lundi 6 avril - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

De l’ENA à la complosphère : l’irresistible chute de François Asselineau, le prophète de l’UPR

Il est l'énarque des causes perdues et le prophète des Powerpoints de l'apocalypse. François Asselineau, l'homme qui voit la main de la CIA dans chaque pli d'un drapeau européen, a réussi l'exploit de transformer un CV prestigieux en une pièce de théâtre de boulevard pour complotistes en mal de frissons. Entre ses scores électoraux qui flirtent avec le néant et son trône de papier sur les plateaux les plus rances du Web, portrait d'un "loser éternel" qui prend la France pour sa salle de classe et ses (rares) électeurs pour des imbéciles.

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L'inspecteur des ombres et le mépris en bandoulière

Dans le petit monde de la marge politique, il y a les agitateurs de rue et il y a François Asselineau. Le premier vous crie dessus ; le second vous impose un Powerpoint de quatre heures pour vous démontrer que votre voisin de palier est un agent de la CIA. L'ancien inspecteur général des finances n'est plus seulement un candidat à 1 % : il est devenu le conservateur en chef d'un musée des horreurs complotistes, un énarque qui a troqué le service de l'État pour le service de ses propres délires de grandeur.

Il y a quelque chose de profondément irritant dans la persévérance de l'échec. Asselineau ne se contente pas de perdre ; il perd avec une arrogance professorale, persuadé que si les Français ne votent pas pour lui, c'est uniquement parce qu'ils sont maintenus dans une hypnose collective par les "médias de grand chemin". C'est le drame de l'intelligence dévoyée : celle d'un homme qui utilise son CV prestigieux comme une matraque intellectuelle pour valider les théories les plus fumeuses de la complosphère. Sa suffisance est son armure ; il ne dialogue pas, il instruit des procès en débilité contre quiconque ose poser une question. Pour lui, le monde est une immense salle de classe où il serait le seul maître, distribuant les bonnets d'âne à la Terre entière.

 

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L'homme qui murmurait à l'oreille des diapositives

Entrer dans une conférence d'Asselineau, c'est accepter de s'enfermer dans une faille spatio-temporelle. L'homme ne parle pas, il assène. Sa voix, monocorde et hautaine, possède cette morgue typique de la haute administration qui estime que le peuple est un enfant ignorant à qui il faut apprendre à lire. Il ponctue chaque démonstration d'un "C’est pourtant simple !" ou d'un "Ouvrez les yeux, mes chers compatriotes !", avec ce rictus satisfait de celui qui pense avoir percé le secret des dieux. Il prend un plaisir manifeste à traiter ses interlocuteurs comme des idiots, savourant sa propre supériorité comme on déguste un grand cru dans un bunker.

"Regardez ce timbre, mes chers compatriotes !" s'exclame-t-il souvent, pointant un détail de deux millimètres sur une archive de 1951. Pour lui, la preuve de la trahison nationale ne se trouve pas dans les actes politiques, mais dans les logos et les symboles. Il est capable de déceler un complot atlantiste dans la courbure d'une étoile sur un drapeau européen. C'est le "complotisme de bureau" : une pathologie où l'on est convaincu que le monde est dirigé par des messages codés que seul un diplômé de l'ENA peut décrypter. Cette obsession du détail insignifiant lui permet d'éluder les vraies questions, préférant noyer son auditoire sous un déluge de faits déconnectés de la réalité pour masquer son vide programmatique.

 

Le "petit caporal" de l'UPR et le séisme judiciaire

Mais derrière le vernis du haut fonctionnaire "propre sur lui" se cache un mode de management que ses anciens cadres qualifient de "brutal", voire de "sectaire". En 2020, la citadelle Asselineau a tremblé. Une lettre ouverte de vingt membres du bureau national réclamait sa démission. Le motif ? Des accusations de harcèlement sexuel et moral, étayées par des témoignages décrivant des comportements prédateurs envers de jeunes collaborateurs masculins. On y dépeignait un homme abusant de sa position hiérarchique et de son aura intellectuelle pour assouvir des pulsions bien loin de la rigueur gaullienne qu'il affiche en public.

Sa riposte fut un cas d'école de sa rhétorique habituelle : "C’est une boule puante", un "excellent signe" que le système cherche à l'abattre. Pour Asselineau, une plainte pour agression sexuelle n'est jamais une affaire de mœurs, c'est une opération "barbouzarde" de l'Élysée. En décembre 2024, a bénéficié d'un non-lieu en première instance. Prudence, toutefois : un non-lieu n'est en rien un brevet d'innocence ou une relaxe prononcée après un procès. C'est simplement une décision de procédure signifiant que le juge d'instruction, à ce stade, n'a pas jugé les charges suffisantes pour renvoyer l'affaire devant un tribunal. C'est un "match nul" technique, pas une victoire sur le fond. Le parquet de Paris ne s'y est d'ailleurs pas trompé en faisant appel : pour la justice, le dossier reste une plaie ouverte. Cette affaire a révélé une homophobie latente au sein de son mouvement : alors que le leader est accusé de gestes déplacés envers des hommes, sa base la plus radicale se déchaîne contre le "lobby LGBT" et le "wokisme européen", créant un climat de schizophrénie idéologique où l'on déteste ouvertement ce que l'on est soupçonné de pratiquer dans l'ombre.

 

GPTV : l'antichambre du scandale et de la poutinolâtrie

Banni des plateaux sérieux, Asselineau a trouvé refuge dans les égouts du Web : la plateforme Géopolitique Profonde (GPTV). On se demande encore comment un tel site, véritable décharge à ciel ouvert de la désinformation et de la haine, est encore autorisé à exister. C’est là, dans ce décor de carton-pâte entre deux publicités pour des conserves de survie, des abris anti-atomiques et des placements douteux dans l'or, qu'Asselineau dispose d'un siège attitré. Il y est comme à l'église, disposant de son propre banc marqué à son nom, où il officie chaque semaine devant une assemblée de survivalistes et de paranoïaques.

Le scandale n'est pas seulement dans ses propos, mais dans le lieu même de son sacre. GPTV est l'antichambre de tout ce que la France compte de profils inquiétants et de théories rances. Voir un ancien haut serviteur de l'État s'asseoir avec une telle régularité sur ce trône de l'infamie, flatté par des intervieweurs complaisants qui boivent ses paroles sur la "CIA infiltrée dans nos institutions", est un spectacle qui oscille entre le tragique et le grotesque. C’est là qu’il déploie sa "poutinolâtrie" la plus crasse, recyclant les scripts de Moscou avec un zèle de nouveau converti, assurant que la Russie est le dernier rempart de la civilisation contre un Occident décadent.

