mercredi 1er avril - par George L. ZETER

De Saint-Georges à Bagayoko : Le mérite n’a pas de couleur

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Naître noir, être homme… c’est constamment relever le gant lancé par le monde, tout en conservant dignité et force face aux vents mauvais. Plus de deux siècles séparent Joseph Bologne de Saint-Georges et Bally Bagayoko, et pourtant, tous deux ont dû affronter l’ostracisme que la société réserve aux «  gens de couleur  ».

À première vue, tout semblerait avoir évolué. Saint-Georges vivait au XVIIIᵉ siècle, dans un univers façonné par l’esclavage et les hiérarchies raciales assumées. Bally Bagayoko, lui, évolue dans une République du XXIᵉ siècle qui proclame l’égalité entre ses citoyens. Mais les dynamiques d’exclusion persistent : hiérarchies implicites, préjugés tenaces, inégalités structurelles et représentations culturelles continuent de freiner l’ascension de ceux qui cherchent à s’imposer.


Joseph Bologne de Saint-Georges : le talent

Né en 1745 à Guadeloupe, Joseph Bologne[i] grandit dans un contexte où les personnes de couleur étaient exclues des cercles aristocratiques et privées de nombreuses fonctions officielles. Fils d’un père blanc et d’une mère esclave affranchie, il bénéficie néanmoins d’une éducation soignée, acquérant maîtrise de la musique, du français et de l’escrime.

Saint-Georges s’est affirmé par son génie et son talent hors norme : maître d’escrime reconnu, capitaine d’armes de la Garde du duc d’Orléans, virtuose du violon, chef d’orchestre et compositeur de prestige.[ii] Ses œuvres ont été jouées à Versailles et dans les grandes salles européennes. Il a fondé et dirigé l’Orchestre de la Société des Concerts de Monsieur, remportant de nombreux duels et s’imposant comme l’un des maîtres les plus accomplis de son temps.

Malgré ces exploits, le racisme de son époque le freina. La direction de l’Opéra de Paris envisagea de lui être confiée, mais les institutions refusèrent qu’un homme noir occupe ce poste.[iii] Plusieurs musiciens et chanteurs refusèrent catégoriquement d’être placés sous sa direction. Ainsi, même le talent le plus éclatant se heurta aux murs invisibles de la hiérarchie sociale et culturelle. La couleur de sa peau était perçue comme un obstacle plus lourd que sa virtuosité et son mérite incontestable.


Bally Bagayoko : la persévérance

Plus de deux siècles plus tard, Bally Bagayoko[iv] illustre que ces mêmes obstacles persistent sous de nouvelles formes. Né en 1973 à Levallois-Perret de parents maliens et ayant grandi dans les quartiers populaires de Saint-Denis, il s’engage très tôt dans la vie locale. D’abord basketteur, puis entraîneur, il se distingue par sa capacité à mobiliser et fédérer, qualités qui lui permettent de se faire remarquer dans le milieu associatif et politique.

En 2001, il devient adjoint au maire de Saint-Denis, en charge de la jeunesse, du sport, de la formation et de l’intégration sociale. Son action auprès des jeunes et dans les quartiers défavorisés lui vaut une reconnaissance solide. En 2008, il est élu au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, où il pilote des dossiers essentiels liés à l’enfance, à la famille et au développement urbain.

Cette expérience de terrain culmine avec son élection à la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine en mars 2026 sous la bannière LFI, dès le premier tour avec 50,8 % des voix, faisant de lui le dirigeant d’une grande ville française et le symbole d’une réussite politique durable.

Cependant, son parcours est marqué par des attaques et des stéréotypes. Certains l’ont accusé d’avoir été élu grâce au soutien de trafiquants de drogues dans certains quartiers, accusation qu’il a vigoureusement réfutée, rappelant que sa victoire repose sur son engagement, ses projets concrets et la confiance des citoyens.

Il a également été la cible de propos racistes précis. Le psychologue Jean Doridot a déclaré sur CNews[v] : «  C’est important de rappeler que l’Homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus. Il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité.  » Toujours prêt à se prononcer sur tout, surtout : Le bô-parleur Michel Onfray,[vi] le lendemain, a ajouté : «  Ça, c’est très tribal. On fait l’allégeance au mâle dominant… mais on n’est pas dans une tribu primitive. […] Vous avez le mâle dominant qui est là, qui décide…  » Le nouveau maire a qualifié ces propos de scandaleux et annoncé qu’il porterait plainte contre la chaîne Bolloré.[vii] Ces attaques montrent que : dans une démocratie moderne, les hommes noirs restent exposés à des stéréotypes raciaux qui visent à diminuer leur légitimité, leur implication et leur honnêteté.


