- les déversements de l’état pour n’en finissent pas d’atteindre des sommets.Il serait peut-être temps de se poser des questions sur la méthode et ses résultats.
L’échec actuel est un scandale pour tous les laissés pour compte.
N.B :
1. quand un riche ’gagne’ du ’fric’, c’est au moins 40% qui vont dans les caisses de l’état,
2. quand une entreprise fait du bénéfice, c’est 33% qui vont dans les caisses de l’état.
— > Vive les riches et les entreprises qui font des bénéfices !
Et ceux qui estiment que c’est insuffisant, qu’ils détaillent d’abord leur propre contribution
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Bonjour koz,
Il semble que nous ne partagions pas tout à fait le même point de vue sur ce dossier, je n’en ai pas moins trouvé votre article excellent. Loin de nous envoyer des vérités toutes faites pour ou contre le CPE, vous analysez le problème de manière intéressante. J’espère pouvoir lire ce genre de contribution plus souvent sur agoravox. En effet, pour quelqu’un comme moi, que le débat ne passionne pas et dont la position est plus influencée par une « fibre de gauche » que par une évaluation claire des enjeux, votre analyse est un apport considérable.
Toujours est-il que je ne peux qu’être en profond désaccord avec le paragraphe qui parle des « jeunes de banlieue ». Pensez-vous réellement que le CPE va les aider à trouver un travail ? Je crois que le CV anonyme est une mesure intéressante pour éduquer les employeurs mais je ne vois pas d’impact évident du CPE dans ce domaine. Je ne vois pas en quoi changer les règles d’un jeu pourra aider ceux qui en sont exclus à 40%, puisque justement, ils en sont exclus...
Dans ce même paragraphe, vous parlez de partage de richesse, de sécurité de l’emploi en l’occurence. C’est un concept intéressant je dois l’avouer, mais il me semble que vous êtes tombé dans le piège du raccourci sans répondre aux questions que cela soulève. En particulier celle de savoir s’il y a assez de richesse à partager ! Alors oui, les seigneurs (« fibre de gauche » vous disais-je :) peuvent bien dire aux gueux de se partager les richesses dont ils disposent, il arrive un moment où les morceaux de pain deviennent trop petit pour être partagés et où certains doivent se priver... ou se battre pour manger... A moins que les seigneurs ne daignent faire un geste ! Notez bien que cet exemple ne se veut aucunement être le reflet de la réalité actuelle, il s’agit d’une simple illustration d’un travers possible de l’idée dont vous nous faites part. A discuter, donc, avec ceux qui sont mieux informés sur ces questions que moi.
Cordialement.
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J’ai bien fait de m’expatrier en Chine il y a 10 ans ; je vois que rien n’a change en France. Il y a toujours une certaine France qui joue les « Calimero ». Une France qui avant meme d’avoir 25-30 ans se comporte deja comme des vieux, qui veut avoir des droits mais pas d’obligations, qui blame les gouvernements quels qu’ils soient (droite ou gauche !), qui croit que les grands mechants loups se sont les patrons, les politiques. Messieurs les Francais, c’est pas grave si vous ne voulez pas prendre vos responsabilites, les patrons, ils partiront investir en Chine, en Inde, au Bresil, en Russie mais point de salut pour vous car vous vous plaignez tout le temps. Vous etes jamais contents : vous aimez pas la fac, vous aimez pas votre boulot, vous trouvez vos parents ringards et qui ne comprennent pas vos problemes, vous n’aimez pas les politiques,vous n’aimez pas la constitution europeenne, vous n’aimez pas la mondialisation, vous n’aimez pas les gens qui ont de l’argent mais vous aimez quoi au fait, hormis raler et de vous avouer vaincu avant d’avoir ete au bout des choses. C’est toujours la faute des autres, impossible de prendre sur soi et de se bouger le popotin. La gauche, elle me fait bien rigoler. Je me souviens, il y a 10 ans je travaillais pour un avocat nicois bien ancre a gauche, j’etais paye tous les mois mais pas de contrat et rien de declarer et c’est le meme que je vois sur TV5 qui proteste contre le CPE. Ne vous inquieter quand meme pas, si vous n’avez pas d’argent, on vous vendra des produits chinois, indiens, bresiliens, russes, ils sont pas chers et puis on delocalisera nos entreprises francaises en Chine pour les reduire ces fameux couts. Vous n’aurez plus a faire greve contre les patrons parce qu’ils sont partis. Vous ne me croyez pas, venez me voir en Chine et vous verrez toutes les hommes d’affaire qui defilent pour implanter leurs usines ici ! Bonne chance a vous car pour vous le futur s’annonce dur et aigri avec ... ou sans CPE !
Un ami (francais !) qui vous veut du bien !
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Je serai très bref : BRAVO pour ce commentaire.
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Je suis à moitié chinois.
J’ai vecu huit ans en Chine.
J’ai le souvenir que les français les plus racistes que j’ai rencontré, je les ai rencontré à l’étranger.
Sont-ce les mêmes qui crachent sur leur pays d’origine ?
J’aimerai rappeler à tous le monde qu’il est naturel de défendre son bifsteck, qui que l’on soit.
Il est normal que les entreprises cherchent à faire le plus de bénéfices. C’est le jeu économique. La mondialisation leur offre pour cela un arsenal d’opportunités : délocalisation permettant de diminuer les coûts, ouverture à de nouveaux marchés etc. La mondialisation est une source de richesse incontournable.
Il est normal que les gens défendent leurs salaires, leur emplois. C’est le but de l’action politique. La mondialisation est une source de conflits importantes. C’est également une menace pour la démocratie, qui permet le diktat de certains sur la majorité, en utilisant de nouvelles méthodes de coercition, parce que l’action politique ne s’est pas encore internationalisée.
Si la mondialisation et l’économie de marché ne sauraient être remises en cause, elles ne doivent en aucun cas menacer la démocratie avec des arguments aussi stupides que ceux pronés par l’idéologie néolibérale (j’ai honte que l’on utilise le mot de libéral dans cette expression ; le libéralisme c’est la démocratie, pas ce salmigondis néoféodal que l’on nous sert.). La nécessité ne doit pas imposer la mort de la démocratie et l’intauration d’un despotisme pseudo éclairé.
Je rappelle que les marchés créent de la valeur, mais qu’ils sont incapables de créer des normes, et que certains secteurs réclamentd’importants investissements publics. L’action politique est nécessaire pour imposer ces normes.
Le vrai défi de la mondialisation, ce n’est ni un neolibéralisme déchainé, créateur d’inégalités injustifiables, ni un repli sur soi identitaire. C’est la recherche de nouveau modes d’actions politiques à l’échelle internationale.
Ces actions politiques doivent permettre ce qui est important pour tous les peuples : affirmation des libertés civiles, justice sociale, affranchissement de la misère.
Elias
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Pour information, dans les Echos de ce jour, un cours article sur le CPE et les DRH.
Cette enquête indique que 50% des DRH n’appliqueront pas le CPE, aux motifs que :
- lorsqu’ils embauchent, ils veulent retenir leurs candidats
- le CPE n’est pas blindé juridiquemnet, et qu’ils ont peur des recours.Pour les 50 % restants, le journal ne dit pas grand chose. Doit-on supposer que ces 50% sont adeptes du CPE ?
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L’enfoiré
14 mars 2006 11:45
Bonjour, J’entre dans le jeu sans connaître les tenants et aboutissants. Je n’ai pas suivi les débâts sur la question. Je suis Belge, donc pas impliqué, du moins au premier niveau. Mais, l’Europe se construit et l’on prend très vite les bonnes « habitudes » mais aussi et surtout les moins bonnes. Ici, en Belgique, nous avons un mini CPE, c’est à dire un contrat à l’essais de 6 mois pas nécessairement limité aux jeunes 1er emplois, mais après tout changement d’employeur. Cela marche comme ça depuis toujours. Six mois pour se connaître de part et d’autres me paraissent normaux. Deux ans, par contre, me semblent hors norme et dénoter d’un autre parti pris, d’un autre souci. Mais encore une fois...
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Ce CPE tout de même, pourquoi faire simple quant on peut faire compliqué (et surtout faire un cadeau au MEDEF)
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Sylvain Reboul
14 mars 2006 11:46
Le France a en effet besoin de réformes qui prennent en compte le nécessaire flexibilité de l’emploi ; mais cette flexibilité ne peut fonctionner, au bénéfice de tous et sans révolte sociale jutifiée, que si le mépris des salariés n’est pas institué en règle de droit : Je n’ai entendu aucun partisan du CPE justifier comme une marque de respect que l’on puisse licencier un employé sans explication ni accompagnement.
Ce mépris des salariés, en tant que sujets de droit, qu’institue le CPE, ruine celui-ci dans son fondement.. C’est pourquoi il doit être retiré car il n’est pas pour cette raison négociable.
Une vision de l’économie méprisante des employés est ni juste, ni efficace. Elle est rigoureusement anti-libérale. Je ne comprends toujours pas en quoi cet encouragement à l’irresponsabilité humaine de l’employeur peut servir la bonne marche d’une entreprise, même de son point de vue (je suis moi même partie prenante dans la responsabilité d’une entreprise de 80 personnes).
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Vraiment toujours aussi au ras des paquerettes, bon pour un grand voyage passéiste au pays de l’utopie socialiste.
Revenez en 1917, vous y êtes presque ;
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Il existe donc encore des libéraux qui défendent les principes de la liberté humaine comme au XVIIIe siècle, et qui ne veulent pas semble-t-il s’associer aux néo-fau(cons) libéraux d’aujourd’hui, pour qui les principes se réduisent au pognon.
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Nous ne sommes plus très nombreux.
Nous ne nous reproduisons pas beaucoup.
Nous sommes en voie de disparition.
lol
Elias
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Rage
14 mars 2006 12:06
Article encore à côté de la plaque. Je me répète à force, mais je me demande au nom de quoi il faudrait créer de nouveaux « contenants » (17 contrats en cours actuellement CAE/CNE/CIVIS and co) alors que le problème réside dans les contenus.
Je préfère de loin un CDD à un CNE ou un CPE, et je parle en connaissance de cause puisque je suis en CDD. Je peux vous dire également que le problème reside aussi dans les primes de départ dans un CDI et au final sur les faibles rémunérations liées au salaire. Actuellement mieux vaut vivre des rentes de loyers que d’un salaire, même de cadre...
Vous voyez, je pense que vous ne comprennez fondamentalement pas les attentes des jeunes. Avoir un préavis d’un mois au bout de 6 mois ? N’est ce pas déjà le cas pour un CDI ? Avoir 7 mois de chômage après 6 mois de travail, n’est-ce pas déjà le cas dans le code du travail ?
Déjà on frise la blague, mais elle où elle ne me fait plus rire, c’est qu’elle atomise les liens sociaux de notre société pour en faire une société à statuts à géométrie variable. « Diviser pour mieux règner diront certains ». Plus concrètement, est-ce que vous seriez prêt, vous, à 24 ans à avoir encore un tuteur en entreprise (quid des modalités d’applications ?), à subir un recrutement en CDI et à ce que l’on vous dise « Ah non pour vous c’est CPE », à vivre dans une entreprise la peur au ventre, à ne pas pouvoir se projeter à l’avenir ? Bref à ne pas avoir confiance ni en vous ni dans les autres ?
Cette société de suspicion, d’avantages et de « vaches sacrées » me fatigue. Elle me gonfle même.
On forme des gens à des choses qu’ils ne feront pas (et inversement). On donne des pouvoirs à des imbéciles, scolaires, et non ouverts sur le monde (qui a dit Villepin ?) et qui plus est non élu. On voue une confiance aveugle dans un système qui génère des inégalités et ne profite finallement qu’à une minorité, c’est une réalité.