 

2025: FREXIT ET RÉVOLTE POPULAIRE EN EUROPE OU SOUMISSION ? | FRANÇOIS  ASSELINEAU | GPTV LA MATINALE

 

L'ombre de la haine et le "de Gaulle" de Wish

Plus grave encore est le sifflet à ultrasons de son antisémitisme. Asselineau est trop énarque pour être condamné, mais il sait parler à l'oreille des complotistes les plus radicaux. En désignant sans cesse des "élites apatrides" ou des "banquiers internationaux" sur GPTV, il offre une grille de lecture où l'ombre du complot juif mondial est l'éternel architecte de la ruine nationale. Il fréquente des plateformes qui servent de passerelles vers les thèses d'Alain Soral, validant par sa seule présence un écosystème de haine. Sa complaisance envers les sphères les plus sombres du Web finit de démasquer l'imposture de l'homme de dossiers.

Parallèlement, il continue de souiller l'héritage du général de Gaulle. Asselineau se rêve en homme du 18 juin, mais il n'est que l'homme du 18 heures sur YouTube. De Gaulle a construit une puissance ; Asselineau n'est que le "de Gaulle" de Wish, une version low-cost qui ne construit que des listes électorales finissant à la poubelle. Il prétend diriger un parti de 25 000 membres, mais il est incapable de mobiliser plus de quelques centaines de fidèles. La réalité est brutale : Asselineau a plus d'abonnés sur ses réseaux sociaux que d'électeurs. Il gère une communauté de voyeurs du complot qui aiment se faire peur avant d'aller se coucher, mais qui ne prennent même plus la peine de voter pour lui, lassés par ce disque rayé qui tourne en boucle depuis vingt ans.

 

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L'illusion du savoir total comme arme de manipulation

Ce qui rend Asselineau réellement nocif, c’est son usage fallacieux de l'érudition. Il noie ses interlocuteurs sous des références historiques pour mieux faire passer ses conclusions les plus absurdes. "Savez-vous ce que disait Walter Hallstein en 1958 ?" demande-t-il avec ce petit rictus suffisant. Si vous l'ignorez, vous êtes disqualifié d'office. Il utilise l'Histoire comme une arme d'intimidation, transformant la discussion politique en un concours de mémorisation dont il est le seul arbitre. Pour lui, prendre les gens pour des idiots est une seconde nature, une manière de s'auto-convaincre qu'il est le seul à détenir les clés du royaume.

Cette posture de "seul sachant" est le ciment de son imposture. Elle lui permet de balayer d'un revers de main les experts, les économistes et ses rivaux, tous dépeints comme des vendus ou des ignorants. "Ils ne lisent pas les traités !" hurle-t-il à longueur de vidéos. Lui les lit, certes, mais il les lit comme un paranoïaque déchiffre une lettre anonyme : il y cherche désespérément des preuves de sa propre importance. Cette dérive a fini par vider l'UPR de toute substance politique pour n'en faire qu'une caisse de résonance pour son ego boursouflé, une chapelle où l'on célèbre le culte d'un homme qui a fini par croire à ses propres mensonges.

 

 

Le naufrage d'une intelligence

François Asselineau est le témoin d'une époque trouble où l'intelligence peut se dévoyer totalement dans la folie des grandeurs. Il est cet énarque qui, faute d'avoir pu diriger le pays, a décidé de le réinventer dans un bocal de paranoïa bureaucratique. Il restera dans l'histoire des "losers éternels" comme celui qui pensait sauver la France avec un stabilo et des graphiques, alors qu'il n'était que le divertissement favori d'une frange de la population qui a renoncé à l'action pour se complaire dans la détestation.

Un conseil : si vous croisez l'une de ses vidéos sur GPTV, coupez le son. Vous éviterez ainsi de découvrir que la CIA a probablement infiltré votre machine à café et que le seul moyen de sauver votre âme est de suivre un homme que même ses anciens lieutenants décrivent désormais comme un naufragé de la raison. Asselineau n'est pas la solution, il est l'un des symptômes les plus grotesques de notre fatigue démocratique, un petit roi sans royaume qui trône sur un fauteuil de studio YouTube en attendant une reconnaissance qui ne viendra jamais.

 

 

Références & bibliographie

  • Articles de presse & enquêtes :
    • Le Monde, "François Asselineau, le candidat du 'Frexit' qui agite la complosphère", dossier politique, 2017-2024.
    • Libération, "Accusations de harcèlement sexuel : le système Asselineau sous tension", enquête, mai 2020.
    • Mediapart, "Les secrets de l'UPR : management brutal et délires paranoïaques", série d'articles, 2021.
    • Conspiracy Watch, "François Asselineau, portrait d'un prophète de la conspiration bureaucratique", analyse, 2023.
  • Rapports & documents juridiques :
    • Arrêt de la Cour d'appel de Paris concernant la procédure pour harcèlement moral et sexuel, mars 2025.
    • Procès-verbaux de l'Inspection générale des Finances (IGF), archives administratives (carrière de F. Asselineau).
  • Analyses géopolitiques & web :
    • Observatoire de la désinformation, "La galaxie GPTV : analyse des réseaux d'influence pro-russes en France", rapport annuel 2025.
    • Camus, Jean-Yves, Les droites nationalistes en France, Éditions du Seuil, 2024 (chapitre sur les mouvements souverainistes marginaux).


53 réactions


  • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 6 avril 13:05

    Magnifique assassinat de cette outre de morgue et de suffisance qui fascine tant de petites cervelles fort bien représentées sur ce site.

    Merci Guiseppe.

    Une anecdote qui prouve l’immense bêtise et l’aveuglement de ce petit « haut fonctionnaire ». Lorsqu’il était le collaborateur direct de Charles Pasqua, ce dernier, histoire d’attirer l’attention de son ancien ami Jacques Chirac, sur le point de se représenter, feignit de vouloir lui-même concourir à l’élection. Il commanda aussi à Asselineau un « programme ». Le bon élève nul en politique s’exécuta et lui pondit un énorme pensum qu’il mit des mois, en bon scribouillard, à rédiger. Et lorsque Pasqua lui apprit que finalement il n’irait pas au charbon, ce qui était évident depuis le début, l’aitre arsouille devint tout rouge et piqua une crise de nerfs. 

