mardi 4 décembre - par Jack Tyler

Dans quel pays vivent-ils ?

Le silence ahurissant des acteurs du milieu culturel, je veux parler des artistes, musiciens, réalisateurs et autres comédiens, est proprement ahurissant. Si prompts d’habitude à s’enflammer pour défendre les sans-papiers ou la liberté d’expression, les voilà subitement muets, inexistants, voire, si ça se trouve, terrifiés.

Alors, M. Dany Boon, vous qui vous clamez proche du peuple, puisque vous en venez, que pensez-vous du mouvement des Gilets Jaunes et de leurs revendications ? Certainement pas grand-chose. Le rétablissement de l’ISF, ça ne vous arrangerait pas.

C’est que ces gens-là sont de l’autre côté de la barrière, avec leurs salaires mirobolants. Mais comme ils ont besoin du peuple pour acheter le ticket de cinéma ou venir au spectacle, il faut bien le caresser dans le sens du poil de temps à autre, s’adresser à lui, parler de lui, des gens ordinaires, quoi. De la matière à fiction. Mais au fond il ne s’agit que d’une histoire de sou. De nombre d'entrées. D'audimat.

Il est intéressant de relever le mot qui vient le plus souvent à la bouche de ces gens-là lors de la promotion de leurs œuvres : « populaire ». Oh oui, ils font des œuvres populaires. Et eux-même le sont, populaires. Ils sont restés simples et cela se sent. De fait les Dany Boon, Elie Seimoun, Jean-Paul Rouve et autres sont appréciés des gens. Mais ce sentiment d’affection est-il réciproque ? S’il l’était vraiment, ne se traduirait-il pas par un soutien affirmé ? Et ce soutien n’aurait-il pas un certain poids, les comédiens étant les invités de prédilection des plateaux de télévision ? Alors où sont-ils tous ?

Où sont-ils, les frères Dardenne, si engagés socialement à travers leurs films régulièrement primés à Cannes et financés en grande partie avec des fonds publics, donc de l’argent pris dans la poche des citoyens ? Pourquoi n’ont-ils pas fait partie des Bruxellois furieux descendus dans la rue ? Et le Français Stéphane Brizé si engagé à gauche ? Était-il dans la rue, arborant un gilet jaune ? Ou suivait-il tout cela devant BFM TV ? Notait-il quelques idées pour un prochain scénario ?

Certes il y a eu Dieudonné. Mais pour un Dieudonné, combien de Frank Dubosc ? Dubosc a beau clamer sa sympathie, et de dire, lorsqu'il est interrogé sur le plateau de l’émission la plus détestable du moment, qu'il comprend la souffrance des gens, il ajoute aussitôt ne pas avoir d'avis. Il préfère laisser les hommes politiques réfléchir et avancer des solutions. Lui, tel probablement Patrick Chirac, s'en sent incapable. Autrement dit : il démissionne de sa citoyenneté, ou plutôt il la délègue. "Tout ceci me dépasse, décidez pour moi ". C'est merveilleux, ça ! Avec des citoyens de cette trempe, le système a encore de beaux jours devant lui ! Quand on l'écoute, on atteint véritablement le degré zéro de la politique – et de l’intelligence, désolé de le dire. M. Dubosc considère que la vie de la Cité est une affaire de professionnels. Or c'est là tout le problème : si la France est dans un tel état, si le chaos n’est pas loin, c'est bien parce que les Français ont confié la politique aux politiciens. Qui eux-même s'en sont servie pour satisfaire leurs pulsions et aider leurs copains en volant dans la caisse. Caisse qui sert au passage à financer également les films de M. Dubosc et les émissions où il va débiter ses inepties. En aucun cas les hommes politiques ne servent le Bien Commun ; ils ne savent même pas ce que c'est, ou bien ils s'en foutent puisqu'après avoir démantelé nos industries ils sont en train de brader nos services publics - la poste, les aéroports, les hôpitaux, les universités, les autoroutes, etc.

Donc M. Dubosc qui n'a ni idée ni avis, et écrit des scénarios de comédie que l’on qualifie de populaire, ignore tout du pays dans lequel il vit. CQFD.

Et je ne parle pas des sportifs de haut niveau, de ces footballeurs surpayés qui savent d’où ils viennent et qui l’ont partiellement oublié dans leur cheminement vers la gloire. Le dogme individualiste et matérialiste a eu raison de leur empathie, voire de leur humanité. Leur empathie et leur humanité ne servent plus qu’à vendre des rasoirs jetables.

