mardi 15 février - par Bernard Dugué

De la Science à la Gnose

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 4) Le système de la Science (au sens de Luhmann) ne peut se passer des laboratoires, institutions et pratiques ; il a ses règles et codes. En tant que milieu technique, il engendre des phénomènes de sélection darwinienne. Les modèles et théories les plus adaptés aux observations sont sélectionnés. D’un autre côté, les équipes qui peinent à suivre la course aux publications s’approchent de la porte de sortie. La Science repose sur un ensemble de langages propres à chaque discipline. Les meilleurs scientifiques sont ceux qui jouent avec le langage utilisé dans la praxis, ainsi que pour faire « parler » les modèles et en parler. Ces langues sont par essence techniques. Elles sont employées pour établir les feuilles de route que doit suivre le groupe de recherche. Autrement dit, élaborer un programme, des protocoles et au final, publier les résultats sans garantir que des découvertes étonnantes se dessinent. Cela arrive, parfois par le hasard d’une expérience, d’autres fois parce qu’un chercheur est visionnaire et son esprit devine et devance la découverte à venir.

 

 i) Les avancées conséquentes dans la recherche se feront pour la plupart avec des approches transdisciplinaires ou transversales. La transdisciplinarité repose en premier lieu sur l’utilisation de plusieurs technologies pour étudier un objet. Elle est facile à mettre en œuvre dans les institutions. Une seconde transdisciplinarité consiste à rassembler les modèles représentant des choses différentes sur le plan phénotypique et à tracer une vue d’ensemble permettant d’établir des explications générales (principe aristotélicien, aller du particulier au général). En ce cas, on peut nommer transversalité cette approche dont le succès repose sur la capacité des scientifiques à comprendre plusieurs langues spécialisées et si nécessaire, à effectuer des traductions reliant les descriptions de phénotypes, proches ou éloignés dans leurs manifestations, leurs codes, leurs mécanismes.

 

 ii) Le scientifique passe par quatre années de pratique de la recherche, validées par la soutenance d’un doctorat, ce qui le place sur une trajectoire spécialisée. Une fois chercheur, il lui appartient de pratiquer la langue de sa discipline ou de parcourir d’autres secteurs du savoir en s’enrichissant de savantes lectures. Le chercheur a aussi la possibilité d’explorer plusieurs thématiques. En une formule, quitter la zone de confort, pour se mettre à l’effort, pour apprendre, et parfois se mettre en danger, professionnel ou intellectuel. Pour faire de grandes découvertes, il faut de la chance, du flair, ou parfois accepter les risques et arpenter des chemins de traverse non balisés, autrement dit non sécurisés. A l’insécurité intellectuelle s’ajoute l’insécurité sociale causée par la réaction parfois agressive de la communauté scientifique à l’égard des savants jugés hérétiques. Sans oublier le risque premier, celui de mettre en suspension, voire en danger, sa position professionnelle.

 

 iii) Les langues scientifiques modernes sont calquées dans le principe sur la langue de l’entreprise utilisée depuis l’Antiquité pour bâtir et gérer les cités (Spengler). En même temps que les langues profanes, les langues sacrées ont émergé et ont été employées pour raconter les mythes, les dieux, les choses invisibles. En fait, la langue s’est dédoublée en deux secteurs distincts mais croisés, l’un profane, technique, utilitaire, pratique, l’autre sacré, appliqué à d’autres mondes, avec d’autres règles, celles des essences cachées, des mélanges, des chimères, des intrications, des séparations et à une époque récente, l’âme et son inconscient. Le sacré a été transmis par des traditions, des oralités, mais nous n’en avons la trace qu’à travers les écrits, mythes, livres saints, métaphysiques, théologies.