    Là où c’est tordant, c’est que, ne se doutant pas qu’en racontant cela il allait passer pour ce qu’il est, à savoir le dindon ridicule de la farce pasquaienne, Asselineau nous a narré cette drôle d’histoire sur le plateau de TV Libertés. 

    Complètement « premier degré », le gros poupon de l’UPR. Et en politique, il faut le dire, un bleu !


    • Bonjour @Christophe Cros Houplon,

      Merci infiniment pour ce complément savoureux. Votre anecdote est une pépite qui illustre à merveille le diagnostic : cet homme possède l’armure de l’énarque, mais il lui manque totalement le « logiciel » politique, ce flair élémentaire qui permet de distinguer une manœuvre de déminage d’une véritable intention de combat.

      C’est d’ailleurs tout le sel du personnage : ce « premier degré » absolu qui confine à l’aveuglement. S’imaginer que Charles Pasqua — le maître des horloges et des coups tordus — allait réellement se lancer dans la bataille avec un pensum de haut fonctionnaire sous le bras, c’est ne rien avoir compris à la psychologie du patron de l’époque. Voir Asselineau s’indigner d’avoir travaillé « pour rien » confirme qu’il n’était, au fond, qu’un greffier égaré dans un nid de faucons.

      Le plus tragique (et le plus drôle, je vous l’accorde) reste sa propension à se mettre lui-même en scène comme le dindon de la farce, persuadé que son sérieux de « bon élève » suffit à lui donner une stature. Merci encore pour ce rappel ; cela confirme que derrière les diapositives et les grands mots, il n’y a jamais eu qu’un éternel « bleu » qui n’a jamais su décoder les règles du jeu qu’il prétend aujourd’hui arbitrer.


    • louisfine 7 avril 07:53

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Que de vaseline


  • juluch juluch 6 avril 13:21

    Je l’avais perdu de vue ce monsieur...

    Je l’avais suivit il y a quelques années et après des discours complotistes comme vous le soulignez....j’ai laissé ce gars à ses délires.


    • Bonjour @juluch,

      C’est tout à fait ça. On est beaucoup à avoir eu cette phase de curiosité au début : ce côté « expert qui décortique les traités » pouvait sembler sérieux, presque rafraîchissant dans un paysage politique souvent superficiel.

      Mais comme vous le dites, le vernis craque vite. Une fois qu’on a compris que chaque explication dévie systématiquement vers le complot mondial et la paranoïa, on réalise qu’on n’est plus dans l’analyse, mais dans le folklore. Le laisser à ses délires est probablement la décision la plus saine à prendre, même si le voir s’enfoncer ainsi avec ses Powerpoints a quelque chose de fascinant, un peu comme un accident au ralenti.


    • Fergus Fergus 6 avril 16:48

      Bonjour, juluch

      Des « discours complotistes » et des bobards, souvent enrobés dans des données chiffrées invérifiables ou basés sur des interprétations erronées ou délibérément tronquées de textes européens.
      Le tout en assénant nombre de numéros d’articles de textes européens pour tout à la fois : tenter de donner une impression de sérieux, et noyer l’attention des auditeurs. 
      J’ai naguère suivi plusieurs « conférences » d’Asselineau pour me faire une idée, et je n’ai pas été déçu. Après avoir rédigé cet article en 2014, Euro-régions : le mensonge récurrent de l’UPR, j’ai définitivement arrêté de m’intéresser aux délires de ce mégalomane. 


    • Fergus Fergus 6 avril 16:49

      Bonjour, Giuseppe

      Merci à vous pour cet excellent article !


    • Bonjour @Fergus,

      Je vous remercie pour votre appréciation qui me touche. Nous avons des avis divergents sur de nombreux sujets et, malgré tout, nos échanges sont toujours courtois et intéressants. Vous incarnez, avec d’autres auteurs (qui se font de plus en plus rares), la « digue de la raison » sur ce site où une poignée d’individus font régner la terreur et le chaos dans les fils des commentaires. Une minorité agissante et bruyante qui ne supporte pas la moindre critique, même documentée par des faits.

      Je suis un fidèle lecteur de vos articles, dont j’apprécie la rigueur et l’honnêteté intellectuelle. J’ai banni définitivement vingt-quatre lecteurs de mes articles. Ceux ont été les plus virulents : insultes, harcèlement, menaces de mort, antisémitisme, homophobie, etc. Vous comprendrez, je l’espère, la raison pour laquelle je ne commente jamais les articles des autres auteurs. Je le regrette vivement, Croyez-moi. 


    • Gasty Gasty 7 avril 12:19

      Bonjour, Giuseppe

      Merci à vous pour ce pitoyable article insultant, j’admire votre suffisance !


  • Enki Enki 6 avril 13:26

    Il faut quand même remettre l’église au milieu du village.

    Parallèlement, il continue de souiller l’héritage du général de Gaulle. 

    C’est l’inverse.

    Asselineau est un indépendantiste, comme de Gaulle. Ce sont les politiques de droite et de gauche qui ont dilapidé toute la souveraineté gaullienne construite.

    Puisque vous avez un tempérament de soumis comme ces politichiens : c’est vous qui souillez avec votre article qui sert à ça, la volonté gaullienne du Frexit en recouvrant Asselineau de boue et d’insultes.

    Rien que du logique.


    • @Enki

      Merci pour ce moment de bravoure. On reconnaît immédiatement le style de l’école du loser Asselineau : cette agressivité un peu fébrile qui tente de compenser un vide électoral abyssal par des majuscules et des insultes de cour d’école.

      Comparer de Gaulle — l’homme qui a bâti une puissance nucléaire, industrielle et constitutionnelle — à un conférencier YouTube qui traque des complots dans la dentelure des timbres-poste, c’est plus qu’un contresens, c’est une profanation. De Gaulle agissait sur le réel et rassemblait les Français ; votre mentor, lui, se contente de diviser une poignée de convaincus autour de diaporamas interminables.

      Quant à votre obsession de la « soumission », elle est savoureuse. Entre celui qui garde son esprit critique et celui qui boit les paroles d’un « gourou » dont le seul exploit en vingt ans est de n’avoir jamais convaincu plus de 1 % de ses concitoyens, le diagnostic de servitude me semble assez clair. La souveraineté ne se regagne pas avec des « politichiens » de salon, mais par les urnes. Et de ce côté-là, le verdict est sans appel depuis deux décennies.

