mercredi 29 juillet 2009 - par morice

Des petits trous, des petits trous... à recenser (2)

Des cartes perforées, il y en avait à profusion à Corbehem. Mais dans le monde entier aussi : avant l’arrivée de l’informatique pure, à base de bandes ou de disquettes, dans les années 80, ce n’était pas sorcier : si on voulait calculer des sommes importantes, établir des statistiques à partir de tableaux ou d’enquêtes, il fallait obligatoirement passer par des cartes perforées. Comme je suis d’une génération qui a découvert l’informatique personnelle au moment même de la sortie des ordinateurs domestiques, je n’ai jamais travaillé avec ces monstres que l’on appelle « mainframes » et qui remplissaient des pièces complètes, et qui travaillaient à partir de ces fameuses cartes. J’en avais croisé un seul, à Corbehem, et ça ne m’avait pas fait « tilt » à vrai dire. J’ignorais tout de leur histoire. Jusqu’au jour où j’ai décidé de m’y intéresser, à partir d’un livre dégotté par hasard en avril dernier sur une de nos si belles « braderies » nordistes. Un pavé de 593 pages, qui aura eu une importance historique primordiale, comme je vais tenter maintenant de vous l’expliquer.

Plus les pays devenaient grands, à la fin du siècle, plus leur population augmentait, et plus il devenait difficile de les gérer. Aux Etats-Unis, la population est passée de 1790 à 1860 de 3,8 millions d’individus à 31,8 millions. presque dix fois plus. Dans la tête des dirigeants, imaginer ce qui pourrait arriver dans les années à venir et satisfaire la demande devient difficile : gouverner, c’est prévoir. A la fin du XIXème, comptabiliser les habitants, chose indispensable si on veut prévoir leur avenir, devient un vrai casse tête : le temps de sillonner le pays, de rassembler les notes prises par les enquêteurs qui l’on sillonné, et surtout de les trier et d’en extraire des calculs et d’en tirer des conclusions... trop tard, le nouveau recensement est déjà en cours : en gros, à dix ans d’intervalle on y arrive plus. Les résultats triés tiennent dans une bibliothèque complète de plusieurs dizaines de volumes. Le dépouillement prend trop de temps. Le premier de tous, le 2 août 1790, avait dénombré 3 929 214 habitants exactement. Soit la population actuelle du Liban. Le pays était immense.. et fort peu peuplé (les indiens spoliés auraient donc pu largement profiter de leurs terres....).
 
Aussi, quand un obscur inventeur fils d’Allemands émigrés à Buffalo (dans l’Etat de New York) propose un procédé simple pour trier des informations, tout le monde y voit un progrès extraordinaire. Le brevet déposé par Hollerith le 8 janvier 1889 (Patent No. 395782) et décrit par la revue américaine du Railroad Gazette en 1895, et même déjà par L’Electrical Review du 24 janvier 1890, n’enthousiasme pas vraiment les lecteurs U.S. Ce que vient d’inventer notre homme est néanmoins révolutionnaire. Son "apparatus for compiling statistics" est la pierre philosophale qui manquait aux recenseurs. Sa machine permettra en effet de dépouiller plus rapidement le recensement américain de 1890, le onzième jamais fait dans le pays, en 2 ans et demi seulement, alors qu’il avait fallu 8 ans pour celui de 1880 ! Le grand public, lui reste incrédule. Ce n’est qu’avec l’article du Scientific American de 1902 qu’il comprend l’utilité du procédé. Au départ, tout le monde pensait que c’était la collecte du recensement qui prenait le plus de temps  :"A popular impression prevailing among a large number of people is that the main part of the work of the Census is the taking of it, that is to say, the gathering of the data. " C’était tout le contraire, assène le Scientifc American : "That nothing could be more erroneous is evidenced by the fact that by legislative enactment a single month only was allowed for the taking of the Twelfth Census, while two years were given within which to tabulate the data".  Lors du 12 ème recensement US, on aura effectivement mis qu’un seul mois pour collecter, mais encore deux ans pour le trier, avec les premières Hollerith ! C’est beaucoup mieux que le 8ème, où les résultats finaux n’étaient toujours pas parus 8 ans après ! Et ce, en collectant cinq types d’informations différents pour celui de 1910, là où Hollerith en trie maintenant quelque deux cent trente-cinq !

