samedi 4 juillet 2009 - par barbouse, KECK Mickaël

Critique de la pensée de droite dans l’umps (1)

Suite à mon premier pamphlet sur la pensée de gauche, je propose à votre attention la critique de la pensée de droite, de son évolution et de sa vision de l’homme. Mais il existe en ce moment des forums sur « qu’est-ce qu’être de droite ? », aussi je me sens devoir préciser ce qui caractérise une pensée de droite en théorie, ce qui m’oblige à diviser en deux articles. A l’attaque...

Commençons par les fondamentaux :

Fondamentalement, (donc...), la pensée de droite est celle des possédants. Cette catégorisation se retrouve dans la source de toute sa réflexion, et certains diront leur angoisse existentielle, tant l’être de droite n’a d’importance dans sa propre idéologie qu’en fonction de l’état de son avoir.

La pensée de droite est figée à trois socles traditionnels qui sont le droit, ce consensus qu’à chaque époque elle légitime de son mieux dès qu’il lui permet de veiller à sa propriété et à ses gains par l’usage de son deuxième socle, l’ordre, parce que quand la proportion de ceux qui sont en manque dépasse le seuil de tolérance d’une société, ce sont eux qu’on pille/vole/ taxe puisque ce sont eux qui possèdent et pour finir le contrat, lieu formel de finalisation de toutes tractations et turpitudes.

Dans la pensée de droite on trouve ensuite toutes les branches et variantes des problèmes de possédants, qui vont de la prédation admise et souhaitée quand elle les arrange à la prédation illégale quand ils y perdent, en passant par le culte de la gagne, dont découle celui de l’effort (des autres diront certains), le maintien et la promotion de la culture d’une hiérarchie sociologique qui leur permet d’être et de rester possédant tout en distillant l’espoir de devenir acquéreur aux autres, et l’héritage.

L’instinct de possession ou de propriété qui caractérise la pensée de droite s’étend a d’autres domaines, même in-substantielle, mais devient systématiquement réguler et légiférer dès que rentre la notion de valeur marchande. Le nationalisme de droite peut résumer sa doctrine dans un « Ma France c’est à moi ». Breveté le vivant et l’ADN, vendre de l’air en boîte, entre autres démarches, sont des logiques recevables dans la pensée de droite où rien n’existe sans un propriétaire.

A cela s’ajoute une pensée de droite immatérialiste, dite des valeurs, qui a pour socle les morales hiérarchisées au sein du religieux et de l’armée, deux corps de métiers qui ont la similitude d’être en proximité avec la mort, et où la limite de l’idéologie brute de promesse de gain exclusivement matériel n’est ni fiable ni efficace pour obtenir le courage, le sacrifice et l’engagement des hommes.

Ceci étant explicité sur une partie des fondamentaux, j’ajoute que la notion de socle d’une pensée n’est pas synonyme de repère, le socle est une base acquise sur laquelle la pensée s’appuie, le deuxième sert à s’orienter.

Ça a l’air de rien dit comme ça, mais si j’ajoute que le concept de « libéralisme économique » considère les socles comme des carcans et n’a que pour repère la prédation, tout d’un coup j’ai l’impression d’être plus clair...

Par respect pour l’expression " pertes et profits", un pilier du pragmatisme, je commence par les pertes dans l’évolution de la pensée de droite, et notamment celle là :

Le déclin de la pensée immatérialiste :

Si on regarde l’évolution de l’expression politique de la pensée de droite depuis le Général de Gaulle jusqu’à aujourd’hui, nous sommes passé par une disparition progressive de la pensée immatérialiste, au profit d’une seule évolution probante, la quête du bonheur individualiste et consumériste, ou matérialiste, promue en exclusif et illimité projet de société, le tout mené dans une virtualisation (appelée aussi relativisme « pragmatique ») des valeurs humaines, morales, symboliques ou économiques.

Encore une fois ça n’a l’air de rien dit comme ça, mais comparons les deux époques sur quelques notions de valeurs morales immatérialistes et citoyennes de droite.

si je prend la notion de « respect de la fonction ministérielle », terme abstrait finalement qui ne prend sens que dans les hommes qui s’y reconnaissent, sous de Gaulle, Edgard Pisani démissionne faute d’avoir les moyens de sa politique agricole, avec Sarkozy, Xavier Darcos ministre de l’éducation exhibe au journal de 13h le CD de Carla Bruni-Sarkozy à la sortie du conseil des ministres.

