jeudi 30 juin - par Hamed

Crises et guerres sont accoucheuses d’histoire. Tout système politique qui vient à disparaître doit d’abord remplir sa mission historique

 La première phase historique qui a marqué les Temps modernes a été la période 1870-1914. Une phase qui a été déterminante pour l’évolution de l’humanité. Partie de l’unité allemande, la Prusse était en pleine guerre avec la France, en 1870, et de l’unité des États italiens, à la même date, les quarante-quatre années qui ont suivi, le temps d’une génération, ont réuni tous les événements nécessaires, déjà dans l’air du temps, pour ouvrir une percée historique sur un édifice architectural du monde vieilli, perdant de plus en plus de sa sève, de plus en plus dépassé. L’Allemagne et l’Italie dont l’avènement inattendu brouillait les cartes des puissances s’empressaient de mettre leur l’ordre dans le chaos diffus qui régnait sur le monde.

 A cette même époque, tout se mettait déjà en place dans le plan des idées et des sciences, des découvertes révolutionnaires, dans les transmissions (TSF), l’atome (énergie nucléaire), l’aviation, la marine (premiers sous-marins) ; le domaine socio-politique n’était pas en reste, du marxisme au léninisme, au trotskysme, et enfin les grandes idéologies, le socialisme et le communisme. Une véritable révolution s’opérait dans les sciences, les techniques, les arts et les idées. Tout préparait l’ère moderne ; mais ces bouleversements n’étaient pas perçus par les grandes puissances, affairées dans leurs intrigues et les crises et guerres qu’elles provoquaient pour agrandir leurs empires.

Crises et guerres, durant cette phase d’expansion de l’Europe cruciale sur le monde, qui opposaient colonisateurs et colonisés, et de l’autre, les grandes puissances colonisatrices entre elles. Les événements qui allaient se produire tout au long de cette phase et pousser la colonisation, à partir de 1885, à ses dernières limites, vont amener l’édifice colonial au dernier stade de son histoire.

 Jamais depuis les débuts des temps modernes, les peuples d’Afrique et d’Asie n’ont connu de traumatismes physiques et psychiques que du temps de la colonisation. Et l’ironie de l’histoire, c’est l’Occident qui dénonçait l’Occident. Par l’entremise de la liberté de presse depuis les révolutions de 1789, de 1830, de 1848 qui, malgré les censures épisodiques, a rapporté à l’opinion internationale les horreurs de la colonisation ; une liberté d’informer acquise en Occident au prix du sang versé par les peuples d’Europe.

 Mais cela n’a pas empêché les puissances européennes de continuer leur mainmise sur les pays du reste du monde, sans prendre en considération que les peuples procèdent par mimétisme. Si l’effort de se libérer de la mainmise sur l’Afrique et de l’Asie est encore lointain, il n’en est pas de même pour les pays balkaniques qui sont des peuples d’Europe et de race blanche. Après l’unité allemande et italienne, le tour des peuples des Balkans est venu. La plupart des pays balkaniques étaient sous tutelle de l’Empire Ottoman. Pourquoi la remise en question de l’Empire Ottoman en ce tournant de l’histoire ?

 Ce que les historiens appellent la « Question d’Orient » ne concerne pas uniquement l’empire turc, mais à la fois le monde occidental et le monde musulman. En réalité, la « Question d’Orient » tire son essence des croisades chrétiennes qui ont commencé à la fin du Xe siècle et duré environ deux siècles. Et, encore aujourd’hui, leurs prolongements ne sont pas terminés ; non que la Chrétienté soit en opposition avec l’Islam, mais la « Question d’Orient » revêt un impact géostratégique et économique central dans l’équilibre mondial ; il aura à peser dans les décennies à venir sur le monde. L’enjeu, on le devine, c’est la présence des deux tiers des réserves mondiales de pétrole dans le monde arabo-musulman.