      Allez, remettez donc votre église au milieu du village, mais n’oubliez pas d’en sortir de temps en temps : le monde réel est bien plus vaste qu’un fichier PowerPoint.

      Rien que du logique, effectivement.


    • Enki Enki 6 avril 14:24

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Vous faites confusion, - voulue -, entre fond et forme.

      Les scores électoraux d’Asselineau sont en effet ridicules, pour différentes raisons, je suppose : ostracisme du mainstream contre lui, manque de charisme de sa part, Français résignés après toute la destruction faite par les boumeurs, autres raisons...

      Mais cela ne change rien au fond. De Gaulle a laissé un pays aux équipements publics les plus avancés d’Europe, voire du monde ; qui était deuxième puissance mondiale, en pleine souveraineté, que la droite et la gauche ont complètement dilapidés. On ne peu pas dire les choses autrement. Asselineau explique que sans pédales, ni boite de vitesse, ni volant, la France ne peut rien faire pour ses habitants. Ce n’est pas le premier qui se prend toutes les bouches folles contre lui pour dire une vérité, que même une enfant pourrait comprendre.


    • @Enki

      On appréciera l’effort de distinction entre le fond et la forme, mais votre métaphore automobile se retourne contre vous. Dire que la France manque de « volant » ou de « pédales » est une chose ; prétendre être le seul mécanicien capable de la réparer en est une autre, surtout quand on n’a jamais réussi à faire démarrer sa propre tondeuse à gazon électorale en vingt ans.

      Le drame de votre « vérité que même un enfant pourrait comprendre », c’est qu’elle reste bloquée au stade du constat paranoïaque. De Gaulle n’a pas rendu la France souveraine en expliquant aux Français qu’ils étaient des « soumis » ou en pleurnichant sur l’ostracisme du « mainstream » de l’époque, qui ne lui faisait pourtant aucun cadeau. Il a construit des alliances, une armée et une économie. Asselineau, lui, construit des diaporamas.

      Invoquer l’héritage gaullien pour justifier un score de 1 % relève d’une gymnastique mentale assez fascinante. Si le message ne passe pas, ce n’est pas parce que les Français sont « résignés » ou « boumeurs », c’est peut-être simplement parce que le messager est inaudible, enfermé dans une posture de professeur méprisant qui traite ses (rares) électeurs potentiels d’analphabètes politiques.

      On ne sauve pas un pays avec des regrets et des archives de l’an 40. La souveraineté est un muscle qui s’exerce, pas un vieux souvenir qu’on lustre chaque semaine sur GPTV en attendant un miracle qui ne viendra jamais.

      Rien que du logique, là encore.


    • Enki Enki 6 avril 15:01

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Dire que la France manque de « volant » ou de « pédales » est une chose ; prétendre être le seul mécanicien capable de la réparer en est une autre, surtout quand on n’a jamais réussi à faire démarrer sa propre tondeuse à gazon électorale en vingt ans.

      Asselineau ne sera certainement pas le mécanicien qui remontera la capacité française à décider de son destin. Je ne fais que vous le confirmer. Oui, c’est vrai.

      Mais êtes-vous encore capable de comprendre ce problème qu’il soulève : nous ne sommes plus maîtres de nos décisions dans notre pays et notre démocratie est vaine ? Ou bien chérissez-vous tellement votre soumission à d’autres instances qui décident pour notre pays (UE, OTAN, Tasunis, pour ce qui est certain) que vous ne voulez plus le droit des français à leur démocratie ?


    • @Enki

      On va arrêter là les frais sur l’analyse psychologique de comptoir. Vos attaques personnelles répétées et vos procès en « soumission » contreviennent sérieusement à la charte de bonne conduite d’AgoraVox. La patience a ses limites, même face à la dévotion militante.

      Sur le fond, puisque vous insistez : personne ne conteste les enjeux de souveraineté ou les transferts de compétences vers l’UE ou l’OTAN. Ce que vous ne semblez pas capable de concevoir, c’est qu’on peut parfaitement identifier ces problèmes sans pour autant adhérer aux solutions fantaisistes et au narratif paranoïaque de votre mentor. Croire qu’il n’existe qu’une seule chapelle pour penser la France est précisément le signe d’un enfermement intellectuel.

      La plupart des électeurs disposent de leurs facultés mentales et de leur libre-arbitre ; ils n’ont pas besoin qu’un « sachant » vienne leur expliquer qu’ils sont des esclaves parce qu’ils ne votent pas pour un candidat à 1 %. La démocratie, c’est aussi accepter que votre vérité n’est pas celle du pays, et que le mépris des électeurs est la plus sûre voie vers l’insignifiance.

      Restons-en là. Le débat d’idées est le bienvenu, l’insulte déguisée en leçon de morale ne l’est plus.


    • Enki Enki 6 avril 15:49

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Vous déchargez toute votre mépris et votre médisance contre Asselineau dans le texte, mais quand on vous pique là où ça fait mal : ah, ça ne marche plus, il faut arrêter, c’est trop douloureux.
      Le système politico-médiatique vomit Asselineau pour se préserver, sans être utile au pays qui n’a plus de moyen se conduire, et vous applaudissez à ce spectacle en retournant le pouce :« ouh ! Le louseur ! » Asselineau est faible et sans charisme, mais n’est pas un somnambule, comme vous.


    • @Enki

      Qu’est-ce que vous n’avez pas compris dans la conclusion de mon dernier commentaire : « Restons-en là. Le débat d’idées est le bienvenu, l’insulte déguisée en leçon de morale ne l’est plus »  ?

      La séance est levée.


    • Enki Enki 7 avril 01:11

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Ce n’est pas avec un pamphlet qu’on invite au débat d’idées : il faut être conséquent Giuseppe, en regardant ce que vous faites avant de vous en prendre aux autres..
      Le souverainisme est un vrai sujet de débat d’idées, c’est la raison même de l’engagement politique d’Asselineau après l’héritage laissé et détruit de Charles de Gaulle. Mais nulle part dans votre pamphlet vous n’en avez parlé, comme si vous étiez le seul à ne pas le savoir. Et quand je vous en parle, vous bottez en touche.
      Vous avez plus de plaisir à la calomnie, à vous laisser emporter par votre style toujours tourné vers l’hyperbole, qu’au débat d’idées et à la confrontation d’arguments.