Le système décrit est simple, c’est d’une certaine manière un détournement des machines à tisser répétitives de Joseph-Marie Jacquard  : ce sont d’un côté des cartes de carton, de l’autre un lecteur de cartes à détecteurs électriques. "The two main features of the system are, first, a punched card, and, secondly, means for transferring its legend mechanically to registers which classify it into groups or categories and add the units thereof to form sum totals for the groups". Au début, bien entendu ces cartes ne sont pas standard. Hollerith va mettre tout le monde d’accord en imposant... la taille d’un billet d’un dollar de l’époque. Au début, les trous des cartes sont traversées par des aiguilles qui, en contactant des cuvettes au mercure, envoient un contact électrique. "The card having been punched with holes to signify by their positions on the card the information contained on the written enumerator’s schedule, the said card is put in a tabulating machine, where it acts as a stop diaphragm between a multiplicity of little spring-seated pins above the card and a corresponding series of mercury cups below the card. The pins are now, in a group, brought down, and those which are in line with holes in the card will descend through said holes and, by touching the mercury below, will close so many separate electric circuits". S’il n’y a pas de trou, pas de contact : "Those pins which do not find holes in the card below them do not pass to contact with the mercury and do not close their individual electric circuits.." chaque trou, percé ou non, répond par oui ou non, en quelque sorte. C’est donc un calcul binaire qu’effectue la machine, et bien pour ça aussi qu’elle se range dans les précurseurs de l’informatique !

Si, au préalable on a demandé à la colonne douze la couleur de cheveux, la rangée un peut signifier blond (ou non), la deux noir (ou non) la trois brun (ou non) etc... on comprend l’idée  : les cartes ne sont qu’un support, et doivent en revanche être pré-préparées selon chaque usage. Chaque contact active un compteur. "Each pin and its mercury cup are terminals of a separate electric circuit passing through an electro-magnet controlling a counter or register". Une fois percées, par un poinçon, par des opérateurs, grâce à des machines simples reportant les indications portées sur des registres écrits, les cartes sont insérées dans la trieuse : "the card having been punched, is then placed in a tabulating machine. The front view of a group of four tabulating sections shows the pin-box, and the handle for raising and lowering it being shown on the right. The rear view illustrates the quadrantal segments of electro-magnets arranged in rear and above the adding wheels. This view shows also the multiplicity of electric cables connected to the magnets and leading to the pin-box". Evidement, très vite on invente l’insertion automatique des cartes. "The latest development of the Hollerith System is the automatic machine, in which the work of separately placing each card beneath the pin-box, depressing the pin-box, and removing the card, is performed automatically by a machine instead of by hand". En résumé, au début du siècle, la machine Hollerith est le nec plus-ultra de n’importe quel état moderne, ou de n’importe quel ministère. et Hollerith vient de créer un mot nouveau dans leur vocabulaire : la mécanographie. 

Avec tout un arsenal de correspondances entre les trous de ses bouts de carton et ce qu’on souhaite voir apparaître dans le recensement. Va pour les endroits de naissance, codés en deux lettres (trois maxi), va pour la profession masculine, le nombre d’enfants ou les origines de la famille. Les employés du recensement remplissent les tableaux, remplissent de grandes feuilles avec des cases à cocher, et un "puncher" crée les trous correspondants. C’est simple comme bonjour, et les gens apprennent vite à fabriquer rapidement les cartes qu’ils perforent sans se tromper. On le voit, le système est infini. On peut tout calculer, tout trier, tout croiser. Et rapidement. Très vite, on s’intéresse aussi à la santé... en Europe, notamment, la préoccupation de l’époque, avec les ravages de la grippe espagnole, on sera servi en effet, il est vrai, en 1918... Où résidaient les victimes ? Quel âge avaient-elles ? etc, etc...

Mais les machines sont compliquées et fragiles, et leur rareté en font des produits aux coûts exorbitant à l’achat. Leur inventeur a alors une deuxième idée de génie, à la Bill Gates dirons-nous pour simplifier : au lieu d’en vendre peu en les vendant trop chères, il propose aux Etats ou aux ministères de les lui louer. Il en reste propriétaire, s’occupe de leur entretien.... et n’attend plus que l’argent tombe tous les mois. Aujourd’hui, les marchands de photocopieuses ne font guère mieux !