 Ceci dit, comment comprendre l’origine de la présence de l’empire ottoman en Europe ? Le premier élément qui ressort est que, vis-à-vis de l’histoire, l’avènement de l’Empire Ottoman n’a pas été fortuit mais procède d’une situation dialectique historique. D’une situation de décadence du monde arabo-musulman et des coups portés par la chrétienté par les croisades, l’avènement des Ottomans et la prise de Constantinople (1453) qui a signé l’effondrement de l’empire romain d’Orient a érigé l’Empire Ottoman en rempart contre l’expansion de l’Europe en terre musulmane. Bien plus, il se posa en menace puisqu’il assujettit une partie de l’Europe orientale et méridionale (siège de Vienne en 1683).

 Il est évident que, sans l’empire ottoman, la lutte qui s’est poursuivie contre les Musulmans pendant des siècles et a trouvé son apogée avec la Reconquista par la prise de Grenade, en 1492, et la fin de l’Islam espagnol, aurait certainement eu des conséquences politiques considérables pour le monde arabo-musulman. Une Reconquista qui aurait changé la face du monde musulman. Ainsi se comprend le rôle historique de l’Empire Ottoman qui a permis de retarder l’expansion européenne pendant au moins trois siècles, de la fin du XVe siècle à la fin du XVIIIe siècle. Une expansion qui a commencé avec la découverte de l’Amérique par l’Espagne, en 1492 (même année que la prise de Grenade), et qui s’est étendue au reste du monde. Ce n’est qu’avec la prise de l’Egypte, en 1798, par Napoléon Bonaparte, et les heurts qui ont suivi entre l’Egypte et l’empire Ottoman, que la colonisation du monde arabo-musulman a débuté et marqué le début de la fin du rôle historique des Ottomans.

L’Algérie est occupée à partir de 1830, l’Egypte le sera à partir de 1882, Pratiquement tous les pays musulmans subiront directement ou indirectement l’oppression de la colonisation occidentale. Cependant le monde musulman n’est pas seul concerné par l’expansion européenne ; le processus de la colonisation, s’il a commencé tôt dans les Amériques, en Inde et en Afrique noire, entre 1500 et 1800, ne se porta sur les pays structurés (l’Empire Ottoman et la Chine) que tardivement. Et encore grâce à la révolution industrielle et aux avancées dans les armements.

Une expansion coloniale tardive sur des pays structurés qui est allée de pair avec les révolutions successives des peuples d’Europe pour se libérer de l’absolutisme monarchique. Deux mondes sont en lutte, un monde européen, qui intègre les peuples d’Europe des Balkans pour s’émanciper des régimes monarchiques, et l’autre monde, à l’extérieur de l’Europe, qui cherche à se libérer de la domination coloniale. Dans ce nouveau cycle de l’histoire, les mêmes phénomènes vont se produire que celui du précédent (1750-1870).

 L’accélération de la colonisation a touché désormais les grands pays. La Chine, qui était « dépecée » au point que, lors du traité signé à Tianjin en 1858, après la défaite face à l’Angleterre et la France (seconde guerre de l’opium 1856-1860), dut renoncer par les stipulations des accords de paix au terme « barbare » qu’elle utilisait pour nommer les puissances occidentales dans les documents diplomatiques ; la barbarie était démontrée par les faits ; les peuples colonisés devaient se soumettre par la terreur et l’aliénation.

Pour ne citer que quelques faits inhumains des armées coloniales, la révolte des Hereros dans les colonies allemandes du Sud-Ouest de l’Afrique a nécessité une riposte immédiate de l’Allemagne. 500 hommes équipés de six mitrailleuses et de six canons mitrailleurs transportés en Afrique ont écrasé la révolte. Les survivants, hommes, femmes et enfants ont été transférés sous escorte dans une zone steppique ; le traitement n’a pas été brutal mais barbare pour transférer des populations pour y mourir. D’autre part, ce ne sont pas les servants allemands qui ont écrasé les Hereros dans leur pays, mais les mitrailleuses et les canons mitrailleurs qui crachaient le feu de la mort ; sans elles, les Allemands n’auraient eu aucune victoire.