  • mursili mursili 6 avril 17:59

    D’accord, vous avez de la verve, tout le talent rhétorique et sophistique d’un « spin doctor » pour démolir Asselineau. Bravo pour l’exercice de style !

    Cependant, ne serait-il pas plus utile et constructif d’utiliser ce forum pour discuter des idées, comme par exemple, de la nécessité ou non pour la France de rester dans l’Union Européenne, de la raison d’être de l’OTAN, ou encore de l’Euro ? 

    Vous connaissez la citation attribuée généralement à Eleanor Roosevelt :

    Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des événements ; les petits esprits discutent des gens.

    Bon. Par ailleurs, vous nous dites aussi ceci :

    Banni des plateaux sérieux, Asselineau a trouvé refuge dans les égouts du Web : la plateforme Géopolitique Profonde (GPTV).

    Moi, je me demande quels sont ces plateaux sérieux et qui détient le pouvoir de bannissement ? Au hasard, les larbins de Bolloré, Drahi, Arnaud, Bouygues, etc. ?

    Vous continuez ainsi : 

    On se demande encore comment un tel site, véritable décharge à ciel ouvert de la désinformation et de la haine, est encore autorisé à exister.

    Et là, je suis inquiet. Vous approuvez cette nouvelle tendance liberticide qui se développe maintenant en France et dans l’UE. Retour de la censure, voire même des lettres de cachet et de l’arbitraire kafkaïen, dans le cas de Jacques Baud et de Xavier Moreau, ou encore de Novikova et de ses amis. Même des conservateurs américains attachés au 1er amendement de leur constitution peuvent être choqués par cela. Il est vrai que l’Ubu Trump porte lui aussi gravement atteinte à ces beaux principes de liberté d’expression.

    En ce qui me concerne, j’apprécie les analyses d’Asselineau sans prendre forcément tout ce qu’il dit comme parole d’évangile. Par exemple, vous l’accusez d’antisémitisme. Il me semble qu’il est au contraire très prudent et mesuré dans sa critique de la politique israélienne.

    Je connais ses défauts : sa manie de vouloir faire de la pédagogie jusqu’à étaler inutilement une érudition qui ne m’impressionne pas, sa vanité et son incapacité à admettre dans son entourage toute personne susceptible de lui faire de l’ombre, ce qui fait qu’il est le seul orateur de son « parti ».

    Je ne crois pas du tout à ses chances de devenir un jour président de la république et encore moins à son destin d’homme providentiel qui dans la lignée d’une Jeanne d’Arc ou d’un Charles De Gaulle viendrait sauver la France.  

    En revanche, je crois qu’il fait largement le poids face aux pales figures actuelles du personnel politique. 


    • Bonsoir @mursili,

      Merci pour votre retour, qui a le mérite de l’élégance et de la hauteur de vue. Je reçois le compliment sur la verve, même si je vous détromperai sur la « sophistique » : mon but n’est pas de travestir la vérité, mais de déshabiller une imposture qui se pare de vertus gaulliennes.

      Sur la citation d’Eleanor Roosevelt, elle est imparable, mais permettez-moi une nuance : pour que les idées soient discutées sainement, encore faut-il que ceux qui les portent soient crédibles. On ne peut pas séparer l’architecte de son plan quand celui-ci prétend diriger la cité. Discuter du Frexit ou de l’OTAN est une nécessité démocratique, je vous l’accorde volontiers, mais le faire sous l’égide d’un homme qui transforme chaque analyse en un jeu de piste paranoïaque dessert la cause même de la souveraineté.

      Concernant les « plateaux sérieux », mon propos ne vise pas à sacraliser les grands groupes de presse que vous citez (dont les biais sont connus), mais à souligner une dérive. Il y a une différence fondamentale entre la ligne éditoriale d’un grand média, aussi discutable soit-elle, et des plateformes qui s’affranchissent totalement de la déontologie et de la loi.

      C’est là que nos avis divergent : vous y voyez une « tendance liberticide », j’y vois une question de salubrité publique. La liberté d’expression n’est pas le droit à la diffamation, à l’antisémitisme, à l’homophobie ou à l’incitation à la haine, qui sont des délits prévus par le Code pénal, et non des opinions. Souhaiter que la loi s’applique à des sites comme GPTV n’est pas appeler à la censure arbitraire, c’est demander que l’espace numérique ne soit pas une zone de non-droit où l’on peut tout déverser sous prétexte de « dissidence ».


    • mursili mursili 6 avril 21:25

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Bonsoir Giuseppe,

      Vous savez que nous pouvons discuter de sujets non politiques en toute sérénité et que vous avez réussi à captiver mon attention sur des sujets d’histoire souvent très intéressants.

      Alors je vais vous répondre en toute sérénité sur les sujets qui fâchent : Si des délits sont commis sur GPTV — au hasard, propos antisémites, racistes ou homophobes — il ne fait aucun doute qu’ils seront rapidement dénoncés et que la Justice sera appelée à faire son travail. C’est d’ailleurs ce qui se passe généralement. Pour ne pas alourdir la discussion je ne m’étendrai pas sur l’influence du politique sur cette même Justice.

      À ma connaissance GPTV n’a pas encore fait l’objet de poursuites judiciaires à cause de ce genre de délits. Je peux comprendre que les propos tenus sur cette chaîne vous déplaisent parce que venant d’un bord diamétralement opposé au vôtre mais interdire cette chaîne de façon préventive représenterait incontestablement une forme de censure, en contradiction flagrante avec la liberté d’expression que l’on prétend défendre.
      À cette égard, je ne vous cacherai pas que la loi dite Yadan qui confond antisionisme et antisémitisme que le gouvernement voudrait faire passer est selon moi totalement inacceptable et devra être combattue si elle passe.

      Des personnalités juives antisionistes comme Olivia Zemor ou Pierre Stambul ont déjà subi la violence d’extrémistes sionistes. Il serait lamentable que ces personnalités soient condamnées pour avoir critiqué Israël tandis que les nervis du Betar et de la LDJ pourraient continuer à exercer leurs violences en toute impunité. 


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 mai 13:43

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Merci pour cet article. J’ai déjà apporté ma contribution, dans un autre style, pour dénoncer les forfaitures de cet Asselineau. Je renvoie le lecteur à mon long article intitulé « La vérité sur l’UPR ». https://blogs.mediapart.fr/jean-dugenet/blog/080624/la-verite-sur-lupr

      Mais tout cela est censuré sur AgoraVox.