Alors oui, allez y, foncez pour le CPE, mais soyez franc et dites tout.
M.De Villepin s’est bien gardé d’évoquer les 3 ans (quid des modalités d’application bis) d’allègements de cotisations patronales. Il s’est bien gardé de dire le coût de la mesure dans un budget dans le rouge écarlate. Pour exemple, le CAE coûte 1,2 milliard d’euros/an (ça fait réfléchir). Filer du boulot (de merde) aux gens, et aux jeunes, sous pretexte de jouer les stats, ce n’est en rien résorber les problèmes de fond. Si la confiance est en berne et si les gens n’aiment pas ou ne se sentent pas bien dans ce qu’ils font, il ne faudra pas s’étonner qu’un jour la population se soulève.
Cela s’est déjà produit. Cela se reproduira. Et sans doute plus vite que vous ne le pensez en proposant des solutions qu’un gosse de 14 ans pourrait proposer un en regardant TF1 au journal de 13H en semaine (et oui ça casse le cerveau durablement ça).
Merci et avant d’être pragmatique, soyons lucide et FRANC.
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Rage
14 mars 2006 13:11
CF pour l’ami Chinois : Vous êtes sans doute parti au bon moment en Chine. Mais rappelez moi en quelques mots la condition « sociale » en Chine :
- Pays où l’on bafoue les droits de l’homme
- 1 enfant max
- Pays où les écarts sociaux sont les plus marqués avec les US
- 10% de très riches, 20% de moyens, 30% de très pauvres
- Conditions de travail des petites mains : 70h/semaine pour 200€/moisAprès la Chine, l’Inde, après l’Inde, l’Indonésie, etc... Ce petit jeu de la petite main peu durer longtemps, cela ne change pas qu’il ne faut pas confondre 2 choses dans le travail : Le travail est un moyen, non une fin.
Par contre je partage votre point de vu que la France est immobile, statique, jamais contente etc... Mais a-t’elle déjà eu le choix depuis 30 ans de faire autrement (renouvellement des têtes politiques ?)
Pour répondre à notre ami anti apprentissage à 14 ans, là encore il s’agit de voir ce que l’on y met comme contenu. Si c’est pour générer des caissiers@life, non merci. Par contre, si c’est pour donner des compétences et un métier à des personnes « en difficulté » afin qu’elles puissent s’en sortir puisqu’elles s’avèrent déjà pénalisées (à 14 ans), pourquoi pas.
Mais vu que cela vient de la droite, je ne me fais aucune illusion : cela ne marchera pas.
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Nous sommes d’accord que dire que l’apprentissage mènera à la même situation des apprentis que nous avons connu n’est nullement certaine.
Le terme apprentissage peu tout autant prendre d’autres voies que celles que nous avons pris dans notre histoire.
Pour l’instant, je l’approche en me disant que cela consiste à offrir une autre voie plutôt que de s’entêter à mener des élèves jusqu’en 3ème alors que l’on constate que nous ne leur assurons qu’une chose : la culture de l’échec.
Donc, dans le fond, ce n’est pas une mauvaise orientation.
Il n’en reste pas moins qu’il faut rester vigilant quand à la forme qui sera proposée ; certes la formation à un métier est importante, mais l’éducation menant à l’émancipation l’est aussi. Il faudra donc trouvé un juste équilibre dans la teneur de l’enseignement en correspondance avec les capacités de ceux pour lesquels cette voie sera créée.
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pourquoi parler comme ça des caissières ? il en faut bien. Je sais bien que ce n’est pas gratifiant, mais quitte à choisir entre le chomage, et caissier, le choix est vite fait pour moi... contrairement à beaucoup de personnes qui préfèrent rester au chomage ou au RMI plutot que de prendre un boulot « ingrat ».
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C.P.E. par ci, C.P.E par là, mais très peu de choses sur cette loi sur « l’égalité des chances » qui me semble contenir des points oh combien plus révoltants.
Soit, le C.P.E. : remise en question grossière du droit du travail par le menu : prenez votre chat, videz-le de sa chair, mettez au lieu de celle-ci de la bourre et dîtes à votre enfant : « tiens, voila ton chat ». Il y a des chances que celui-ci vous regarde d’un oeuil suspicieux et suivant son degré « d’intégration », se révolte ou devienne« fou ». ( à ce propos, il faudrait reparlez du rapport Bénisti qui illustre en creux de façon magistrale la psychologie des bourreaux). Mais le C.P.E. est débattu, je n’en rajoute pas. Par contre, personne ne semble s’offusquer de l’apprentissage à 14 ans. Vous voyez ce que c’est un enfant de 14 ans ? aujourd’hui ? en France ? en 2006 ? alors qu’on se pose la question de savoir à quelle age est-on vraiment adulte : 30 ans ?35 ans ? (mais là encore on ne doit pas parler des mêmes personnes, je veux dire de la même tribu)
Apprentissage ?.. apprendre à être manoeuvre ? à taper à la caisse du Lidl ? à manier le marteau -piqueur ? ...etc.. Vous y croyez- vous à l’apprentissage « comme avant » quand on apprenait un métier ? Et même si vous y croyez, je vous demande de vous remémorez l’ensemble de la société dans laquelle cette situation existait (pensez même au société dans lesquelles à l’heure actuelle cette situation est possible) et ensuite, rappelez-vous que les mêmes causes ont les mêmes effets ( et que si l’histoire n’est pas une science, c’est aussi parce qu’ il est plus facile d’oublier -ou de faire comme si-que de prendre la responsabilité de penser et agir en conséquence... bref, toujours en creux la psychologie du bourreau) Il est l’heure que j’aille travailler j’écrirai la suite + tard
Mais j’espère pouvoir lire des réactions car les questions que je pose ne sont pas de rhéthoriques.. ce sont réellement des questions que je me pose
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les questions que vous posez me semblent essentielles, la société a changé et on ne l’a pas encore bien vu. Le pire viendra lorsque les deux générations protégeant encore leurs enfants auront disparu
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Je suis à l’écoute de ceux qui s’expriment... et de ceux qui ne s’expriment pas.
Tout d’abord, jaimerai revenir à ce type de propos totalement vides de sens. Ceux qui s’expriment défendent une position ; ceux qui ne s’expriment pas n’en défende pas ; ce qui ne signifie aucunement qu’ils soient contre, mais pas plus pour.
Bref : la rue n’est pas le peuple.
Cependant, je reste d’accord avec cette conclusion.
ouvrir le dialogue avec les partenaires sociaux sur les moyens de réduire la précarité dans l’emploi
Là, c’est même quasiment de la provocation. Lorsque l’on veut négocier, dialoguer, on ne déséquilibre pas le rapport social avant ; pour négocier il faut rester ouvert a priori et non tenir une postion d’origine dogmatique puis tenter de discuter.
ouvrir le dialogue sur les moyens de réduire la précarité
Là, mort de rire. En contradiction totale avec le sentiment de ceux qui s’opposent au CPE. On ne peut donc, dans ce contexte, dialoguer sur les moyens de réduire la précarité en maintenant le CPE ; du moins en toute logique.
Pour votre propos tenu sur le CDI des diplômés et le chômage des non diplômés, si nous sommes d’accord sur le fait que la problématique majeure est centrée sur les mal ou non formés, il n’en demeurre pas moins que les diplômés se verront proposer un CPE au moins pour les exonérations de charge pendant 3 ans ; les entrepreneurs seraient idiots de ne pas profiter de cette aubaine. Mais cela ne permettra pas particulièrement de lutter contre le fléau des non diplomés ; sachant qu’un diplômé pourra être embauché sous le même contrat.
Comment peut-on envisager que la France garde sa place, son modèle social, si nous ne sommes pas capables de prévoir les adaptations nécessaires ? Pas pour le plaisir, pour sauvegarder ce modèle social, parce que nous y tenons
Donc, puisque M. de Villepin prend seul ; ou avec ses amis politiques ; les décisions concernant le « modèle social français », il se pose comme le seul et unique garant de l’aspiration de toute la population et qu’il n’a pas besoin des autres ; particulièrement ceux qui oeuvrent depuis plusieurs décennies pour le faire évoluer après l’avoir construit.
Quand à votre dernière phrase : La France a besoin de constance, de détermination, elle a besoin de réformes et non d’un conservatisme social qui s’applique à maintenir un système qui n’a pas empêché que 40% de jeunes soient au chômage dans nos banlieues., cela laisse planer une idée communément admise (donc sans fondement) que ceux qui ne sont pas favorables à une décision gouvernementale n’ont pas de propositions concrètes. Or, les partenaires sociaux en ont, à l’inverse des propos que vous semblez tenir. Etre réformiste ne consiste pas à suivre par fatalisme le chemin tracé du pouvoir en place !
Le CPE pose un problème majeur dans l’équilibre entre le le monde du travail et la notion de citoyenneté en terme de droit. La préoccupation première d’un gouvernement, qu’il soit d’une appointance ou d’une autre, consiste à préserver le droit citoyen de tout individu dans une démocratie (Il est à noter que le vocable utilisé par nos ministres, depuis quelques mois, met en évidence le volte face opéré : on ne parle pas de citoyens mais de ressources humaines). Le droit du travail prend en charge ces notions en laissant le droit de gouvernance de l’employeur tout en préservant le droit démocratique de tout salarié.
Les propos du genre : « La mondialisation est en marche, il faut s’y plier » sont tout aussi dogmatiques et dangereux que l’aveuglement pour ne pas voir le contexte mondialisé. Cependant, la mondialisation ne doit pas aboutir à une disparition des principes démocratiques, des droits des citoyens ; mais nous devons aborder les principes démocratiques avec ce paramètre supplémentaire. Il existe donc des orientations de fond qui peuvent prendre différentes formes pour s’intégrer totalement dans l’environnement dans lequel nous vivons.
Pour cela, le CPE est un premier pas vers la disparition de la liberté individuelle de certains salariés ; la clause de licenciement sans motif, à elle seule, prend à contre-pied toute liberté individuelle dans l’environnement de l’entreprise.
NOTA : Cela ne présuppose pas que les patrons sont des méchants ; mais il a été démontré, dans toute notre histoire, que trop de pouvoir dans les mains d’un seul homme ne conduit pas particulièrement au respect des libertés individuelles.
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NOTA : Cela ne présuppose pas que les patrons sont des méchants ; mais il a été démontré, dans toute notre histoire, que trop de pouvoir dans les mains d’un seul homme ne conduit pas« particulièrement au respect des libertés individuelles. »
A propos des patrons, s’ils ne sont pas des méchants ce ne sont pas non plus des saints. S’ils ont la possibilité de payer pour un même travail un salaire de 100 ou un salaire de 80 que vont-ils choisir ? CQFD
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Il est évident qu’un patron penchera pour la solution qui ira dans son intérêt ; celà ne fait pas de lui un monstre, ni un saint !
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L’enfoiré
15 mars 2006 09:27
Bonjour, Revoilà le petit belge qui essaie de s’immiser dans la conversation. J’ai lu beaucoup de commentaires, je ne comprend pas tous les sigles utilisés (à part CPE bien sûr), donc je peux être à côté de mes pompes. Sorry. Il me semble néanmoins tout à fait d’accord avec les remarques de Christophe. Personne n’a prouvé que le mondialisme, cause de toutes ces idées d’ouverture au marché à coup de buttoirs forcés, n’apportera un avantage global réel. Nous n’avons pas, comme je disais plus haut, ce problème CPE sur les bras. Cela ne reste pas moins que nous restons attentifs. Je serai à l’écoute sur France 2 ce jeudi « A vous de juger ». Au moins, si on ne vous demande pas de voter pour une voie de votre futur, on vous laissera défendre vos droits à la parole (mais un peu tard...)