 De même pour les Anglais qui ont créé des camps de concentration en Afrique ; les Britanniques n’hésitaient pas à brûler les maisons ; des milliers de femmes et d’enfants sont regroupés dans des camps ; les conditions de détention étaient telles que plus d’un quart des détenus étaient déjà mort par épuisement, et il semble difficile d’envisager, dans le contexte de l’époque, qu’une solution quelconque pouvait venir mettre un terme à cette situation dramatique de ces peuples déplacés.

 Et cela concerne toutes les puissances coloniales d’Europe, de la politique de la terre brûlée à l’extermination de toute population qui a des velléités de résistance. Dans un duché en Allemagne, on a même instauré dans la prière dominicale, la formule suivante : « Mon Dieu, protège de ta main bienfaisante ceux de nos enfants qui sont partis au loin se battre pour l’honneur de la patrie ». Une hérésie ! Des troupes allemandes partent en guerre pour soumettre par le feu et le sang des peuples indigènes qui ne possédaient ni industries, ni structures politiques, sociales ni une défense minimale, dont l’écrasante majorité des populations étaient des paysans, vivant encore à l’âge féodal. Dieu pouvait-il accepter cette prière génocidaire ?

 Pour l’Algérie, par exemple, Tocqueville, de retour d’un voyage, écrit que « nous faisons la guerre de façon beaucoup plus barbare que les Arabes eux-mêmes (…) c’est quant à présent de leur côté que se situe la civilisation ». L’objectif de la « pacification » est, comme le déclare le colonel de Montagnac, d’« anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens ». La politique de la terre brûlée, décidée par le gouverneur général Bugeaud, a eu des effets dévastateurs sur les équilibres socio-économiques et alimentaires du pays : « Nous tirons peu de coups de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes ; l’ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux ».

 Les pays colonisés payèrent un lourd tribut ; pour ne citer que l’Algérie, sa conquête a été extrêmement traumatisante pour le peuple algérien ; les estimations contemporaines avant la conquête française faisaient état de 3 à 5 millions d’habitants algériens. Durant la conquête, la population connaîtra un recul quasi constant jusqu’à 1872, ne retrouvant son niveau de trois millions d’habitants qu’en 1890. Il est évident que tous les pays d’Afrique et d’Asie ont subi pratiquement le même sort. Se plier ou mourir par le « fer et le sang ».

La citation de Otto Von Bismarck, dans son célèbre discours du « fer et du sang » au comité du budget de la chambre des représentants de Prusse, le 30 septembre 1862 : « Les grandes questions ne se décideront pas par des discours et des votes à la majorité, mais par le fer et le sang », ne se démentira pas jusqu’en 1945. Elle caractérise pleinement le cycle 1870-1945 qui mérite bien son nom, un cycle de fer et de sang.

 Parlons de la médecine et des soins que les puissances coloniales ont apportés aux populations autochtones. Pour ce point, l’histoire l’atteste, les Européens avaient besoin d’une main d’œuvre corvéable à volonté pour l’extraction de richesses des sous-sols africains et asiatiques (mines), pour les plantations dans de grandes superficies de terres cultivables, etc., comme pour l’utilisation de troupes indigènes pour coloniser d’autres pays indigènes. D’autre part, les colonisateurs devaient se protéger des maladies qui peuvent surgir des camps ou des villages où sont parqués dans une extrême désolation les indigènes. Ce qui pouvait provoquer des épidémies.

Les soins « minimaux » apportés aux indigènes devaient surtout prémunir les colonisateurs des maladies et, bien entendu, préserver autant que possible les peuples colonisés qui étaient considérés pratiquement comme du « bétail humain ». Quant aux terres, les plus belles étaient spoliées par les puissances colonisatrices ; les terres laissées aux indigènes étaient soit fortement imposées soit concédées pour services rendus à l’occupant (allégeance).

 Un autre volet a joué dans la colonisation occidentale triomphante, c’est le débat de pensé sur la colonisation à l’époque en Occident. Le poème écrit par l’écrivain britannique Rudyard Kipling « Le fardeau de l’homme blanc (The White Man’s Burden) » a été un formidable appui moral à la politique colonialiste des puissances européennes et américaines. En donnant bonne conscience à l’Occident, il a permis en quelque sorte d’atténuer voire taire les horreurs décrites par la presse occidentale.

