mercredi 29 juin 2016 - par Taverne

Critique de la pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow recense les motivations humaines en commençant par présenter les plus vitales (à la base de l'édifice), pour monter graduellement jusqu'aux aspirations les plus détachées de la contingence et de la réalité. Mais, parmi les motivations mentionnées n'apparaît nulle part la Confiance, condition aussi essentielle que le désir et que la Connaissance, mais aussi cause originelle du bonheur !

L’erreur de Maslow est d’avoir sous-estimé la confiance qui n’apparaît qu’au 4ème niveau, encore n’est-ce que sous l'aspect de la confiance en soi, dans le sens réduit d’estime de soi. L’erreur de Maslow est d’avoir défini de manière restrictive la confiance. Or, celle-ci n’est pas tournée que vers soi, elle est aussi tournée vers les autres. De plus, contrairement à l’estime de soi, elle n’est pas mesurée à l’aune des valeurs. Cette idée limitée de la confiance fait que Maslow ignore aussi du même coup l’autonomie, cette condition qui ne s'épanouit que dans la confiance.

Pourtant le concepteur de ce schéma s’appuie sur l’idée de motivation derrière laquelle se cache toujours un besoin fondamental. Mais comment peut-on s’imaginer que le besoin le plus fondamental de tous, la confiance, ne soit pas à l’origine d’une motivation  ?

A moins que Maslow ait écarté la confiance générale au motif qu’elle n’est pas un besoin à satisfaire mais seulement une condition de l’achat (confiance du client, confiance du consommateur) ? Il aurait en ce cas résumé l'individu à son rôle de consommateur.

La confiance "éparpillée façon puzzle" !

La dispersion de la confiance par Maslow ne me convient pas. On la voit transparaître dans l'estime de soi, mais aussi un peu dans les besoins affectifs, et dans la sécurité. Or, à mon sens la Confiance n'est pas une chose dispersable, ni découpable. Tout au plus peut-on isoler l'estime de soi, mais en ce cas il ne faut pas pour autant omettre les autres aspects de la confiance.

Publicité

La confiance est, dans la présentation du schéma ci-dessous, la cause originelle du bonheur.

La confiance est dite ici "originelle" parce qu’elle s’acquiert dès la naissance, et même peut-être dans le ventre de la mère, si l’on considère que le fœtus est sensible aux états d’angoisse ou de sérénité de sa maman. L’enfant ressent le besoin d’accroître par lui-même sa confiance. Il teste sa sécurité : il s’assure ainsi que s’il crie, il aura son biberon ou le sein, que si sa maman s’absente, elle reviendra vite. C’est ainsi qu’il fait l’apprentissage de la confiance primaire. Tout se joue sur la confiance qui est la base de tout.

La confiance est plus qu’une force naturelle, c’est aussi un patrimoine

La confiance est un patrimoine qui grandit, une réserve dans laquelle on peut puiser. C'est toute la différencie avec le désir qui, lui, ne se cumule pas. La confiance se nourrit et nourrit à son tour : elle nourrit la joie, la sagesse. Le désir, que nourrit-il ?

Les conditions premières du bonheur sont, outre les trois critères classiques que sont la santé, la sécurité, et le bien-être - matériel et psychologique-, la confiance. Celle-ci est un élément immatériel. Elle est à la fois une source de vie et une des conditions premières de la construction du bonheur.

Il s’agit d’une condition générale du bonheur, c’est-à-dire qu’elle accompagne, plus que toute autre condition, tout le processus. La confiance irradie toutes les étapes successives vers le but final. Il faut essayer de visualiser une force qui vient emplir les trois triangles, plus ou moins densément selon les individus. Ainsi, les « saints » développent une telle confiance grâce à leur foi, qu’ils peuvent « marcher sur les eaux » (se passer de beaucoup de besoins).

La confiance et le désir sont deux dimensions séparées

Publicité

Il existe de grandes causes essentielles d'existence. Parmi celles-ci, le désir est la plus saillante et la plus expressive. Le désir est "le moteur de la vie" dit Aristote. Mais la Confiance, la Connaissance, sont aussi des dimensions essentielles d'existence.

La dimension de la confiance est représentée ci-dessus dans la triple pyramide emboîtée. Cette construction symbolique fait apparaître la transformation de la confiance en joie puis la transformation de la joie en bonheur. Le désir n'y figure pas et c'est normal. En effet, le désir est une dimension parallèle, plus courte en termes de réalisation et en nombre d'étapes parce que le désir n'attend pas ! Autant la confiance est lente à s'élaborer, autant le désir exige des satisfactions rapides.

On peut comprendre que, dans un souci d'objectivité, Maslow ait souhaité parler en termes de besoins seulement et qu'il ait souhaité écarter la notion, plus incertaine, de désir. Soit ! Mais que n'a-t-il pris en compte la dimension de la confiance ? Il lui suffisait de poser cette cause première à la base, comme condition non matérielle. Pour moi, il s'agit donc d'un défaut, d'un manque, la confiance étant la base de tout.

