samedi 7 novembre - par Florian Mazé

Dernière combine du système pour se maintenir : renvoyer dos à dos les « extrêmes »

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C’est devenu la rengaine officielle des plateaux télévisés, des éditoriaux bien-pensants et des états-majors politiques à l’approche de l’échéance présidentielle de 2027 : il faudrait à tout prix barrer la route aux « extrêmes ». Présentée comme une évidence morale, cette formule magique agit comme un véritable réflexe pavlovien destiné à clore toute discussion de fond. Pourtant, derrière cette apparente posture de sagesse et de modération se cache une manœuvre politique d’une grande habileté : renvoyer dos à dos deux forces que tout oppose afin de permettre au système en place de perpétuer son hégémonie.

 

L’imposture sémantique de « l’extrême droite »

Le premier ressort de cette mécanique repose sur un mensonge par assimilation. Depuis des années, la classe dirigeante s’acharne à coller l’étiquette infamante d’« extrême droite » sur le Rassemblement national et sur la démarche portée par Marine Le Pen. Or, quiconque prend la peine d’examiner les faits et les programmes avec un minimum d’honnêteté intellectuelle constate l’absurdité d’une telle classification.

Historiquement et doctrinalement, l’extrême droite se caractérise par le rejet de la démocratie parlementaire, le culte de la force ou un libéralisme autoritaire. Rien de tel dans le projet défendu par Marine Le Pen. Bien au contraire, le mouvement qu’elle incarne s’apparente aujourd’hui bien davantage à un socialisme patriotique : il défend la protection des travailleurs français contre la mondialisation sauvage, l’attachement aux services publics, le maintien des acquis sociaux et le respect scrupuleux des institutions de la Ve République.

En réalité, l’accusation d’« extrême droite » ne décrit plus une réalité idéologique ; elle sert d’épouvantail sémantique pour disqualifier d’emblée toute remise en cause du dogme libre-échangiste, sans-frontiériste et supranational.

 

La symétrie factice face à l’hystérie LFI

Pour rendre cet épouvantail crédible, le système a besoin d’un contrepoids. Il le trouve dans la figure de Jean-Luc Mélenchon et de La France Insoumise, en instaurant une fausse symétrie entre deux prétendus « extrêmes » qui se nourriraient l’un l’autre. Or, cette mise en équivalence relève d’une malhonnêteté flagrante.

Autant le Rassemblement national s’inscrit dans une démarche d’ordre, de respectabilité institutionnelle et d’apaisement civil, autant Jean-Luc Mélenchon cultive une stratégie de tension permanente et de bordélisation – excusez l’expression – ouverte : nous l’avons vu avec les récentes émeutes assorties de pillages sans précédent, et d’agressions violentes. Par la violence de ses propos, ses attaques répétées contre la police, ses menaces contre les médias, son soutien obscène aux émeutiers-pillards, le leader « insoumis » affiche des caractéristiques résolument extrémistes.

Comble de l’ironie institutionnelle : les mêmes autorités administratives ou médiatiques qui s’obstinent à classer le RN à l’« extrême droite » accordent officiellement à La France insoumise le label rassurant de simple « gauche », éventuellement « radicale », mais cela ne va pas plus loin. Ce deux poids, deux mesures révèle à lui seul la nature profondément politique de ces étiquettes. Il s’agit moins de qualifier objectivement les acteurs que de désigner l’ennemi principal à abattre.

 

La multiplication des candidats systémiques : l’illusion du choix

Face à ce duel artificiellement diabolisé, le camp du statu quo déploie une offre politique pléthorique, donnant aux électeurs l’illusion d’un débat démocratique vivant et pluraliste. À mesure que le scrutin approche, les figures systémiques se multiplient sur la ligne de départ : Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et même David Lisnard.

Sur le papier, tout semble les séparer. Raphaël Glucksmann incarnerait une gauche sociale-démocrate et morale ; Gabriel Attal et Édouard Philippe se disputent l’héritage du centre macroniste, entre faux dynamisme gestionnaire et fausse rigueur budgétaire ; Bruno Retailleau et David Lisnard, quant à eux, jouent la partition d’une droite ferme, conservatrice sur les questions régaliennes et libérale sur le plan économique.