 Considéré comme le « prophète de l’impérialisme britannique », Kipling a, pendant plus de trois décennies, présenté la civilisation britannique, et, au-delà, occidentale, comme supérieure et destinée à se répandre dans le monde entier. Mais le réveil sera brutal pour cet auteur quand la roue de l’histoire aura tourné. Il était évident que c’était trop beau pour que les prouesses de l’Occident durent. C’est encore ne pas compter avec les contingences de l’histoire.

C’est ainsi que la Première Guerre mondiale qui éclata en 1914 changea le cours de l’histoire. Et là ironie de l’histoire, c’est la puissance même des armements qui a permis à l’Occident de dominer et coloniser des continents entiers qui s’est retournée et « a commencé à détruire les fondements même des empires européens ». Au point que Kipling écrivit des lignes qui resteront dans l’histoire « Si quelqu’un veut savoir pourquoi nous sommes morts, dîtes-leur : parce que nos pères ont menti ».

 Mais qui a menti ? Pourrait-on répondre à Kipling. Les pères de l’Europe ? Pouvaient-ils savoir qu’ils allaient au déclin ? Que leur puissance, bien qu’elle ait été réelle dans les faits, ne s’avérait en fin de compte qu’une « illusion » puisqu’elle a non seulement apporté la mort et la destruction mais a anéanti ce pourquoi les pères croyaient, la suprématie de l’homme blanc.

 C’est ainsi que la réputation que Kipling a acquise, si étroitement liée aux idées optimistes qu’il développait et caractérisait la civilisation européenne de la fin du XIXe siècle, a pâti par le discrédit engendré par les horreurs de la Première Guerre mondiale. Une guerre effroyable et son lot de millions de morts en un temps relativement court (1914-1918) ont rendu inévitable le changement de perception des colonisés sur la civilisation occidentale.

L’extermination qui a suivi (principe de guerre totale) entre 1914 et 1918 où toutes les forces des nations, tous les types d’armements jusqu’aux gaz de combat ont été jetés dans les combats ont fait tomber Kipling de son piédestal de grand défenseur de l’homme blanc, auteur célèbre de la littérature de jeunesse et primé du prix Nobel de littérature en 1907.

 Comment comprendre ce carnage dans le monde pourtant le plus civilisé parmi les peuples, par les idées novatrices, la science et qui a une mainmise pratiquement totale sur le reste du monde ? Il est évident que les guerres menées contre des peuples très sous-armées, qui ont des structures de gouvernement encore féodales et n’ont pas les problèmes que connaît l’Europe en termes de démographie, de subsistance, d’industrie, de matières premières et de rivalités entre les grands, n’ont pas le caractère qu’elles ont aujourd’hui.

Comme par exemple les guerres en Afghanistan ou en Irak, deux petits pays qui ont tenu en échec la première puissance mondiale. Ou encore la guerre en Ukraine où la Russie tient en échec tout l’Occident, aussi bien les pays d’Europe que les États-Unis, la première puissance militaire mondiale, que l’OTAN censé protéger leur aire d’influence. La Russie tient en échec l’Occident non par elle-même, mais grâce au développement de la science, et donc à l’histoire, qui a permis les arsenaux nucléaires qu’elle détient. Sans l’histoire, sans le développement de la science, la Russie n’aurait pu tenir tête à plus de 40 nations.

 Les puissances occidentales victorieuses sur le reste du monde, à l’époque, se considéraient comme « omnipotentes ». Précisément, le surplus de puissance et cette philosophie narcissique de domination qui, aliénant l’esprit des gouvernants, ont concouru au « début de l’anéantissement de la puissance de l’Europe ». Les puissances ont péché par excès de confiance, comme d’ailleurs Kipling dans ses poèmes et ses romans sur l’homme blanc. Les puissances n’ont pas pris en compte qu’ils n’avaient pas en face d’eux des pays faibles comme furent les pays d’Afrique et d’Asie mais des puissances européennes qui, par un jeu d’alliances, ne pouvaient qu’aboutir à une guerre d’égales forces et par la barbarie qui a suivi à leur autodestruction.