      Pour faire plus court, je rappelle un autre article intitulé « Un délire d’Asselineau ». https://blogs.mediapart.fr/jean-dugenet/blog/301024/un-delire-dasseline

      Sans aucunement manier l’insulte j’y apporte la preuve qu"Asselineau délire complètement.

      J’examine ce qu’il dit dans une video datée de fin 2024 et intitulée « Un cas concret de sabotage diplomatique ». Voici quelques extraits :

      "à la fin janvier, probablement que la guerre en Ukraine sera terminée et à l’initiative des américains. Et nous, on aura l’air de quoi ? (...) en ce moment, sur le terrain, la situation militaire ukrainienne est en train de tourner à la débâcle. Ce n’est pas moi qui le dis. Il suffit de regarder la presse. Notamment dans le Donbass. (...) les armées russes sont en train de gagner du terrain de plus en plus dans le Donbass. On est au bord, au moment même où je parle, on est ... Certains prédisent même un effondrement rapide maintenant de l’armée ukrainienne. (...) vous l’avez vu, il y a quelques jours, Vladimir Poutine a réussi un triomphe planétaire diplomatique avec l’immense succès de la réunion des BRICS à Kazan (15mn 54s)."

      (...) vous l’avez vu, il y a quelques jours, Vladimir Poutine a réussi un triomphe planétaire diplomatique avec l’immense succès de la réunion des BRICS à Kazan (15mn 54s)"


  • ahtupic ahtupic 6 avril 18:27

    Tiens je viens de tomber sur une interview d’Asselineau.

    Vraiment intéressante. On y parle de Trump.

     smiley

    https://youtu.be/YaTbHHl7KmI?si=M5z0QYsdttAsgtga


    • Doume65 8 avril 00:18

      @ahtupic
      Ah, voilà enfin quelque chose d’un peu intéressant.
      Cet article pénible, bourré d’adjectifs pompeux (n’est-ce pas la marque du grand Guiseppe ?), renfermant nombre d’accusation sans jamais nous livrer le moindre fait précis, m’a particulièrement fatigué.
      Le pompon étant :
      "On se demande encore comment un tel site, véritable décharge à ciel ouvert de la désinformation et de la haine, est encore autorisé à exister.« 
      Car si la transpiration de la haine doit être la mesure de ce qui impose une censure, alors Guiseppe (et ses procès staliniens) aurait dû être viré d’Agoravox depuis belle lurette.

      Au fait, Guiseppe, arrêtez de dire »on" quand vous parlez de vous seul. Merci de ne pas inclure l’humanité dans vos diatribes.


  • La Bête du Gévaudan 6 avril 22:50

    Je regrette la dérive d’Asselineau... ses analyses sur la charpente de l’UE et de l’Euro étaient intéressantes... même s’il avait déjà un biais unique d’explication « CIA ». Il avait du mal à comprendre que l’européisme n’est pas une création des services d’influence américains mais une idéologie endogène aux Européens eux-mêmes. C’est donc sur ce terrain culturel qu’il faut se battre, et non sur le terrain des hypothétiques complots. Il n’a pas non plus approfondi ses analyses économiques. 

    Néanmoins, je suis contre la construction européiste, et donc Asselineau m’est longtemps resté sympathique même si je n’écoutais plus tellement ses conférences... 

    Mais, pour diverses raisons, le Frexit est passé de mode politique... alors la dérive a vraiment commencé... il a commencé par faire des conférences un peu touche-à-tout... et cela s’est accéléré après le 7 octobre. Et encore dernièrement avec la guerre en Iran. Le type a vrillé en mode « antisioniste ». Il va finir par défiler avec un keffieh en gueulant « mort aux sionistes ». C’est un peu pathétique. Il me fait songer à d’autres esprits brillants qui ont dérivé un peu trop loin. 


    • La Bête du Gévaudan 6 avril 23:08

      L’autre problème d’Asselineau et de beaucoup de politiciens réside dans le fait qu’ils sont, en réalité, bien plus intéressés par l’état français que par la France elle-même ! 

      Quand ils causent « d’indépendance nationale », ils causent surtout de sauver l’appareil d’état français dont ils espèrent un jour prendre le contrôle.

      C’est pour cela qu’ils se moquent de la question identitaire... pour eux la France peut bien devenir un empire colonial intérieur voire un émirat marxiste, quelle différence ? C’est toujours un état, avec ses ministères, son fisc, sa bombe atomique et des bureaux dorés. Ils pourront aller faire des beaux discours moralisateurs « façon Villepin » et parader dans les cénacles internationaux. 

      C’est là que réside la grosse hypocrisie de beaucoup de souverainistes et socialo-tiersmondistes en tous genres. 

      L’état français est un « beau joujou » pour un politicien... un peu comme une belle voiture pour un amateur de grosses cylindrées... chacun d’entre-eux rêve de prendre le volant du bolide ! ... Mais quand à la France elle-même, ils s’en moquent ! 

      Alors que du point-de-vue du citoyen, la question est fort différente. Que m’importe l’indépendance du Frankistan ? Ce que je veux c’est préserver une cité politique, quelle qu’elle soit, où les moeurs occidentales et le régime libéral règneront. Mon indépendantisme est là. Le Frankistan ne m’intéresse pas plus que l’Europistan.


    • Doume65 8 avril 00:21

      @La Bête du Gévaudan
      Et du coup, tu attends quoi ? Tu nous fais un p’tit programme en quelques points ?
      Au plaisir de lire ta réponse.


    • La Bête du Gévaudan 8 avril 17:36

      @Doume65

      il me semble que ma critique est claire : il y a des politiciens qui se drapent dans « l’indépendance nationale » pour camoufler le fait qu’ils rêvent surtout de récupérer l’état français... 

      de même qu’il existe des politiciens locaux qui vous parlent de « l’autonomie locale » non dans le but de favoriser l’efficacité de la gestion publique mais dans l’espoir d’obtenir plus de pouvoir à leur échelon... 

      la même chose se produit au plan supranational, où les pontes de ces organisations vous parlent de « la paix dans le monde » pour justifier le renforcement de leur propre échelon de pouvoir... 

      Je fais remarquer que, du point-de-vue du citoyen, tout cela est un peu égal... 

      Or, la politique a pour but de garantir les intérêts du citoyen (à commencer par sa personne, sa liberté et sa propriété). Et non de servir telle ou telle chimère à tel ou tel échelon de l’appareil de gouvernement. 