C’est la fortune assurée et la rente à vie par la même occasion ! Fortune faite en 1896, il baptise son entreprise (créée en 1892) la "Tabulating Machine Co". En 1911, il consolide son empire en s’associant avec un concurrent, CTR, la "Computing-Tabulating-Recording Co", installlée à Endicott dans l’état de New-York, qui a à sa tête un dénommé Thomas J.Watson. En fait, CTR a déjà rassemblé les quatre grandes compagnies du créneau naissant des calculatrices. Outre les deux citées, on y incorpore "Computing Scale Corporation" de Dayton datant de 1891 et la "Bundy Manufacturing Company" fondée par un joallier en 1889. Un empire du calcul (et un quasi-monopole) est donc né, et Endicott est sa nouvelle capitale. Jusqu’ici, c’était encore la capitale de la... chaussure. Pour le faire, les deux compères Hollerith et Watson ont bénéficié d’apport d’argent frais, fourni par un financier sulfureux : Charlie Ranlett Flint.

Flint est l’homme qui avait créé U. S. Rubber. Mais également mélangé Adams Chewing Gum, Chiclets, Dentyne, et Beemans pour en faire American Chicle. Le roi du pneu et du chewing-gum ! Qui se découvre dès 1904 une soudaine passion pour l’aviation, lui, le fan de nouveaux gadgets, en devenant le vendeur exclusif des avions des frères Wright. Echafauder des trusts et une passion chez lui : il fera la même chose dans la laine (avec American Woolen) ou le charbon (avec Somerset Coal). En fait , Flint, qui sent l’affaire du siècle avec la machine Hollerith, a simplement proposé à son créateur qui souhaite vendre son entreprise 1,21 million de dollars pour ses 2690 actions, et lui a offert en même temps un contrat d’expert-conseil sur dix ans, à 20 000 dollars par an. C’est énorme à l’époque. Hollerith, qui désirait se retirer, part prendre une retraite dorée bien méritée. Mais Flint a aussi d’autres activités et surtout une autre réputation : "Charles Flint was a daredevil 19th Century capitalist who flew airplanes, and sold weapons to both sides in the Russo-Japanese War."  Evidement, un marchand d’armes en vend à tout le monde, et ç’est ainsi que Flint aidera Roosevelt à fabriquer ses bateaux de guerre, tout en en ayant vendu auparavant à Guillaume II... Armstrong et Krupp vont bien se goinfrer durant toute la première guerre mondiale, il n’y a pas de raison. La firme Hollerith va faire de même, et vendre à tout le monde sans aucune arrière pensée sur l’usage qui pourra être fait de ses machines. Visiblement, ce n’est pas son problème. Et encore moins celui de son nouveau directeur, homme sans scrupules aux idées... particulières, disons. Politiquement c’est un démocrate. Economiquement, c’est un affairiste prêt à s’asseoir sur ses convictions pour gagner des marchés : seul l’argent l’intéresse.

Pour mémoire, la seconde société est particulière : on lui doit en effet la toute première pointeuse au monde... Au début, c’est une roue comportant le numéro de chaque employé, qui en l’actionnant, crée un ticket indiquant l’heure... d’entrée ou de sortie. Plus tard, ça ressemblera à ça. . Puis à ça. et aujourd’hui c’est plutôt ça. Mais qui sert toujours à ça. C’est de tous les temps l’appareil le plus détesté par le monde ouvrier.... classe laborieuse, classe dangereuse à écrit un certain écrivain fort contemporain ! « Les Barbares qui menacent la société ne sont point au Caucase ni dans les steppes de la Tartarie ; ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières… » écrivait aussi Saint-Marc Girardin, qui a été ministre de l’Instruction publique en France en 1848 (paru dans le Journal des Débats en date du 8 décembre 1831). Ça vaut presque notre Darcos favori, cette tirade. Autant surveiller ce qu’ils font, ces ouvriers, c’est vrai ça. Chez Béghin, on avait ça. En fait, les français connaissent le système Hollerith depuis longtemps : car l’auteur en avait amené une à l’exposition universelle de 1889, celle de la Tour Eiffel. "The tabulator was brought to Paris by Hollerith himself for display in the‘Exposition Universelle’ of 1889 (the Eiffel Tower was another exhibit) and is a near duplicate of the machine being used with some success since its installation in the U.S. War Department on December 9th 1888 from whom Hollerith attempted to secure". L’engin en parfait état est toujours visible en 2009, au CNAM, malheureusement pas à la vue du public mais dans les réserves... dommage. Les français ne savent pas toujours la valeur de leurs musées... où plutôt ne savent pas vraiment faire des musées techniques ou sauvegarder le patrimoine industriel (combien de Pacific 231 ont été découpées au chalumeau ?).