 

Voyez l’incompréhension sur le visage des intervenants à la télévision, tous ces journalistes, animateurs et autres experts, qui ne savent quoi penser de cette révolte spontanée, de cette insurrection – qui au passage est un droit et un devoir. Partagés entre peur et consternation. Ou adoptant une morgue écoeurante face à ces gueux vindicatifs tel l'ineffable Patrick Cohen persuadé que Macron a été démocratiquement élu alors qu'il ne l'a été qu'avec 20% des inscrits. En ces jours de cendre, d’hôtels particuliers incendiés et de retraités molestés, tous sont soumis, de façon plus ou moins complice, à l’obligation de tenir un discours qui convienne à leurs patrons – État ou groupe privé -, c’est-à-dire à ne parler que des casseurs. Seulement des casseurs. Ne nous y trompons pas : comme les artistes, les journalistes dans leur ensemble font partie de la caste à dégager. Et quand il s'agit de violence, lequel d'entre eux dénoncera l'extrême violence du pouvoir politique qui accable sans répit et de manière systématique le peuple français par des lois et des taxes dictées par une idéologie néo-libérale abjecte imposée par la Commission Européenne de Bruxelles depuis maintenant trois décennies ?

Il y a plusieurs strates dans l’échelle de la domination qu’il faudra briser une à une. Et cela ne se fera pas sans casse. La bonne nouvelle, c’est qu’un État habitué à la routine, des représentants politiques installés dans leur confort et un Président trop aveuglé par sa propre image ne constituent pas de solides défenses. Le système peut très bien s’écrouler comme un château de cartes, pour peu que le mouvement perdure suffisamment. Ce qu’il manque aujourd’hui, c’est le début affirmé d’un soutien des forces de l’ordre. Dès lors – et ça ne saurait tarder – que policiers et gendarmes rejoindront le mouvement, le pouvoir capitulera. En principe, il s’agira alors de former un gouvernement de transition qui procédera aux mesures d’urgence. Cette hypothèse devrait être actuellement discutée.

Et sinon, qu’en est-il des intellectuels ? A part Lordon, je n’en ai pas entendu beaucoup. Il faut dire qu’ils font globalement partie de la bourgeoisie. Que dit Michéa ? Pourquoi n’est-il pas en tête du cortège ? Todd a parlé, comme d'habitude, et ce fût pratiquement le seul à ma connaissance.

 

En tout cas, tout le monde a pris la mesure aujourd’hui du fossé qui existe entre les dirigeants et le peuple, dirigeants soutenus depuis des décennies (voire plus, si l’on remonte à la chute de Robespierre) par une classe bourgeoise qui ne voit pas plus loin que le bout de son compte d’épargne, mesquinement arc-boutée sur ses privilèges, convaincue du bien-fondé du système et de leur inébranlable utilité sociale, alors qu’ils ne sont au fond que des parasites. Une clique mafieuse, arrogante et méprisante, qui pratique la Terreur sociale, et qui aujourd’hui n’est pas loin de se trouver en voie de liquéfaction - comme en témoigne l’attitude des journalistes, représentants politiques et autres experts, ravalant leur bile sur les plateaux télé, à l’instar de l’impayable Jean-Michel Aphatie qui semblait dire, livide : « Mais on leur a déjà donné la démocratie ! Que veulent-ils de plus ? »

Ce que veulent les gens, M. Aphatie - qui, je le rappelle, officiant sur le service public, est payé avec nos impôts -, c’est qu’on arrête de les traiter comme des esclaves. L’État est l’émanation du Peuple, par conséquent l’État doit servir le Peuple, et pas le contraire. Or depuis longtemps l’État est au service d’une caste dominante, constituée d’hommes politiques, de haut-fonctionnaires, de banquiers et de grands patrons, qui fonctionne en vase-clos, organise elle-même sa propre reproduction sociale, renouvelant ses élites, votant ses lois, instaurant ses codes, gérant sa propre promotion et celle du système néo-libéral qu’elle a imposé et soutient, avec l’appui de l’ensemble des médias dont, au passage, ils ont pris le contrôle, et d’une frange de la population, la classe dite bourgeoise, acquise à sa cause, pour son seul profit, au détriment du Peuple, exploité, méprisé - classe bourgeoise dont font partie évidemment les élites culturelles et sportives sus-citées.