 

 iv) La science est une activité visant à résoudre des énigmes mais elle conduit aussi vers un mystère. Avec des questions métaphysiques sur les propriétés de la matière, l’ordre du cosmos, l’origine et le sens de la Vie. Le mystère advenu de la Science conduira-t-il vers une science du Mystère ? Il est fort possible qu’il n’y ait pas de réponse et que cette question soit déplacée, auquel cas, on jugera préférable de rester dans la « science ordinaire » qui à défaut de mener au sens de l’univers, permet de produire des résultats et d’avancer dans une activité « sécurisée ». La zone de confort et le sérieux professionnels garantissent la production de résultats fiables, d’exactitudes phénoménales. En revanche, l’aventure spéculative en dehors des cadres risque de déboucher sur des rêveries, des fantasmagories rationnelles, du brouillard sémantique ; mais c’est le risque à prendre si l’on cherche les grandes avancées pour expliquer la nature et le cosmos. Pourquoi ne pas emprunter la voie spéculative, regarder en miroir derrière les phénomènes, décoder, décrypter les modèles ? Auquel cas on envisage d’employer les méthodes de la gnose pour interpréter les choses cachées dans les modèle, tracer des analogies entre modèles physiques, biologiques, sociaux. Extraire des éléments ayant une signification symbolique voire universelle. Et pour exposer ces recherches, ne pas hésiter à « tordre  » le langage scientifique, voire utiliser une sémantique propre, à l’image des langues sacrées employées par les sages et autres gnostiques. Autrement dit, énoncer un discours ayant valeur de Parole annonçant les bonnes nouvelles sur la nature et le cosmos. Les physiciens américains des années 1960, férus de mécanique quantique et de philosophies orientales. Cette tentative de penser le monde fut désignée comme gnose de Princeton par l’épistémologue Ruyer. L’affaire est loin d’être classée avec les avancées les plus récentes de la physique et même de la biologie.



21 réactions


  • Ecométa Ecométa 15 février 11:06

    Mais c’est quoi la science ? Ce serait, du point de vu de ses promoteurs zélés et zélotes le seul moyen de parvenir à la «  vérité  » et même : la « vérité pure »  ! Mais quelle croyance !

    Si je voulais établir une « vérité »dans la mesure du possible, encore que personnellement je préfère la «  véralité » ; si je voulais tenter de faire cela je fuirais tout ce qui prétend établir une « vérité pure » : je fuirai donc et donc : la « religion » et la « science » qui en général relèvent de la « doxa » : du dogme !

    Le bon sens, et contrairement à ce que nous dit la science, du moins ses « tenants » et ses « aboutissants » scientistes et technoscientistes ; ces positivistes en somme qui refusent toute possibilité d’introspection et qui nous enferment dans une fuite en avant rationalo technoscientiste totalement imbécile ; c’est cette science positiviste du « comment sans le pourquoi », ou de la « forme sans le fond », qui refuse toute causes fondamentales (pas de causes que de conséquences sur lesquelles ils nous suffiraient d’agir), fait que nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquence et forcément des problèmes à des problèmes... et qu’on ne s’en sort pas ! 

    C’est simple, on peut même dire simpliste, personne, et c’est assez édifiant, ne peut nier que la science est devenue générique de savoir et du « Savoir » et qu’il n’y a plus de savoir, comme d’ailleurs de valeurs et même de principes, que de nature scientifique et même technique : technoscientiste en fait ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altérité ; renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire, cette première philosophie, cette épistémologie qui faisait s’interroger l’humain et le sortait de la pure croyance.

    Il ne s’agit pas d’être contre la science et la technique, qui, au demeurant, sont utiles et nécessaires à l’humanité ; il s’agit simplement de les remettre à leur place qui est celle d’un savoir, ni plus, ni moins important qu’un autre, et, notamment le savoir métaphysique, une approche éminemment humaine, qui s’intéresse à la fois au pourquoi ( l’ontologique) et au comment (le déontologique) et non au comment sans le pourquoi caractéristique du scientisme qui fait cette époque de fuite en avant rationalo économico technoscientiste !

    Sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs scientifiques et techniques ? Non, il semblerait que non, il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent car toujours et même de plus en plus ignorants de l’Humain ! Aussi dans la taverne de Bacchus totalement saoulé e scientisme et de technoscientisme !

    Alors c’est quoi la science ? Un savoir ? Le savoir ? Non ! La science est une « méthode » qui permet d’établir des savoirs. 

    Encore faudrait-il que ces savoirs ne se contredisent pas qu’ils soient dans l’entendement : un entendement qui est loin d’être le fort de cette civilisation paroxysmique des mots en « isme » qui sont comme autant de paroxysmes : d’abus de tout ! 

    Epiphénoménologique dan ses approches et paroxysmique dans ces application, et de ce fait, devenu totalement paranoïaque et schizophrénique, ce monde moderne au modernisme, paroxysme de modernité et pus simple modernité est savamment et délibérément malade !