Si je prends la notion de respect du suffrage populaire et de la légitimité donnée par le peuple, le Général de Gaulle démissionne après son référendum, le Président Chirac verrouille après le « non à Maastricht » et N. Sarkozy fait passer son mini traité devant une assemblée non représentative et partiellement non réélue.

Si je prends la notion d’exemplarité publique ; On interpelle le général par un « mort aux cons » il répond « vaste programme », on réagit à une bousculade créée par l’entourage du deuxième par un« touche meu pas » prononcé avec l’accent du terroir qui sied à un salon de l’agriculture, il répond « casse-toi pauvre con » quelques semaines après avoir exprimé la main sur le cœur qu’il était le « président de tous les Français. »

"Certains psychologues d’un comptoir où j’aime boire expliquent qu’après avoir répéter la France tu l’aimes ou tu l’as quitte, l’élection lui a monter au « cerveau narcissique » et dorénavant c’est « tu l’aimes ou tu te casses »."

Si je prends la notion de respect de la dignité des morts et du sacrifice pour la France, Quand le général de Gaulle parlait de morts aux champs d’honneurs la France éternellement reconnaissante, ça n’avais pas le même sens ni la même profondeur de respect que le discours d’hommages pour les militaires sous équipés malheureusement morts en Afghanistan, dans lequel l’essentiel du message était « JE ne regrette pas ma décision ».

Si je prends la notion d’indépendance de la France, condition première d’un pays libre, adulte et responsable de lui même, le général de Gaulle parle de France éternelle, conviction profonde après l’avoir vue meurtrie, envahie, occupée, saccagée, découragée, abattue, et finalement libérée, puis il décide de sortir de l’OTAN. N. Sarkozy parle de France à la dette éternelle devant le congrès américain, et décide de faire rentrer la France dans l’OTAN. Si quelqu’un peu me dire s’il estime son avenir libre et indépendant avec un créancier éternel ?

La liste est non exhaustive, et je n’y mets pas cette conférence de presse où le candidat-ministre Sarkozy parlant de familles endeuillées s’interrompt pour faire une remarque sur un stylo tombé par terre et fait un sourire complice aux journalistes avant de reprendre, sans doute trop conscient et ému par la réalité du drame qui lui donnait l’opportunité de faire campagne.

Mais je pense cette liste assez significative de la façon dont l’expression de la pensée de droite immatérialiste a disparu de l’espace de l’expression politique de droite au profit de l’expression individualiste et marchande.

Aussi quand vous entendez une personne âgée déprimée et restée choquée devant le spectacle de la politique actuelle, ce n’est pas du « c’était mieux avant » qui fait conclure qu’ils sont « trop vieux pour comprendre », mais bel et bien du « ça avait un sens, parfois contestable, mais au moins estimable... avant ».

Peut-être qu’il est aussi une constante dans les mœurs du peuple Français qui veut que pour rendre des honneurs il faut être honorable, et un pays qui a placé pendant des années l’Abbé Pierre en première personnalité la plus aimée n’est peut être pas prêt pour la « modernité » néo libérale sans « changements » ni « bouger les lignes ».

En paraphrasant le général Bigeard qui disait « j’irais au front pour un Chirac, mais pas pour un Balladur, question de valeur d’hommes », il est évident "qu’aller au front pour un Sarkozy" reste d’une aspiration à l’estime, à l’honneur et à la grandeur fort relative tant la pensée immatérialiste de droite est aujourdh’ui, dès qu’elle sort de l’armée (au service de la France) et des espaces religieux (au service de Dieu), où on la préserve, que rites vidés de leurs sens.

Le prix et la valeur du sang patriotique versé et du sacrifice consenti pour la nation et l’intérêt général ne sont pas des valeurs en hausses dans l’économie de marché médiatique de l’umps, ni dans l’expression de la pensée de droite moderne. Ils nécessitent la conscience de l’autre, l’importance accordée à la vie humaine, un patriotisme humaniste moteur d’un sens du devoir et la reconnaissance de la grandeur d’âme dans la gratuité d’un geste humain. 

Aussi quiconque a un jour été content de trouver des pompiers volontaires peut mesurer à quel point cette dévaluation de l’héroïsme décidément réservé aux films étrangers et cette perte de la bravoure incidemment distillée pendant que la droite s’affichait "complexée" n’est pas signe d’un mieux être Français. 

A leur places nous avons, évolution "libérale" oblige, la loi économique des plus gros qui mangent les plus petits, des bandes qui attaquent des personnes seules aux forces de l’ordre en surnombre sur leurs lieux d’actions ou d’interpellations.