Conclusion

Il existe encore au moins une dimension essentielle, c'est celle de la Connaissance. Elle est nécessairement distincte de celle de la confiance. Pourquoi ? Parce que la confiance ne repose pas sur une connaissance certaine. Elle s'édifie plutôt sur la foi en soi, dans les autres, et dans la vie, sur la base de prédictions réalistes que l'on fait. Mais la confiance s'appuie sur un déficit de savoir et d'information. La dimension de la Connaisance ne saurait avoir pour base de sa pyramide l'incertitude. Elle est donc à part. Nous évoluons donc dans trois dimensions vitales (au minimum ?) : le désir, la confiance, la connaissance.

Si le désir est le moteur de la vie, la confiance est son guide. Et la connaissance est le gage de la croissance de l'être.

 



56 réactions


  • petit gibus 29 juin 2016 09:22
    L’auteur n’a -t-il pas été un peu trop abusé
    par le Saint Esprit
    pour baser tous ses montages
    avec comme base le chiffre trois ? !

    • Taverne Taverne 29 juin 2016 11:35

      u@petit gibus

      Le trois est à la base de tout dans l’Univers. C’est le maximum dimensionnable dans l’Authentique. Au-delà du trois, ce ne sont que des valeurs artificielles crées pour le calcul. Un, c’est l’unité. Deux, la dualité. Trois, l’échappatoire, la ligne de fuite la perspective. Il n’y a pas de quantité naturelle primaire au-delà.

      La confiance déborde du Un. Elle est fondamentalement indéterminée dans l’Univers. Elle sait compter jusqu’à trois.


    • tf1Groupie 29 juin 2016 15:48

      @Taverne

      Non c’est 2 la base de tout : à partir de 2 on peut construire 3, un ordinateur vous le dira.


    • pemile pemile 29 juin 2016 16:20

      @tf1Groupie « c’est 2 la base de tout, un ordinateur vous le dira »

      Non, le 2 pour un ordinateur ne représente que les deux états (booléen) d’un interrupteur (ouvert/fermé, vrai/faux).


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 17:15

      @pemile

      Nan, le 3 est partout. D’ailleurs, la confiance repose sur trois choses. Pour avancer en confiance dans la vie, chacun doit poursuivre la carotte (désir et besoin), éviter le bâton (peur) et espérer que l’épée de Damoclès (angoisse) lui tranchera le crâne le plus tard possible (au moins qu’elle attende qu’on ait fini de savourer le but si convoité).

      Bref, c’est la tragédie de la condition humaine.


    • pemile pemile 29 juin 2016 17:47

      @Taverne « @pemile Nan, le 3 est partout. »

      Oui, oui, je répondais au binaire de tf1Groupie.

      Pour moi, c’est le chiffre 5 qui représente le bipède humain et aussi le début de la quadrature du cercle.


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 19:05

      @pemile

      Mais alors, nous n’avons pas les mêmes valeurs ! smiley
      Est-ce la confiance qui vous a fait choisir le 5 ou est-ce la pensée ? (si vous pouvez répondre à cette question difficile)


    • pemile pemile 29 juin 2016 19:28

      @Taverne "Est-ce la confiance qui vous a fait choisir le 5 ou est-ce la pensée ?

      La recherche de beauté et d’harmonie, tient de l’un ou de l’autre ?


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 19:57

      @pemile

      Des deux ! Enfin, selon le mathématicien Cédric Villani (médaille Fields - équivalent du prix Nobel). Il dit ceci : « si c’est beau, on est probablement sur la bonne voie ».

      Maintenant, c’est un mathématicien qui parle et qui emploie le mot « probablement ». De plus s’il y a des chances que le Vrai et le Beau se rencontrent, c’est surtout dans le monde de l’abstraction (les chiffres entre autres), par ce que le réel, lui, nous offre une vision moins idyllique.

      Je ne suis pas spécialement matheux mais de voir des décimales de Pi qui font des formes qui évoquent aussi harmonieusement le développement du petit être, me réjouit. Un enneagramme de Pi représente l’’embryon, le suivant le foetus et les chromosomes X et Y se forment avec les chiffres. Coïncidences ? Sans doute.


    • tf1Groupie 29 juin 2016 21:42

      @pemile

      Vous êtes à côté de la plaque : deux états c’est deux chiffres et avec juste deux chiffres un ordinateur est capable de reconstituer l’Univers entier.


    • pemile pemile 29 juin 2016 21:55

      @tf1Groupie « deux états c’est deux chiffres et avec juste deux chiffres un ordinateur est capable de reconstituer l’Univers entier »

      Mais bien sûr, et avec deux neurones il est aussi possible de troller sur AV smiley


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 22:50

      @tf1Groupie

      La vérité est dans le retour au Simple. Mais pas le simple artificiel, ni le simple technologique, ni le simplifié : le Simple de l’Univers et le Simple humain.