    Ne cherchez plus Docteur ; c’est la tête ! Une affaire de bonne intelligence ! C’est une affaire d’entendement en lieu et place de la dichotomie : d’association et non de division ! 


    • eau-mission eau-pression 15 février 11:33

      @Ecométa

      J’ai trouvé chez Pontoizeau cette citation de Tillich qui me plaît bien :
      la connaissance de soi et des objets est une seule et même démarche de
      connaissance

      On ne fait pas de science sans intention. Mais que nous propose-t-on comme alternative, à l’âge scolaire ?


  • eddofr eddofr 15 février 13:31

    La science est un « mode d’emploi ».

    Quand je constate un phénomène naturel, si je veux prévoir quand et comment il se produira à nouveau ou bien si je veux le reproduire à volonté, il me faut un « mode d’emploi ».

    La science c’est juste ça, un mode d’emploi qui permet de quantifier, prévoir et reproduire des phénomènes naturels.

    La science n’énonce pas une « vérité », elle énonce une expérience reproductible.


    • Sergio Sergio 15 février 17:58

      @piera

      Et oui, la marche n’est que déséquilibre. Chaque pas est un chaos et on avance quand même.


    • eau-mission eau-pression 15 février 20:38

      Bonsoir @piera

      Une citation qui va dans le même sens que l’histoire du mille pattes, tirée du document cité plus haut (bas de page 128) : Galilée a découvert sa loi non pas en expérimentant, mais par un exercice de pensée ordinaire, par un raisonnement scolastique.

      Et puis, un avis perso sur ce que dit Tillich : on conçoit qu’il y ait un objet quand on perçoit une différence entre soi et le monde. Le clivage élementaire, c’est donc la bulle dans laquelle on s’isole.
      C’est d’avoir lu le document qui me fait dire ça.

      Est passe-muraille celui qui ne respecte pas les murs de la prison pythagoricienne. Effet tunnel garanti.


    • eau-mission eau-pression 15 février 20:41

      @eddofr

      Sans chercher à pinailler, ce n’est pas plutôt « je dispose d’un mode d’emploi » que « il me faut un mode d’emploi » ?


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 16 février 09:51

      @eddofr
      « elle énonce une expérience reproductible »
      Ce n’est pas toujours le cas.
      Il y a beaucoup de recherches scientifiques qui ont donné des résultats par déduction et qui seront vérifier bien plus tard et récompensées pas es prix Nobel.
      Un exemple qui me vient en mémoire : le boson de Higgs.
       
       


    • eddofr eddofr 16 février 10:39

      @eau-pression

      Du point de vue du quidam, « client » de la science, c’est bien « je dispose d’un mode d’emploi ».
      Du point de vue du chercheur, ce serait plutôt, « il doit y avoir un mode d’emploi, mais il me faut le trouver et l’écrire ».

      Enfin, c’est mon humble hypothèse :)


    • eddofr eddofr 16 février 10:43

      @Réflexions du Miroir

      J’aurais peut-être du écrire le scientifique essaie d’énoncer, de décrire une expérience reproductible à partir de phénomènes observables ou des hypothèses qu’il construit à partir de phénomènes observable.


    • eau-mission eau-pression 16 février 12:41

      @piera

      J’ai un peu de mal avec Vian depuis les premières pages de « J’irai cracher sur vos tombes ». Souvent les esprits brillants aveuglent plus qu’ils n’illuminent.

      Je te rappelle tes propos sur la mondanité, très justes.

      Mon histoire de bulle c’est une tentaive de mettre des débats millénaires entre savants au niveau de monsieur toulemonde la question suivante : la description mathématique du monde physique (postulats, inférences) épuisera-t-elle sa diversité (raté, encore pédant) ?

      Les objets, ça commence par « moi » (mon cogitum autonome), ça continue par « toi » (je ne suis pas seul), ça se généralise en « soi ».

      Tillich me paraît faire un pas depuis Socrate ( γνῶθι σεαυτόν, traduit par cette tanche de google en Μάθε τον εαυτό σου) quand il dit :
      la connaissance de soi et des objets est une seule et même démarche de
      connaissance

      Il faut arriver à dire à toulemonde qu’il a tort de s’en foutre, sinon il finira algorithmisé (c’est ce qu’ont compris Pontoizeau ainsi qu’E.Sadin et consorts.