Amicalement, barbouse
 

PS :

La partie précédente sur la pensée de gauche au sein de l’umps se trouve ici

Et dans la prochaine partie je décortique, si celle-là ne vous a pas déjà déçu, la mise en place des moteurs de la prédation dans la société française (ma partie préférée) par la pensée idéologique de droite, où on attaque le chômage et l’immigration, avant de finir sur le dernier article, le citoyen pris au piège de l’umps (comme moi).



11 réactions


  • Lucien Denfer Lucien Denfer 4 juillet 2009 12:55

    J’ai apprécié cette deuxième partie de « votre critique de la pensée de .. dans l’UMPS »

    Je trouve juste un peu dommage que des exemples concrets ne soient ajoutés qui démontreraient concrètement que des alternatives viables et humaines peuvent s’imposer dans un monde ou la norme est portée par les trois socles que vous évoquez.

    Je pense notamment au phénomène des logiciels libres, dont Linux est l’exemple le plus connu, qui dès le début des années 90 ont permis à de nombreux utilisateurs de disposer d’une alternative au seul système d’exploitation dominant depuis lors, Microsoft Windows.

    En proposant gratuitement un système libre avec une licence légale garantissant la perpétuation de cette liberté lors de la redistribution d’oeuvres s’appuyant sur tout ou partie de ce logiciel.

    S’affranchir de la domination d’un système commercial brêveté dont les sources (code source original) sont fermées et pour lequel nous ne pouvons acheter que le seul droit d’utilisation, dans la limite du respect d’une litanie de conditions toutes plus restrictives les unes que les autres, n’est plus un luxe grâce au travail et à la ténacité de nombreux programmeurs de par le monde qui ont offert leur travail pour le bénéfice de tous.

    Aujourd’hui plébiscité dans les entreprises et reconnu pour ses qualités et sa robustesse, il était pourtant décrié hier comme un jouet pour étudiant boutonneux promu par une clique d’extrême gauche, des aveux même du dirigeant historique de la firme qui détient encore un monopole conséquent sur des produits qui sont reproductibles à l’infini, sans que cela ne coûte plus que le prix des supports de données numériques.

    L’extension de ce mode de fonctionnement propre aux logiciels libres à d’autres domaine de nos vies ne serait pas une utopie, pas plus que ne l’était le geste de la pharmacienne de votre premier article sur Agoravox.


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 4 juillet 2009 14:15

      bonjour :)

      pour être honnète avec vous je la trouve « moins bien », et pleine de déjà lu, mais bon, par rapport à la suite, j’avais besoin pour que l’ensemble soit cohérent de mettre en avant ces bases et de montrer pourquoi les « gaullistes », leur génération et leur « héritiers » ( De Villepin, dupont teigneux, Bayrou et même Chirac) ont un clivage profond avec la nouvelle pensée de Droite dans l’umps.

      la desmonstration de la réussite et de la qualité du modèle linux libre de droit et qui donne a ce logiciel une dynamique d’évolution et de perpétuation dans son adaptation au systême et nouveauté informatiques est effectivement un exemple de cette étonnante capacité de la production intellectuelle humaine ( dérive dangereuse dirons certains) a vouloir le meilleur pour le plus grand nombre en apportant sa pierre à l’édifice. 

      C’est aussi comment l’énergie étudiante moderne est capable, souvent financièrement lésée, de s’organiser pour contrer la limite de l’argent dans l’accès aux savoirs et au dogme imposé sur son usage de l’intelligence uniquement sous critère économique. la précarité étudiante est aussi la muse de son besoin de créer ses propres solutions et d’innover. 

      C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le systême craind des idéologues comme coupat et d’une manière général la jeunesse qui dépasse la capacité de ces « élites » a appréhender le moderne et avance sans se soucier de leur autorité/ intérêts... Les entreprises du cac 40 françaises ont toutes plus de 30 ans et ont perdu la force d’innover sans lenteurs, et pour l’anecdote, l’l’inventeur du format MP3 a, au tout début, essayer de le vendre a Sony qui n’en a pas vue l’intérêt...

      Je vous remercie de signaler le geste de ma pharmacienne, c’est a elle que je pensais aussi quand j’écrivais la phrase « la grandeur d’âme dans la gratuité d’un geste ». 

      merci pour votre lecture ; amicalement, barbouse.

       


  • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 4 juillet 2009 13:45

    Il n’y a pas plus d’UMPS que de beurre en broche. Les militants socialistes sont terrifiés par le sarkozysme actuellement et n’ont qu’un but, son éviction de la tête de l’Etat.