Un parallèle frappant entre deux époques

Le parallèle entre Saint-Georges et Bagayoko est saisissant. Tous deux ont été soumis à des épreuves dans un environnement hostile, tous deux ont subi des freins par des préjugés raciaux, et tous deux ont vu leurs compétences éclipsées par des stéréotypes.

Excellence et persévérance : Saint-Georges a su briller dans l’escrime et la musique pour se faire reconnaître, Bagayoko dans le sport et la politique. Leurs talents et leurs engagements ont été indiscutables, mais contrecarrés par des préjugés.

Obstacles institutionnels et sociaux : Saint-Georges a été empêché de diriger l’Opéra par les institutions et ses pairs ; Bagayoko a été accusé d’élections «  truquées  » et attaqué par des personnalités médiatiques sur des clichés racistes.

Deux siècles séparent leurs parcours, et pourtant, la lutte pour que le talent, le leadership et l’engagement des hommes noirs soient pleinement reconnus reste la même. Leur histoire montre que le mérite peut transcender les barrières, mais que la reconnaissance sociale est toujours confrontée aux mêmes résistances : stéréotypes, préjugés et discriminations implicites.


Pour ces deux : le mérite comme combat permanent

Saint-Georges et Bagayoko incarnent une vérité intemporelle : la compétence et le mérite n’ont pas de couleur, mais leur reconnaissance dépend encore trop souvent du courage, de la persévérance et de la capacité à affronter les préjugés. L’un a défié les hiérarchies aristocratiques et le racisme du XVIIIᵉ siècle, l’autre les stéréotypes et les accusations contemporaines dans une démocratie moderne.

Leurs vies, séparées de plus de deux siècles, convergent dans un même message : le mérite peut s’imposer, mais il doit se battre contre les murs invisibles de la société. Et c’est dans cette confrontation entre talent et préjugés que se révèle la force et la dignité des hommes… Noirs ou autres.

«  Je fais le rêve qu’un jour mes enfants vivront dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur le contenu de leur caractère.  » — Martin Luther King

Georges ZETER/mars 2026

Vidéo : révisons nos classiques




21 réactions


  • Fergus Fergus 1er avril 11:58

    Je connais moins Bagayko que Saint-George, un compositeur-escrimeur-espion auquel j’ai consacré un article en 2019 : L’étonnant destin du chevalier de Saint-George

    Je recommande vivement la musique de celui qui fut surnommé « Le Mozart noir ».

    A noter qu’outre ses nombreux talents, il a été, avec le grade de colonel, l’un des premiers officiers noirs de l’armée française sous les ordres du général Dumas, le père d’Alexandre.

    Bagayoko n’est évidemment pas le premier élu noir. Il y en a eu plusieurs autres. Parmi eux, le très apprécié maire de Saint-Coulitz, Kofi Yamgnane, devenu secrétaire d’état.


    • George L. ZETER George L. ZETER 1er avril 12:05

      @Fergus
      je vous rejoins, un sacré bonhomme ce Saint Georges


    • Fanny 1er avril 13:36

      @George L. ZETER

      je vous rejoins, un sacré bonhomme ce Saint Georges

      Sans aucun doute.

      Mais peut-on juger ses compositions musicales sans intérêt ? Le traiter de « Mozart noir » (Fergus), c’est un peu se moquer des noirs. Rien à voir avec le génie de Pouchkine, et ses racines africaines.

      On a un autre métis en France qui subit lui une véritable fatwa. Je vous laisse deviner son nom, et vous interroger : cette fatwa a-t-elle quelque chose à voir avec sa couleur de peau ?


    • Fergus Fergus 1er avril 16:26

      Bonjour, Fanny

      Ce n’est pas moi qui l’ait surnommé « Le Mozart noir » !

      Et même si la comparaison ne tient pas en regard de la production de l’un et de l’autre, il faut reconnaître les qualités d’écriture et l’élégance de la musique de Saint-George, notamment dans le domaine de la musique de chambre où ce mélodiste de talent a excellé.

      Par conséquent, écrire « compositions musicales sans intérêt » est pour le moins exagéré !


    • Fanny 4 avril 10:53

      @Fergus
      Par conséquent, écrire « compositions musicales sans intérêt » est pour le moins exagéré !

      Pas exagéré, justifié. Une musiquette qui tourne en rond avec une mélodie séduisante mais creuse. Il savait composer, mais n’avait pas d’idées musicales au-delà de la musique d’ascenseur (ou de monte charge, y avait pas d’ascenseur de son temps). Rien à voir avec les génies du jazz afro-américains genre Miles Davis ... Faut pas « exagérer » (déconner).