Ce que les gens veulent c’est la Justice et l’Egalité. Un avenir pour leurs enfants. Et que l’on arrête de les abrutir, de les mépriser et de les spolier de leurs droits.

Que l’on remette en état les services publics. Que l’on engage des profs et des infirmiers. Que l’on rétablisse l’ISF. Que l’on augmente les salaires et les retraites. Le SIC à 2000 euros. Plafonner à 15.000 les plus hauts salaires. Que l’on cesse de subventionner la presse. Que l’on interdise les lobbies. Que l’on reconvertisse l’ensemble du secteur agricole vers une agriculture durable et exempte d’intrants chimiques. Que l’on cesse de rémunérer les députés. Que l’on tire au sort nos représentants. Que l’on nationalise banques et grandes entreprises y compris les autoroutes que nous avons payées avec nos impôts. Mettre fin à l’évasion fiscale. Plus généralement couper tous les liens entre l’Etat et toute forme d’intérêt privé – et ça, c’est pas gagné. Bref, rompre avec le dogme néo-libéral. Et rendre justice, c'est à dire conduire devant des tribunaux populaires tous les responsables - la liste est longue. Confisquer leurs biens. Les jeter en prison.

ET sortir de l’Euro.

Sortir de l’Union Européenne.

Sortir de l’OTAN.

Ce serait un bon début.

 

Quant aux gens de la culture, qu’on les mette au SMIC.



32 réactions


  • NEMO NEMO 4 décembre 18:10

    Vous ne lisez pas Agoravox : lien


    • Paul Leleu 5 décembre 18:41

      @NEMO

      tous les gens qui travaillent dans le monde culturel ne sont nullement surpris... il n’y a que les spectacteurs ahuris pour ne pas comprendre l’envers du décors... La culture est complètement sous contrôle !!!! Ca fonctionne exactement comme pour le journalisme.

      Ce qui me fait marrer, c’est tous ces gens qui s’extasient pour des artistes soi-disant radicaux, mais qui sont en fait complètement tenus et mis-en-avant par le système lui-même. Le système produit lui-même sa fausse opposition (comme les rois africains) : les jazzeux, les rocker et les rappeurs tiennent parfaitement cette fonction. La BD, le cinéma, internet sont également des lieux de démagogie pseudo-révolutionnaire sur fond d’idéologie « anarchiste ».

      Quand tu travailles dans le milieu culturel, tu glousses souvent de voir les préférences culturelles des militants politiques... tu te marres juste... tu te dis : « ben si ils savaient les pauvres »... tu deviens même un peu cynique, tellement tu trouves les gens cons à ce niveau...

      en fait les gens sont complètement englués dans un univers mental complètement organisé et borné par l’industrie du divertissement. Ils ne peuvent même pas voir au-delà de l’horizon. Ils n’en ont pas conscience. Au niveau culturel, on est encore dans l’UMPS à fond. Et ça me fait rire de voir des gens lire des textes politiques subversifs être complètement encadrés sur le plan culturel... hors, le plan culturel, c’est le plan sous-jacent de toute révolution politique.


  • Albert123 4 décembre 18:47

    Ce sont exprimés et de manière positive vis a vis des GJ (liste non exhaustive mais très parlante) :

    Dieudonné Mbala Bala : interdit de TV et salit par la presse mainstream dès que possible.

    Patrick Sébastien : lourdé de France TV

    Pamela Anderson : starlette US en retraite

    Brigitte Bardot : Ex starlette FR en retraite

    Pierre Perret : chanteur à texte grivois en retraite depuis un bail

    Michel Polanareff : chanteur en retrait, plus ou moins retraité

    Kaaris : rappeur au 18 mois de sursis

    Franck Dubosc : humoriste / comédien en fin de cycle

    En bref tous ceux qui ont trop à perdre, ont la tête dans le sable en espérant que ça ne se verra pas, 

    pas grand chose de nouveau


    • titi 5 décembre 09:41

      @Albert123

      Les artistes sont largement subventionnés.

      La conséquence du mouvement GJ c’est que l’Etat va devoir se mettre à la diète et il y a 10 milliards au budget de la culture...


    • bob de lyon 5 décembre 17:47

      @titi

      Au moins trois sont dans le coup : Franck Dubosc*, Patrick Sébastien et Brigitte Bardot (sans rire : « si ça continue je m’inscris au parti communiste » qu’elle à dit !

      * « Quand je vois ce que je gagne et ce que gagnait mon père quand on vivait dans son HLM, j’ai envie de pleurer et j’en ai honte » : dixit il ya quelques jours.