      Une fois qu’on a obtenu la vérité du Simple, il s’agit de recomposer les dimensions pour les rendre visibles à l’esprit de l’homme.

      Mais, attention, le plus simple est ce qui est le plus difficile à prouver et à énoncer. Tant que l’on n’a pas mis au jour le Simple de façon certaine, il ne faut pas passer à l’étape du dimensionnement. Il faut trouver l’élément primaire de chaque idée ou concept, l’atome de toute chose, avant de passer à la construction d’assemblages d’éléments.


    • papakill papakill 30 juin 2016 07:14

      @Taverne
      Bonjour Taverne,

      auriez-vous un lien qui puisse me montrer les énnéagrammes de Pi représentant le développement embryonnaire ? L’univers étant contenu dans Pi, c’est intéressant de le voir se matérialiser. Mais j’ai fais une rapide recherche (je suis au travail, pas trop le temps) et je n’ai pas trouvé.

      Sinon article intéressant, de toutes manières c’est toujours intéressant d’avoir des visions différentes même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec :)


    • Taverne Taverne 30 juin 2016 07:40

      @papakill

      Je devais mettre le document en ligne le week end dernier mais je n’ai pas eu le temps. Il s’agit d’un résumé de ma thèse dimensionniste. Je publierai, je pense, demain soir et je posterai un commentaire sous cet article avec le lien, pour vous informer de cette publication.


    • papakill papakill 30 juin 2016 08:16

      @Taverne

      Super merci c’est gentil de votre part.


    • Jacou0112 (---.---.88.179) 30 juin 2016 12:18

      @tf1Groupie

      0 et 1 pour l’ordinateur, donc un seul chiffre.

    • Taverne Taverne 1er juillet 2016 18:34

      @papakill

      Comme convenu, voici le lien vers mon livre « les dimensions humaines » comportant plusieurs pages gratuites qui contiennent l’essentiel de ma thèse.


  • Alpo47 Alpo47 29 juin 2016 09:40

    La pyramide de Maslow sert d’abord aux communicants en tout genre à « faire passer leur message ». Il faut également rappeler que d’après Maslow, et cela semble assez pertinent, chaque niveau de la pyramide influe et détermine les niveaux inférieurs. On ajoute parfois un autre niveau que l’on pourrait appeler « la Vision du monde ou de la Vie ».

    Vous dites « ...  le besoin le plus fondamental de tous, la confiance »« . Je crois que c’est excessif, la confiance n’est pas un besoin fondamental, c’est une capacité-ressource qui permet de construire et d’avancer.
    Je différencierais évidemment la confiance en soi, c’est à dire dans ses capacités à trouver des solutions ..., de la confiance en la Vie (coup de chance, opportunité, hasard ...). Idéalement, les deux associés font faire une personnalité créatrice et »gagnante« .
    La confiance dans les autres est une douce illusion dangereuse. Nous ne sommes pas dans un monde de »bisounours", il y a nombre de profiteurs sinon prédateurs autour de nous. Et je pense que nous en avons tous rencontré. Refuser cette réalité est aller au devant de grandes déceptions.


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 11:30

      @Alpo47

      En fait, la confiance est les deux à la fois : besoin et ressource. C’est pourquoi elle tient une place bien à part. Elle est la base d’une dimension.

      « la Vision du monde ou de la Vie » : oui, c’est le niveau ultime. Et si il était directement raccordé à la confiance (la base) ? La confiance est la force vitale indéterminée (non individualisée) qui vient en l’individu pour lui insuffler la puissance d’avancer dans la vie. La confiance est encore présente au niveau ultime...

      Il faut avoir assez confiance en soi pour ne pas avoir à trop s’en remettre aux autres, confiance en soi pour juger si les autres sont fiables. On reste finalement dans l’idée générale de confiance.


  • JBL1960 JBL1960 29 juin 2016 09:56

    Je trouve cela très intéressant, vraiment, et fort questionnant.
    Sans doute est-ce parce que je nage dedans en ce moment, mais cela trouve son sens, notamment dans le combat que mènent les Nations Premières comme celle Ahousaht ce que j’explique ici = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/06/29/sous-les-cedres-dahousaht/ C’est la confiance dans le système de domination par le génocide du monde non-chrétien qui pose question bien évidemment. Car depuis le début il a été question d’ethnocide et les descendants des peuples premiers doivent faire preuve d’un énorme courage pour retrouver un peu de confiance en eux, non ?


  • Francis, agnotologue JL 29 juin 2016 10:12

    La confiance ce n’est pas un besoin, c’est une nécessité. Nuance.