    • eau-mission eau-pression 16 février 12:52

      @eddofr

      A partir du moment où ils ont des cours de physique, les étudiants peuvent s’attendre à la dispute entre les profs de maths et de physique, l’un accusant l’autre de lui saboter le travail.

      Ce phénomène met en évidence que nos façons de penser sont variées, et la difficulté à faire cohabiter les points de vue, y compris chez un même individu.

      Etant plutôt porté sur les maths (comme 2 enfants sur 10 ?) les constructions symboliques sont pour moi une création de l’esprit humain. Et donc je suis profondément porté à ne pas croire qu’elles représentent la réalité dans ses moindres détails.

      C’est pourquoi j’aime bien la citatin donnée plus haut : Galilée a découvert sa loi non pas en expérimentant, mais par un exercice de pensée ordinaire, par un raisonnement scolastique.

      Qui plus est, ça incite à ne plus voir de façon sectaire l’opposition entre Galilée et l’Eglise de son temps.


    • eau-mission eau-pression 17 février 08:12

      @piera

      Restons donc légers, métaphoriques. Il ne faudrait pas que Kenzia nous espionne.

      Tu n’as pas répondu l’autre jour sur la basse zététique, celle qui oublie sa mission de dégager les vraies questions parmi tout ce qui nous interpelle, pour tourner en rond dans leurs explications.

      Ceux-là sont du pays des morts-vivants, et comme dans leur nuit (le film) nous tendent leurs bras sardoniques. Je sens chez toi l’envie de leur plaire, et crains que Kenzia ne leur ait trouvé du charme (l’attraction des âmes perdues sur les filles).

      Tu ne vois peut-être sur Agoravox que ceux qui cherchent l’explication aux évènements dans leur propre comprenette, poussant de ci de là des raisonnements plus ou moins complexes, avec souvent des perspectives d’avenir sombres. Sûr qu’il faut beaucoup de temps pour discerner les rencontres qui s’y passent (sans compter l’histoire d’amour entre une brouette et une tondeuse volante).

      On en rencontre même qui ont perçu qu’il faut croire en son libre-arbitre. L’ironie des preperrones est foi en un monde post-algorithmie, quand la nécessité aura fini de dévorer ses admirateurs. Et le rictus des marcheurs vers la dictature n’est que le signe de la souffrance de l’homme de peu de foi.
      Alors, si tu sais où se mettre à l’abri de ces adorateurs de l’absurde, je t’y suivrai avec plaisir.

      @B.Dugué

      Promis, c’est mon dernier post sous cet article.

      Il y a presque 20 ans, je passais devant « Georges » pour me rendre rue Lamartine. « Posons-nous les bonnes questions » est hérité de J.F. Je raconte parfois une anecdote qui met en relief son respect de l’élève. Si vous le rencontrez, transmettez lui celui d’un passager du château (indice : utilisation de l’ordinateur dans l’enseignement), et pourquoi pas cette question : peut-on faire disparaître l’objet de nos raisonnements, pour construire une mathématique du lien ?


    • eau-mission eau-pression 18 février 08:07

      Bonjour @πRa

      Pour tenir ma parole envers B.Dugué je te propose de poursuivre oupa sur l’avant-dernier article de @Montagnais.

      Si tu connais pas, voici Chez Georges.


  • LeMerou 16 février 07:17

    @Bernard DUGUE

    Je pense que l’ont attend de trop de la « science », certes elle à été fut un temps le moteur de l’évolution humaine, procurant des bienfaits, des avancées considérables. Mais depuis, il n’y a plus véritablement de grandes « découvertes » qui feraient progresser l’humanité vers autre choses.

    Il y plus souvent des « progrès lié à la technologie, et ces derniers suscitent trop de rêves et fantasmagories » qui font croire que « l’homme » peut tout dominer grâce à cette dernière.

    Nous sommes imbus de cette domination, et de se réfugier derrière cette « science » cette maîtrise « technologique » n’est pas bon du tout.


    • nono le simplet nono le simplet 16 février 07:58

      @LeMerou
      si Jules César se trouvait projeté à l’époque de Napoléon 1er voire même de Napoléon III il aurait quelques surprises et sources d’admiration en 2000 ans d’évolution humaine mais serait vite intégré ...
      par contre Napoléon III projeté à notre époque serait terrorisé par cette évolution monstrueuse et inconcevable en une centaine d’années ...
      et même quelqu’un, mort dans les années 1950-1960, serait sidéré ...