      Bref... le but d’une éventuelle indépendance nationale est de servir les intérêts des Français et non de se faire plaisir à la tête d’un état français indépendant. Et il me semble qu’Asselineau a perdu ceci de vue. 


    • La Bête du Gévaudan 8 avril 17:49

      @Doume65

      ceci me fait songer aux gens qui vous assurent leurs grands dieux que la royauté c’est l’oppression et la république c’est la liberté... alors que rien ne le démontre... il peut exister de la liberté et de l’oppression dans l’un et l’autre système... il ne suffit donc pas de militer pour la royauté ou la république, mais de démontrer en quoi l’un ou l’autre système servirait mieux la liberté. 

      de même, être dans l’UE ou hors de l’UE n’a guère de sens en soi... si c’est pour faire un « bruxellistan franco-français » ou pour édifier un « émirat marxiste frankistanais autonome »... l’indépendance nationale doit porter vers un objectif, et je reproche à Asselineau d’avoir perdu cela de vue. 

      Asselineau insiste à juste titre sur l’importance d’unifier le mouvement indépendantiste français... mais lui-même le divise en se laissant dériver dans des opinions clivantes. D’une manière générale, je pense qu’on ne fait pas d’indépendance nationale sans mouvement national. Donc, tous les énergumènes à la Villepin, Mélenchon ou Asselineau sont disqualifiés : on ne fait pas l’indépendance nationale contre la nation. Ils refusent d’assumer cela, et ne sont que des donzelles prétentieuses qui se pomponnent de tiers-mondisme pour faire oublier leur absence de nationalisme. Un état sans nation ? Quelle foutaise !

      j’espère exprimer mon point-de-vue avec clarté. 


    • La Bête du Gévaudan 8 avril 17:51

      @Doume65

      bref... pour sythétiser, je leur reproche d’être plus attachés à « l’indépendance étatique » qu’à « l’indépendance nationale »... 

      voilà... c’est dit plus clairement.


    • Doume65 8 avril 19:10

      @La Bête du Gévaudan
      Oui, après tout ce verbiage, c’est enfin simple et clair. Cela dit, ça ne répond pas à ma question que je vais exprimer du coup un peu différemment :
      « Comment obtenir une indépendance nationale ? »
      Et j’ajoute :
      « En quoi les propositions d’Asselineu n’y répondent pas ? »


    • La Bête du Gévaudan 12 avril 20:08

      @Doume65

      je vous en prie... on fait ce qu’on peut pour synthétiser quelque chose... 

      Asselineau réduit la question de l’indépendance à des histoires de centrales nucléaires, de monnaie et de sécurité sociale... on s’en fiche en réalité ! On peut avoir des centrales nucléaires, des services fiscaux et des assurances santé dans n’importe quel périmètre administratif. 

      Asselineau manque probablement de culture juridique et politique : il ignore que la nation précède l’état.

      C’est comme dans une histoire d’amour : il en est à négocier le contrat de mariage alors qu’on n’a pas encore décidé de vivre ensemble ! 

      La solution « souverainiste » a du sens quand la nation est déjà formée, déterminée et n’a plus qu’à se constituer étatiquement. Mais aujourd’hui, la question est d’abord nationale avant que d’être étatique. 

      L’indépendance sera la conséquence et non la cause du renouveau français. Le combat est d’abord identitaire et culturel.

      Les Français se battront pour avoir un pays à eux et non pour former une sorte de Frankistan au sein duquel il se feront traiter de « racistes systémiques » par des hauts-fonctionnaires. 


    • Doume65 13 avril 17:15

      @La Bête du Gévaudan

      Je commence à piger vaguement, seulement vous faites comme le Guiseppe : vous assénez un tas de truc sur Asselineau qui ne sont que votre ressenti, qui ne correspondent qu’à votre propre réalité. Deux exemples rapides :
      « Asselineau réduit la question de l’indépendance à des histoires de centrales nucléaires, de monnaie et de sécurité sociale... »
      « Asselineau manque probablement de culture juridique et politique »

      ... et vous ne proposez toujours rien !


  • ahtupic ahtupic 6 avril 23:41

    Pendant que l’on nous distrait avec tous ces faux problèmes crées par le système, homophobie, élections, islamophobie, antisémitisme, l’état profond avance ses pions.

    Nous sommes déjà dans une dictature bien avancée qui va être complète avant la fin de cette année.

    Ah, c’est complotiste de dire cela mais les complotistes ont TOUJOURS eu raison et ceux qui les dénigrent sont les mougeons qui ne veulent pas voir. Mais ils vont le sentir bientôt.

    Voici le discours parfait d’un député européen allemand qui va bien sur être classé de complotiste. Professor Dr Richard Werner, Plandémie, pédo-criminalité, etc

    https://youtu.be/BpwuUf5ykqI?si=Av8OgxtcOjvMiDzB


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 7 avril 10:46

      @ahtupic

      L’homophobie, l’antisémitisme et l’islamophobie de faux problèmes ? C’est quoi l’adresse de votre dealer ?

      Ah le monde parallèle des complotocards ...

      Vous avez des nouvelles des milliers gosses prisonniers des tunnels de New York que Trump était censé délivrer ? De la dépopulation de la planète grâce au COVID ? Des pizzas de la banlieue de Washington ?

      Pas trop raplapla, votre cervelle, à trop avoir reçu cette nuit de chemtrails ?


    • ahtupic ahtupic 7 avril 12:37

      @Christophe Cros Couillon
      Tiens, tiens, vous m’avez interdit sur vos articles de merde et vous venez lire mes commentaires ?  smiley
      J’espère que vous avez apprécié la vidéo du Pr Werner (attention pas Von Braun, l’ancien nazi).
      Vous avez des nouvelles des milliers gosses prisonniers des tunnels de New York que Trump était censé délivrer
      Ah là vous m’apprenez des choses. Vous avez vu ça où ? Envoyez moi un lien afin que je me distrais un peu !
      Eh oui, le diner du CRIF est déductible à 66% (Bizarre, ils auraient pu mettre 66.6) des impôts, 800€ d’après Eric F. 
      J’espère que vous en profitez.
      C’esr bien que vous publiiez des articles de diversion sur AV afin de détourner l’attention des gens éveillés. Mais malheureusement pour vous, ca n’a pas l’air de faire un tabac/.