  • Buzzcocks 1er avril 12:01

    Platini, Fernandez, Genghini, Amoros ont joué des dizaines de match en bleu sans jamais chanter une seule fois la Marseillaise, aucune polémique, tout le monde s’en tape. 
    Benzema, Mbappé, la chantent mollement, drame international sur BFM, C News, Pascal Krau réunit ses meilleurs experts pour en faire 5 émissions de haute volée. 


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 1er avril 12:07

    Bel article, hélas trop vrai.

    A son époque, Chistiane Taubira avait aussi dû subir des attaques à caractère raciste de la part de l’extrême droite.

    Mais il est à noter que les attaques actuelles vont bien au-delà de l’extrême droite, ce qui est un signe de la détérioration profonde du milieu politique français, en état proche de la putréfaction.

    Désormais y compris des philosophes médiatiques comme Michel Onfray, se mettent à patauger en eaux putrides.

    La France va mal.


  • Fergus Fergus 1er avril 13:10

    A noter qu’être « racisé », pour reprendre un mot de LFI qui me hérisse le poil, n’est pas toujours un handicap.

    Cela peut même être ici et là un avantage au sein des exécutifs locaux qui veulent ménager de la place visible aux « minorités visibles », autre qualification irritante.


  • Fergus Fergus 1er avril 13:48

    En réalité, Saint-George n’a pas eu grand mal à se faire une place de choix dans la société : une grande partie des nobles, notamment les femmes, s’étaient littéralement entichée du « mulâtre ».

    Qui plus est, Saint-George a bénéficié des meilleurs instructeurs de son époque dans la plupart des domaines où il a excellé par la suite. Notamment Leclair pour le violon et Gossec pour la composition. 

    Bagayoko a certainement dû connaître plus de difficultés pour évoluer. Faute d’un soutien suffisant du PCF, il a même dû démontrer sa capacité à l’opportunisme politique en rejoignant les rangs de LFI.

    A noter que son poste de « directeur territorial » de la RATP pour le Val d’Oise l’a sans doute aidé dans sa trajectoire en le mettant au contact d’élus franciliens.


    • Eric F Eric F 2 avril 14:17

      @Fergus
      Oui, il n’y a pas eu de ségrégation négative, mais plutôt positive à son égard. 


  • microf 2 avril 01:28

    Qu´est-ce que la France est en retard.

    Ce Monsieur a été élu dans un des département le plus honni et méprisé en France á savoir, le 9-3 et avant même d´avoir pris son poste et fait valoir ses capacités, il ya polémique et attaque á sa personne, il fallait attendre au moins de voir s´il est á la hauteur de la fonction avant de commencer á le critiquer.

    En Angleterre les personnes non de souches, mais de la minorité dirigent de grandes villes telle celle de Londres oú le Maire est en plus un musulman.

    Pauvre France.


  • jakem jakem 2 avril 08:31

    Autre parcours : celui de Simone Veil, rescapée d’Auschwitz où ses parents et son frère ont été assassinés.
    Elle est devenue une grande dame au service de la France.

    Ce ne sera certainement pas le cas ( au masculin ) de ce Bally de l’ex-Saint Denis, qui, au lieu de s’occuper de sa ville, appauvrie et gangrenée par ses potes, prétend dire la morale nationale et le Droit, milite pour supprimer Cnews et veut des dhimmis qui lui fassent allégeance.

    Heureusement pour les Noirs, il n’est pas représentatif des « de couleur ». 
    Je pense à Kofi Yamgnane et à plein d’autres colorés ( dont un médecin qui m’a soigné ) qui sont honorables, respectables et incontestablement français ( et d’une autre nationalité dans d’autres pays ). 

    J’aimerais bien qu’on s’intéresse à sa caste, la noblesse de forgerons, esclavagiste... 
    Ça permettrait d’en apprendre sur la diversité.


    • microf 2 avril 12:35

      @jakem

      Quel piètre commentaire. 

      Simone Veil écrivez-vous rescapée d´Auschwitz oú ses parents et son frère

      ont été assassinés, c´est vrai, mais qu est-ce qu´elle vient faire ici ?.

      Elle est devenue une grande dame au service de la France dites vous, lá c´est une autre affaire.
      La Loi sur l´Avortement avez-vous déjá entendu parlez ? Cette Loi oú des centaines de milliers d´innocents enfants qui auraient voulus vivre sont déjá morts en France, et vous dites qu´elle a rendu un service á la France ? Ces enfants avortés manquent aujourd´hui en France au moment oú en France on parle de Grand remplacement ? Si ces enfants auraient été en vie parlerait-on de grand remplacement ?

