vendredi 11 septembre - par Parrhesia

De la Participation du général de Gaulle à la dictature technologique en gestation

« Nous sommes foutus » est progressivement devenu, presque à notre insu, l’expression lapidaire d’une synthèse analytique rationnelle et sérieuse de notre situation politique, socio-économique, technologique et diplomatique.

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C’est nouveau !

L’expression « Nous sommes foutus » n’est plus ce cri du cœur spontané, populaire et un peu confus que nous avons connu.

« Nous sommes foutus » est progressivement devenu, presque à notre insu, l’expression lapidaire d’une synthèse analytique rationnelle et profonde de notre situation politique, socio-économique, technologique et diplomatique. Et la liste n’est pas exhaustive.

« Nous sommes foutus » c’est aussi la semi-conscience d’appartenir désormais à un pays et dans une société occidentale, dont l’effondrement n’est pas encore brutal, encore qu’il soit en phase d’accélération, mais qui a déjà bifurqué sur la voie d’une implacable dictature technico-oligarchique. Cette dictature s'est dotée de moyens de contrôle et de coercition d’une puissance jusqu’ici inconnue et devant lesquels toute expression démocratique va devenir stérile.

Cette nouvelle société dont la classe dominante sera toute puissante par la possession qu’elle s’est octroyée de tous les leviers essentiels — information, communication, infrastructures numériques, données personnelles, intelligence artificielle — n’est pas une vue de l’esprit.

Nous pouvons déjà l’observer dans :

- la dépendance croissante aux plateformes privées,

- l’affaiblissement des États face aux géants du numérique,

- la disparition des médiations démocratiques traditionnelles,

- la fragmentation sociale et la perte de cohésion nationale.

Le processus est donc déjà en cours.

Or, dans ce processus, et à franchement parler, le danger ne me semble pas, ou du moins pas encore, venir de l’I.A. ni de sa probable « descendance évolutive ».

 Le danger réside encore, à ce jour, dans l’usage humain qu’une certaine classe dominante en fait.

Vu comme accélérateur de puissance entre les mains de cette minorité agissante, l’I.A. permet :

- l’accélération des prises de décision,

- l’optimisation de la surveillance, en particulier sur le « vulgum pecus », et permet donc de criminels tris sociaux,

- Le renforcement des manœuvres sur l’information,

- Des analyses économiques d’une puissance sans précédent et donc, des bouleversements et exactions économiques également sans précédent.

L’expression « Nous sommes foutus » traduit également la prise de conscience quotidienne de plus en plus douloureuse que face à cette montée en puissance de la classe dominante, chacun de nous, individuellement, est de plus en plus désarmé.

Désarmé, lorsqu’il perd l’accès informatique à ses documents essentiels !

Désarmé, lorsqu’il lui devient subitement impossible de communiquer en cas d’urgence !

Désarmé, lorsqu’il lui devient subitement impossible d’effectuer ses démarches administratives fondamentales qui lui ont été imposées par ordinateur devenu H.S. ou encore, par un téléphone portable de plus en plus fantaisiste !

Désarmé lorsqu’il est professionnellement fragilisé par des exigences numériques aussi farfelues qu’impraticables !

Désarmé lorsque son système informatique en panne, il lui est de plus en plus impossible de trouver dans un délai raisonnable un réparateur techniquement compétents, de confiance et à un prix acceptable !

Désarmé, enfin, lorsque dans chacun de ces cas lamentables, l’usager reste sans recours, c’est-à-dire, parfois, « sans assistance à personne en danger » et sans que cette situation n’émeuve la moindre de nos personnalités de la « représentation nationale !

 

Et tout ceci scientifiquement concocté, patiemment mis en place, revu, puis corrigé jusqu’à la quasi perfection de la situation subversive présente, jour après jour pendant les cinquante-sept ans qui séparent la démission du président de Gaulle de nos pantalonnades actuelles.

Alors, oui. Au vu de cette chienlit annoncée et réalisée, nous sommes bien foutus... A moins que...



5 réactions


  • jakem jakem 11 septembre 17:13

    Á moins que .... des gens vertueux, courageux et réalistes ne puissent prendre les choses en main et faire renaître la France.

    Expériences personnelles d’idioties récentes :

    1 Afin d’ouvrir un compte bancaire dans ma ville, de transférer celui dont je suis titulaire dans la petite ville du département voisin, j’ai demandé une nouvelle carte d’identité.  Ce morceau de plastikus vulgus imposé par l’eurokratur.
    J’ai suivi la procédure en ligne, et un jour, on m’a envoyé un SMS pour m’informer que la nouvelle carte était disponible en mairie.