  • baldis30 4 décembre 19:45

    bonsoir

    « Quant aux gens de la culture, qu’on les mette au SMIC. »

     c’est leur faire grand honneur que de les inclure parmi les gens de culture : ils sont dans le camp des banques et organismes affiliés .... ne mélangez pas !


    • Giordano Bruno 4 décembre 19:55

      @baldis30
      Il est en effet abusif de parler de culture. Ils sont à la culture ce que Mac Donald est à la gastronomie.


    • baldis30 5 décembre 10:24

      @Giordano Bruno

      bonjour !
       j’apprécie votre comparaison !


    • Giordano Bruno 5 décembre 15:32

      @baldis30
      Merci !


    • Paul Leleu 5 décembre 18:49

      @baldis30

      oui... mais il faut voir que le public complètement débile les plébicite sans beaucoup de résistance... quand on voit le succès de Johnny Hallyday... Johnny en musique, c’est l’équivalent de François Bayrou en politique ! Voilà où on en est.

      Les peuples ont complètement abandonné leur culture populaire autonome, au profit des standards esthétiques produits par l’industrie du divertissement. On est passé de la culture DU peuple à la culture POUR le peuple... l’autonomie artisitique des classes populaires n’existe absolument plus.

      On se met vaguement à parler du cinéma (voir Pierre Connessa). Mais ça c’est juste la petite face apparante de l’iceberg !!!!! C’est tout notre substrat culturel qui a été entièrement passé au « monsanto esthétique », artificialisé. Nos pieds ne touchent plus le sol : voilà l’unique vérité culturelle.


  • Giordano Bruno 4 décembre 19:53

    Ils attendent de savoir comment cela va se terminer pour savoir dans quel sens enfiler leur veste.


    • Alren Alren 5 décembre 13:50

      @Giordano Bruno
      « Ils attendent de savoir comment cela va se terminer pour savoir dans quel sens enfiler leur veste. »

      D’après les témoignages, c’était déjà le cas en 68.

      Sans leur chercher d’excuses, il faut voir que les artistes de spectacle sont des employés, attendant qu’on veuille bien les embaucher.
      Et qui sont les employeurs ?
      Les producteurs qui laissent généralement les spécialistes du casting choisir peuvent mettre leur veto à l’embauche d’un acteur qui ne leur convient pas.
      Or les producteurs qui peuvent avancer les sommes considérables d’un film avec le risque de perdre beaucoup en cas d’échec, sont des gens riches, de ceux que Sarkozy-Hollande-Macron ont favorisé de toutes les manières en prélevant ses cadeaux sur la multitude et souhaitent conserver leurs privilèges indus.

      Les comédiens doivent donc avoir un profil politique assez neutre, surtout à propos de ce mouvement radical des gilets jaunes pour ne pas se trouver au chômage.

      Les « intellectuels » vrais seront ostracisés sur les merdias s’ils prennent parti contre l’oligarchie.
      Or la vente de leurs livres dépend, hélas énormément, de leurs apparition sur les écrans et du fait que leurs ouvrages sont présentés positivement par des critiques employés par l’oligarchie.


  • cétacose2 4 décembre 20:45

    Gilles et John ne sont pas d’accords .Pourquoi ? Parce qu’ils se trompent de cible .Les véritables responsables sont dans les tours de la Défense , là ou sont nichés les financiers et hommes d’affaires qui dictent les ordres à nos gouvernants .Problème :les tours sont vides le samedi....


  • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 5 décembre 02:19

    Des résistants de la dernière heure, voilà ce qu’ils seront.


    • baldis30 5 décembre 10:27

      @dr.jambon-beurre

      bonjour,
       certes ! certes .... mais s’ils ont été tondus lors de l’avant dernière heure ils n’auront pas eu le temps d’acheter une perruque pour cacher leur calvitie ... Toutefois avec une greffe de cheveux, quelques lotions et autres produits chimiques ils ressurgiront au bout d’un certain temps !


  • zygzornifle zygzornifle 5 décembre 09:09

    Le silence ahurissant des acteurs du milieu culturel, je veux parler des artistes, musiciens, réalisateurs et autres comédiens, est proprement ahurissant.

    Il sont « en marche » vous ne le saviez pas ?

    Ce sont des fiottes comme les journalopes toujours prêts a téter mais discrètement le chef de l’état ....

    Ils attendent les prochaines élections pour se déchainer sur les opposants a leur Macrounet d’amour ....