     
    Ce que vous appelez ici confiance je l’appellerais pour ma part, élan vital. L’Eros de Freud, peut-être. Et vos trois triangles dans cette hypothèse fonctionnent à merveille. 
     
    Ceci dit, je suis d’accord avec la pyramide de Baslow.

    • Taverne Taverne 29 juin 2016 11:21

      @JL

      « La confiance ce n’est pas un besoin, c’est une nécessité. » Mais alors on peut en dire autant des besoins physiologiques et Maslow aurait tout faux ?

      L’Eros est le désir, rien à voir avec la confiance. Le désir est une autre dimension.


    • Francis, agnotologue JL 29 juin 2016 12:05

      @Taverne,

       
      la confiance n’est pas un besoin physiologique, personne ne dira le contraire. 
       
      L’éros et la confiance n’ont rien à voir, personne ne le niera non plus.

      Et ce n’est pas parce que vous voyez la confiance là où je verrais l’éros, que vous avez raison. Désolé.
       
      La confiance est un lien social. Certains s’en passent, par choix. Je dirais que la confiance n’est pas un besoin ; c’est un ingrédient nécessaire pour satisfaire les besoins cités par Marlow. Il en va de la confiance comme de la foi : on fait confiance ou pas, on n’assouvi pas un besoin de confiance. 

    • Taverne Taverne 29 juin 2016 12:14

      @JL

      Je ne vous parle pas de la confiance réduite à son état minimal de lien social mais de la Confiance, celle qui est vitale à tout être vivant, à commencer par le foetus. Sans confiance, l’être ne se développe pas ou meurt. La confiance « ne s’assouvit » pas ? Effectivement, le mot français ne correspond pas au cas présent. Mais il existe bien un besoin primaire et vital de confiance chez tout être vivant la confiance nécessite « d’être là ». Sa présence est indispensable. En l’occurrence le besoin qui doit être assouvi est le besoin de vivre, ni plus ni moins que cela !


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 12:57

      @JL

      Je pense qu’il faut réserver le verbe « assouvir » aux besoins agressifs (la faim, la soif) et à l’expression du désir. Mais il faut prendre garde de ne pas se laisser enfermer dans le langage qui n’est qu’un outil et non une preuve de vérité. Ce n’est pas parce que l’on ne peut pas dire « assouvir la confiance » que celle-ci n’est pas un besoin. On peut dire satisfaire un besoin de confiance. Je préfère « combler la confiance » parce que la demi confiance ne vaut rien. C’est tout ou rien.

      Il est important de garder un esprit critique, en particulier sur les définitions.

      Je ne veux pas assimiler la confiance à l’Eros de Freud, ni à l’élan vital de Bergson ni à la volonté de puissance de Nietzsche. La confiance, c’est la Confiance, point. En attendant qu’un penseur me démontre mieux que cela.


  • bakerstreet bakerstreet 29 juin 2016 11:24

    Cette pyramide n’est pas une pipe, comme dirait Magritte. Il ne faut pas la prendre au premier degré. Maslow a établi quelque chose d’intéressant, mais de forcément caricatural, tant les différents étages s’articulent les uns avec les autres et se potentialisent. Mais son but était d’établir quelque chose de simple et d’immédiatement compréhensible à tous, et fondamentalement vrai, en tenant compte de la physiologie et de la psychologie de l’homme. 


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 11:38

      @bakerstreet

      Je dirai autant de mon modèle (pyramide en trois triangles emboîtés) : il est « intéressant » et « immédiatement compréhensible ». Mais ce n’est pas la panacée. smiley


    • bakerstreet bakerstreet 29 juin 2016 12:08

      @Taverne
      Je retiens de tout cela la place prépondérante que vous accordez à la confiance, avec raison, dans l’équilibre de l’homme, et qui le met forcément en rapport immédiat avec les autres. 

      Les sociétés les plus égalitaires sont les plus heureuses, nous disent pas mal d’études, et l’indice de bonheur universel, ou quelque chose comme ça, qu’a mis en exergue le Bhoutan. Le libéralisme, et la compétition entre les êtres, inspiré dans un beau sophisme sur les principes de Darwin, c’est la recette du malheur, de la fabrique des égos, de la paranoïa et de la guerre,
      Comment être heureux et confiant en effet dans une société qui prône la compétition, donc le clivage et le déséquilibre, exacerbe les différences, et ruine donc la confiance, avec ce qui en découle : Dépression, violence, faisant le jeu des margoulins qui construisent leur royaume sur les ruines....C’est ainsi que des jeunes partent faire le djihad, qui est à la révolution, ce que le cancer est à la santé et à l’équilibre......



    • Taverne Taverne 29 juin 2016 12:17

      @bakerstreet

      Quand on manque de confiance en soi, on donne sa confiance à n’importe qui. C’est le cas pour ces jeunes sans repères ou momentanément déboussolés. Confiance bien gérée ne se laisse pas abuser.