    Mais on ne me l’a pas donnée car je voulais conserver l’autre, mon authentique carte d’identité nationale française, délivrée le 21 janvier 1999 à Metz.

    Alors j’ai écrit à Nuñez pour lui demander s’il était obligatoire de rendre l’ancienne carte pour obtenir la nouvelle.

    Entre temps j’ai pu voter à l’élection municipale en montrant mon permis, ma carte vitale ( une dénomination idiote ! « carte médicale » eût été approprié ), une attestation de domicile, la carte d’électeur, et je voulais même montrer une photo de moi à poil, allongé sur une table, les fesses à l’air, prise lorsque je mesurais environ 60 ou 70 cm. On m’a laissé voter.

    Deux mois après l’envoi de ma lettre au ministère, j’ai reçu une lettre d’un fonctionnaire m’informant que ma demande avait été transmise au préfet de la Manche qui était compétent pour traiter cette affaire.

    J’ai écrit au préfet, en précisant que j’étais disposé à couper l’ancienne carte en deux et à en sectionner les coins, devant l’officier d’État civil afin de la conserver.
    De toute façon je ne peux plus m’en servir.
    Á ce jour je n’ai pas reçu de réponse.

    Si j’avais été un clandestin, même délinquant avéré, voire criminel, je suis sûr qu’on m’aurait délivré des papiers avec diligence, gratuitement et sans me demander la moindre justification.

    2 J’ai perdu la laisse de Kim en pique-niquant sur un banc ; elle a glissé au sol et je ne m’en suis pas aperçu en rangeant tout dans mon sac après le goûter.
    Ça m’embête parce que c’était une bonne laisse ; une sangle jolie, noir et rouge, assortie au harnais de Kim ; c’est une couturière pas chiante qui en avait cousu les extrémités pour faire une boucle, une dragonne, et l’autre pour maintenir ... le truc en métal.
    Alors j’ai acheté une autre sangle.  De moindre qualité car on n’en trouve plus des comme celle que j’avais. Maintenant tout vient d’Asie et c’est médiocre.
    Enfin ! j’ai coupé 2 m et suis allé voir le cordonnier en face de chez moi ( il n’y-en-a pas d’autre de toute façon  la couturière sympathique a pris sa retraite ) pour lui demander un travail de couture.
    Agacement ... Son ancienne machine à coudre n’existe plus. Elle a été remplacée par une autre reliée à l’or-di-na-teur ! Il faut programmer le truc qui est exigeant : il faut une certaine épaisseur. Et puis ça m’aurait coûté 10 balles. Trop cher pour avoir, pour sentir dans ma main une double épaisseur gênante.

    Depuis je cherche une dame sachant coudre ...

    Deep Purple ont fait Machine Head ... moi je veux une Machine woman.


    • Parrhesia Parrhesia 11 septembre 17:27

      @jakem
      Vos exemples sont effectivement symboliques de la crasse dans laquelle nous sommes plongés de plus en plus profondément.
      Merci pour votre commentaire.


  • pasglop 11 septembre 19:13

    @parrhesia

    Le smartphone est l’arme ultime de déculturation (en attendant mieux) informatique et générale, y compris pour les jeunes générations.

    @jakem

    Á moins que .... des gens vertueux, courageux et réalistes ne puissent prendre les choses en main et faire renaître la France.

    Vous avez des noms ?


    • jakem jakem 11 septembre 19:31

      @pasglop
      Oui ! Mais j’ai promis de garder le silence.
      Néanmoins, je peux vous dire qu’il-y-a des femmes dans le groupe.

      Pas des taudis de senestrissime réputation ...


    • Parrhesia Parrhesia 11 septembre 20:26

      @pasglop
      Je suis entièrement d’accord avec vous sur l’impact culturel dévastateur du smartphone (qui, en outre, n’est pas particulièrement « smart ») !
      Mais je ne pense pas qu’il soit l’arme ultime de déculturation.
      Connaissant bien les « déculturateurs » et leur esprit prolifique et maléfique, je crois plutôt que le smartphone n’est que l’une des armes, certes très efficace, de leur panoplie subversive.
      Si nous n’y prenons garde, le « génie » des marionnettistes aidant, nous allons bientôt voir autre chose avec l’I.A.
      Merci pour votre commentaire.


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