jeudi 21 mai - par Bertrand Loubard

De Edward Hooper[1] à Christian Perronne[2]. (1/2 ?)

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De Edward Hooper[1] à Christian Perronne[2]. (1/2 ?)

 

Edward Hooper, vivait dans les années 70-80 en Ouganda où il œuvrait pour le PAM (Programme Alimentaire Mondial) et le HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU). De nationalité anglaise il a aussi travaillé, à cette époque, comme journaliste-correspondant « free-lance », pour le Guardian et la BBC. Il avait été particulièrement frappé par l’émergence de l’épidémie de « slim diseases » qui se développait, à ce moment-là, dans l’Afrique des Grands Lacs. C’était l’apparition du SIDA. Il se lança, dès lors, dans des investigations à propos de l’origine de cette épidémie car il avait été très interpellé par l’hypothèse avancée par un certain Louis Pascal[3] selon laquelle le SIDA aurait pu avoir pour origine les vaccinations antipoliomyélitiques pratiquées, dans cette région d’Afrique Centrale, par les autorités coloniales belges dans les années 58-60 (donc juste avant les indépendances).

 

L’épidémie de polio, vu les deux guerres mondiales et la mobilité croissante des populations à travers le monde, commençait, depuis les années 1915 déjà, à frapper de plus en plus sévèrement l’occident, atteignant dans les années 50-60, un paroxysme qui nécessitait d’intensifier les initiatives dans le domaine des recherches, devenues urgentes, de traitements prophylactiques médicaux efficaces. Une fois le virus de la polio identifié[4], la « course » aux vaccins pouvait commencer. Celle-ci impliquait un nombre assez grand d’Instituts de recherches (partenariat privé-public), de Fondations, d’Universités, d’Entreprises (industrielles et commerciales), de Fonds d’investissement (éventuellement adossés à des Départements Ministériels : Santé, Fiance, Défense) et comptait une multitude de chercheuses et chercheurs et autres intervenants, de tous « bords » et de toutes nationalités.

 

Dans ce cadre, des campagnes expérimentales de vaccinations ont été effectivement menées. Ce fut le cas, entre autres aux frontières entre le Ruanda-Urundi et le Congo belge de l’époque, sur une population d’environ un million de personnes résidants de la vallée de la rivière Ruzzizi, frontalière de ces trois pays, . Dans cette vallée de la Ruzizi, comme d’ailleurs dans toute « The Great East African Rift », la polio semblait bien être endémique depuis des millénaires et donc c’était un terrain idéal pour que des « essais » de prophylaxie, en vrai grandeur, puissent y être entrepris sur des populations « encore » dociles et « évidemment consentantes » (?).

 

Cette vaccination antipolio de masse aurait donc été à l’origine de l’épidémie de SIDA dans la région des Grands Lacs d’Afrique centrale, car toujours selon Louis Pascal, certaines souches vaccinales étaient probablement contaminées soit par le « Simian Immuno deficiency Virus » (SIV) du chimpanzé, soit par le SV40 du macaque. L’un de ses virus simiens, par mutation, se serait adapté à l’homme. Plus précisément, selon cette même « hypothèse Pascal », ce serait le vaccin antipoliomyélitique « CHAT », développé par un certain Koprowski[5] qui aurait été responsable de l’apparition du HIV. Hillary Koprowski aurait, effectivement, choisi de préparer ce vaccin en « cultivant » le virus de la polio dans un substrat composé à partir d’extrait de reins de singes. Certains de ces singes, des Chimpanzés, auraient été porteurs du virus VIS, ancêtre du HIV-1 (?). L’expérimentation de ce procédé de production du vaccin, aurait commencé, en Afrique des Grands lacs, dès 1957, sous l’égide de ce même Hilary Koprowski et d’un certain Ghislain Courtois[6] , dans une « station de recherche » située sur la rive gauche de la rivière Lindi, affluent du fleuve Congo, à environs 15 km de la ville, appelée à l’époque, Stanleyville (actuellement Kisangani). Dans cette station vivaient « captifs » des chimpanzés (natifs des forêts environnantes) devant servir de cobayes de vaccins et de sources de matière première pour les milieux de cultures des virus (bouillons) pour lesquels la mise au point de vaccins était « urgente » (Hépatite mais également et principalement Polio).

 

L'hypothèse de Louis Pascal était restée très peu connue car refusée de publication par les revues, ad hoc, traditionnellement sollicitées. Elle ne fut publiée en Australie, qu’en 1991, dans une revue scientifique de l'Université de Wollongong[7] sous le titre « « What happens when science goes bad »[8]. Ensuite elle a été popularisée, par le journaliste d’investigation Tom Curtis dans un article « choc » intitulé « The Origin of AIDS », publié dans le magazine « Rolling Stone »[9] en 1992. Tom Curtis, avait été informé, lui-même de cette hypothèse par un certain Blaine Elswood[10].