    Hé oui s’il y a du LePen a la tête de l’état ils seront obligés de traverser la rue pour chialer leur misère ces parasites vivant pour la grande majorité plus des subventions versées par l’état que de leur talent a 2 balles ....


  • covadonga*722 covadonga*722 5 décembre 10:24

    vous rigolez eux les « sachants » le bien le mal le bon le juste et le beau

    défendre les sous-chiens défendre une majorité de ce que mélenchon appelle

    les provinciaux blancs et alcooliques 

     non mon cher pas assez multi ethnique multiculturel bref les gilets jaunes ne sont 

    pas assez  exotiques ! pour bénéficier de l’appui de l’ intelligentsia culturelle de goche .

    vont pas défendre ces majoritairement BCF qu’ils conchient a longueur de propos .. cette vision du peuple les faits gerber avec les memes nausées qu’avaient le monde et libé devant ce petit peuple trop blanc aux obsèques de Hallyday 


    • Paul Leleu 5 décembre 19:07

      @covadonga*722

      votre conclusion sur Hallyday montre l’étendue du problème... Hallyaday est un fils de collabos du show-biz passé à l’alliance américaine... typique un « fils de »... il n’ose même pas porter un nom français le mec !! Tellement il a honte de son identité !!!! Et il joue une musique « nègre » d’importation industrielle. Voilà juste la vérité.

      Le problème, c’est que Hallyday équivaut en musique à Bayrou en politique ou Flunch en gastronomie... et voilà pourquoi on est pas encore arrivés...

      ça fait longtemps que le peuple français ne pratique plus sa propre musique. Celle de ses ancêtres.

      D’ailleurs, on est marqué en entendant la Marseillaise des gilets-jaunes sous l’Arc de Triomphe, à quel point ce chant est porteur d’une esthétique différente, ancienne, enracinée... et subversive...

      c’est un chant de taureaux... et pas des boeufs castrés des stades de foot et de rock... écoutez, et vous entendrez la différence.


  • loy72 loy72 5 décembre 11:29

    La Russie et la Chine l’ont déjà fait, dans les grandes largeurs et avec le recul… C’EST SUPER.

    Vous êtes incontestablement omniscient, omniprésent et omnipotent. (tout ce que vous reprochez à Macron)

    « Dans quel monde vivez-vous ? », je constate que celui des Bisounours qui abêtissent les cerveaux malléables de nos chères têtes blondes ne figure pas à votre index…


  • ETTORE ETTORE 5 décembre 12:35

    Quand on voit la meuf à Macron en photo avec les « artistes » des restos du coeur

    Et que ces même Restos du Coeur, se plaignent de ne pas pouvoir remplir les caddies aussi facilement cette année.....

    Franchement....

    SE TAPER L’INCRUSTE POEPLE..... ,en se disant être la femme d’un président d’un pays qui ne subvient pas à la SURVIE de sa population, mais qui les réduit en MENDIANTS..... j’y vois comme un (GROS) non sens !

    A rappeler que Coluche avait crée les Restos du Coeur, en réaction à l’inertie des gouvernements !


  • zzz999 5 décembre 13:50

    Le silence des « peoples » est pourtant évident à comprendre, si ils leur venait l’idée de seulement donner l’impression d’être avec les gilets jaunes, ils seront interdits de médias, ce qui dans ce métier vaut mort sociale.


  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 5 décembre 14:09

    Dommage que cette réflexion soit attribuée à un sinistre personnage :


    « Quand j’entends culture, je sort mon revolver » source.


    La question que je me pose, est-il possible de trouver l’équivalent dans de vieilles citations latines ? ( si vous me répondez , « il faut demander à un intello », ….je vous réponds laisser tomber,... avec le web, un jour un simple pékin finira bien par trouver !


    Moralité pour nos intellos !


    @+ P@py



  • replay0001 5 décembre 14:43

    Les fous du roi sont en sécurité lorsqu’ils vivent couchés au pied du souverain



  • BM 5 décembre 14:44

    Il ne se montrent pas car ils n’ont pas envie d’attirer trop les projo, sur eux en ce moment !

    D’ici qu’on leur pose trop de questions sur leurs cachets, leurs économies... leur train de vie... drogue alcoolisme...putasseries en tout genre.

    On peut poser trois accents circonflexes sur art, théatre, artiste ; trois « m » à comédien, mais ça le fait pas sur ouvrier, caissière, maçon ou ajusteur.