Pourtant, au-delà des nuances de style et des rivalités d’appareils, ces cinq personnalités partagent un socle commun indéfectible : l’acceptation du cadre européen actuel, la soumission aux contraintes supranationales, le refus de toute rupture souverainiste véritable et, surtout, le maintien d’un « cordon sanitaire » hermétique face au camp national. Qu’ils se présentent sous les couleurs du centre-gauche, du centre-droit ou de la droite traditionnelle, tous évoluent à l’intérieur du même périmètre autorisé. Leur fonction objective, particulièrement visible chez des profils comme Bruno Retailleau ou David Lisnard, consiste à capter l’électorat conservateur déçu par le pouvoir actuel, afin de l’empêcher de franchir le pas vers l’alternative patriote, tout en recyclant ses voix au profit du système le moment venu.

 

Le dernier levier d’un pouvoir à bout de souffle

Si les tenants de l’ordre établi recourent avec autant d’insistance à cette théorie du fer à cheval, c’est parce qu’ils n’ont plus d’autre argument à faire valoir. Après des décennies de déclassement économique, d’insécurité grandissante, de submersion migratoire et de perte de souveraineté, le bilan des partis de gouvernement est indéfendable. Incapables de convaincre par leurs résultats, ils en sont réduits à gouverner par la peur.

Renvoyer dos à dos le patriotisme populaire et l'hystérie révolutionnaire ultraviolente permet de transformer chaque élection en un chantage moral. L’électeur n’est plus invité à choisir un projet de civilisation ou une vision pour la France, mais sommé de choisir entre la « raison » autoproclamée des prétendus « gestionnaires » et le « chaos » supposé des marges. Cette stratégie de la tenaille vise à enfermer le peuple dans une alternative stérile où, quel que soit le candidat élu parmi les figures agréées par le système, la politique menée restera fondamentalement identique.

 

Reprendre la maîtrise des mots pour libérer l’avenir

Le véritable clivage de notre époque ne passe plus entre une prétendue « modération » centrale et de supposés « extrêmes ». Il oppose désormais ceux qui veulent dissoudre la nation dans un ensemble technocratique sans frontières et ceux qui entendent préserver l’identité, la souveraineté et la cohésion sociale du peuple français.

Pour les patriotes, les populistes (i.e. ceux qui aiment le peuple) et les conservateurs, l’urgence est donc de refuser cette assignation à résidence sémantique. Défendre ses frontières, protéger ses travailleurs, exiger l’ordre dans la rue et vouloir rester maître chez soi n’a rien d’extrémiste : c’est l’expression même du bon sens politique et de la légitime défense nationale.

Le jour où les Français cesseront d’être intimidés par les étiquettes fabriquées par ceux qui les dirigent, la dernière combine du système s’effondrera d’elle-même.

 

Florian Mazé,

Professeur de philosophie, écrivain



7 réactions


  • pasglop 7 novembre 18:40

    Nous ne sommes plus des enfants, M. le Professeur.