 

Hooper est donc parti, de cette hypothèse de Louis Pascal[11], pour ses investigations, ses recherches et autres enquêtes et entrevues qui durèrent près de 10 ans. Il fut assisté sur les plans scientifiques et financiers entre autres, par le Professeur Bill Hamilton[12]. Il publia en 1999 un très gros ouvrage comprenant plus de 800 pages de textes (en 8 titres principaux et 58 chapitres) et 250 pages de notes, de références, de glossaires, de cartes, de lexiques, etc. Suite à la première édition de 1999 une réédition avec des compléments est mise en ligne (PDF)[13] en 2021. Elle ne diffère de l’original que par 2 pages de commentaires élogieux (évidemment) d’environ 18 journaux et par quelques autres détails mais surtout par un postscript plus important comportant de nouveaux compléments d’enquêtes (de 16 pages en 1999 ce postscript était passé à 50 pages en 2000).

 

J’ai lu patiemment ces centaines de pages et j’en ai « indexées » au moins 250 contenant des passages qui me paraissaient particulièrement intéressants. J’ai fait un inventaire de ce cette « indexation » qui totalise environ 65 pages (A4) pour 45 « sujets » abordés (texte anglais de la version PDF et traduction « automatique »).

 

Cet inventaire, devrait constituer la première partie d’une recension du livre de Hooper que j’espère pouvoir rédiger, si Dieu me prête vie[14]. Une deuxième partie devrait suivre qui pourra être considérée comme une espèce de « lexique » classant ces sujets suivant une logique, un ordre qui m’apparaitra comme importante de suivre (Index, glossaire, dates, liens), sous formes, en quelques sortes de tableaux croisés dynamiques…...( !)

Cette logique, pour moi, lecteur lambda, n’est évidemment pas basée sur du factuel scientifique, mais bien sur une impression (que l’actualité semble bien confirmer) de la convergence de certaines pistes cohérentes qui me suffisent à suivre pour avoir la conscience tranquille à propos de la nature de mes convictions, sans aucun conflit d’intérêt, évidemment ….

Hooper relève 27 raisons de valider l’hypothèse de Louis Pascal, avec des nuances mais cependant, sans évidente preuve irréfutable. Il ne relève seulement que 4 arguments de réfutation possible de cette hypothèse (évidemment). Mais l’absence de preuve ne prouvant rien, moi, sans aucune prétention, j’estime que tous les modèles[15] théoriques, « pro ou anti » une thèse quelconque, présentent le point commun de l’adage selon lequel : « Garbage in, garbage out ».

 

Donc en dehors de toute prétention à la « disputatio » je cite, ici, pêlemêle, sans prétention à l’exhaustivité, ce qui a retenu mon attention en tant qu’indice satisfaisant mon opinion « pro-hypothèse OPV/AIDS » :

A – P 847

Bien que n’ayant rien de directement factuel, un motif qui semble indiquer une faille dans l’élaboration d’une éventuelle réfutation résiderait dans l’extrait suivant d’un fait troublant :

« Le fait que des documents de Kprowski relatifs à CHAT aient apparemment été perdus lors d’un déménagement », et « que Kprowski ait donné des versions contradictoires des circonstances de cette perte »

B – Pp 26-29

Où on peut se poser la question de la « concurrence entre Koprowskin, Sabin et Salk[16] »

et les faits que les risques de ces vaccins étaient connus, depuis un certain temps :

« ….le premier vaccin à être adopté pour un usage général en Amérique — en 1955 — fut le vaccin antipoliomyélitique inactivé, ou IPV, développé par Jonas Salk. Cependant, il a été suspendu … suite à un épisode tristement célèbre, « l’incident de Cutter » : [17]…… En juin 1959, la première conférence internationale sur les vaccins vivants contre la polio s’était tenue à Washington DC ……… lors d'une séance de discussion, le professeur Albert Sabin a lancé une accusation dramatique[18] …., selon laquelle au moins un lot du vaccin CHAT[19] de son rival Hilary Koprowski, avait été contaminé par un virus simien non identifié qui n'avait rien à voir avec la polio – mais qui, comme la polio, était cytopathique (il tuait les cellules lorsqu'il était introduit dans une culture de tissus rénaux de singe). La conclusion tacite était claire : un tel virus pourrait également causer des dommages s’il était introduit chez l’être humain ».