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 4 juillet 2009 14:32

      bonjour,

      votre opinion rapidement délivrée et quelque part lapidaire est fondée sur de l’émotion qui se veut généralité. Les militants PS sont terrifiés et n’ont que l’anti sarkozysme en tête.

      Encore un peu plus et on va croire que ceux qui gèrent ces militants veulent prendre le pouvoir et diriger le pays parce qu’ils sont sincère dans leur lutte pour l’intérêt général, et non celui de faire un casting de crédibilité entre eux.

      Je vous invite a lire mon premier article sur la pensée de gauche, et a constater pour ce qui est de l’existence ou non de l’umps, que ce sont des sondages et la presse, organismes dirigées et non dénué d’intérêts propre, qui ont choisie et vendu ségolène royal en adversaire a sarkozy, leur candidat, et que depuis Jospin, face a la hausse de la violence citoyenne, personne au PS n’a été crédible pour ne serais ce qu’un post de ministre de l’intérieur, a part éventuellement julien Drey, dont malheureusement la religion aurait peut etre mis de l’huile sur le feu des émotions. 

      Aussi, il y a bien longtemps que le PS a décider de collaborer dans une opposition de salon avec l’ump, a prendre de haut le citoyen en se sentant « la seule opposition crédible et indispensable » et de vivre de ces rentes éléctorales, mais ce qu’elle n’avais pas prévu ce sont les coups portées par la société civiles qui s’est sentie trahie ( à juste titre), et la façon que le PA a donné la victoire a sarkozy en lui offrant l’adversaire que son staff de campagne a choisie. Je connais plus d’un socialiste qui maintenant me dit qu’il aurai du voter bayrou et pas le candidat PS choisie par la droite...

      amicalement, barbouse.

       


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 4 juillet 2009 16:44

      JE ne m’oppose pas avec ce que vous dites sur le fait que l’ensemble de l’oligarchie mediatico sarkozyste aimeraient bien avoir Royal comme candidate d’opposition à sarkozy, parce qu’elle le moins bon candidat de la gauche.

      En revanche, les militants socilistes ne cherchent qu’une chose en ce moment, disposer du meilleur candidat pour battre le sarkozysme en 2012.

      Quant à l’opposition « de salon », je vous invite à lire mes articles antérieurs pour vous convaincre du contraire. Ce sont encore les responsables PS qui dénoncent ce qu’il y a à dénoncer, et ils sont critiqués par beaucoup de gens comme s’opposant trop durement.

      Et je pense aussi qu’on pourrait être encore plus dur.


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 4 juillet 2009 20:44

      le seul inconvénient c’est que depuis la présidentialisation du régime, être un parti d’opposition crédible c’est proposer un(e) présidentiable crédible ET une équipe gouvernementale crédible.

      Le PS n’a plus ni l’un ni l’autre, et c’est issue de ces propres choix et positionnements bien avant le « sarkozysme », les gens comme moi se sont détourner du PS à son usage, pas a cause de, et en subissant les effets pervers de leur politiques sans issue pour les précaires,

      l’urgence que le PS ressent parce que 2012 c’est bientôt, c’est celle qu’ils ont oublier de constater dans la quantité de leurs administrés en situation difficiles depuis plus de 20 ans, alors oui quand ils ouvrent les yeux sur le gouffre, ils ont raisons d’avoir peur...

      amicalement, barbouse.





  • walpole walpole 4 juillet 2009 14:21

    Merci pour ces deux articles. Je crois que la meilleure façon de caractériser Pensée de droite et Pensée de Gauche, c’est encore celle de Gilles Deleuze qui disait à peu près ceci dans son « Abécédaire » : « Dans ses pensées, l’Homme de Droite part de lui puis, il élargit à son cercle, à sa ville, à son Pays puis ensuite au Monde entier.
    L’Homme de Gauche part de l’Univers, repère le Monde, descend sur le Continent qu’il habite, pense à son pays, à sa place dans sa ville, son espace social pour enfin aboutir à lui ».
    J’ai vérifié cela à chaque rencontre, à droite, à gauche.