  • Étirév 7 novembre 18:57

    « Dernière combine du système pour se maintenir : renvoyer dos à dos les « extrêmes » »
    Cette « combine » n’est pas nouvelle du tout : il s’agit du mode opératoire habituel si caractéristique chez les globalistes : la subtile (mais perverse) « gestion des contraires ».
    Rappelons que le Communisme de Marx est une « image-miroir » du nazisme hitlérien : tous deux ont été créés par le cartel des banques centrales, et tous deux sont socialistes. La seule différence est que l’un exalte la race tandis que l’autre met en avant la classe sociale. Cette différence établissant une relation entre d’une part « racisme » et nationalisme, d’autre part « antiracisme » et collectivisme. Il y a là deux étapes du développement du monde moderne qui servirent de prélude aux futures « guéguerres » électorales passionnelles, illusoires et sans fin entre « extrême droite » et « extrême gauche » ; ces « guéguerres » contribuant surtout, à diviser la population au sein d’une même nation, laissant ainsi le champs libre aux « grands » partis fantoches « dits de pouvoir » dont les responsables politiques sont, en réalité des « hommes de paille », interchangeables, véritables courroies de transmission des « puissances d’argent ».
    NB : Les Beatles (bons garçons) et les Rolling Stones (méchants garçons) sont les deux faces d’une même pièce qui a été frappée par l’Institut Tavistock pour présenter à la jeune génération une nouvelle langue et une nouvelle éducation culturelle autour des prétendues libertés : la liberté de consommer de la drogue et la liberté de devenir une contre-culture. Tout ceci a été fabriqué.
    En effet, souvenons-nous que lorsque les Beatles arrivèrent aux États-Unis pour la première fois, en 1964, ils furent assaillis à l’aéroport par des centaines d’adolescentes hystériques. La presse nationale annonça aussitôt que la « Beatlemania » s’était emparée de l’Amérique. Mais en réalité, les jeunes filles avaient été transportées d’un collège du Bronx à New-York, et payées par les promoteurs des Beatles pour leur séance de hurlements hystériques ; la même année, les Rolling Stones firent leur apparition en Amérique au « Ed Sullivan Show », comme les Beatles quelques mois plus tôt. Les téléspectateurs eurent cette fois droit au spectacle de la mise à sac du studio par les fans. L’opposition entre les « gentils » Beatles et les « méchants » Rolling Stones fut la stratégie (habituelle) utilisée pour la jeunesse : « diviser pour mieux régner ». De plus, notons que le premier vrai succès des Rolling Stones fut, en fait, écrit par l’un des Beatles : c’est George Harrison, le guitariste des Beatles, qui fit les arrangements pour leur premier contrat d’enregistrement.
    À toutes fins utiles, précisons que l’Institut Tavistock (précédemment cité) est une ex-clinique psychiatrique créée en 1920 en Angleterre dans le cadre de recherches sur les psychoses traumatiques par bombardement sur des rescapés de la première guerre mondiale. L’Institut Tavistock, qui se développera comme le centre par excellence des recherches psychiatriques, changera son nom en 1947 en « Tavistock Institute of Human Relations ». Financée principalement par la « Rockefeller Foundation », le « Tavistock Institute », sous la direction de John Rawlings Rees, deviendra une véritable agence de guerre psychologique du service de renseignements britannique. Précisons encore que J.R. Rees, qui était psychiatre, eut pour étudiant un personnage, réfugié d’Allemagne, qui devait faire aux États-Unis une brillante carrière : Henry Alfred Kissinger.
    Notons au passage que cette institut qui hébergeait depuis 1989 le « Gender Identity Development Service » (GIDS), s’est compromis dans un scandale autour de la question transgenre pour adolescents, dénoncé en 2018.
    Les méthodes du « Tavistock » ont été employées en Angleterre et aux États-Unis pour manipuler les masses, en se servant non seulement de la presse, mais aussi de la radio et du cinéma. On peut, à présent, qualifier ces méthodes utilisées pendant des décennies de lavages de cerveau.
    Derrière les Rolling Stones, les Led Zeppelin, les Who, les Pink Floyd, etc., s’allonge l’ombre de la City de Londres, qui en administre les fortunes, planifie et sponsorise les concerts. Il s’agit souvent de personnages comme Brian Epstein, le manager qui lança les Beatles, ou le banquier Rupert Loewenstein, grand ami des Rothschild anglais, et membre discret, mais éminent, de la Haute Finance britannique
    À propos des studios de production qui assurèrent la diffusion mondiale du Rock, soulignons que ce sont ces mêmes sociétés d’enregistrement (qui feront plus tard la promotion du Hard Rock ou Heavy Metal), qui ont dirigé des opérations secrètes pour détruire l’héritage musical des compositeurs classiques. EMI (Electrical & Mechanical Instruments) qui avait pris le contrôle des enregistrements de musique classique, et notamment ceux concernant des interprètes de musique classique allemands, aura un rôle important dans la promotion des Beatles. Alors, la « magie » de la guitare électrique se substituera au violon ou au piano étudiés précédemment par les jeunes, et s’emparera de l’espace sonore ; on abandonnera Bach, Mozart et Beethoven pour se lancer dans le Rock.
    Rappelons que EMI est à la base une des plus grosses entreprises de production d’électronique militaire, mais aussi un élément-clé de l’establishment du renseignement militaire britannique. Toutes ces curieuses « maisons de disques » (Capitol Records, EMI, etc.) dissimulaient des recherches militaires. La grande majorité des fans du Rock libertaire des années 60 ne se doute pas que les disques de ses idoles « révoltées et antimilitaristes » étaient produits par l’armée et les services secrets britanniques.
    « A Woodstock (aout 1969), écrit le journaliste Donald Phau dans « The Satanic Roots of Rock », presque un demi-million de jeunes se réunirent pour qu’on les drogue et qu’on leur lave le cerveau dans une ferme. Les victimes étaient isolées, entourées d’immondices, bourrées de drogues psychédéliques, et on les maintint éveillées pendant trois jours, tout ceci avec la complicité totale du FBI et de hauts fonctionnaires du gouvernement. La sécurité du concert fut fournie par une communauté hippie (truffée d’agents spéciaux) entraînée à la distribution massive de LSD (souvent mélangé à du Coca-Cola). Ce furent de nouveau les réseaux du renseignement militaire britannique qui initièrent tout ».
    Le financement original du festival de Woodstock fut opéré par l’héritier d’une grande société pharmaceutique de Pennsylvanie, John Roberts, et deux autres associés dont Joel Rosenmann. Quand il est question de drogue et d’expérimentation psychiatrique, le lobby pharmaceutique n’est jamais loin.
    La musique Rock est, et a toujours été, une entreprise conjointe avec les services de renseignements militaires britanniques et les réseaux satanistes. L’Angleterre a une vieille tradition de ces deux genres d’activité où se croisent les mêmes acteurs.
    Un extrait d’un texte de John Todd est révélateur d’une connexion du Rock avec la basse sorcellerie : « de tout temps, dit-il, la sorcellerie a été pratiquée au son du Beat, qui est identique dans les cultes du Vaudou et dans la musique Rock. Impossible de pratiquer la sorcellerie sans cet accompagnement. ».
    Aussi, est-ce un hasard si la Loi sur la sorcellerie (Witchcraft Act 1735) fut abolie en Angleterre en 1951, au moment où naissait le Rock ?
    Notons que c’est à cette même époque que correspond la création du programme « MK-Ultra », dont l’ancien nazi, Josef Mengele, fut l’un des cerveaux directeurs du projet aux USA.
    Blog