C - Pp 171-173

Ce qui semble ruiner l’hypothèse d’africains mangeurs de singes (pygmées), blessés et infectés par ceux-ci, origine de l’épidémie de Sida. Ces « indigènes » étaient depuis des millénaires de culture chasseurs-cueilleurs (« économie de prédation ») et en plus de tradition endogamique.

Le fait que ni le VIH ni le SIDA ne semblent être arrivés dans les Caraïbes ou dans le sud-est des États-Unis avant les années 1970 (même si la traite négrière avait transporté quelque dix millions d'Africains à travers l'Atlantique entre le début du XVIe et le milieu du XIXe siècle) confortait l'hypothèse d'un récent croisement du VIH.

D - Pp 205-206

Ce qui met en évidence que la course aux vaccins mènerait à des dérives pressenties sur le plan éthique. Ces essais étaient déjà sujet à caution très tôt (et pas seulement par des « fake shakers ou des complotistes » de l’époque) sur le plan de la sécurité sanitaire.

« Un autre alarmé par l’initiative de Koprowski était Tom Rivers[20] …. interrogé à l’avance par les autorités de l’État de New York au sujet de la proposition de Koprowski de mener une expérience sur l’homme, il avait apparemment déconseillé cette pratique au motif qu’elle était à la fois contraire à l’éthique et dangereuse. Il a été consterné d'apprendre que le procès avait néanmoins eu lieu. …. Lorsque l’article fondateur de Koprowski sur cette première administration d’OPV a été publié en 1952, plusieurs observateurs ont été intrigués par les sujets testés. Tout au long de l’article, ils étaient simplement appelés « volontaires », et le seul indice permettant de déterminer leur identité était que certains, y compris le tout premier volontaire, avaient dû être vaccinés par sonde gastrique. En fait, les participants étaient – pour reprendre l’argot de l’époque – des « enfants faibles d’esprit », et le volontariat avait été fait par d’autres (leurs parents). Peu de temps après, une note éditoriale du Lancet commentait ironiquement la recherche en ces termes : « L’une des raisons de la richesse de la langue anglaise est que le sens de certains mots change continuellement. Un tel mot est par exemple, « volontaire ». On peut encore lire dans une revue scientifique qu’une expérience a été réalisée avec vingt souris volontaires, et que vingt autres souris se sont portées volontaires comme témoins ».

E - Pp 354-355

Où les conséquences de la vérification de l’hypothèse de Louis Pascal, présenteraient un danger réel pour l’économie occidentale et celle de leurs opérateurs pharmaceutiques (complexe militaro - industriel) et qui, plus est, permettraient « aux leaders Africains de culpabiliser et de faire « chanter » les gouvernements occidentaux ».

Paul Osterriet [21] : . « Si la conclusion de votre livre est que la vaccination CHAT est impliquée dans l’origine du SIDA, alors c’est une bombe à retardement politique. » …. « Sur le principe, je suis d'accord, mais pas sur les détails. Je pense qu'il n'est pas nécessaire que CHAT soit impliqué. Et il n’y a aucune preuve[22] – je veux dire des faits concrets. Le seul bon moyen serait de prouver qu’il y a un virus dans le vaccin CHAT. Tout le reste est une coïncidence et est très dangereux » … ;« Si vous publiez un livre qui montre beaucoup de coïncidences, il fera beaucoup de bruit, il sera fortement attaqué par les scientifiques et il sera utilisé par des politiciens Africains pour soutirer de l'argent aux gouvernements occidentaux et les encouragera dans le très, très mauvais sentiment que leur malheur peut être imputé à nous, et dans le sentiment que tous leurs torts peuvent être résolus par notre argent et non par leurs propres efforts. Je dirais que si vous n’êtes pas sûr à 100 %, ne publiez pas ».

F – P 399

Où on apprend que la fondation Rockefeller, engageait très rapidement ses experts, où qu’ils aient atterris, « victimes » de la Shoas ou de ses prémices[23], recommandés par d’autres experts de la diaspora !!!!

En juin 1940, Koprowski se retrouva à Rio où il croisa un vieil ami de Varsovie qui lui conseilla de postuler à un poste à la branche locale de la Fondation Rockefeller. Le lendemain, il alla rencontrer le directeur et, malgré son anglais assez rudimentaire, fut agréablement surpris lorsqu'on lui proposa un emploi.

 

Ces 6 points, parmi au moins quelques dizaines, d’autres me suffisent à me conforter dans un doute constructif et une opinion positive vis à vis de l’hypothèse OVP/SIDA. Je ne me défends pas de cette position ne devant pas m’affubler du « ni vérification ni falsification » étant comme déjà dit citoyen lambda.