      Avec quel mépris vous écrivez sur cet élu, avez-vous vu son parcours ? Savez-vous le nombre des membres de ses familles paternelle et maternelle venus du Mali au service de la France qui sont morts pendant les deux grandes pour la France ? guerres oú ils n´avaient rien á faire ? Ces membres de ses familles sont morts pour vaincre les nazis et sauver les Juifs et les francais de souches comme vous aimez les nommer en France ? Le savez-vous ?
      Et vous en France avez-vous un tel parcours ? Cherchez et vous trouverez qui il est cet homme en France. Qu´avez-vous déjá fait pour la France ?
      Laissez le au moins ´être á l´oeuvre pour voir s´il est á la hauteur avant de le critiquer.
      Toutefois que vous le voulez ou pas, il est Maire de St.Denis et vous ne pourrez rien faire, souffrez de le savoir.

      C´est dommage qu´Agora laisse des personnes vomir leur haine envers les autres dans ce Forum sans réaction.


    • jakem jakem 2 avril 20:47

      @microf
      J’évoque Simone Veil pour bien marquer la différence entre son parcours et celui de ce parvenu qui crache dans la soupe et prétend imposer l’anti-France.
      Veil a/avait du mérite. Même le Kouchner l’avait très bien accueillie lors de la passation de Pouvoir. 
      La loi sur l’avortement de S. Veil était équilibrée, raisonnable et décente. Elle a évité de nombreux drames à cause des aiguilles à tricoter ; elle correspondait à une réelle nécessité.

      Ce sont les gauchistes ( trotskocos islamisants et verdeux ) et les macroneux qui ont perverti la loi.

      Pendant 30,40 ans, ou même plus, le nbre d’avortements ne s’était pas accru de façon quasi exponentielle grâce aux produits contraceptifs et au bon sens des gens.
      Mais les gauchistes ont perverti cet équilibre dès qu’ils l’ont pu.
      Comme d’habitude : négation de la responsabilité individuelle, tout doit être assumé par la collectivité et l’État ( càd les contributeurs ) doit payer.

      Montrez les carnets militaires de ses proches.
      Quel rapport entre l’énergumène et ceux de sa famille qui, selon vous, seraient tombés pour la France ?
      S’ils portaient l’uniforme français pdt la 2e GM, c’est p-être parce qu’ils l’avaient choisi par adhésion à la France, ou après une évasion.
      Qu’est-ce-que vous en savez ? Vous y étiez ? vous leur avez parlé ? Ils vous ont dit leurs pensées, leurs sentiments ?

      https://www.histoire-immigration.fr/les-etrangers-dans-les-guerres-en-france/1940-des-coloniaux-dans-l-armee-reguliere-et-dans-la-resistance# : :text=5%20000%20tirailleurs%20africains%20et,maquis%20de%2038%20d%C3%A9partements%20m%C3%A9tropolitains.

      Il n’est pas question de ce que moi j’ai fait ou pas fait, mais de cet énergumène aux déclarations nuisibles de chef de clan mafieux qui n’a obtenu que 13 000 votes des 65 000 électeurs. Pas de quoi pavoiser !

      C’est une formalité administrative pas un suffrage d’adhésion.

      Quand on prétend travailler pour sa commune on n’ouvre pas sa grande gueule pour faire interdire Cnews. 
      Et quand on prétend représenter une partie de la France on ne tolère pas le comportement de tarés et de racailles gauchistes de son camp.


  • Julien30 Julien30 2 avril 13:28

    C’est vrai que la nouvelle France communautariste, racialiste et revancharde de Bagayoko fait vraiment envie, les images de victoire des dernières municipales dans les mairies qu’elle a conquise étaient tellement dignes et fraternelles...


    • George L. ZETER George L. ZETER 2 avril 13:31

      @Julien30
      «   France communautariste »... et la France communautariste qui fait bien plus de mal, celle du CRIF et autres assos pro sionistes vous en faites quoi ?


    • microf 2 avril 13:47

      @George L. ZETER

      Quelle vraie et belle replique.


    • Julien30 Julien30 2 avril 13:59

      @George L. ZETER
      Pourquoi tout de suite dévier sur les sionistes ? Donc vous reconnaissez qu’il y a bien au minimum un problème de communautarisme avec les maires comme Bagayoko et revenez quelque peu sur votre article naïf ? 


  • Eric F Eric F 2 avril 14:24

    Il est tout à fait normal que des personnes de différentes origines participent à la vie politique, se présentent à des élections, et soient élus.

    Ce qui est préjudiciable c’est qu’existe un vote communautariste vers des partis qui joue cette carte par des postions pro-indigénistes. Quand une communauté vote aux 2/3 pour un parti donné, cela devient du clientélisme.


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