    • bakerstreet bakerstreet 29 juin 2016 12:27

      @Taverne
      Impossible d’avoir confiance dans une société inégalitaire, ou dans un collège anglais traditionnel, où toute la dynamique reposait sur le clivage et la perversion institutionnalisée. Orwell a décrit très bien ce phénomène dans ses souvenirs, en particulier à Saint Cyprien, où il va souffrir d’un ostracisme social entretenu par la direction. Heureusement, c’est un type qui a de la résilience, et qui va générer des techniques de survie. 

      Pour retrouver la confiance, il faut se resourcer alors vers la nature, notre mère à tous, un peu à la façon de Withman dans "walden ou la vie dans les bois
      L’autre vie d’Orwell - Résultats Google Recherche de Livres

  • Sozenz 29 juin 2016 12:34

    avez vous tentez de mettre la pyramide de maslow dans l autre sens , la pointe en bas ,et tentez un autre lecture .
    Vous allez voir que l influence extérieure et le besoin de reconnaissance s efface . le paramètre d un environnement stable et sécurisant s efface , et la peur de manquer et la peur de la mort s’évanouit
    c est une lecture et démarche beaucoup + difficile à réaliser.
    Vous verrez donc peut être dans cette lecture inversée que la confiance est bien placée .

    mais pour en revenir à cette pyramide de maslow, en général nous faisons un « travail » dans le sens base large vers la pointe dans un premier temps ( en général) puis il y a un retour .qui va se trouver à un niveau supérieur . de la pointe ( tournée vers le bas ) pour aller vers un détachement des nécessités base large vers le haut .
     


  • Sozenz 29 juin 2016 12:40

    a votre reponse

    @bakerstreet

    Quand on manque de confiance en soi, on donne sa confiance à n’importe qui. C’est le cas pour ces jeunes sans repères ou momentanément déboussolés. Confiance bien gérée ne se laisse pas abuser.

    c est la raison pour laquelle nous devons lire la pyramide de maslow dans le sens inverse., pour se dégager du regard des autres , et ne plus vivre en dépendance de ce regard, ( la reconnaissance sociale, affective etc, mais dans sa propre construction . et cela n empeche aucunement de vivre en accord avec les autres , bien au contraire , puisqu’ il n’ y a plus d attente de l extérieur.


    • bakerstreet bakerstreet 29 juin 2016 18:58

      @Sozenz
      Intéressant, mais cela demande une personnalité affirmée. C’est un peu cela que je parlais à propos d’Orwell. Cyrulnik a beaucoup travaillé la dessus, en partant d’ailleurs de sa propre expérience d’enfant juif pendant la guerre, qui a trouvé quelques personnes tout de même, au milieu de la nuit, pour lui faire garder confiance en l’humain, et ainsi en lui même. Il existe aussi des différences entre les individus, dés la naissance, et cela n’est pas chiffrable, et un peu nié, maintenant qu’on met sans cesse l’accent sur l’éducation, qui part du postulat de base que tous les individus se valent à la naissance, ont du moins le même potentiel. 

      En tout cas, la rencontre heureuse de personnalités fortes, généreuses, altruistes, seront du meilleur effet sur n’importe quel enfant. On devient ce qui ont a croisé, en grande partie. Les exceptions confirmant la règle. 
      Le bonheur, c’est le don. 
      On est propriétaire que de ce que l’on donne. 

    • Taverne Taverne 29 juin 2016 19:02

      @bakerstreet

      Voilà qui est fort bien dit. Je n’ai à ajouter ni à retrancher. smiley


  • soi même 29 juin 2016 14:41

    Encore un pipi de chat, et l’auteur de l’article a été jusqu’au point de vérifier méticuleusement cette hypothèse où comme pour hexagramme se vautre dans une compréhension purement intellectuel ?


  • Owen The Saints (---.---.237.117) 29 juin 2016 15:43

    Bonjour Taverne,

    .
    Je ne maîtrise pas l’Anglais, mais Maslow a posé le mot « esteem » au 4ème étage. Moi je l’ai toujours pris pour reconnaissance sociale, prise en compte par les autres de sa place et son rôle dans son organisation et ses relations, personnelles, sociales comme professionnelles. Les traductions jouent aussi souvent mauvais tours induisant des interprétations qui n’étaient pas celles de l’auteur.

    .
    Maslow a surtout expliqué la pyramide des besoins. Il est en effet perturbant de s’engager pour les autres si ses besoins premiers sont menacés, ou précaires. Une promesse est plus facile à tenir si l’on est soi même en sécurité, ou bien protégé, etc... Au niveau politique, la valeur démocratique est bien pâle quand elle s’adresse à des citoyens menacés dans leurs capacités de subvenir à leur besoins. Je trouve au contraire cette pyramide très solide.

    .