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Et un employé qui hésite entre 2 entreprises n’ira t il pas vers celle qui paie le plus (pour le même travail) ? CQFD
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Juste un commentaire pour les individus qui comparent le social de la France a l’apparent manque de social americain.
S’il est vrai que le gouvernement americain fait moins de social que le gouvernement francais, je tenais a rappeler que l’americain moyen donne 5 fois plus (ajuste au cout de la vie) que le francais moyen a des oeuvres caritatives et qu’il passe 37.5% fois de temps a faire du benevolat.
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c’est ecrit en bas de la page
Source : Charities Aid Foundation as presented by Judith Nichols at the Second NSFRE Fund Raising Congress, Toronto, November, 1996.
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vous pouvez aussi regarder le fichier pdf suivant qui est beaucoup plus detaille et encore plus affligeant sur les disparites entre la France et les Etat-Unis en terme de don.
http://www.icfo.de/texte/survey-formatted.pdf
En France il y a eu 800 millions d’euros de dons contre 196 milliards aux US pour une population 6 fois plus importante. Ramene par personne ca fait tout de meme un facteur 80.
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je ne peux croire à cette affirmation , cela signifie que un citoyen américain , grincheux et retro donne 4000 euros par an !!!!!!!!!!! c’est totalement impossible
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L’enfoiré
16 mars 2006 17:51
Bonjour, Je crois que l’on a dévié la conversation de son objectif de ce côté. (ou alors je n’ai rien compris). D’un côté, le CPE, une loi qui régit les contrats entre employeurs et jeunes sortis d’écoles. D’un autre, les dons charitables effectués par les particuliers jeunes et moins jeunes. L’un ne comble pas l’autre. Pas de vase communiquant. Les jeunes devraient dépendrent de la soupe populaire et des oeuvres caritatives ? Je répète, j’ai dû avoir sauté un chapitre.
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à MaLu et à sa petite entreprise,
Si c’est avec le CPE que tu espères que ta petite entreprise va concurrencer la Chine, ou les gens sont 10 fois moins payés que nous en proportion (car le gouvernement a la haute main sur le taux de change Yuan-Dollar, donc sur le CONTROLE DE SA MONNAIE, voir mon programme !), tu peux aussi bien écrire un lettre une lettre au Père Noël. C’est risible. Le CPE est d’autant plus risible que les chefs des petites entreprises te le diront, comme je les ai entendus dire sur de nombreuses antennes : un ou deux mois leur suffit pour comprendre si une personne fait l’affaire. Pas deux ans. C’est absurde. S’il on besoin de deux ans pour se rendre compte, alors faut les changer tous, car on est mal barrés point de vue réactivité. Ce CPE c’est un n-ième coup de « com » de ce gouverment pour faire croire qu’il agit (mais dans le sens de la précarité, quand même), et pour masquer son incompténce CRASSE.
La seule concurrence en économie ouverte serait d’être payé en Yuans, pareil. Quand tu commenceras en premier, je te suivrai, vu que tu es un partisan de la concurrence sans barrières douanières. Donne l’exemple, tiens, je te promets que je suivrai. La seule voie économique raisonnable est de ré-envisager des politiques de protection douanière au iveau Européen par exemple, comme cela à été fait par les milliers de civilisations de par le monde, avec bonheur, en tous temps et en toutes époques, jusqu’à ce que l’élite mondialisée vienne nous ordonner de fermer notre gueule et d’ouvrir les marchés. Alors, c’est pas facile, ce que j’envisage, mais on y reviendra tôt ou tard, contraints et forcés par les peuples qui en auront assez de payer les pots cassés. Mais, je te renvoie à ce que je dis plus haut, ce n’est qu’un tout petit bout les réformes nécéssaires pour que la démocratie reprenne la main sur la politique.
Par ailleurs, j’apprécie pas tellement les lamentables amalgames que tu fais, comme les bons chiens de garde réactionnaires sans imagination, entre mes idées politiques et l’Union Soviétique. Faudrait d’ailleurs trouver en quoi les préoccupations environnementales, qui doivent être au centre de la société, étaient en vogue à cette époque. Je suis partisan, dans une mesure raisonnable, d’une économie de marché, soumis à des vraies règles démocratiques. Les termes « raisonnable » et « démocratiques » veulent dire un net infléchissement et changement de politique par rapport à la parodie de démocratie dans laquelle nous vivons. Et la démocratie, c’est infiniment plus que le prétexte à promesses qui nous fait voter une fois tous les cinq ans.
L’URSS était une dictature. A l’époque, beaucoup de dictatures étaient communistes, aujourd’hui elles sont toutes capitalistes, et ce dans le monde entier. Et elle font des guerres internes à leurs propres populations des morts par millions de par le monde entier. Alors, s’il te plaît, lâche-moi avec tes références d’arrière-grand-père.
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Quelle leçon de Fishlord. Tous des réactionnaires, gauche et droite confondues puisqu’elles participent à une parodie de démocratie !
Fishlord et ses copains, seuls à détenir la vraie vérité. D’ailleurs, eux ils savent comment devrait marcher une vraie démocratie.
Je me répète, c’est du déjà entendu, et ça a 90 ans. Et l’idée de la fermeture économique des frontières du bloc date de la même époque, et ça marchait tellement bien qu’il a fallu construire un beau mur 50 ans plus tard. Fishlord, tu aurais peut-être dû écouter tes arrière-grand-père et grand-père pour éviter de répéter et de d’égarer ton intelligence avec ce genre d’âneries. Et d’asperger le tout de préoccupations écologiques à la mode n’enlève rien au caractère complètement ringard de tes idées.
1. Je n’ai pas encore vu de boulangeries tenues par des ouviers chinois payés en Yuan en France, mais j’habite la province,
2. Je n’ai pas la chance d’entendre les petits chefs d’entreprise à la radio, à la télé ou dans les journaux, je les cotoie simplement tous les jours dans la vraie vie en allant faire mes courses ou comme fournisseurs au travail,
3. Il existe beaucoup de (petites) entreprises qui vendent à la Chine, malgré le yuan et les petits salaires. Simplement, leurs employés, eux, vont en Chine pour convaincre les Chinois (sais-tu simplement ce que c’est que de passer tes journées en voyages, des dizaines de fois par an, pour convaincre des chinois, avec des compteurs d’heures qui explosent toutes les semaines ?). Eux essaient de convaincre (les chinois avec une monnaie 10 fois meilleurs marché) de la qualité de ce qu’ils font, et ne passent pas leur temps à donner des leçons d’incompétence et de démocratie à la terre entière, peinard derrière leur bureau.
4. Moi, je reste payé en euros et j’irai en Chine, au Japon, ... pour vendre les produits fabriqués par mes collègues mais toi, es-tu prêt à aller convaincre un chinois, un allemand, un américain, que ce que tu fais peut lui apporter quelque chose ? Et si tu es logique avec toi-même n’achète plus que des produits marqués ’made in France’.
5. Le Yuan est sous-évalué, c’est la vérité. Mais qui en profite ? Toi, avec ton euro libre-échangiste, toi qui achètes ta télé ou ton fer à repasser pour rien. L’ouvrier chinois (mais il n’est pas français !), que peut-il faire avec son yuan sous-évalué ? C’est ce que tu veux pour l’ouvrier français, une monnaie sous-évaluée ? Et je te rappelle qu’à la glorieuse époque du contrôle des changes, nous avions - en France - des inflations remarquables. Et qui profite de l’inflation (tu penses vraiment que c’est l’ouvrier ?).
5. La Corée du Nord et Cuba sont des dictatures capitalistes. Et l’Argentine, le Brésil, le Chili, ... des dictatures ultra-ultra-capitalisto-libérales noyautées par les Etas-Unis. Non, j’oubliais, le Brésil et le Chili sont devenues des quasi-démocraties, depuis qu’elles ont élu des gens qui se rapprochent de tes opinions. Une vraie démocratie, c’est des gens qui pensent comme toi (comme en 17 ?). Ceux qui ne sont pas de ton avis sont, au mieux de mous idiots (comme en 17 ?), au pire des réactionnaires (comme en 17 ?)ou des fascistes (pas comme en 17, ce mot n’existait pas à l’époque), des gens vraiment pas comme il faut... Et ces gens pas comme il faut ne devraient pas accéder au pouvoir dans une vraie démocratie (comme en 17.).
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J’ai lu avec intérêt l’article équilibré de KOZ et les réactions souvent excessives qu’il suscite . Le CPE a produit ce que la France adore : une mauvaise polémique . On est fidèle à son camp , on traite les autres de noms d’oiseaux , la gauche dans son style habituel met tout le monde dans la rue ( vox populi ...)etc , etc Quand cela cessera t’il ? Nous sommes le seul pays évolué à avoir en permanence du monde qui défile dans les rues , pour des raisons ou pour d’autres . Il est scandaleux que les profs fassent descendre leurs élèves dans la rue après leur avoir bourré le mou . Quand j’entends les arguments stéréothypés des gamins qui s’expriment sur les ondes je suis accablé . L’esprit critique est une vertu qui s’acquière par la culture . La vérité n’est pas de gauche ni de droite mais il semble que seuls les gens de gauche aient droit selon eux à la parole car ils incarnent le peuple .Quel peuple ?
Il faut que le type de démocratie qui est encore le notre fonctionne normalement . Il s’agit , pour le rappeler d’une démocratie représentative dans laquelle le peuple souverain désigne ses représentants pour une durée déterminée ( cinq ans pour les députés et le président ) pendant ce temps les lois sont faites à l’assemblée , votées à la majorité et mises en oeuvre par le gouvernement . Vous avez voté Chirac ,vous n’étiez pas obligés , vous l’avez pour encore près de deux ans . Hé oui ..
Le principe de créer la pression par la rue nous vient de la révolution de 1789 et particulièrement des montagnards qui lançaient la populace sur le pavé de paris pour terroriser les députés et influencer leurs votes. Que le peuple de gauche soit patient et qu’il attende les prochaines élections et on pourra alors voir les merveilles qu’il nous sortira , comme la loi des 35 heures ... Faire du social , c’est bien , mais il faut le financer . La france est en train de rejoindre , lentement mais surement des pays comme l’Argentine qui sont en banqueroute permanente. Rappelons également aux français qui manquent de mémoire que trois ans aprés les avancées sociales du front populaire , nous connaissions la plus belle déculottée de notre histoire .( Evidemment c’était à cause des militaires , ces nuls ...) En conclusion , pour moi le contenu du CPE n’a plus beaucoup d’importance , c’est le moyen qu’a trouvé la gauche pour se refaire une santé en ramassant éventuellement le pouvoir dans le ruisseau comme Mitterand avait tenté de le faire en 68 . Peut être faudrait il que ceux qui se reconnaissent à droite , pour une fois descendent eux aussi dans la rue .
Cela s’est fait en 68 et cela a remis de l’ordre dans la maison france .
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Je vous remercie d’avoir relevé qu’il était équilibré. Je crains que certains ne soient tellement enragés qu’ils n’en perdent leur faculté d’analyse.
Le CPE est devenu un terrain d’affrontement. Lui, au milieu, n’en demandait pas tant...
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« La france est en train de rejoindre , lentement mais surement des pays comme l’Argentine qui sont en banqueroute permanente. »
Ah bon ?