La guerre 1914-1918, avec son effroyable logistique va voir se développer dans le monde industriel l’usage de ces calculatrices. Armstrong, Krupp, Schneider, les trois plus grands fabricants d’armement seront tentés de s’en équiper pour gérer leurs stocks faramineux. Faire la guerre, c’est prévoir, et stocker les munitions, c’est bien connu. Tout en surveillant les petites mains qui tournent les obus, bien entendu, avec les fameuses pointeuses. Les femmes y gagneront les mêmes droits à se taire que leurs maris partis se faire tuer au combat. On appelle ça la démocratie. Au sortir de la guerre, Hollerith décide de changer le nom de son entreprise qui vend désormais dans le monde entier en International Business Machines Corporation, plus connue sous le nom d’ IBM. Il meurt trois ans après sa création, en laissant les rênes à Thomas J.Watson. Mal lui en a pris. Thomas J.Watson est cupide et très ambitieux, il a échappé de peu à un procès pour malversations, et ne rechignera devant rien pour faire fructifier son entreprise, protégé par des relations directes avec la classe politique, notamment celles avec le Président Roosevelt qu’il ne cesse d’entretenir. Désireux de s’engouffrer partout où il y a de l’argent à faire, il rachète également en 1934 la Deutsche Hollerith-Maschinen Gesellschaft Mbh, la "Compagnie allemande des machines Hollerith", qui construisait des machines sous licence Hollerith, elle aussi, mais modifiées intelligement et très prometteuses. Plus simplement appelée Dehomag, et créée en 1911, elle devient donc la filiale directe d’IBM par absorption, IBM prenant 90% des parts de l’entreprise. Les conséquences vont être incommensurables. Pourtant ; les machines ne s’appelleront pas IBM. IBM existe depuis 1926 pourtant, et sa filiale allemande ne fera référence qu’à Hollerith seulement comme nom dans les années qui vont suivre. Le nom d’IBM n’apparaîtra pas. Watson, dès le départ, n’a pas souhaité que le nom de son entreprise américaine apparaisse de manière trop visible à ce moment là dans cet endroit du monde qui très vite se révèle extrêmement demandeur de machines à recenser. Pourquoi donc, c’est ce que nous allons voir un peu plus loin...

Watson fera aussi un coup assez extraordinaire, jamais vu alors dans le monde du commerce : ayant constaté que les brevets d’Hollerith arrivaient à fin de vie, il les modifia légèrement, les rebaptisa du nom de son entreprise, IBM, sans que l’organisme d’enregistrement américain des brevets ne fasse le lien, ce qui ne cesse, des années après, d’étonner encore. D’aucuns évoquent des pressions politiques liées à ces liens avec Roosevelt, entretenus à force d’invitation à des repas ou des week-ends, et de cadeaux divers : Watson était corrompu, et Watson corrompait, même ceux qui s’étaient forgé une réputation d’incorruptibles ou de probes.... Une fois déposés, ces brevets modifiés, il se retrouvait à nouveau protégé pour trente années. Soit jusque 1956, date à laquelle il passerait la main à son fils (il le fera en 1952 exactement), Thomas Watson Junior, qui ratera plus tard dans les années 80 le cap des ordinateurs personnels, tout en sortant le tout premier destiné à être vendu en masse. Dans les années soixante, un rapport d’un congressman US dénommé Carter sur les activités purement industrielles de Watson jugera ses actions "criminelles économiquement". Watson était la fourberie même, et sa société lui ressemblait : dans ses usines, des slogans ineptes rythmaient le travail, il était l’un de ceux à faire dans le paternalisme éhonté, en faisant chanter des hymnes à sa gloire chaque matin. Le précurseur du travail... à la japonaise. D’aucuns disent aussi un patron particulièrement tyrannique. IBM vendait alors en masse à l’US Air Force, et au général Bradley, l’aviation et l’artillerie faisant grande consommation des calculateurs, dont la balistique est le domaine privilégié. Pour Bradley, devenu contrôleur général des armées, c’était simple : pendant la seconde guerre mondiale, Watson Junior était devenu son intendant et son pilote... La demande était forte, et les prix donc élevés... Dans les années 50, par exemple, c’est IBM qui fournira l’outil principal de défense US, les radars du système SAGE (Semi Automatic Ground Environment). Un système complexe, liant radars et avions aux ordinateurs à tubes, ceux du Strategic Air Command, volant 24h sur 24 dans ces années là. IBM, jusqu’à sa déconfiture (rapide) des années 90 restera longtemps incontournable.