    Concernant l’estime de soi, c’est Amartya Sen, l’inventeur l’IDH, qui a bien réfléchi dessus et son compatriote, Yunus Muhammad, qui en a donné une traduction concrète en inventant le micro-crédit. Ce sont deux Bengladais qui ont été marqués dans leur enfance ou jeunesse par la famine de 1943.
    A partir du PIB, qui est un indicateur formel décrivant insuffisamment le bien être des individus, Sen s’est interrogé ce qui concoure à cet état d’existence. Il en a décrit les bien communs, les disponibilités de la société (santé, éducation, infrastructures publiques), permettant la mise œuvre des capabilités, selon le mot-valise qu’il a inventé, des individus pour subvenir à leur existence. Et au niveau individuel Sen a trouvé que le noyau des capacités est l’estime de soi.
    Et l’on peut facilement trouver dans son entourage des personnes nées dans des bonnes conditions sociales, matérielles et économiques qui ont des existences qui tournent mal, et d’autres, nées dans des conditions inverses , qui ont des existences qui tournent bien.
    Je crois, aussi, que c’est cette estime de soi qui fait la différence. L’affection vraie ou contrariée reçue par les parents explique une bonne part de l’estime de soi que l’on hérite.
    .

    La notion de confiance intéragit avec la pyramide de Maslow et le concept d’estime de soi, mais elle ouvre aussi à d’autres élaborations de sens. La confiance est la bonne valeur permettant de substituer les rapports de collaborations et de régulations aux forces de la domination et du dogme.
    Mais, comme Alpo, la confiance est aussi le piège du faible attiré par le fort.


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 16:46

      @Owen The Saints

      Je suis d’accord, en particulier avec ceci : "La notion de confiance intéragit avec la pyramide de Maslow et le concept d’estime de soi, mais elle ouvre aussi à d’autres élaborations de sens. « 

      En fait, la pyramide de Maslow n’est pas satisfaisante du point de vue philosophique mais elle reste valable et utile pour l’économie, le management, le marketing, si la confiance est assurée par ailleurs.

      Personnellement, c’est le point de vue métaphysique qui m’intéresse. Je m’attèle à représenter des dimensions et non des pyramides. Chaque dimension repose sur une chose première (conscience, désir, connaissance). La règle est que chaque dimension doit avoir un alpha et un oméga, comme pour l’exemple de la dimension »confiance-bonheur". L’alpha est la Confiance, l’oméga : le bonheur.


    • Owen The Saints (---.---.237.117) 29 juin 2016 17:34

      @Taverne
      En fait, la pyramide de Maslow n’est pas satisfaisante du point de vue philosophique

      C’est possible, mais on ne peut pas faire dire à un concept ce qu’il ne dit pas.
      Maslow a proposé une carte intéressante et facile à utiliser quand on recherche l’équilibre dans son existence. Cela devrait être aussi la base essentielle à toute modélisation économique et politique.
      Quant-au marketing, sa vocation est de recycler tous les comportements humains pour récupérer l’or et laisser le plomb.

      Concernant la confiance, n’est pas un état, mais une attitude qui se construit (à moins de la confondre avec l’innocence). Elle recèle la notion de don. Mais le don est faussé depuis qu’on l’a qualifié de désintéressé. Wikipédia : « le don est l’action de donner sans contrepartie ». Ca, c’est de la pathologie : c’est amputer du geste ce pour quoi il est fait. Alors que le don bien compris est fertile, c’est le premier ciment de toute société comme l’a si bien expliqué Karl Mauss : le don contre don. 
      Là encore, le marketing est passé pour pourrir les concepts intéressants : « le contrat de confiance », hop, c’est Darty...


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 19:00

      @Owen The Saints

      Oui, on met de la confiance partout. C’est pourquoi je mets une majuscule quand je parle de ce don de la naissance.

      Il y a don de la confiance en même temps qu’il y a don de la vie.


  • Le Gaïagénaire 29 juin 2016 15:45

    @Taverne mercredi 29 juin 2016


    Avant la Confiance il faut la Conscience.

    En MP sur FB, je vous ai invité à prendre connaissance d’articles qui sont en harmonie avec le vôtre.

    Concernant Pi, il s’agit d’une erreur de mesure. Le diamètre n’est pas une mesure de surface.