 Mais, au-delà des rivalités et de l’excès de confiance des puissances, les crises et les guerres, comme on l’a déjà dit, sont « accoucheuses d’histoire ». De plus, tout système politique avant sa destruction, aura rempli sa mission historique, i.e. ce pourquoi il a été conçu. Et c’est cela qu’il faut relever pour comprendre le sens de l’histoire.

En fin de compte, on ne peut ne pas remarquer que barbarie occidentale et Guerre mondiale riment dans ce mouvement de l’histoire. D’autre part, l’entrée de la nouvelle Allemagne dans la compétition, nouveau arrivant dans le partage du monde, qui a mis des bouchées doubles pour conquérir des territoires, a bouleversé l’ordre impérial de l’Europe comme le fit la France dans les siècles précédents jusqu’à l’avènement de Napoléon Bonaparte qui, par ses victoires en Europe et ses annexions en Italie, en Allemagne, au Pays-Bas, en Espagne…, instaura le premier empire français, en 1804.

 Dans tous ces développements de l’histoire, il y a une fatalité auquel l’homme n’y peut rien. Fatalité ou finalité de l’histoire ? La question mérite d’être posée. Et si derrière cette fatalité ou cette finalité, il y a un « principe immanent qui veille sur le développement du monde » ; qu’en fait il s’institue en « principe inné et universel qui préside », nonobstant les ambitions des puissances, aux destinées des peuples.

Hegel dirait un Esprit qui gouverne le monde ; c’est précisément cette interrogation qui se pose à l’homme dont il n’a pas de réponse et qui fait la « richesse de l’histoire ». Les puissances n’ont pas de prise sur leur histoire, elles n’ont pas à apprendre l’histoire, elles sont pour apprendre de l’Histoire. L’histoire se fait malgré eux et tout relève des contingences dans ce qui est déjà dans l’essence du monde.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en économie mondiale,
relations internationales et prospective
 



25 réactions


  • Clocel Clocel 30 juin 09:48

    Il y a quand même de bonnes nouvelles ! smiley


  • Le colon. Ce nom qui en langue des oiseaux pourrait s’entendre comme côlon de l’intestion grêle. Le besoin de coloniser, de s’approprier de ce qui ne nous appartient pas est bien lié au stade anal freudien : possession, emprise... Pas étonnant que Gaïa soit polluée par un excès de carbone. Le carbone n’est-il pas le sang noir de la terre ou pétrole. La plupart des guerres ne visent-elles pas à s’approprier ’lOR NOIR (voir Tintin au pays de l’or noir)....


  • Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.  C’est parce que notre passé colonial pollue notre inconscient que le climat l’est aussi. Pour lutter contre les horreurs climatiques visibles il faut au préalable nettoyer notre continent noir, de l’intérieur. Freud né une année de très nombreuses innondations a montré le chemin. Si tu veux sauver ton TOIT (ciel étoilé) va vers ton toi. Et fais le nettoyage. Les rêves sont là pour cela....


  • Intéressant : Tintin au Pays de l’OR NOIR est le 15ème album d’HERGE. Au tarot, c’est le diable. Et Freud a toujours associé : fecès, stade anal. et diable. 

    C’est dans « Caractère et érotisme anal » (1908) que se rejoignent de la façon la plus claire la plupart des idées de Freud relatives au diable signalées

  • Le diable n’est pas autre chose que l’incarnation des pulsions anales érotiques refoulées. Citation de Sigmund FREUD

  • Pour le procès du Bataclan, une question subsiste. Avaient-ils prévu de tirer juste au moment où le chanteur hurlait : KISS THE DEVIL ? Un 13 novembre.... les templiers...


  • et en plus... en 20...15


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 30 juin 13:19

    ’’Crises et guerres sont accoucheuses d’histoire. ’’

     

     je dirais plutôt que l’histoire est accoucheuse de crises et de guerre. Particulièrement l’histoire du capitalisme.