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Pas de probleme, mais ceux qui sont vraiment a droite on les connais tous et le discours est toujours le meme , la reference a 68 devient risible ! à ne pas oublier : un certain nombre d’etudiants sont dans la rue , mais 55 pour cent des francais sont contre le cpe, je trouve que c peu ! mais ca va s’arranger ! lol
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en conclusion : pas de pragmatisme : je ne veux pas de ce monde la ! trouvez autre chose que les cpe et autres , c ’est en definitive votre travail !!!! Une vraie vérité : Les français adorent les reformes ! (mais seulement celles qui réduisent la précarité et qui favorisent la solidarité )
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Tu as certainement raison , Mais au moins ils sont de droite. Que dire de SEGOLENE ROYAL representante du peuple de Gauche !!!
ah ca ira ....
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Je trouve dommage tout cet acharnement contre une mesure qui vise à aider des jeunes de - de 26 ans à entrer dans la vie active. Les 35 h, proposition de gauche, ont été un échec retentissant dans le secteur public comme dans le secteur privé, un fiasco sans précédent, tout de même. Personne ne s’est pour autant précipité dans la rue pour si peu. Au prétexte de mesures sociales, la France passe pour un pays de fainéants aux yeux de l’Europe. Enfin, un patron n’a aucun intérêt à virer un employé, à moins d’y être contraint (cessation de paiement, rentabilité médiocre, comportement non en adéquation avec la politique de l’entreprise - mais là, il n’est pas besoin de deux ans pour s’en rendre compte, etc). J’ai l’impression que c’est plutôt de la politique politicienne. Quant à lire que les mesures sociales sont toutes de gauche, je pouffe... On se croirait dans une cour de maternelle. Comme si la gauche détenait le monopole des mesures sociales. Là, c’est bien de la polémique stérile et politicienne, comme s’il y avait les bons d’un côté et les méchants de l’autre... Faudrait devenir un peu adulte et accepter que les autres ne sont pas toujours d’accord avec vous. Il y a eu par le passé de bonnes mesures de gauche comme de droite, tout le reste n’est que du verbiage... Et comme le disait notre ami koz « soyons pragmatiques ». Salut et bon courage aux jeunes qui veulent bosser.
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Bravo pour cet article. C’est exactement ce que j’ai ressenti. On dirait que les medias sont très sectaires !
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Droit social : le juge prud’homal sanctionne pour la première fois un employeur pour rupture abusive du contrat nouvelle embauche (CNE)Le 20 février 2006 et pour la première fois depuis l’instauration du contrat nouvelles embauches (CNE), le Conseil de prud’hommes de LONGJUMEAU a condamné un employeur pour rupture abusive de la période de consolidation au cours de laquelle le contrat peut être rompu par l’employeur sans avoir à justifier d’un motif, considérant que « le CNE est destiné à favoriser de nouvelles embauches et ne peut être utilisé dans le seul but de précariser la situation d’un salarié et d’éluder le droit du licenciement ».
Dans cette espèce, le salarié embauché, dans un premier temps, en CDI par une PME s’était vu proposer à l’issue de sa période d’essai un CNE (créé quatre jours auparavant) via une autre PME, pour travailler au même poste, avec les mêmes fonctions et au même salaire, dans la même entreprise, avant d’être licencié 3 semaines plus tard sans motif.
Le Conseil de prud’hommes a, en conséquence, considéré que le recours au CNE avait été abusif, dès lors qu’il avait été contracté dans le seul but de pallier l’insuffisance d’effectif de l’employeur et de lui permettre d’échapper aux règles du licenciement.
En d’autres termes, le CNE ne prive pas le salarié de la possibilité de contester la rupture abusive de son contrat nouvelles embauches, eu égard aux circonstances dans lesquelles cette rupture est intervenue
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« En d’autres termes, le CNE ne prive pas le salarié de la possibilité de contester la rupture abusive de son contrat nouvelles embauches, eu égard aux circonstances dans lesquelles cette rupture est intervenue »
Il est clair, que l’employé ne sera plus protégé par la loi et devra faire constater, si c’est possible les abus dont il aura été victime. Par ailleurs, le droit n’étant plus gravé dans la loi, se fera désormais en fonction des jurisprudences et surtout des tribunaux.
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Extrait du Figaro (22 février 2006) : Dans le cas présent, [...], un salarié de 51 ans, contrôleur technique automobile, a été embauché le 21 mai 2005 dans une PME (la SARL ACG) en CDI. Un contrat rompu le 6 août, deux jours après l’entrée en vigueur de la loi, à l’issue de sa période d’essai. Il est embauché le même jour par une autre PME (la SARL ACTE), succursale de la première, dans le même secteur d’activité et pour travailler sur le même poste, mais cette fois en CNE. Puis, son nouvel employeur interrompt son contrat le 30 août sans justification, comme l’autorise ce nouveau contrat, destiné aux entreprises de 20 salariés ou moins, qui permet durant les deux premières années dites de « consolidation » une rupture de contrat sans motif.
Apparait en gras un élément important. Pour contourner la loi, puisque le salarié était embauché en CDI, la première entreprise a utilisé une autre entité juridique (succursale) pour réaliser son acte. Ce n’est pas la période du CNE en elle-même qui est remise en doute, mais le fait d’avoir sciemment contourné la loi ; par ailleurs, ce sont bien les deux sociétés qui étaient sur le banc des accusés et qui ont été condamnées.
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C’est vrai que le fait d’opposer les extrêmes est vachement intélligent. Opposer le pays où le coût du travail est un des plus elevé au monde et la Chine où il est l’un des plus faibles fait certainement avancé le débat. Peut-être certains ignorent qu’entre les 2, il y a tous les autres pays au monde à commencer par nos voisins européens. Personne n’envisage qu’un jours le coût du travail soit celui de la Chine mais peut-être que si l’Etat ne gaspillait pas des dizaines de milliards d’€ (selon la Cour des Comptes), n’embauchaient pas des millions de fonctionnaires pour qui le mot productivité est tabou (+ toutes ces missions inutiles, les dérives des allocations )... on aurait certainement un meilleur salaire car moins d’impots et taxes. Pour revenir sur le pouvoir d’achat, le problème, c’est pas les salaires insuffisants mais tout ce qu’engloutit cet Etat.
C’est comme lorsque vous demandez l’harmonisation fiscale au sein de l’Europe mais vous êtes les premiers à vouloir imposer que tous les pays s’alignent sur notre enfer fiscal. En gros pour votre propre intérêt égoiste d’assisté, vous souhaitez la merde pour tous les autres.
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« n’embauchaient pas des millions de fonctionnaires pour qui le mot productivité est tabou (+ toutes ces missions inutiles, les dérives des allocations )... »
Toujours des fantasmes.
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C’est bien beau d’être pragmatique, MAIS QUAND UNE POLITIQUE EST MAUVAISE, ELLE RESTE MAUVAISE...
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d’accord enlevons les 35 heures alors ; elles etaient supposees nous mettre dans une meilleur position au niveau chomage et ca n’a pas ete le cas sans compter l’inegalite que ca a cree dans notre pays, on les enleve ?
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Certes, le d ?rdre actuel ne trouvera pas de voie convenable de sortie par la seule r ?firmation du droit. Nos jeunes agit ? si souvent manipul ? feraient cependant bien de se souvenir que leurs anc ?es ont parfois vers ?eur sang pour...
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J’ai deux questions, quelqu’un pourrait-il m’expliquer ? Je suis francaise expatriee et j’avoue ne pas avoir suivi de pres la chose depuis le debut.
Ces jeunes gens que l’on voit dans la rue sont pour la plupart des etudiants en droit, ou en histoire, ou en lettres... c’est-a-dire des matieres litteraires. On voit tres peu la presence des etudiants en sciences (math, physique, informatique), ou meme des eleves infirmieres ou des professions de la sante. Y a-t-il une raison ? Les metiers litteraires sont-ils plus concernes par le CPE ?
Ma deuxieme question concerne un certain nombre de personnes dans les manifestations (donc, clairement de gauche) qui parlent d’un retour de Mai 68 avec une joie evidente. Pourquoi ? Je crois que Mai 68 a eu comme consequence directe une victoire ecrasante de la droite aux elections. Alors, comment peut-on etre de gauche et souhaiter un nouveau 68 ?
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« Ces jeunes gens que l’on voit dans la rue sont pour la plupart des etudiants en droit, ou en histoire, ou en lettres... c’est-a-dire des matieres litteraires. »
Il n’y a pas non plus les étudiants d’IUT, BTS... Ceux qui manifestent savent qu’ils sont partis dans des filières longues et bouchées qui n’ont que très peu de débouchés
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Vous etes bien informés a ce que je vois...c’est certainement parce que vous leur avez posé la question.
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Ce n’est pas vrai en ce qui concerne les études de droit. les étudiants qui en droit poursuivent des etudes longues (master II professionnel, ancien DESS) s’insèrent facilement dans la vie professionnelle....
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Le gros des manifestants relèvent des filières universitaires libres d’accès, sans numérus clausus, sans débouchés : psycho, sciences dites sociales , lettres, histoire ..... et bien d’autres avec parfois des options à faire rire.
Consultez la liste des choix possibles et vous en resterez rêveur.
La liberté de choix d’études peut être passionantes mais à pour corrolaire le grand risque de ne déboucher sur aucun travail dans les domaines sans utilité économique.
Vous pouvez le regetter, mais c’est comme cela et nos impôts n’ont pas à porter à bout de bras ces choix inconséquents.
Ce n’est pas parceque l’université « forme » des étudiants en lettres anciennes (exemple) que l’on va créer des postes pour les employer dans leur spécialité. Il devront donc être formés à nouveau. Nous avons des bac + 6, 7 ou 8, des étudiants attardés, qui ne valent pas grand chose, voir parfois rien, sur le MARCHE du travail.
Si personne ne veut de navets dans un marché, les navets restent dans les cageots. Le producteur, le patron, devra se résoudre à planter autre chose. Si personne ne veut plus de vidéo cassettes, allez vous continuer à en fabriquer !
Et bien voilà ce que font nos universités, elles continuent à fabriquer des vidéo casettes, à planter des tonnes de navets, avec des étudiants qui exigent de pouvoir continuer à devenir ces produits obsolètes ou en trop grand nombre.
Je sais que pour la gauche, être économiqement utile est gravement suspect. Voila bien un des drames de notre pays. Mais restons comme ça, restons arquebouté sur les fameux « zaquis », restons libres de faire des études inutiles, soyons conservateurs et la France deviendra un musée paléontologique.
Vive les courageux, les travailleurs de plus de 35 heures, les manuels, les étudiants sérieux et responsables. Pas de places pour les perpétuels anti-tout.
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Le CPE c’est quoi ? Juste une VARIABLE D’AJUSTEMENT comme le furent les départs en retraite anticipés. Il y a trop d’actifs pour trop peu d’activité économique, il faut donc en virer en assouplissant le système.
Les retraites anticipées ont certes libèré des places, mais on est au bout du potentiel de cette mesure qui de surcroit, coûte cher à la collectivité (et rappelons-nous que nous avons une sacré dette !).Il faut donc trouver une nouvelle variable d’ajustement, d’autant que les départs en retraite des baby-boomers semblent ne plus suffire à ajuster la baisse d’activité économique de production. C’est donc le rôle du CPE.
Que cela nous montre-t-il ? Tout simplement que ce gouvernement, cout comme ses prédécesseurs de droite comme de gauche, à renoncer à trouver les mesures qui conviennent à la relance de l’économie et se contente d’en gèrer le déclin progressif. Et que peut-on attendre de mieux d’une gauche qui, pour lutter contre le chômage ne propose que des petits boulots subventionnés (type TUCs, Emplois-jeunes...) qui ont un coût qui plombe toujours davantage l’économie (si ça c’est pas démago...).