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 16 février 09:41

      @LeMerou bonjour,
        Je pense que vous n’avez pas tout compris.
        La science, c’est quoi ?
        C’est le savoir d’aujourd’hui appris à l’école et qui sera gratifié par de beaux diplômes.
        Où a-t-il été incorporé totalement avec les variantes potentielles ?
        Dans les robots qui ont une mémoire illimitée, des vitesses bien plus rapides que le cerveau humain. 
        Si l’homme veut encore avoir une chance de résistance envers eux, c’est ce qu’il imaginera de nouveau et qui n’est pas encore introduit dans la mémoire des robots avec des algorithmes d’utilisation des données.
        Je me suis toujours demandé quel est l’algorithme (qui doit être monstrueux et parfois trop orienté business) pour répondre aux recherches que vous faites sur Google en vous répondant pas des centaines de réponses même avec des concepts de recherches très sophistiqués de l’intelligence (dite artificielle molle et qui n’invente encore que rarement de nouvelles choses). 


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 16 février 09:45

      @nono le simplet
        Tout à fait.
        Il ne faut pas reculer aussi loin dans le temps pour le constater.
        Rien qu’en vingt ans, vous pouvez déjà constater une différence énorme.
        Internet est déjà très vieux.
        Le Web date d’à peine 30 ans.
        Les téléphones portables d’aujourd’hui représentent une force de calcul et de vitesse que n’avait pas les calculateurs pour aller dans l’espace dans les années 60.


    • nono le simplet nono le simplet 16 février 15:24

      @javanais
      bon courage pour traduire télévision, fusée, Ferrari, ordinateur, portable, avion ...


    • nono le simplet nono le simplet 16 février 15:35

      @Réflexions du Miroir
      gamin, à la fin des années 50, je vivais dans un quartier au bord de la campagne ... l’agriculteur du coin n’avait pas de tracteur et labourait quelques arpents avec deux vaches (agriculture de petite montagne consacrée à l’élevage) ... on jouait dans la rue où le passage d’une voiture était rare ( la route de mon quartier ne menait nulle part ) ... un seul foyer avait la télévision avec une chaîne ... 2 ou 3 avaient le téléphone sur une trentaine de foyers ... on téléphonait chez les voisins « avec idée » pour payer la communication ...


  • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 16 février 08:49

    Bon article.

    La science fait partie du savoir avec son langage propre parfois manipulé par des scientistes pour ne pas être compris par ceux qui ne la partage pas. Elle est aussi affaire de conscience de ce qu’est l’homme dans le monde du vivant qui nous entoure.

    Les langages utilisés sont spécifiques à chaque doctrine et concept.

    Le langage autour des STEM est également réservé à ceux qui le pratique et ignoré volontairement ou non par les autres. 

    Elle fait évoluer le dictionnaire avec effet rétroactif à l’usure pour enfin atteindre sa compréhension.

    Dernièrement, je mettais à plat, la décision de mon choix de ce qui a été mes 40 ans d’activité alors que je me destinais à autre chose dans ce billet « L’énergie carbure ou explose ? ».

    Ai-je bien fait d’avoir dévié la science pure et dure vers la science des technologies qui fut mienne ?

    Une bonne question philosophique que je me pose encore après 15 ans que je l’ai quitté.


  • eddofr eddofr 18 février 14:37

    Je pense qu’il faut distinguer science et scientisme, écologie et écologisme, islam et ...

    La science, en tant que discipline est un mode d’emploi pour essayer de trouver le mode d’emploi de l’univers.

    Le scientisme c’est ériger les constats et théorèmes de la science en « vérités » ne pouvant être mises en doute et écrasant toute autre vérité proclamée.

    Or justement, la règle numéro un de la science, c’est le doute. Ne rien croire qui ne soit prouvé ou démontré, et encore, seulement jusqu’à ce qu’une meilleure représentation ne soit trouvée.

    Aucun scientifique sérieux ne prétend que la formule « P=mg » soit « VRAIE », même le célèbre « E=mc² » n’est pas « VRAI ».

    Par contre, pour calculer le poids du pomme, ou ça masse (m=P/g), cela convient parfaitement.


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