    Quant à ceux qui ont osé, à part deux ou trois, soit c’est une façon de se montrer : l’exhibitionnisme vous tient toute votre vie ; soit c’est une forme de gage avec retour sur investissement.

    Tiens, je pensais aussi au donneur de leçon Arditi...

    Il y en a tant....


  • zygzornifle zygzornifle 5 décembre 16:37

    Ce sont pour la plupart des parasites gorgés de « pognon de dingue » on ne les croise jamais a pole-emploi ces Bidochons du show-bizz alors que les GJ travaillent ou ont travaillé et vivent avec des salaires ou des retraites de misère , pas le même monde pas le même combat ,ils utilisent sans honte l’image de Coluche et des restos du cœur une fois par an pour se trémousser les miches devant les caméras , a gerber .....


    • BM 5 décembre 17:14

      @zygzornifle
      « on ne les croise jamais a pole-emploi »
      Mais si, ils perçoivent des indemnités entre deux cachets.

      Ils ne protestent pas quand ils font payer des places de spectacle si chères !

      Ils profitent de ce que la culture sous une forme ou une autre est quelque chose de « nécessaire, voire vital » et donc il y aura toujours des gens qui se saigneront pour aller au cinoche ou au concert...surtout au concert.
      Le foot est aussi devenu du spectacle...


  • eric 5 décembre 18:19

    Pas d’inquiétude...Les fifie’s et le PS étant en train de noyauter le mouvement, les artistes ne devaient pas tarder à suivre. Mais ils sont long à la détente. Ils en sont resté aux fachos et fâchés ; En plus de BB, il y a aussi DM ( Dieudonné Mbala Mbala) On comprends qu’ils attendent pour réagir.

    Si cela tourne au populisme d’ultra gauche ( des impôts des crédits des postes et faites payer les riches, ) ils vont rappliquer en masse.

    Parce que c’est vrai qu’il vivent des prélèvements sur le populo( notamment le régime des intermittent, financé par les seuls exploités du secteur privé). Tant qu’o reste à ou va le pognon, ils sont contre, si c’est augmenter les prélèvements, ils vont courir acheter des gilets.


  • Désintox Désintox 5 décembre 22:51

    Eh bien, écrivez des livres, donnez des concerts, tournez des films, sculptez, dessinez ...

    Les arts ne manquent pas. Ils n’attendent que votre talent.


    • JC_Lavau JC_Lavau 5 décembre 23:11

      @100% intox.
      Les arts des murailles, lézard des rochers,
      Tu clignes de l’oeil, tu remues la queue...


  • Désintox Désintox 5 décembre 22:53

    Vous devriez ajouter que les livres étant écrits par des « bobos », il faut tous les brûler en faisant des autodafés sur la place publique...


  • bob de lyon 6 décembre 11:06

    Gens de la culture ? Mais de qui parle-t-on ?

    La culture est une industrie ; les personnes qui y travaillent, doivent faire un nombre d’heures importants pour recevoir des indemnités qui leur permettraient de vivre normalement pendant les périodes de chômage technique trop souvent répétées donc insuffisantes pour atteindre un seuil confortable.

    Comme dans tout processus industriel, pour le plus grand nombre – dans ce monde de pseudo paillettes — il y a les soutiers (la grande majorité) dont le salaire est plus proche du SMIC et une aristocratie (une petite minorité) dont les cachetons sont supérieurs à ceux de Monsieur Ghosn.

    Les règles sont les mêmes que dans l’industrie, produire aux coûts les plus bas avec le moins de personnel possible. Ce n’est que le reflet de notre société, parfois en plus impitoyable.

    Dans mon activité professionnelle – il y a quelques années — j’ai souvent travaillé avec bon nombre d’intermittents (éclairagistes, sondiers, scénaristes, cadreurs, comédiens,…) ; à l’époque la structure qui gérait leurs indemnités était co-dirigée par le Medef ; déjà, ils subissaient des modifications de leur statut* incessantes, nombreuses et continues. Quelques années plus tard, devant ce qu’il en restait, j’en déduisis qu’ils avaient servi de cobayes pour une organisation du travail plus globale que nous retrouvons partout à l’heure actuelle : flexibilité, fractionnement, réponse immédiate, concurrence, cachet imposé, heures supplémentaires absentes, temps de travail à la demande, etc.

    *Comme par hasard issu du Front populaire et modifié par le CNR au sortir de la Seconde guerre mondiale donc trop favorable aux salariés. Nous manquons de vigilance…


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