Bref, j’ai vraiment le sentiment qu’on est mal barrés. Qui aura le courage politique de relever le pays, après qu’il fut livré aux affres de la mondialisation en l’absence de tout régulation progressive de celle-ci, juste pour que quelques-uns se fassent toujours plus de fric.
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Le postulat de base du CPE est de permettre aux jeunes de trouver un emploi plus facilement.
1) Je suis jeune j’ai besoin de pépette on me propose un CPE au SMIC : Il est à 100 bornes, j’ai pas de voiture et je vis encore chez papa-maman. Solution : logement ou voiture ? Ais-je les moyens ? Ma banque va-t-elle faire confiance à un tel contrat ? Vais-je trouver un loyer ?
2) Je suis jeune......on me propose un CDD de six mois : je touche le SMIC + les indemnités de précarité. Solution : voiture un peu guimbarde mais payable la banque me fait un petit crédit.
3) Je suis jeune .....on me propose un CDI : je touche le SMIC j’ai des garanties légales. Solution : un loyer à petit prix mais les frais de routes en moins, la banque me fait un crédit pour la caution, le bailleur accepte.
Maintenant y’a t-il un seul argument en faveur du CPE, continuons :
1) je suis patron d’une PME j’embauche un CPE : je peux le virer à tout moment je ne paie aucune charge durant 3 ans je peux l’utiliser à volonté il est corvéable à merci je n’ai pas de problèmes syndicaux ni revendicatifs je peux profiter de son inexpérience je peux profiter de son age je le paie au lance-pierre pendant 23 mois
2) .... j’embauche un CDD de 3 mois : je dois le garder 3 mois je dois le payer au smic + indemnités de précarité je dois payer les charges je peux pas le virer comme je veux avant 3 mois je dois supporter son engagement syndical ou associatif je dois respecter ses droits
3) .... j’embauche un CDI : je suis condamné normalement à le garder je suis obligé de suivre les échelles de salaire je dois payer les charges je peux le virer mais c’est tout un boxon je dois supporter ses engagements syndicaux et autres je dois respecter ses droits
Voilà, les positions des 2 camps, mais tout un ensemble de points ne sont jamais éclaircis qui, pourtant, nous implique tous.
En effet le CPE exonère le patron de 3 ans de charges, l’état étant dans le rouge comment va-il payer les cotisations sociales (s’il les paie) ?
L’impot sur le revenu ? Il s’ingénie à le baisser depuis 3 ans.
L’impot sur les entreprises ? Il s’ingénie à le baisser depuis 4 ans.
La taxe d’habitation, l’impot foncier ? Ce n’est pas du ressort de l’état.
Peut il ne pas reverser ? La sécu est dans le rouge, les caisses de retraite sont vides, la caf n’a pas un sou vaillant.
La TVA ? A moins de l’augmenter sous contrôle européen, impossible.
Donc pas beaucoup de marge si ce n’est ..... le pétrole.....
ET voilà en un tour de main la boucle est bouclée le CPE ne pourra pas satisfaire à ses obligations de transport, le CDD y parviendra à peine, le CDI au prix de nombreux efforts s’en sortira peut-être. Et ceci n’est qu’un petit exemple de la calamité sociale que pourrait engendrer un tel choix politique.
Il est inéluctable que ce CPE doublé de son cousin CNE est voué à la paupérisation de la société, mais ce qui est plus grave, alors que la croissance demanderait une hausse du pouvoir d’achat des basses classes pour relancer la consommation, ce gouvernement agit systématiquement à l’opposé du bien être de notre économie.
Il est temps de démonter les rouages qui dévalorisent tous les jours un peu plus la valeur du travail au profit des boursicoteurs et il serait judicieux de connaître les avoirs boursiers de nos politiciens béotiens ainsi que leurs intêrets dans les entreprises côtées.
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Bravo. Allez vivre dans un pays « socialiste », un vrai, pas un à la guimauve comme en Grande Bretagne, c’est le pied, d’ailleurs il en reste peu donc le choix est facile.
Vraiment si le mot libéral vous écorche à ce point, tentez la fonction publique, devenez syndicaliste et vous serez pénard à vie .... peut être.
Sans aucune ambition, vous êtes un triste petit bourgeois.
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heureusement que les impots ont baisse, la France etait un des pays les plus taxes. Entre les impots sur le revenus, la TVA, les impots fonciers...plus de la moitie du revenu part a l’etat.
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ils sont toujours agressifs, on sait pas pourquoi !
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’la croissance demanderait une hausse du pouvoir d’achat des basses classes pour relancer la consommation’ Et qui finance ? les patrons, les boursicoteurs et les rentiers ? Vous vous souvenez, à l’époque, on parlait des koulaks ces paysans riches qui, vers la fin étaient déportés parce qu’ils possédaient une vache ?
Ou vous-mêmes ? Mais vous ne faites sans doute pas partie, ni des patrons, ni des rentiers, ni des boursicoteurs. Le riche qui doit payer, c’est toujours l’autre. L’idéologie de l’autre, ça ne vous rappelle rien ?
Mais oui, les ’basses classes’ doivent avoir le droit d’évoluer, de changer de travail, d’employeur, de progresser, de s’enrichir (quel vilain mot !), de se cultiver,... Et, non pas être bloquées par le chômage de masse et son petit bouclier des avantages acquis,et avec pour seul espoir les petites ’relances de la consommation’ qui leur permettent d’acheter des produits chinois produits par des classes encore plus basses.
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« 2) Je suis jeune......on me propose un CDD de six mois : je touche le SMIC + les indemnités de précarité. Solution : voiture un peu guimbarde mais payable la banque me fait un petit crédit. »
Pas de crédit avec un CDD mais en CPE la prime de 8% (nette de charges) est due (pas de crédit non plus...)
« 1) je suis patron d’une PME j’embauche un CPE : je peux le virer à tout moment je ne paie aucune charge durant 3 ans je peux l’utiliser à volonté il est corvéable à merci je n’ai pas de problèmes syndicaux ni revendicatifs je peux profiter de son inexpérience je peux profiter de son age je le paie au lance-pierre pendant 23 mois »
Le préavis est dû ainsi que la prime de précarité
« 2) .... j’embauche un CDD de 3 mois : je dois le garder 3 mois je dois le payer au smic + indemnités de précarité je dois payer les charges je peux pas le virer comme je veux avant 3 mois je dois supporter son engagement syndical ou associatif je dois respecter ses droits »
Pas d’engagement syndical pendant un CDD, pas de mutuelle pour les CDD. Si l’employé veut partir (il peut trouver un CDI ailleurs),il doit payer le temps restant du CDD
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Bonjour ,je suis étudiant congolais,je suis en deuxième année de licence en scvience de la santé ,déppartément sciences infirmière ,je suis dela nationalité congolaise RDC,originaire du sud-kivu,la provice qui a subie bcp des guerres,alors j’étudie au burundi,à l’université de ngozi,maintenat je prie à toute personne de bonne volonté de voulire m’assisté aux études de m’aidé car c’est ma dernière année et qui me coute si trôp et sur tous que mon pays la RDC ,ne donne pas le boursse à ses étudiants.mon numero de tél :(00257)922871.et si je suis au congo voiçi mon numéro:00243997731281.je reste soumis à vos ordres et en éspèrant une suite favorable à ma démande.votre corréspondant JUNIOR MUHIMUZI.
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a Chambronne,
Je voudrais juste rappeler que la comparaison qu’il fait avec l’Argentine est très intéressante. Une dictature atroce, soutenue par les Etats-Unis, aussi réactionnaire que possible, qui a jeté les bases d’un libéralisme qui s’est poursuivi sous la démocratie. La gauche n’y a d’ailleurs jamais réellement été au pouvoir depuis bien longtemps. Le laisser-faire en matière de liberté des changes a provoqué la fuite des capitaux quand la crise a pointé le bout de son nez, laissant les Argentins devant le plus gigantesque hold-up de l’histoire. Leur niveau de vie a totalement dévissé, tout l’argent est parti.
En France, nous n’avons pas eu de dictature après-guerre. cela dit, comme dans le reste des pays du monde, les politiques ultra-libérales s’y imposent depuis plus d’une dizaine d’années. Si vous voulez bien m’accorder la mesure plus symbolique qu’autre chose des 35 heures, le gouvernement Jospin a été aussi un gouvernement libéral. En cela, je ne pense pas que vous ayez grand chose à craindre pour l’orthodoxie ultra-libérale que vous semblez défendre, si jamais le PS devait reprendre le pouvoir ; votre virulence à leur égard m’étonne quelque peu, donc. A moins que cela ne s’explique par les arguments de la gauche et leur empressement à attaquer cette superbe réforme qui va certaienement (dixit Villepin), faire baisser le chômage. C’est la mauvaise foi du PS qui vous dérange ? Mais la mauvaise foi et l’hypocrisie systématique de la droite, au gouvernement comme dans l’opposition vous dérange-t-elle ? Tous ces appels au dialogue, à la main tendue, depuis 5 ans, sous Raffarin-Sarko-Villepin qui n’ont jamais abouti à modifier la position gouvernementale d’un iota, tout ce cirque nauséeux, cet incroyable prétention à avoir raison même quand la colère gronde, cette fierté mise dans les réformes les plus impopuliares, comme si la norme du « courage politique », devenait synonyme de faire des réformes contre l’avis de la majorité de ce pays, ce qui entraîne des réformes favorisant les minorités les plus aisées et improductives, ça vous gêne pas ?
Peut-être vous êtez de ceux qui en profitent remarque, peut-être. Sinon, je ne comprends vraiment pas en quoi la gauche serait plus de mauvaise foi ou plus incompétente que le gouvernement actuel. Ce serait vraiment difficile. Après tout, sous Jospin, la situation financière de la France était équilirbée. Elle ne l’est plus, et même si la droite est une spécialiste de la diffamation du bilan de la gauche, leur misérable gestion est de plus en plus difficile à cacher. Alors quoi ? Une passion pour notre romantique et fougeux poète politique ?
Vous comprendrez que je ne différencie pas tant que l’on veut bien nous faire croire PS et UMP. Et ne me traitez pas de stalinien comme cela peut démanger tous ceux qui invectivent les protestataires parce qu’ils ne supportent pas d’imaginer que la droite pourrait avoir tort ; cette droite ultra-libérale que vous défendez, et qui caractérise si bien cette tentative de sabrer les droits des salariés.
Et encore, si votre martingale (moins de droits entraîne plus d’emploi) fonctionnait. Elle ne fonctionne absolument pas en France, pas comme ça. Cela fait vingt ans qu’on exonère d’impôts progressivement les entreprises (et les plus grandes en particulier). 9 Milliards de cotisations chômage sont manquantes depuis les années Balladur. Mais à l’époque, c’était pas grave, on allait bien se débrouiller sans. Vingt ans qu’on nous dit qu’ainsi, on allait faire baisser le chômage, mais comme ça ne marche toujours pas, alors on procède à de misérables tours de passe-passe en radiant les chômeurs ; Malheureusement le chômage ne baisse pas d’un pouce. On comense les nouveaux chômeurs en envoyant les anciens au RMI. La Droite devrait essayer d’inventer une nouvelle réalité, celle dans laquelle son programme fonctionnerait. Un France virtuelle et magnifiquement libérale.
Cela dit, vous avez raison de ne pas croire que le PS puisse faire beaucoup mieux (ils peuvent être moins nuls, toutefois). Parce qu’ils ont eux aussi, intégré ce modèle libéral duquel il est très difficile de se dépatouiller.