En Allemagne, Dehomag était en pointe, question recherches, en effet, et avait créé dès 1926 sa propre "Dehomag tabulation machine", devenue "the first automatic sequence-controlled calculator". En ajoutant une carte supplémentaire en 1935 à son modèle déjà évolué, le modèle BK, grâce aux recherches d’un chercheur de talent, Hans Gross, elle en avait énormément augmenté les performances. L’engin gèrait désormais des cartes de 80 colonnes et non plus de soixante comme au départ chez Hollerith. L’engin était aussi devenu programmable, grâce à un tableau de connections situé à sa droite. L’engin évoluait vers davantage de complexité : en 1929 il présente 286 liaisons et 14 boutons de connection. On pouvait donc lui demander ce qu’on voulait trier et croiser ! En 1933, il en a 1256 et présente 36 boutons de commandes. Le modèle D-11 de 1935 lui en apporte 2040 et 20 connecteurs. En 1935, la meilleure machine mécanographique au monde, c’est simple, elle est... allemande ! Le meilleur pré-ordinateur, l’un des plus puissants chez les machines à calcul vendues dans le commerce (seuls des prototypes de laboraroire la dépassent). Enfin, "allemande", pas exactement. Elle porte un nom allemand, mais la firme qui l’a construite appartient alors depuis un an à IBM, société américaine. Dès 1935, tout le monde ne jure plus que par la D-11. Alors que la firme a vendu 185 modèles BK avant 1936, elle n’en vendra plus que 18 en 1937 et 5 seulement en 1938. En revanche, les ventes du modèle D-11, bien supérieur en capacités de calcul, ou plutôt leur location, explosent littéralement en Allemagne jusque 1942 : 11 modèles de fournis en 1936, mais 101 en 1937, 138 en 1938, 179 en 1939 et 232 en 1940, année record des livraisons, puis encore 173 en 1941, 140 en 1942, 73 en 1943, 25 en 1944 et 4 seulement en 1945. Soit au total le chiffre hallucinant de 983 machines ultra-performantes. La majeure partie louée par l’état allemand et non par des entreprises privées. Que peut bien faire un seul pays avec tout ça ? Effectuer près de mille recensements ? Qu’est-ce donc que cette frénésie comptable ? C’est assez incompréhensible, de prime abord, et cela, nous essaierons de l’élucider demain, si vous le voulez bien.

 

 

 



153 réactions


  • Pyrathome pyralene 29 juillet 2009 23:59

    Bizarre quand-même ce truc........d’autres ici...... 
     ou encore là ça doit choquer Buzz...


    • Gül 30 juillet 2009 00:08

      Ben, écoute, mon petit chatounet,

      Va faire un tour en Bretagne, ça t’évitera le déplacement exorbitant vers Mars ! : -)


    • Pure Haleine 30 juillet 2009 00:08

      Ben oui, c’est bizarre !

      mais c’est où ?


    • Pure Haleine 30 juillet 2009 00:18

      Jaloux ? non, non !

      Mais je compatis, il est des absences qui sont plus douloureuses que d’autres , n’est-ce pas ?

      vraiment, je compatis !

      Désolé, je ne savais pas !


    • tonton raoul 30 juillet 2009 00:28

      oui, sur la photo de pyralene, on voit très bien le igloo martien sur la lune

      mais où est le parking de la soucoupe ?

    • Gül 30 juillet 2009 00:38

      @ Tonton,

      C’est formidablement con, mais alors qu’est-ce que ça me fait rire !!!!

      Je suis littéralement bidonnée toute seule sur mon canapé !

      Merci de ce super fou-rire, tu es tout simplement excellent ! ; -)


    • Gül 30 juillet 2009 01:08

      Ben tiens tu m’étonnes !

      Ils sont même tous morts en chemin...Paix à leurs âmes et à leurs excroissances comiques. ; -)


    • Arcane 30 juillet 2009 01:26


      A propos des très belles photos de Phobos et notamment de ces nombreuses formations « monolithiques », il s’agit probablement des éjectas d’un gros impact météorique dont seule la partie supérieure émerge du régolite .

      Cela fait des années que cette photo a été prise... c’est simplement Aldrin qui s’est fait plaisir récemment. En parlant de cette photo, il sait qu’il va attirer l’attention dessus et lancer un buzz (aldrin, huhuhu).