  • Octave C Lebel Octave C Lebel 7 novembre 19:09

    Sauve-qui-peut ma mère.

    Sur fond de délabrement d’une classe  politique ne savant plus comment aborder une élection à deux tours dans une coalition d’intérêts (droite et extrême-droite allégrement mélangées) économiques parasités d’intérêts personnels et d’affichages idéologiques fluctuant. Rêvant d’une coalition des votes des nantis et supernantis, déjà à l’œuvre dans les scrutins précédents, emportant par la peur et l’ignorance ce qu’il faudrait de votes venus de la classe populaire et moyenne, pour se maintenir encore une fois par défaut pour avoir l’occasion de tenter un verrouillage juridique et institutionnel les mettant à l’abri. Tentant dans une forme de sauve-qui-peut de se rassembler comme elle peut sur la diabolisation d’un mouvement politique qu’elle a déjà tellement brocardé en  listant contre elle toute une série  de fautes et reproches se révélant fictifs et mensongers au fur et à mesure d’ examens attentifs. Révélant aussi la pauvreté de leurs  méthodes. Au bénéfice finalement  de celui-ci parce que, toute cette stratégie repose sur un présupposé partagé par les acteurs de ces deux composantes, à savoir qu’ils sont bien plus malins, que le reste de leurs concitoyens qui sont en majorité des imbéciles.