Ce modèle se traduit en France par l’abandon et la misère progressive de l’égalité devant le service public et de secteurs d’une importance absolument capitale pour le bien-être et la cohésion d’une société : L’éducation, la santé et la justice. Les budgets pour ces trois principes-clés de notre société, pour les trois missions, dont je pense que le peuple français estime être prioritaires sur tout le reste, deviennent faméliques au regard des besoins. La justice française, en matière de moyens par habitant, est aujourd’hui comparée à la justice moldave. En sachant cela, on ne peut plus se scandaliser des violences qui secouent notre pays ; car on ne peut pas se scandaliser devant un phénomène qui devient inéluctable de par notre incurie.
Néanmoins, nombre de réformes pour plus de démocratie, ni gauchistes ni libérales par essence, pourraient être réfléchies, en ce pays.
Alors, j’en conclus sur l’Argentine : il est pas impossible qu’on s’y dirige, comme tous les pays gouvernés par les libéraux, chacun à son heure. Malgré tout, je ne désespère pas : je suis sûr que vous trouverez bien le moyen d’accuser la gauche et ces étudiants aux arguments parfois trop simples (mais il est difficile d’imagine qu’il puisse en être autrement) ; si c’étaient des étudiants de droite pro-CPE qu’on interviewait, leurs arguements vous apparaîtraient étonnamment pertinents...
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La France sous Mitterand a delivrer le code secret des armes achetes en France apres l’ abattement du navire primordiale Anglais HMS Sheffield. Donc +Videla +++++++++++++++++++++++++++ USS Santa Fe et ses soldats =========================== ont un reglement de comptes ouvert a equilibrer :
- Belgrano
- Gualtieri
- ... -
- Mirage IV
- Rafalle
- ... Personne veut donc&alors plus acheter de Dassault THALES si La _France comme ARGENTINA VS GREAT BRITAIN vende le code secret a l’ennemiaux Etats Unies & a Mme Maggi Thatcher]
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Les CPE et CNE sont avant tout, comme toute règle de droit, des choix de société. Vous avez tous raison dans vos propres systèmes de pensée. Les uns sont libéraux (au sens économique) et croient en la main invisible du marché et en l’esprit d’entreprise. Les autres sont socialistes ou keynésiens et prônent l’intervention de l’État. Le problème est que chacun juge en fonction de son propre intérêt. Quand on est fils de classe aisée, il est logique (économiquement) de souhaiter la baisse des droits de succession et des impôts. Logique car on n’a pas besoin des autres, on peut se permettre d’être individualiste. On a le chéquier de papa et le carnet d’adresses de papa pour les stages et les boulots. Quand on est fils de la classe moyenne ou modeste, on dit merci à l’État pour l’école gratuite et la redistribution (grâce aux impôts des autres), et on en a marre de voir ses parents passer de CDD à intérim, ses frères de stage à chômage et d’entendre les autres (aisés) dirent qu’ils s’en sortent (soit-disant) par eux-mêmes. Vos luttes dans les commentaires ressemblent à des luttes de classes. Elles en sont de façon inconsciente.
Il me semble que la question essentielle est celle de savoir quelle société nous voulons construire. Est-ce celle de l’argent tout puissant ? Si oui ne changeons rien, c’est déjà fait. En revanche, si l’humain doit-être le centre des préoccupations et qu’une vie vaut plus qu’un cours de bourse alors changeons cette société. Les CPE et CNE ne font pas un traitement humain du chômage. Mais un traitement économique, fondé sur la théorie de la libre concurrence et en particulier sur l’une de ses conditions : la fluidité du marché (libre entrée-libre sortie). Or le « marché » du travail ne peut-être traité comme un marché. À moins que vous ne vendiez de l’humain.
Le facteur travail est peu mobile :
Pouvez-vous demain changer de région ou de pays ?
Les plus riches répondent « oui », ils ont les moyens de déménager... Les plus pauvres (classes moyennes et modestes) répondent « non ». Ils n’ont pas les moyens. çà c’est l’aspect économique. Maintenant, sur le plan humain. Dans une famille, un couple, faut-il vivre séparé pour des raisons professionnelles ? Il n’y a pas de bonne réponse, il n’y a qu’un choix de vie. Si vous mettez l’économique en avant vous répondez « oui », si vous mettez la réussite de votre vie de famille vous répondez « non ».
Le problème de l’emploi ne trouvera pas sa solution dans les règles de droit du travail. Une entreprise embauche si elle a des besoins, pas si on change le droit. Et si cette embauche lui rapporte plus qu’elle ne lui coûte. La production marginale créée par le salarié doit avoir une valeur supérieure au coût marginal du salarié. Or le droit est national, au mieux communautaire et l’économie est mondiale. Il y a là une asymétrie fondamentale. Tant que des pays offriront une main d’oeuvre bon marché, une faible imposition...il existera cette asymétrie. Or il y aura toujours des différences de niveau de développement entre régions du monde. Le droit n’y pourra rien.
Tout cela ne pourra pas changer tant que les rapports des individus se régleront avec un instrument qui s’appelle la monnaie dans un système fondé sur l’offre.
Il faut inverser le processus. La demande doit être le point de départ de toute création, et la monnaie la façon d’échanger nos productions. Aujourd’hui la seule façon de changer notre monde est de remettre en cause non l’existence de la monnaie mais son caractère spéculatif. Elle ne doit être qu’un instrument d’échange et non autre chose. Elle ne doit plus être une « marchandise » stockable et qui s’apprécie ou se déprécie. La monnaie, l’argent doit être au service de l’humanité et non l’inverse.
Pour les rapports sociaux je vous invite ici
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Bizarre il y a des pays qui s’en sortent tres bien avec de faibles taux de chomage malgre les différences de niveau de développement entre régions du monde.
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Bien entendu, ils ont parfois des statistiques particulières en ce qui concerne du chomage (cf. RU)
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vous voulez dire que les US, le Royaume-Unis, le Danemark, la Suede, la Finlande, la Suisse... ont tous une facon particuliere de compter le chomage mais que la France serait honnete ?
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Merci et bravo pour votre analyse, bien loin des débats actuels, dans lesquels personne ne se rebiffe contre les gains des actionnaires : les français seraient-ils majoritairement actionnaires ? donc des spéculateurs en espoir de s’enrichir ?
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Rage
15 mars 2006 19:21
Fishlord et Eric ==> OK ! Eric propose même de très bonnes pistes de réflexions. J’apprécie sa réflexion en tous cas.
Pour alain Lambert : Comme d’habitude nous ne sommes pas d’accord. Je me demande d’ailleurs si votre vision va vous permettre longtemps d’être élu, parce que le coup de « je m’enferme à double tour, je consomme à minima et comme ça il n’y aura pas de dérives des dépenses », je ne suis pas sûr que cela s’appelle aller dans le sens du « Progrès »...
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Petite question : comment relancer la consommation des ménages en leur donnant des emplois précaires ? Peut-on concurrencer les pays asiatiques sur la précarité des emplois ? Le medef est sceptique sur le CPE, je le comprends que trop. En réalité, ce n’est pas en précarisant le travail que l’économie française fonctionnera le mieux. Notre pays doit investir dans la recherche, dans les technologies : bref, des secteurs où il faut des emplois stables. Et surtout, INVESTIR !
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Tous les pays Anglo-saxons ont des emplois « precaires » selon votre definition et pourtant ils consomment. Vu les salaires de chercheurs en France, je doute que ca incite les jeunes a s’investir dans des etudes universitaires de 8 ans qui s’ils ne trouvent pas de travail dans la recherche sera un diplome difficile a revendre en France compare aux ecoles d’ingenieurs.
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Repassez vos examens, vous avez un Zéro pointé en économie. Ce que vous écrivez est une pure aberration.
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Ils empruntent aussi beaucoup.
Par exemple, au RU le taux d’endettement des ménages est d’environ 130 % des revenus.
En France et en Allemagne, il se situe beaucoup plus bas (environ 40 %), ce qui donne d’ailleurs quelques idées à nos politiques en manque d’idée.
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A Eric,
très bon commentaire, j’espérais bien qu’on en arrive à parler de l’uage que l’on fait de la monnaie.
A ce sujet, je te conseille un très bon film « L’Argent » d’Isaac Isitan. Le plus intéressant ce sont les tentatives très réussies de mise en circulation de monnaies « locales », valables seulement de façon locale, non spéculative, et répondant à la demande locale.
Et ça se passe aux Etats-Unis. Tu t’imagines que pour un stalinien comme moi, ça me fera me retourner dans ma tombe ! (quand je serai mort ).
Fishlord
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Il n’y a vraiment rien à faire contre les biens pensants qui considèrent que la France se doit d’expliquer au monde ce qu’il faut qu’il pense et que le monde a tort.
Expliquer quoi ? Que nous avons un déficit abyssal que personne n’est capable de contrôler ? Que nous avons un des plus fort taux de chomage en Europe (voir des pays développés) ?
Alors je ne sais pas si le CPE est la réponse adéquate au problème du chomage mais tout ce que je sais (du moins ce que je pense) c’est que faire tout un pataquesse pour un CDI avec une période d’essai de 2 ans, car cela se résume à ça, c’est quand même débile.
« Le CPE, c’est instaurer de la précarité »... Il est vrai que l’on est tellement mieux au chomage qu’à travailler, c’est tellement moins... précaire....
« Le méchant patron exploiteur va nous virer au bout de 2 ans »... Mais bien sur... Juste quand la personne devient ou commence à devenir rentable, l’employeur va le virer pour reprendre un ch’tit jeune jetable qu’il va devoir reformer ...
Pitoyable... Et même si c’etait le cas : apres une première expérience de 2 ans, il est tellement plus facile de se revendre derrière... (expérience personnelle)
Mais il est vrai que je ne suis qu’un pauvre petit soldat de l’économie, « exploité » par mon patron (ah oui je ne suis qu’un salarié parmi d’autres...) et qui n’a rien compris à la vie...
Je m’abstiendrais de parler de ces pseudos démocrates qui bloquent les facs au nom du vote démocratique en AG (et à main levée, faut pas voter à bulletin secret ce n’est pas démocratique !!) au nom du droit de grève. Je ne savais pas que le droit de grève, droit reconnu par la constitution, était le droit d’emm.. le monde et surtout ceux qui veulent étudier.
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Thomas,
Ton commentaire s’articule autour de 2 hypothèses très peu probables.
1) les chômeurs vont se voir proposer des CPE. Si c’était une généralité, si le gouvernement avait un plan pour proposer des CPE pour tous les chômeurs, alors je crois que je serais pour. seulement c’est du flan. Quand il n’y a pas de besoin d’embauche, c’est pas un contrat de plus qui va créer du travail. D’autre part, le gouvernement est actuellement très déçu par la position mi-figue mi-raisin du MEDEF, à en voir leurs réactions. Ils en appellement au MEDEF à se bouger pour se motiver à embaucher des CPE, car c’est pour eux qu’ils le font, ils l’avouent sans honte. Toutefois, malgré les incitations verbales (qui n’engagent que ceux qui croient aux promesses, le MEDEF fait la fine bouche...ingrat, va ! Enn fait, c’est plus vraisemblablement ceux qui autrefois étaient embauchés en CDD, qui le seront maintenant en CPE. Et les CPE ne peut en aucun cas inciter une entreprise à embaucher des gens sans qualification, quand ils auront des qualifiés ebauchables en CPE. c’est de la pure logique.
2) Une entreprise n’a jamais besoin de deux ans pour comprendre si un employé fait l’affaire ou pas. C’est une absurdité. En deux mois c’est généralement réglé. Celles qui ont besoin de deux ans, je ne donne pas cher de leur peau face à la concurrence. Je suis désolé, mais ce sont des arguments absurdes.