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 7 avril 18:33

      @ahtupic
      Ca ne fait tellement pas un tabac que mon article sur Douguine caracole en tête depuis trois jours. Sauf dans votre univers parallèle.
      Bravo pour le jeu de mots sur mon nom de famille, ça sent la petite cervelle vexée, tout ça.


    • ahtupic ahtupic 7 avril 19:08

      @Christophe Gros Arpion
      Dommage, j’aurais pu illustrer votre article. Tant pis pour vous  smiley
      https://www.youtube.com/watch?v=16y1AkoZkmQ


    • ahtupic ahtupic 7 avril 19:34

      @Christophe Gros Morpion
      votre univers parallèle.

      Tiens vous voilà dans la physique quantique et les multivers.
      Le votre est à coup sur « l’univers des menteurs »  smiley


    • ahtupic ahtupic 7 avril 22:15

      @Christophe Cros Houplon
      Moralité : l’intelligence de l’IA est proprement artificielle

      Exactement comme la votre  smiley


  • LeMerou 7 avril 06:56

    @Guiseppe di Bella di Santa Sofia 

    Bonjour, 

    Bien que je n’ai aucune accointance avec la personne une question

    Et s’il était dans le vrai ? 

    Evoquer ses « errances politiques complotistes » et le critiquer est une chose aisée au vu de la doxa générale, mais l’homme est constant dans son attitude par rapports à tout ses comparses de la « foire politique » qui nous à conduit là, ou nous en sommes.

    Alors ?


  • Mustik 7 avril 10:25

    Avec tout ce qui s’écrit sur M.Asselineau, je ne sais plus quoi penser. Je n’ai pas cherché la clef de la vérité de ce côté-ci... Cependant, il y a assez de Partis organisés pour exercer un choix électoral !

    Rappel ( pour rassurer les uns et couper l’herbe s/s les pieds des autres)  :

    en 1981, on disait du Programme Commun de la Gauche que ses dirigeants, excepté Defferre et La Mitte, n’avaient jamais exercé dans un gouvernement


    • Doume65 8 avril 00:41

      @Mustik
      « Avec tout ce qui s’écrit sur M.Asselineau »
      En l’occurrence, Guiseppe n’a rien écrit sur Asselineau vu qu’il n’a fourni aucun fait précis. Il a commis un beau procès digne de Staline. Comment qui que ce soit peut répondre à ce genre d’accusation :
      "Entrer dans une conférence d’Asselineau, c’est accepter de s’enfermer dans une faille spatio-temporelle. L’homme ne parle pas, il assène. Sa voix, monocorde et hautaine, possède cette morgue typique de la haute administration qui estime que le peuple est un enfant ignorant à qui il faut apprendre à lire"
      Tout l’article est comme ça. C’est ronflant, plein d’emphase et d’adjectifs outranciers, mais ça ne dit absolument rien.
      Pour se faire une idée sur le personnage d’Asselineau, le plus simple serait peut-être d’aller écouter une de ses vidéos, et non un de ses contempteurs acharnés somme ici ou un de ses thuriféraires ébahis.


  • Eric F Eric F 7 avril 19:42

    Bonjour Giuseppe, 

    Vous avez du prendre un malin plaisir à écrire cet article pour égratigner un ’’référent’’ fort en vogue sur le présent site et plus largement dans le courant dit ’’anti-système’’. 

    Certaines de ses critiques tant sur l’hégémonisme Etasunien, sur l’influence du milieu affairiste international, ou sur l’emprise croissante de l’Union européenne sur les par rapport aux états sont néanmoins fondées.
    Le problème est qu’il enrobe ça de focalisations sur des supposées menées occultes, et que ses prédictions sont souvent démenties par les faits, comme l’effondrement de l’euro qu’il annonce depuis vingt ans. 
    On a aussi l’impression qu’ayant été ostracisé dans les grands média, il s’est reporté sur des sites de contre-information dont il est devenue la coqueluche, et il s’est peu un peu imprégné du complotisme polymorphe ambiant (d’autres que lui sont aussi passés « dans la dissidence » après avoir été bannis des plateaux ou institutions). De Villiers, Philippot, Dupont Aignan glissent dans ce sens. 

    Et justement cela pose le problème de manque de vraie pluralisme de l’info (même si Cnews s’éloigne du discours obligé, pour un positionnement réactionnaire). Des thèmes comme l’élargissement de l’UE, les énergies renouvelables, le libéralisme mondialisé, le bloc occidental phare de la démocratie, etc. sont des « exercices imposés » dans l’information mainstream. La contestation de ces thématiques se retrouvent donc dans les catacombes de l’info.


    • ahtupic ahtupic 7 avril 21:05

      @Eric F
      Bien que je t« égratigne souvent, je te plusse car je ne suis pas sectaire même si je sois »COMPLOTISTE" smiley


    • ahtupic ahtupic 7 avril 21:06

      @ahtupic
      ’suis"
      Au cas le Glandu passe  smiley)


    • Doume65 8 avril 01:02

      @Eric F
      « ses prédictions sont souvent démenties par les faits, comme l’effondrement de l’euro qu’il annonce depuis vingt ans. »
      Y’en a des rigolos qui à une époque pariaient sur la chute de Rome. smiley

      "On a aussi l’impression qu’ayant été ostracisé dans les grands média, il s’est reporté sur des sites de contre-information dont il est devenue la coqueluche«  

      Ceci est malheureusement vrai. La sortie de l’UE devrait être dans les programmes de gauche, vu que cette institution est la déification du néolibéralisme (libéralisme du marché, de la finance, dérégulation, désindustrialisation). De plus, elle a démontré ses dernières années qu’elle apportait plus la guerre que la paix (aussi bien en interne qu’en externe), que la démocratie était une chose ancienne (une fonctionnaire reconduite dans ses fonctions alors qu’elle avait passé des contrats de plusieurs dizaine de milliards par e-mail qu’elle avait détruit ensuite ; des personnes »sanctionnées", en fait tuées socialement sans procès ; les résultats des trop rares consultations du peuple ignorées...) et qui au lieu de la prospérité a amené la concurrence acharnée au sein de l’UE. Malheureusement, seules de rares personnalités de gauche, comme Kuzmanovic (bientôt disqualifié par Guiseppe ?) l’ont compris et le Frexit a été récupéré par le droite.


  • ahtupic ahtupic 7 avril 21:33

    Et voici Asselineau. Beaucoup plus interessant que cet article 

    https://youtu.be/0ChyyWTyurM?si=9XqW5ftdK17CYD0v


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