     


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 30 juin 16:32

      @Francis, agnotologue,
        Bien sûr. Mais il faut se rappeler de ce qui s’est passé au moment de la rupture du mur de Berlin.
        Le flux allait-il d’Ouest en Est ou d’Est vers l’Ouest ?


    • J’ai détesté la chute du mur de Berlin. On commençait tout doucement à remettre la société de consommation en question et les russes ont tout foutu par terre. Tout ça pour bouffer des Mc DO. Bon, maintenant on assiste à l’inverse.... Les russes ont compris. C’est ça la société de consommation ??? Nous on a le caviar.


  • L’histoire est un perpétuel recommencement. Les vaincus d’hier seront le vainqueurs de demain...


  • Et cela ne se fera pas dans la dentelle. Car pour naître au renouveau, il faut tuer l’ancien. Tu ne mettras pas de vin nouveau dans une vieille outre au risque de la déchirer, mais tu changeras d’outres. Et le monde ancien s’accroche et ne veut pas lâcher..


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 30 juin 16:29

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Ouais... mais...
      Le passé, c’est le passé, on ne le changera plus.
      Il faut l’assumer. Le présent, il faut le vivre avec humour et curiosité.
      Le futur, il faut l’imaginer en rêvant et en faisant des projets.
      Il n’y a que ceux qui s’adaptent, qui cherchent leur chemin entre les mines, qui survivent.
      Tout le passé le confirme dans toutes les situations difficiles.
      Cela n’a rien à voir avec les connaissances récoltées dans le passé mais à l’intelligence seule. Constatation à réfléchir, bien entendu... 
       smiley


    • Non, l’histoire n’est qu’un éternel retour. Si tu veux connaître l’avenir regarde dans ton rétroviseur...


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 30 juin 17:30

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       C’est ce que pensait le concept nietzschéen dans « l’Eternel retour »
       Ce n’est plus vrai. 
       Il faut peut-être plus placer son starting block aujourd’hui. 
       Plus rien ne pourrait ressembler demain.
       Si Nietzsche devait revivre aujourd’hui, il s’en apercevrait très vite qu’il y a plus de surprises dans le futur que de ressemblances, vu que le temps s’accélère beaucoup plus vite qu’au temps où il vivait.
       Les virus existaient, mais personne n’en connaissait rien.
        
       Par contre, je suis favorable à son concept qui dit qu’il faut « oser la liberté »
       La conquête de l’espace s’annonçait dans les années 60-70, avec la musique de « Also spratch Zarathustra » de Richard Strauss et se retrouvait dans « L’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick. 
       Aujourd’hui, c’est plutôt les épisodes de Strar Trek qui reviennent comme je l’ai mentionné dans « De l’Ancienne à la Nouvelle Babel ».
       smiley 


  • Celui qui ne tient pas compte de l’histoire est condamné comme Sisyphe à reproduire les mêmes erreurs...


  • L’inconscient collectif ou individuel est programmé selon nos expériences d’enfance (traumatisme ou autre) et l’individu est ainsi condamné à reproduire le schéma vécu avant 7 ans. Choix de partenaire, d’emploi... depuis la seconde guerre mondiale et ses traumatismes on peut compter 4 à cinq générations. C’est souvent au cours de la troisième génération que le traumatisme fait un retour... Les battants dynamique avec des chaussures Hugo Boss et leur crédo : Arbeit macht frei ne sont-ils pas une résurgence de l’époque nazie ????


  • Les battants dynamiques datent des années 1985... Deux générations après la deuxième guerre mondiale... Les enfants nés en 68 font un retour vers l’écologie... et refusent d’adhérer au modèle des années 85. Maintenant c’est eux qui décident avec quel boss ils veulent travailler.... 


  • Je parle des enfants éveillés bien sûr...


  • Le rythmes des générations est de quarante ans (deux fois 20 ans. La montée suivie de la descente.). Ce qui correspond à deux cycles de métons...


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