      Rappelons que ce cliché flou est pris du dessus a une distance de 5800 Km (sans parler des complexes problèmes d’ombre) et qu’il existe sur terre des milliers de monolithes naturels aux formes les plus étranges.(devils tower par exemple ...)

      Ceci dit Phobos - Grunt prendra bientôt des images in situ en se posant sur ce satellite martien en 04/2011 après avoir décollé de notre planète cet automne et ramenera même des échantillons sur terre (si tout se passe bien) à l’été 2012.


    • morice morice 30 juillet 2009 01:43


      A propos des très belles photos de Phobos et notamment de ces nombreuses formations « monolithiques », il s’agit probablement des éjectas d’un gros impact météorique dont seule la partie supérieure émerge du régolite 


      RIEN A FOUTRE ICI, allez raconter ça ailleurs, TROLL !

    • morice morice 30 juillet 2009 01:44

      retournez d’où vous venez, et n’oublier pas de refermer derrière votre barrière en béton.


    • Pyrathome pyralene 30 juillet 2009 01:45

      Buzzzzzzzzz.....


    • morice morice 30 juillet 2009 09:12

      les trolls ont été virés par la modération, n’essayez pas de faire croire autre chose en défenseur de trop que vous êtes... la prochaine charette risque de vous concerner, sinon, Gül. Cessez donc de défendre l’indéfendable !


    • tonton raoul 30 juillet 2009 09:50

      il est techniquement impossible de virer d’avox quiconque a une ip flottante

      et toi, morice, tu es le bouffon de cybion, dont je ne pige d’ailleurs pas la stratégie audimatique
      car le zozotisme, c’était bon pour l’audimat, puisque ça se limitait à tes daubes
      bref, c’était le coin rigolade du zinc
      et j’ai du mal à croire qu’un cave de ton calibre puisse intéresser les sbires de l’ambassade iranienne

  • morice morice 30 juillet 2009 01:41

    déjà tous revenus les tarés...


  • Pyrathome pyralene 30 juillet 2009 01:43

    et là une borne wifi......


    • morice morice 30 juillet 2009 01:46

      allez discuter de ça ailleurs ! ce n’est pas le sujet du jour, bon sang de bonsoir : vous tombez dans LEUR panneau !


    • Pyrathome pyralene 30 juillet 2009 01:49

      OUI !! on dirait un panneau !!....ah ha !


    • Pyrathome pyralene 30 juillet 2009 02:19

      Bon finalement,pour faire plaisir à troll Raoul,je dirais que ça ressemble à un pylône téléguidé néo-con qu’a raté sa cible et qui s’est planté sur Phobos......


    • tonton raoul 30 juillet 2009 08:54

      ce qu’on voit sur cette photo, c’est juste un vieux frigo hors d’usage qu’on a balancé d’une soucoupe

      c’est ce que pense le docteur Herbert Zatestein sur rock-and-troll.com


  • morice morice 30 juillet 2009 02:07

    mais rendez-vous compte d’abord qu’ils pourrissent la discussion car on va  à nouveau parler d’eux et ils le savent car des rédacteurs ont déjà cafté !! pourquoi croyez-vous donc qu’un TARE est venu s’inscrire ici sous le nom du père supposé d’Hitler ?? pour faire ça faut être MALADE, gravement malade de la calebasse !!! la modération, qu’en pense-t-elle ?? qu’il faille laisser ce maboule en liberté dans ce forum ???? C’est un malade mental, et il vient de le signer !


    • Gül 30 juillet 2009 02:20

      Mais oui, >Morice, maintenant, c(est l’heure des pilules bleues, hein ?! Pour aller faire dodo !

      Comme ça demain vous serez en pleine forme pour de nouveau insulter les interlocuteurs qui avaient commencé à parler du sujet... C’est bête, vous les avez dirigé vers une autre forme de débat !

      Enfin, bref, quoi qu’il en soit, vous gardez vos aficionados, c’est déjà bien ! Nous verrrons demain...
      .
      En attendant, belle et douce nuit à tous ! :- )


    • tonton raoul 30 juillet 2009 08:57

      pov momo... tu crois vraiment qu’on a besoin de tuyaux pour savoir ce que tu vas écrire ?

      tu veux déjà le programme pour Noël ?

    • morice morice 30 juillet 2009 09:07

      non on sait très bien comment vous faites : même quand on vous a retiré votre titre de rédacteur, à 6 reprises ici déjà, vous revenez comme simple pékin et vous vous faites communiquer les contenus par un resté rédacteur : vous discutez en ce moment avec l’une d’entre eux.... la cabale, ici, continue allégrement.... et c’est toujours aussi pénible : aucune remarque sur l’article, vous ré-attaquez l’individu à la lumière de votre lampadaire...