    Cordialement

    • Taverne Taverne 29 juin 2016 16:19

      @Le Gaïagénaire

      Pi une erreur ?Où cela ?
      J’irai voir sur FB (je n’y vais pas souvent)


    • Sozenz 30 juin 2016 00:42

      @Le Gaïagénaire
      Avant la Confiance il faut la Conscience.

      je suis quelque part d accord avec vous . car dans la pyramide de maslow , le theme est très mal exprimé ; on parle de confiance et de respect de soi . mais ces deux termes sont mals positionnés ou mal interprétés .
      dans le cadre base en bas et pointe en haut , la confiance c est le cadre sécurisant . tout comme le respect de soi c est accorder de l importance à sa vie physique et tenter de garder l intégrité de son corps . mais temps que l être a une dépendance vis à vis du regard de l autre il peut très bien perdre à tout instant le respect de soi même et faire des concessions qui ne devrait pas être , ou avoir une relation d Amour faussée.
      quand on arrive au stade de l’ accomplissement du soi, c est a ce stade que l on commence réellement à développer sa conscience . naviguant entre le monde « inférieur » celui que nous appelons la volonté de la réalisation horizontale ou matériel et le monde « supérieur » la verticale , spirituel .
      dans la conscience pure . l accomplissement ne se fait pas par la volonté ( volonté dans le combat) , mais par la Volonté ( l aspiration, l acceptation totale ) d être ce que l on Est ( pas un masque , pas ce qu’ atend de nous les autres ou un système social, ou même une pseudo morale ), l Etre de lui même sans chaine , sent ce qui est bon pour lui et de ce quoi il doit se détourner, La conscience de l’ Etre, apprend qu il doit suivre son chemin (il est unique) car il est « apprentissage », le temps n a pas d importance ( ce qui est assez difficile à vivre dans ce monde car ce monde peut nous pousse très vite à courir après le temps ou des objectifs qui sont souvent des leurres et des perturbateurs ) .


    • Neymare Neymare 30 juin 2016 16:05

      @Le Gaïagénaire
      Avant la Confiance il faut la Conscience.

      Une fois que vous avez la Conscience (la vraie), la confiance n’a plus d’importance, la confiance étant par définition relative à l’autre, et à la vision qu’on a de soi meme dans les yeux de l’autre, tout cela n’existe plus dans la Conscience totale


  • Séraphin Lampion Jeussey de Sourcesûre 29 juin 2016 17:23

    Le marketing qui utilise l’outil « pyramide de Maslow » parmi d’autres n’est pas une religion. C’est une technologie soft qui vise avant tout à l’efficacité et dont le champ d’action est pragmatique.


    Le seul critère de pertinence est que ça fonctionne. Et l’utilisation de cette pyramide donne des résultats.

    Vous pouvez aussi critiquer le moteur diesel...

  • Taverne Taverne 29 juin 2016 19:22

    Si je prends l’image de l’âne marchant derrière la carotte et fuyant les coups de bâton, nous avons la pyramide de Maslow :

    - les besoins (la carotte)
    - les motivations (la faim)
    - la fuite devant ce qui rend la vie difficile (la dépendance des besoins psychologiques primaires)

    Il est évident que l’homme remplace la carotte par des croissants (élévation de sa motivation) puis par un bon steack, etc. Jusqu’ici, nous somme bien dans la dimension Maslow.

    Voici la dimension humaine :

    Même situation avec la carotte et le bâton, mais en plus l’homme sait qu’une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de sa tête. Son but dès lors est modifié : atteindre le maximum de satisfaction avant que l’épée ne lui fende le crâne.

    Dans la dimension humaine naît la certitude de l’épée (création de l’angoisse, notion différente de la peur animale). Il faut bien qu’il dompte son sentiment d’insécurité et d’ignorance du moment fatal en développant sa confiance. C’est cela que l’homme a en plus et c’est cela que Maslow ne fait qu’ébaucher.

    Camus imagine Sisyphe heureux alors qu’il est condamné à pousser un rocher en haut d’une montagne. Parce que l’action est préférable à l’inaction et à l’absence de but, en termes d’angoisse. Un animal ne connaît pas l’angoisse. Le lion repu va faire sa sieste sans s’inquiéter (je sais c’est idiot de dire ça : qui viendrait l’embêter ?). L’homme est capable en théorie de pousser un rocher jusqu’à la fin des temps pour tenter d’échapper à l’angoisse ! (toc toc toc, ça va pas la tête ?) Alors que, s’il est en confiance, et bien il se la joue cool... smiley

    Bref, dans la dimension humaine, il y a l’angoisse et la confiance.


  • hervepasgrave hervepasgrave 29 juin 2016 20:06

    Bonsoir,
    Voila bien une drôle d’idée que de parler de confiance ?
    Elle n’a absolument rien faire dans la pyramide .simplement que la confiance n’existe pas a quelques échelons de cette pyramide,alors cela repose sur quoi ? cette confiance ,non pas en soi,mais bien évidemment sur les autres.C’est aussi simple que cela. Alors vous confondez peut-être confiance et certitude,je ne sais pas,mais ni l’un ni l’autre ont une place dans notre monde.Ce n’est pas une erreur de prétendre proclamer cela ,c’est de l’entourloupe, Et oui nous ne sommes pas sortie de la merde avec des propos comme cela. Mais peut-être que cela fera recette auprès des managers et autres métiers de relation public etc


    • Taverne Taverne 29 juin 2016 20:16

      @hervepasgrave

      Ce ne serait pas la première fois que des concepts philosophiques seraient récupérés et rapetissés par des managers ou des sectes à des fins peu humanistes. Mais est-ce une raison pour cesser de creuser le chemin qui mène au vrai ?