Fishlord
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Fishlord,
Je suis assez d’accord avec ton 1). Je n’ai pas dit que le CPE etait l’outil magique qui va régler le problème du chomage... Je dis juste que, selon moi, la réaction est exagérée par rapport à ce qui est proposé...
Cependant, d’après ce qui était dit sur les derniers chiffres du chomage (plus précisément les créations d’emplois en 2005), il semblerait (si ce n’est pas de la communication voir de la « propagande ») que le CNE ait quand même un impact positif auprès des PME (création d’emploi alors que les grosses entreprises continuent de détruire des emplois).
Pour le MEDEF, il est vrai qu’il n’a pas trop appuyé le CPE à l’origine. De ce que j’ai compris, c’etait surtout à l’aspect discriminatoire de l’age qui le chagrinait. Cependant, ce matin, le MEDEF etait nettement plus offensif (interview sur RTL) mais ce n’est pas le sujet du débat.
Pour ton second point, tout le « problème » du CPE est là. S’il s’agit en fait d’un CDI avec une période d’essai de 2 ans, c’est surtout pour rendre la masse salariale plus ajustable en fonction de la situation économique de l’entreprise.
De ce qui se dit, à tort ou à raison, c’est que les employeurs n’embauchent qu’en derniers recours en raison du fait de la complexité du code du travail et des procédures de licenciement (pour avoir étudier qu’une faible partie du droit du travail, je confirme que c’est d’une complexité sans nom, du moins pour un non initié).
Le gouvernement cherche à simplifier certains aspects au niveau des règles de licenciement, espérant que les employeurs soient justement moins réticents à embaucher.
Pour cela, il estime qu’instaurer une période « d’essai » de 2 ans soit un bon moyen d’y parvenir...
Peut etre ... Je ne sais pas... Mais pour reprendre mon propos, je pense qu’il, si cela fonctionne sur le chomage, vaut mieux qu’une personne trouve un emploi plutot que de rester au chomage (CNE) ou d’avoir des difficultés pour trouver un premier emploi (CPE).
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J’en ai marre d’entendre dire que le monde est comme ca et que la France doit marcher comme ca que l’on ne peut rien changer à la mondialisation.
Il y a moins de 300 ans on disait que les noirs n’avaient pas d’âme, les femmes non plus et que l’esclavage s’était bien.
Le premier pays à interdire l’esclavage à dût se sentir tout seule dans un monde où l’esclavage était la normalité.
Keynes était à contre courant quand il à proposé d’investir dans le pays et que l’état avait un rôle à jouer dans une ambiance complétement libéral.
Ce n’est pas parceque les idées vont dans le sens de la population au sens large du terme que c’est contre ce monde individualiste, corrompu et malsain de CONsomation.
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Keynes a eu raison en son temps. Ford a eu raison en son temps. Cela a été prouvé économiquement. Très bien.
Notre système prouve t il encore quelquechose ? Oui un taux de chomage officiel de 10 %, largement inférieur à la réalité. Un déficit budgétaire officiel de 1 000 milliards hors engagement long terme, représentant plus de 50 % du PIB.
Donc que proposez vous ? Il est facile de dire que ce que fait le gouvernement est nocif, faut il encore avoir une solution à proposer...
Au moins, il tente quelque chose, l’avenir dira s’il avait raison ou non.
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CPE pas bon ? Quelqu’un a-t-il une meilleure idée ?
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Rage
18 mars 2006 13:20
Bon bon bon...
Et bien mon cher Thomas je partage la même lecture « globale » du diagnostic : il faut réagir et proposer des solutions.
Certes. Mais il ne faut pas se tromper de route face à ces constats.
Comme le dit très justement Fishlord, dont je partage la position, le CPE ne répond en RIEN aux attentes des jeunes (et des autres) pour accèder à l’emploi. D’une part parce que le problème se situe en amont dès la formation scolaire, et d’autre part à hauteur des employeurs qui n’ont fondamentalement pas CONFIANCE dans un jeune. Si vous avez vu le débat de jeudi soir, le jeune « maghrébin » Bac+5 avait le choix entre avoir la confiance dans les pays étrangers - selon son niveau d’études- d’être cadre actif et chargé de mission, ou bien le choix de faire vendeur d’aspirateur en France. Et même après son expérience de 3 ans à l’étranger, il n’avait toujours rien en France.
Alors soyons clair :
- 1. D’une part la procédure pour licencier en France est SIMPLE : un courrier en recommandé. Un entretien, un préavis de 1 à 2 mois. Si tu as un DRH digne de ce nom, il suffit de savoir lire les conventions collectives ou le droit du travail (5 minutes max)
- 2. Acquérir de l’expérience en faisant un travail de manard (téléopérateur, manutention etc...) et en mettant en gros sur son CV : Viré du CPE-CNE au bout de 7 mois. Splendide ! La question qui vous attend tout votre vie « mais pourquoi ils vous ont viré » ? Réponse : « Je ne sais pas, ils n’ont pas à se justifier ».En sachant que ce type de contrat ne résoud rien, n’apporte aucune garantie DANS l’emploi, en sachant qu’il est anti-constitutionnel, contre les droits de l’homme et le droit Européen, doit-on défendre le fait du prince dans un relan de royalisme exacerbé ?
« Monsieur je vous vire, c’est ainsi » Par contre pour moi, je me garde le CDI, les indemnités de départ, les participations, les actions etc... Je veux bien ne pas lyncher les patrons, mais je ne suis pas de ceux qui veulent aussi tout leur accorder sous prétexte qu’ils sont patrons.
Le CPE n’est PAS une solution VIABLE. Le CPE est un retour en arrière et n’agit pas sur les CAUSES du malaise français de l’emploi. Le CPE est un dispositif coûteux, puisqu’il exonère de charges patronales. Le CPE est le 17ème contrat aidé et ne créera pas de nouveaux emplois DURABLES. Le CPE est une insulte, un manque de confiance, un manque de projection dans l’avenir, une erreur. Le CPE est défendu par des gens qui pensent qu’à priori, sans connaître le terrain, mieux vaut un emploi que d’être au chômage. Mais est-ce réellement le cas alors que l’on va^être sur un siège ejectable pendant 2 ans et que l’on va être rémunéré au SMIC tout en devenant dépendant des sauts d’humeurs de l’entreprise ?
Allons allons, cessons d’être bêtes. Le courage politique n’est pas de s’entêter dans l’erreur, surtout lorsque l’on n’a pas concerté ceux qui ont des idées. Il ne faut pas confondre courage et aveuglement. Je suis contre le CPE et pour une action forte sur la professionnalisation des formations universitaires, la revalorisation des métiers manuels, des bas salaires et tout simplement de la valeur « travail ».
Merci.
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« Le CPE est défendu par des gens qui pensent qu’à priori, sans connaître le terrain, mieux vaut un emploi que d’être au chômage »
N’est-ce pas ce que tu penses ? Si c’est le cas, pourquoi les nouveaux diplomés n’iraient pas s’inscrire au chomage et attendre qu’un cdi leur tombe dans les bras.
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Rage
19 mars 2006 00:40
L’affirmation du DROIT ?
Oui, on l’attend toujours.
Mais lequel ?
Celui qui protège les plus faibles (loi SRU, constitution) ou bien celui qui se fiche de tout le reste comme le CPE ? Dois-je faire remarquer que le CPE, comme son cousin le CNE est contraire à la constitution et au droit Européen.
Mais pour que le droit s’applique, faudrait-il que les organes constitutionnels et le conseil d’Etat ne soient pas des organes où 90% des membres sont des proches du Président et NOMMES pour sièger.
Le droit, peut être. La justice, oui.
Si les gens et les jeunes se battent, c’est pour que la société soit juste. On ne peut pas donner un CPE aux jeunes et 10% de hausse annuel à tous les potes de l’UMP (dentistes, médecins, cac40), le tout sans faire allusion à GDF-Suez...
On ne peut pas parler de justice sociale en vendant les biens publics (autoroutes etc...) aux majors partisannes de la droite (Bouygues, Vinci, Eiffage) alors que des PME de travaux publics crèvent à cause de cela.
Je ne dis pas que la gauche fait mieux, mais au moins peut être a t’elle plus le sens du peuple...
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si le conseil constitutionnel été former une d’oppposition égal aux menbres du gouvernement,le cpe ne sera pas passer en force,il faut changer des lois ?
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Ce pouvoir a quelques analogies avec le gouvernement LAVAL de 1935 : il fait une politique réactinnaire dans un pays comprenant 80% DE SALARIES !!! Les résultats seront à la hauteur des espérances : si nous ne changeons pas de POLITIQUE, nous aurons la révolution... OR CETTE POLITIQUE QUI NOUS PERMETTRAIT DE NOUS EN SORTIR EXISTE, mais cette classe dirigeante ne veut pas en entendre parler, car il faudrait qu’elle change de cerveaux !!!
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Rage
20 mars 2006 09:35
Alain Lambert, n’auriez vous pas occulté, dans vos nombreuses remarques sur la réduction des dépenses publiques, de réduire avant tout celle de l’Etat et donc les VOTRES ?
J’ai été étonné de voir hier à Capital l’étonnant train de vie que vous et vos acolytes suiviez. Non pas que cela me surprenne dans la monarchie qui est la nôtre, mais plutôt qu’il est ensuite difficile de faire la morale au peuple alors que vous même vous viviez dans un appartement de 200m² au frais des contribuables, le tout avec standing et autres rénovations...
Notre démocratie est en péril, et vous ne vous en rendez pas compte. Vous êtes membre d’un gouvernement pathétique. Le temps de vous honorer touchera bientôt à sa fin.
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je trouve toute cette agitation autour du cpe un peu abusée. honnetement si vous etes dans une situation précaire que vous avez de nombreuses fois envoyé vos cv lettre de motivation que vous n’avez pas de diplome et que vos resultats de recherche s’annonce négatifs pendant 2 ans , ne seriez vous pas heureux d’avoir enfin un contrat qui puisse vous donner votre chance et qui ne juge pas votre manque de qualification ? certes le fait de licencier une personne sans motif n’es pas normal mais si un patron est honnete je pense que tout devrai bien se passer. d’autant plus qu’une allocation est versée au bout de 4 mois au lieu de 6. et entre parenthese, quand on vous donne votre chance dans une entreprise que vous soyer qualifié ou non dans l’emploi proposé, une période d’essai est a faire et si le patron estime que vous ne faite pas l’affaire il peut vous dire « au revoir » et vous n’aurez aucune allocation...
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Rage
20 mars 2006 14:05
Témoignage encore loin de la réalité. Mais comme vous le dîtes, le patron peut déjà vous licencier s’il ne veut pas vous garder... Alors qu’apporte le CPE quand vous êtes dans l’emploi ? Réponse : RIEN
Elément subsdidiaire : Ce n’est pas parce que le patron ne paie pas de charges patronales et qu’il ne voulait pas recruter avant, qu’il recrutera durablement après avec un CPE. Mais si vous aimez le travail jetable, la dépendance et l’âge féodal, peut être que cela vous plaît.
A quand le retour de la monarchie en France ?
Ah pardon, la cour est déjà est pouvoir...
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Je suis étonné du manque de références de cet article... Après tout, si vous voulez connaître les positions de DSK et Fabius, vous pouvez faire des recherches internet, si le PS a du mal il est vrai à se mettre d’accord sur des positions communes, certains comme DSK admettent la flexibilité sur le modèle scandinave avec des garanties de crédits à la formation et à la reconversion, d’autres vivent encore dans les chimères de l’emploi à vie, utopique à moins d’être fonctionnaire...