    • tonton raoul 30 juillet 2009 09:24

      on a parlé du sujet entre vrais professionnels avec mcm et l’enfoiré

      toi, ta compétence s’arrête aux jeux vidéo et aux installations d’imprimantes
      du moins quand t’as des clients, car vu le temps que tu passes ici, ça doit pas se bousculer à l’entrée
      bouffon, va ...

    • morice morice 30 juillet 2009 11:24

      toi, ta compétence s’arrête aux jeux vidéo et aux installations d’imprimantes

      on reprend : vous êtes méprisant, voilà tout. La prochaine fois je vous parlerai des RIPs. Mais bon, à quoi bon : vous en êtes au stade fond de cour à montrer votre zizi comme étant le plus long. 5 ans d’âge mental, vous avez, à étaler votre pseudo savoir. 

    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 30 juillet 2009 12:45

      Cher Morice, décidément, - et je le regrette - vous n’appréciez pas l’IRONIE à sa juste valeur, vous n’avez AUCUN humour !


    • tonton raoul 30 juillet 2009 12:54

      morice

      si tu veux être respecté, recommence ta vie à zéro avec un autre cerveau

    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 30 juillet 2009 14:24

      Cher Morice,

      J’ai déjà remarqué que mon nom avait la faculté d’énerver les partisans d’Alain Soral sur ce site ( faut dire que je ne les rate pas non plus ... ) : en feriez vous partie ?

      Les catégories de personnes que vous semblez détester ainsi que celles que vous encensez concordent en tout cas...



    • Pyrathome pyralene 30 juillet 2009 19:17

      Comment va papa Adolf ?....


  • karquen karquen 30 juillet 2009 02:53

    Génial cet article !!!
    ne pas oublier Von Neumann dans l’évolution de la création informatique.

    Merci Morice ! contrairement à d’autres moi je trouve ton approche et ton texte vraiment très bien. j’ai appris grâce à toi ! ça au moins personne ne me l’enlèvera, pas même les « acharnés virulents » qui hantent ce saint siège de la Vox populi...

    Bon texte et je t’aime bien toi.


  • morice morice 30 juillet 2009 09:09

    Génial cet article !!! 
    ne pas oublier Von Neumann dans l’évolution de la création informatique.


    ben si, car il n’a rien eu à voir avec les cartes perforées....

    • tonton raoul 30 juillet 2009 09:26

      réponse débile ... von neumann est un des pères incontournables de l’informatique


    • morice morice 30 juillet 2009 11:15

      mais pas des cartes perforées....


    • tonton raoul 30 juillet 2009 13:05

      Les cartes perforées ne sont qu’un épisode anecdotique de l’informatique

      Et je dis bien « anecdotique », car c’est le concept de lecture binaire d’un support qui est primordial
      Je ne développerai pas, t’es trop con ...

    • morice morice 30 juillet 2009 17:59

      Les cartes perforées ne sont qu’un épisode anecdotique de l’informatique


      qui vous a dit le contraire ici ??? cessez de vous la joueur kador, vous ne saviez rien sur cette histoire, et ne le reconnaîtrez jamais .... votre MEPRIS et votre HAINE est grave ici, TALL, sans compter votre harcèlement et votre retour alors que vous avez été VIRE.

  • Spy 30 juillet 2009 10:25

    Manquait plus que ça, morice qui nous fait un cours d’histoire sur l’informatique.

    Alors qu’il n’est pas capable d’écrire le moindre programme.


    • morice morice 30 juillet 2009 11:19

      allez on la ressort : un jour un prof m’a dit que je ne pouvais pas enseigner la Guerre d’Algérie à mes élèves, car je ne l’avais pas faite. Je lui ai répondu « mais au fait Madame, vous qui êtes prof de dessin, n’avez-vous pas fait dessiner récemment des dinosaures à vos élèves ».



       je ne l’ai plus jamais entendue.... bonne lecture, « Spy »... 

  • tonton raoul 30 juillet 2009 10:40

    A quoi vous fait penser le journalisme-citoyen ?


    A un défilé de Gilles de Binche au carnaval de Rio

  • morice morice 30 juillet 2009 11:22

    A quoi vous fait penser un mec viré six fois de suite d’un forum et qui revient à chaque fois sous un autre pseudo ? A un film ? oui, celui-là. Pénible, vous êtes... pénible, TALL, par votre harcèlement.