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 4 juillet 2009 14:46

      bonjour,

      personnellement je pense que le systême bi partiste est lié aux rapports a ses parents, la gauche est féminine, la droite masculine, souvent les gens de gauche que je connais ( et dont j’ai longtemps partie) ont une défiance majoritaire envers l’autorité masculine forcément abusant les faibles, et les gens de droites assument ou préfèrent l’autorité « paternelle » finalement assez au service d’une partie des femmes.

      l’enfant citoyen a donc en fonction du moment toujours le choix d’aller voir maman ou papa et ce que ça représente symboliquement.

      la france insécure ou endetté, on vote papa parce que se sont des problèmes « d’hommes », la france riche et prospère, on vote maman qui donne de l’argent de poche a tout le monde, etc...

      C’est trés simpliste je l’avoue, mais je pense ne pas être le seul couillon qui un jour s’est rendu compte qu’entre ma façon de voir ma mère et mon père et mon rapport « confiance » envers la gauche et la droite, il y avais une sorte de parallèle.

       amicalement, barbouse. et merci pour la citation de Deleuze, pfiou ça fait longtemps que j’en ai pas relu.


  • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 4 juillet 2009 17:43

    Barbouse, ça a même été théorisé. Après, dans les faits et dans la politique quotidienne, ça ne reflète pas grand chose. Ca reflète une réalité en terme de « sensibilité » politique plutôt que de « représentation ». Ni Jospin, ni Mitterrand n’incarnait quoi que ce soit de maternelle. Après, que Ségolène Royal ait voulu jouer dessus en termes marketing, c’est une autre affaire, on en a vu les résultats et on voit bien la dérive de cette réduction de la politique au marketing. 


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 4 juillet 2009 20:59

      oui, c’est une théorie sur les 2 facettes de l’autorité avec laquelle l’enfant compose et se situe dans le champs symbolique.

      Mitterrand dans ce meme genre d’analyse représentait le grand père a l’autorité du sage, et jospin le directeur d’établissement scolaire d’un parti de prof ( et donc déja majoritairement de femmes)

      et pour la dérive marketing de ségolène, effectivement les dégats en matière de capacité a rassembler sérieusement et sainement des citoyens sont nombreux, sans parler de la perte de confiance envers la parole politique.

      néanmoins, ce qui ressort de beaucoup de sondage made in bistrot, c’est que c’est quand même pas au PS qu’on trouve les hommes les plus « virils et épanouies dans leur masculinité »,
       
      juste des « belles gueules de bobos pour séduire de la prof », mais rien d’un homme, d’un vrai, d’un qui prend et mets des coups, a part peu être Mélanchon et le coté gentil sergent de hamon, 

      mais dans l’ensemble, cela les rend peu crédible dés qu’on passe de la posture a la philosophie de l’action et du résultat,
       
      une réthorique qui encore maintenant les transforme en vains disants innoffensifs et inutiles. Tout comme ils n’ont toujours pas compris qu’ils sont responsable pour partie de la hausse de violence, et que le peuple leur fait payer ce qu’ils s’évertuent a ne pas assumer.

      amicalement, barbouse.


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 5 juillet 2009 01:55

      bonjour kinini,

      c’est la critique d’un ami que vous me faite là et elle touche juste, comme à l’accoutumé avec vous. Seulement je suis déja marginalisé, je n’aime pas spécialement lire les articles qui s’appuie en vitrine sur tel ou tel pensée « cadre », tant justement nous vivons en France un déficit de la pensée formelle fiable,

      et puis ici nous sommes sur agoravox, l’important selon moi c’est d’être explicite toute en essayant d’aller le plus loin possible dans le fond d’un sujet,

      une phrase du genre « le recours systémique à la concentration des pouvoirs au sein d’une population est signe de son niveau de menace ressentie. Son offrande de soumission au léviathan est signifiant avant coureur d’une scission importante de l’entité unifiée en deux nouveaux ensemble, le bon et le mauvais coté du rapport de force fratricide »

      qui s’appuie sur la pensée cadre de Hobbes, j’y ajoute un « sarkozy concentre les pouvoirs et s’entoure d’une horde de CRS en permanence donc la France donne les signes de sa prochaine scission intérieur » et hop, j’ai une opinion cadrée, apocalyptique, qui fait intellectuel (parce qu’a lire le Léviathan de hobbes, il faut s’investir dans le pavé ), mais c’est cadrée :))

      mais promis kinini je vais tenir compte de votre remarque pour la suite de cette série critique et tenter de poser des repères cadrées, même si cela engendre systématiquement le commentaire de quelqu’un qui dit « oui mais ce repère là, cet auteur c’est aussi trompé là, ou a collaboré a tel ou tel chose » monstrueuse", et finalement, d’un repère dans une démonstration on dévie sur un débat sur le repère.

      au plaisir de lire votre prochain article :))



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