      Tenez, pour vous, un synonyme de confiance : « construire ». A la place d’une pyramide, j’ai construit trois ziggurats ! C’est ma conception du vrai.


  • Djam Djam 29 juin 2016 21:37

    Je rêverai de voir un adepte de Maslow expliquer aux papous ou aux dernières tribus amérindiennes les principes de la « pyramide de Maslow » :-> !
    Ces schémas typiques des méthodes réductrices à l’américaine sont les hochets des « consultants » qui parasitent le monde entrepreneurial. La pensée occidentale est vraiment arrivée au bout de sa propre caricature...


  • Enabomber Enabomber 29 juin 2016 21:43

    Un besoin est par définition ce dont on ne peut se passer, par conséquent nous y sommes tous soumis. À part les deux premiers étages, je ne vois pas. Le troisième déjà est hors course. Mais bon, en tant qu’outil de propagande je ne nie pas la qualité de la pyramide.


    • Le Gaïagénaire 30 juin 2016 14:13

      @Enabomber 29 juin 21:43


      Propagande destinée à « renforcer » les psychopathes pervers narcissiques entre eux.

      Comme le darwinisme sert à confirmer la « pyramide » des « Élites », the fittest !

      Cela s’intègre dans le mouvement du conditionnement opérant, aussi dans la pensée d’un certain Herzl le sioniste voulant asservir le juifs de la classe sociale le plus pauvre pour construire un empire immobilier et financier dans un nouvel état désertique. Pensez à Las Vegas, à Reno, Nevada, USA.

      La Lune et Mars seront bientôt à leur portée.


    • Enabomber Enabomber 8 juillet 2016 04:27

      @Le Gaïagénaire
      Précisons tout de même : le darwinisme social, parce qu’imputer au darwinisme la justification des élites revient à rendre la science balistique responsable des bombardements.
      Mais en réalité, cette justification des élites vient du peuple lui-même : chaque achat, d’un smartphone ou d’un plat cuisiné, est un bulletin de vote en leur faveur. Établir la distinction entre ses besoins propres et ses envies contrôlées par le système est devenu, hélas, le dernier acte révolutionnaire à la portée de tous, avec le devoir de conscientisation des masses.


  • Dimistri (---.---.201.70) 30 juin 2016 03:08

    L’enfoirée de triangle smiley

    Il est dans le coup, c’est sur.


  • weevers 25 juillet 2016 02:06

    Salut Taverne. Un petit bonjour en passant. J’aime bien quand tu parle du chiffre trois, tu as raison à mon avis. Le 1 et l’unité, le 2 la dualité ( le vrai le faut ; le yin et le yang) et le trois c’est le changement la continuité etc. (une mère, un père des enfants)

    Quelqu’un à dit plus haut la confiance arrive après le connaissance. FAUT. Les animaux dont nous faisons partit on confiance des la naissance. C’est donc la perte de confiance le problème à mon avis.
    Ceci dit : tu as raison de chercher, ce n’est pas parce que l’on a trouvé un concept qu’il faudrait le tenir pour définitif et parfait.
    Néanmoins et pour être précis. Je peux me tromper
    Bien à toi, bonne continuation.

  • Moroni 1er mai 2017 17:21

    Bonjour Taverne. 


    Merci beaucoup pour cet article. Je n’aurais pas mieux à dire. Il se trouve que je n’avais pas médité le concept depuis des années. Il m’a été exposé hier, et il m’a dérangé, moi qui me souviens que la première chose qui me paru primordiale à la naissance de mes enfants fut de leur dire « tu es aimé, tu as ta place dans le monde ».

    Je me suis donc mis à réfléchir à nouveau. Mais je me suis aperçu que Maslow lui-même, n’a jamais parlé de pyramide. Ce sont ceux qui ont interprété son idée (jamais figés, jamais dogmatique) sur les besoins fondamentaux, qui ont repris son propos de façon réductrice. Certes le schéma de Maslow à l’origine avait un vague apparence d’une pyramide (une courbe en fait), mais le psychologue y reliait d’autres paramètres : créativité, beauté, besoin de justice, de vérité,etc. 

    La pyramide telle qu’on nous la sert, est intenable, récupérée à n’en pas douter par des êtres manquant de cette sensibilité profondément humaniste qu’avait Abraham Maslow. Pour lui, tous les besoins sont tous là en même temps. Dans sa recherche, créer des catégories lui paraissait une aberration. Voilà un monsieur à redécouvrir. 

    Cordialement. 

     

  • Emilie B 4 mai 2017 08:04

    Je me pose une question : avez vous lu l’ensemble des travaux de Maslow ? Où vous basez vous seulement sur la pyramide ?




Réagir