Copernic, Kepler, Galilée se sont eux aussi retrouvés dans une situation où ils ont été mis au ban de la société de l’époque, n’étant pas théologiens. Il en est de même plus récemment de Wegener (météorologue et non géologue) et sa théorie de la « dérive des continents » dont des « géologues-fixistes », professeurs d’Université[24], ont même tenté d’en prouver l’inexactitude jusqu’au moment où la tectonique des plaques a triomphée. Peut-on citer Assange ou c’est commettre un amalgame complotiste, négationniste, révisionniste ?

A suivre : le Pr. Christian Perronne et sa « Vérité sur la maladie de Lyme ».

 

 

[1] Auteur de « The River. A journey to the source of HIV and SIDA ». Edition : Little, Brown and Company - 1999

[2] Auteur de « La vérité sur la maladie de Lyme » Edition : Odile Jacob. 2019 - Nouvelle édition actualisée.

[3] Louis Pascal, (pseudonyme ?), citoyen américain basé à New-York, était un chercheur indépendant et philosophe qui avança, le premier, l’hypothèse, datant de 1987, d’un lien entre la vaccination polio et le Sida.

[4] Le virus de la polio a été identifié dès 1908 par Karl Landsteiner et Erwin Popper, mais l'isolement décisif qui a permis de le cultiver en masse pour fabriquer des vaccins a eu lieu en 1949.

[5] Hilary Koprowski (1916–2013) était un virologue et immunologue polono-américain de renommée mondiale. Son vaccin « CHAT » était administré oralement.

[6] Virologue Belge Directeur, du Laboratoire de recherches médicales de Stanleyville.

[7] Elle était préfacée par le Professeur Brian Martin, sociologue et chercheur australien de renom, qui disait « … Je crois que les idées de Pascal méritent d’être plus largement entendues, car une société libre a besoin d’une diffusion et d’une discussion beaucoup plus libres des idées controversées que ne le permettent les mécanismes sociaux actuels …. »

https://documents.uow.edu.au/ bmartin/dissent/documents/AIDS/Pascal91.html

« Brian Martin présente son travail comme un cas d'étude sur la suppression de la dissidence intellectuelle dans le milieu scientifique ».

[9] Un « pilier » du journalisme politique libéral, la revue Rolling Stones, avait une position forte dans le journalisme d'investigation et l'analyse politique d’orientation gauche libérale très marquée, couvrant des sujets de société comme la corruption, etc., etc. …..

[10] Né en 1948, Elswood était un assistant administratif à l'Université de Californie à San Francisco (UCSF). Dès 1985, il a mis en place des « cliniques de guérilla » pour aider les patients atteints du SIDA à accéder à des traitements non encore disponibles aux États-Unis.

[11] Dorénavant appelée OPV/AIDS (Oral Polio Vaccine / Acquired Immune Deficiency Syndrome)

[12] Bill Hamilton était un biologiste évolutionniste britannique de renommée mondiale, Professeur à l'Université d'Oxford et membre de la Royal Society. Il a contracté, au Congo, une forme sévère de paludisme. Il est décédé en mars 2000, peu avant la conférence cruciale de la Royal Society sur les preuves de la théorie OPV. Il est l’origine d’un « grant » de 2.000€, dont Hooper a pu bénéficier.

[13] https://fr.scribd.com/document/946259534/The-River-PDF

Certains prétendent que cette version a été « trafiquée » par ….. ?????

[14] A près de 85 ans je commence à avoir l’impression qu’Il s’impatiente !

[15] Dont celui repris dans le postscript de 1999 : « Arbre phylogénétique non enraciné, de type « neighbor-joining », présentant les génomes complets des virus de l’immunodéficience des primates »

[16] Les trois vaccins principaux contre la poliomyélite ont été produits par les laboratoires Wistar (pour Hilary Koprowski), Cutter (pour Jonas Salk) et Pfizer (pour Albert Sabin).

[17] Des centaines de personnes vaccinées et leurs contacts étroits ont contracté la polio parce qu’un lot de vaccin avait été incorrectement inactivé.

[18] Il l’avait déjà formulée pour la première fois trois mois plus tôt, dans un article du British Medical Journal.

[19] Qui avait été administré à des centaines de milliers de vaccinés au Congo belge, é

[20] Thomas Milton Rivers virologue et bactériologiste américain, s'est opposé aux méthodes d'Hilary Koprowski principalement pour des raisons d'éthique et de sécurité expérimentale.

[21] Virologue belge qui a joué un rôle central dans les essais cliniques du vaccin oral contre la poliomyélite (CHAT) à la fin des années 1950 au Congo belge.

[22] Cfr. Point A et B, ci-dessus

[23] Cfr « The Transfer Agreement » de Edwin Black

[24] En Belgique, le professeur Fourmarier est resté très longtemps « fixiste ».




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