  • Octave C Lebel Octave C Lebel 7 novembre 19:09

    Sinon le RN dorénavant est maintenu artificiellement dans la lumière grâce aux sondages et un reste résiduel d’effet qu’a encore sa propagande sur les gens les moins bien informés du pays, les plus tributaires de ce que les médias arrivent encore à faire croire avec des méthodes qui ne relèvent plus du travail de journaliste. En devant de plus en plus insister et forcer le trait. Comme s’il fallait retenir un public en train de s’en aller en épiçant les mêmes recettes et contenus. Les commanditaires  des sondages qui sont ceux bien sûr ceux qui en font aussi le SAV ainsi que ceux qui les fabriquent ont un temps, en produisant pour l’essentiel des questionnaires correspondant aux éléments de langage de la famille, réussi à entretenir l’illusion d’une force en développement notamment à partir des milieux populaires en confondant fabrication d’une opinion publique et réalité de ce que les gens voient, vivent et pensent. Illusion renforcée par le fait que les valeurs et les idées économiques et sociales du RN sont celles aussi de la droite comme le montre si bien un journal comme le Figaro, autrefois emblème de la droite et dont on ne sait plus maintenant si c’est le RN qui lui dicte ses positions ou si c’est lui qui les inspire. Illusion ainsi d’un RN gagnant des électeurs dans une progression inarrêtable si l’on en croit la légende médiatique mais qui en réalité gagne essentiellement les voix que la droite perd dans un simple jeu de vase communiquant en révélant au passage la véritable nature du RN. Un parti en renfort de la droite confrontée à son bilan, censé passer pour un parti social et populaire et en capacité de sauver la mise à la minorité des nantis et supernantis en abusant ce qu’il faut d’électeurs dans la classe populaire et moyenne. Un jeu en réalité difficile à tenir qui dépasse les capacités de ses dirigeants actuels. Un mélange de jeunes au bagage politique et culturel mince, pressés d’arriver, et une vieille garde surtout à l’aise dans des meetings et des entretiens complaisants mais vite dépassée devant de véritables adversaires  ou des entretiens un peu exigeants. Des gens ayant assez spectaculairement en très peu de temps, mis en confiance visiblement par leur propre propagande, accumulé un passif assez impressionnant faisant douter bien sûr la composante populaire sans laquelle ce parti n’est plus d’aucune utilité pour une oligarchie maintenant inquiète. Sans solution de rechange. Une composante devenue du coup plus attentive à la nature des votes à vocation économique et sociale dont il n’est pas difficile de voir la convergence avec les votes de la droite et les intérêts de l’oligarchie. Reste alors la comédie du « nous avons changé » sur fond de l’instrumentalisation d’un racisme latent, de l’immigration, de faits divers, de manifestations subissant elles et la violence d’une police mal employée à son encontre et sa non maîtrise des casseurs discréditant les mouvements de protestation. Le recours à une instrumentalisant caricaturale avec la bêtise d’afficher comme un réflexe le soutien à une conception et des pratiques d’un type de police dont à part eux personne ne veut. Révélant ainsi un déficit abyssal de réflexion et de capacités pour qui prétend à diriger un pays. Qu’en est-il alors de la crédibilité d’une union droite/extrême-droite partageant leurs fondamentaux quand la droite elle depuis Juppé et Fillon au fond n’a pas changé de logiciel qui a été celui aussi de Macron, ces gens proposant avec emphase juste quelques réglages et des rustines pour les dégâts dont ils sont responsables pour l’essentiel avec un bilan dont ils sont tous comptables, le RN lui ayant participé par les votes de ses élus ? Ces gens n’ont plus de crédibilité. Il leur reste juste notre bêtise pour nous laisser empapaouter ce qui n’est pas gagné on en conviendra et la tentation de menées installant une confusion précurseuse d’une sortie du cadre de la démocratie. Mais on ne refait pas une OPA sur l’antisémitisme , une affaire Deranque, une tentative de lynchage médiatique de juges, une enquête parlementaire à la Alloncle, sans s’enfoncer de plus en plus.

     

     

     


  • Emmanuel Aguera Emmanuel Aguera 7 novembre 20:11

    C’est marrant, malgré le glissement, aujourd’hui personnalisé par Glucksman, du PS à droite, ce réflexe pavlovien de placer LFI à l’extrème-gauche.

    Est-ce parce que le NPA, le POI et LO ne sont pas représentés à l’assemblée, ou est-ce pour diaboliser ce qui reste de la gauche en France ? Ou est-ce pour contribuer à faire oublier que le RN est réellement un parti d’extrème-droite et ainsi transformer en extrémiste tous ceux qui ne sont pas à droite ?
    En tous cas, de la part d’un professeur de philosophie, ça fait tâche. On dirait du BHL. Remarquez, lui aussi se dit philosophe.
    L’hystérie de la LFI dont l’auteur se fait le chantre me paraît plus renvoyer à celle que lui renvoie son miroir : un arbitre de caniveau qui œuvre pour « l’extrème-centre », comme on dit aujourd’hui, c’est à dire la vieille droite réac qui a méthodiquement foutu le pays dans la merde.


  • Com une outre 7 novembre 21:40

    Et mettons nous bien des œillères en oubliant que nous ne sommes plus souverains sur bon nombre de décisions, dont les migrations chères à l’auteur. Pour la propagande pré-électorale, on oublie que nous sommes soumis à l’UE, et que cette UE est à droite. Comme c’est pratique.


  • Asouhait 7 novembre 22:58

    Enfin un professeur, qui plus est de philosophie, qui a la tête sur les épaules et ne vie pas dans un monde d’illusions. Merci pour votre exposé, rapide à lire et percutant.


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