« Il a aussi opportunément insisté sur le sort des jeunes dans les banlieues. Car, en réponse à la question précédemment posée, il est un fait : ce ne sont pas les jeunes des banlieues qui défilent. »
Attendez, d’où citez-vous cela ??? Le CPE est peut-être un progrès pour les jeunes sans qualification, mais il est incontestable qu’il s’agit d’une régression pour les jeunes diplômés : 90% des diplômés de l’INPG se font embaucher dès la première année en CDI ou CDD... Croyez-vous que le CPE améliorera leur situation, ou qu’il la fera régresser ? Otpion 2 pour moi. Pas étonnant dès lors que plus on soit diplomé, plus on ait des raisons de manifester... Et les jeunes UMP qui défendent le CPE ? Allez-vous me dire qu’ils sont d’un milieu plus défavorisé que les jeunes qui manifestent ? Permettez-moi d’en douter...
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Bonjour je suis d’accord sur votre article,je trouve que la « nouvelle cuvee » de nos hommes politiques de droite,est beaucoup plus ferme que celles d’avant ce qui montre que de nouveaux elements sont necessaires,car je suis etonné de voir notre pays prendre regulierement,les memes hommes politiques alternativement(à gauche comme à droite ) Si on compare par exemple l’Allemagne(je suis à coté)les perdants politiques ne sont jamais repris pour des roles importants alors que chez nous ils reaparaissent,regulierement,en effet si, ils ont fait preuve de leurs limites ,pourquoi reviennent-ils ?,nous sommes gouvernés par des « vieux »qui ont démontrés leur incompètence,et qui s’acharnent,à empecher des « jeunes » de prendre leur place ,regardez l’age de nos présidents,regardez l’age de nos sénateurs pourquoi restent ils en fonction ? à leurs ages ? l’Amerique ;l’Angleterre,l’Espagne’l’Allemagne ,etc les politiques les plus élevés sont des jeunes ils sont dans leur siecle et regardez les résultats !c’est autre chose que chez nous ,en plus ils ont entrainé le peuple Français à etre pantouflard,comme eux qui on peur de tout ; nos responsables politiques sont englués,les associations ,les syndicats et autres mouvements dirigent le pays ,les Français sont rétrogrades,passeistes et retournent dans l’obscurantisme,nous ne savons que « casser » regardez l’Europe on a dit non,et qu’avons nous proposé à la place ? rien ! le CPE on veut le retirer que mettons-nous à sa place ? rien. Alors que les carburants montent à toute vitesse ,que le gaz va prendre 14% d’augmentation et bien d’autres augmentations ,là personne ne bouge ,ni les syndicats,ni les journaux et autres medias,et pourtant cela touche tous les Français,les politques en particulier la gauche,pour arriver à ses fins utilise maintenant (comme pour l’election de Chirac,à la place de Le Pen)les enfants pour faire un bouclier politique,apres les universités,les lycees,apres les colleges,et bientot les primaires,et les maternelles ;il n’y a bien que en France,que les politiques utilisent,nos enfants pour se hisser dans l’arene politique,et arrivés à leurs fins ils oublient tres vitent,ces memes enfants ,la preuvent ces derniers sont obligés de faire des mouvements pour obtenir de la gauche ce quelle a promis avant d’etre élues. Il est temps d’avoir des Sarkosy ,des Villepins ,et autres jeunes et que les vieux chevaux de labour,se mettent en retraite,ils sont au bout du rouleau s’ils ont des idees c’est quand ils étaient au pouvoir qu’ils auraient du les mettre en oeuvre et non pas aujourd’hui,laissons les jeunes s’exprimer en politique ils ont eux aussi des idees ;mais pour décrocher du pouvoir ce n’est pas une mince affaire !!Ils aiment parait il la France,mais je crois qu’ils s’aiment d’avantage ! Salutations pierrede
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Si Vous continuez a supprimer mes commentaires [par example que Vous ne voulez pas avoir la verite sur la Banque Mondiale et leur deux dernieres chefs Juifs qui ont fait un dommage financiel tres grave a l’Argentine]Vous mettez ainsi simultanement toutes les ressortisants d’un passeport Francais en danger beaucoup plus loin que le territoire d’Argentine. Continuez a supprimer comme ca dorenavant et Vous surviverez pas avec garantie les sequences & consequences ...
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Merci Rage, pour ton éclairage un peu plus « pratique » sur ce contrat. Je voudrais aussi répondre à Thomas en reconnaissant la justesse de ses remarques. L’argument « il faut essayer avant de dénoncer » semble être pétri de bon sens. Maleureusement cet argument est devenu, depuis son utilisation massive par les gouvernements libéraux, une véritable escroquerie intellectuelle. Pour plusieurs raisons.
La première est que l’idée selon laquelle « il faut tout essayer » pour lutter contre le chômage, qui tendrait à nous faire croire, que ces gouvernements cherchent effectivement « tout ». Or, il est maintenant impossioble de masquer le fait que ce « tout » exclut toute recherche hors d’un cadre strictement ultra-libéral. Ce « tout », à l’intérieur duquel on puise des idées, n’est qu’un réservoir à idées de plus en plus faiblardes intellectuellement, dont la caractréristique commune est d’accentuer toujours un peu plus, petit à petit, la précarité des salariés. Vous conviendrez aisément avec moi, que même si l’on enlève les aspects les plus irrespectueux de la dignité humaine, comme le licenciement sans préavis, le CPE n’est qu’un contrat de plus dans un paysage contractuel déjà compliqué, sans absolument aucune envergure. Au mieux, ça crève les yeux, ce n’est qu’une mesurette. L’angle de la baisse des charges ou des salaires pour faire baisser le chômage est, en réalité, ("tout tenter = tenter toujours la même chose, voir principe ci-dessous) le seul angle exploré par la droite depuis 20 ans avec un résultat désespérément nul. Et puis, il y a toutes les raisons de croire que les conditions générales de l’emploi en ce pays n’étant pas modifiées d’un iota par l’apparition de ce nouveau contrat, les CPI naissants se feront en grande partie sur le dos des CDI, aucune garantie n’étant prise pour que cela n’arrive pas. Bref, c’est du même acabit que de faire baisser le chômage en augmentant les allocataires du RMI.
La seconde raison est qu’il n’y a absolument aucune raison de faire confiance au mode de gouvernement en France quand, quelque soit la nouvelle mesure contestable que l’on nous propose, aucune disposition n’est pensée en aval pour faire le bilan de ces politiques, jamais. Ces sont de vagues promesses, des rapports enterrés. Et même quand ces rapports sont connus, la règle absolue est de ne jamais corriger ou revenir en arrière. C’est le dysfonctionnement typique de la république française, entretenue par ses élites, et sublimé par la droite en une admirable rhétorique fondée sur le mensonge complet. Quand on parle de dialogue, ça veut dire abreuver les gens de vains mots et ne rien cédér, quand on parle de « transparence », ça veut dire retirer un article voté par le parlement (loi DAVDSI) et ainsi de suite. Tout mot, toute expression est presque exclusivement utilisé dans une situation où la description objective voudrait que l’on emploie le mot contraire. C’est l’avantage absolu du mensonge, quand il est un droit visiblement reconnu. La réalité n’est pas considérée comme « médiatiquement » avantageuse ? On invente donc « sa » réalité. A force de pression, le gouvernement à fini par envisager l’idée que l’impact du CPE puisse être « évalué » dans 6 mois. Mais comment le croire ? Quel garantie de transparence, justement ? Quels experts de connivence ? Et même si ils pouvaient faire leur travail correctement, comment croire à une réévaluation éventuelle d’une mesure intellectuellement contestable, quand cela n’est presque jamais arrivé dans ce pays et encore moins sous ce gouvernement ?
La troisième est ultime raison tient en le présupposé de la compétence du gouvernement. Au cours de mes études, dans un IEP notamment, j’ai pu constater à quel point, le présupposé de la compétence de nos professeurs, éminents juristes, avocats et spécialistes de la vie politique, pouvait être remis largement en cause en de nombreux points (pas tous évidemment), pour peu que l’on veuille bien laisser les évènements postérieurs illustrer leurs propos, en se donnant le temps de la réflexion. Ce présupposé de la compétence explose en mille morceaux en ce qui concerne ce gouvernement en particulier quand on réfléchit à ce que l’on est en droit d’attendre, a minima, d’un ministre, en matière de connaissance de son domaine, et quand on confronte cela au CV de nos ministres. Mis à part la critique habituelle et grandement justifiée de l’institution ENA, on ne peut que constater leur homogénéité de formation rhétorique et idéologique. Du copinage, des pantouflages croisés grandes entreprises-postes ministériels, des apparatchiks portes-paroles à la langue finement ciselée dans le bois le plus dur. En tout cas, aucune exigence de compétence ne paraît avoir présidé à la formation des deux gouvernements précédents. L’absence de compétence est particulièrement manifeste dans les questions macro-économiques. Leur nullité est affligeante et se manifeste par l’absence totale de toute visibilité économique en France, dénoncée par les patrons eux-mêmes. Si au moins ils comprenaient qu’à force de soutenir et de co-opter des petits copains, à force d’afficher une solidarité de classe vis-à-vis de la droite politicienne, ils ne font que sélectionner les éléments les plus stéréotypés et fossoyeurs de toutes politiques. Mais la mort de toute idée de politique arrange aussi beaucoup d’intérêts extrêmement influents. Je persiste donc à nier vigoureusement toute compétence économique à notre premier ministre. Les gouvernements Raffarin et Villepin sont une nouveau type de gouvernement en France, de ceux qu’on a déjà pu voir à l’oeuvre en Amérique Latine, sous Carlos Menem en Argentine, ou Carlos Andrés Perez au Vénézuela : Des équipes dont le travail repose essentiellement sur la « communication », pour faire avaliser des réformes « essentielles » et « urgentes » qu’eux-mêmes n’ont pas, dans les grandes formes, rédigé.
Pour la France, ces idées viennent essentiellement de la Commission Européenne ou bien du MEDEF.
Et si leurs arguments sont minables, ce qui les pousse à abuser de fausses notions de « conviction » de « croyances » (quand allons nous prier Dieu pour le retour de la croissance ? ), de « refus de l’immobilisme », ou de tous autres arguments flirtant avec la mauvaise foi ou la foi du charbonnier, c’est que les décisions contestables qu’ils veulent imposer ont souvent deux caractéristiques principales :
1) Elles ne répondent en rien au problème évoqué. Elles ont d’autres objectifs moins reluisants et prennent le problème évoqué comme prétexte.
2) Elles ne servent en rien l’intérêt général, vu qu’elles sont rédigées par des personnes agissant pour le compte d’intérêts catégoriels.
Pour finir, il est bien entendu que ni moi, ni la gauche française, (et encore moins le PS, semble-t-il) n’avons une solution miracle. Toutefois, il existe un grand nombre de réformes à proposer, allant dans le sens de plus de démocratie (terme qui n’est qu’une parodie dans ce pays) sur lesquelles une majorité très substantielle de citoyens pourraient se retrouver dans un esprit de citoyenneté de responsabilité et de solidarité. Ce processus se met en place en Amérique Latine et permet de dégager des priorités et des axes de réforme répondant aux réels besoins d’une majorité. Seulement, cela implique de se donner le droit d’aller chercher des solutions pour « tout tenter », ailleurs que dans la petite boîte libérale qui est la seule qu’on nous accorde.
En France et en Europe, ce droit est encore à gagner et je suis convaincu qu’il sera durement combattu. Car il serait la seule hypothèse de changement substantiel et enrichissant pour notre société. Et il est temps de se rendre compte que ces mesures assez similaires dans de nombreux pays que l’on nous impose au nom du « changement », n’ont que pour objet d’ancrer un vieux système fondé sur la justification des inégalités croissantes.
Fishlord.