  • morice morice 30 juillet 2009 18:00

    Au coeur d’internet Par Jacques Vallée


    pas trop fiable le Vallée.....

  • Pyrathome pyralene 30 juillet 2009 21:54

    Ecoutez,il serait aussi honnète, morice, de préciser que l’informatique doit tout à un immense monsieur si mal connu,celui par qui rien de ceci n’aurait pu voir le jour.....certainement le plus grand savant et découvreur de toute l’histoire moderne,Nicolas Tesla.....il m’étonne que vous ayez omis de citer son nom et surtout sa découverte sur le courant alternatif et ,notament, ses vastes possiblités à la base de l’électronique ! comme il m’étonne que vous ne lui ayez jamais consacré un article...un génie si injustement mal connu et son riche héritage de brevets ,malheureusement dans de mauvaises mains actuellement.....


    • brieli67 30 juillet 2009 22:45

      encore un marronier pour l’été
      http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/tesla-edison-le-courant-ne-passe-42336#forum1781935
      http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/un-savant-fou-dans-un-monde-de-fou-46468

      en cherchant bien tu trouveras. 1883 Strasbourg était allemande . et quelques problèmes des circuits électriques de la Nouvelle Gare
      MES INVENTIONS
      Le Récit Autobiographique
      de NIKOLA TESLA

      Début chapitre 4 http://spirit2012.free.fr/tesla/tes...

      Quels universitaires étaient à Strasbourg en ce temps là ?
      http://www-phase.c-strasbourg.fr/ m...

      http://juillot.web.cern.ch/juillot/... Roentgen des Rayon X

      Une classique à la sauce Mark Twain son ami 
       
      Un soir de l’hiver 1885, M. Edison, Edward H. Johnson, président de l’Edison Illuminating Company, M. Bachellor, directeur des usines et moi-même entrâmes dans un lieu en face du numéro 65 de la 5e Avenue, où se trouvaient les bureaux de la société. Quelqu’un proposa de deviner le poids de l’autre, et on me demanda de monter sur une balance. Edison m’inspecta à tâtons et dit : « Tesla pèse 152 lbs à 30 grammes près. » C’était tout à fait exact. Tout nu, je pesai 142 livres et depuis mon poids n’a pas bougé. Je chuchotai à M. Johnson, " Comment se fait-il qu’Edison ait pu deviner mon poids de manière aussi précise ?" Il me dit à voix basse " Eh bien, ce que je vais vous dire est confidentiel et il ne faudra pas le répéter : il a travaillé pendant longtemps dans les abattoirs de Chicago où il pesait des milliers de porcs tous les jours. Voilà pourquoi." Mon ami, l’honorable Chauncey M. Depew, raconte qu’un Anglais, surpris par une des ses anecdotes, resta perplexe, et que c’est seulement un an plus tard qu’il en éclata de rire. Moi, il faut que je le confesse, j’ai mis plus d’un an pour comprendre la blague de Johnson.


    • tonton raoul 30 juillet 2009 22:47

      tu parles d’honnêteté à morice ? ... tu crois qu’il appréhende le concept ?


    • Pyrathome pyralene 30 juillet 2009 23:19

      RIEN A FOUTRE ICI, allez raconter ça ailleurs, TROLL !


    • morice morice 31 juillet 2009 09:51

      ..il m’étonne que vous ayez omis de citer son nom et surtout sa découverte sur le courant alternatif et notament, ses vastes possiblités à la base de l’électronique ! 


      ... cet article n’est pas un cours sur l’informatique au complet et encore moins sur l’électricité bon sang !! tout le monde sait qu’Edison a pillé Tesla, vous l’allez pas repartir vers d’autres polémiques inutiles ici !!! c’est grave chez vous cette tendance à vouloir tout trouver dans un seul article !

      tenez, pour votre dada favori (http://www.indiadaily.com/editorial/20783.asp) gardez-le et ne venez pas en reparler dans CE forum. On est aussi informé que vous, mais on essaie ici de s’en tenir à une idée et une seule : en l’occurrence ici les cartes perforées et leur usage par IBM. RIEN d’autre. 

      « comme il m’étonne que vous ne lui ayez jamais consacré un article...un génie si injustement mal connu et son riche héritage de brevets »

      Mais laissez-moi au moins le temps d’écrire : ça prend du temps, figurez-vous, et bien davantage que de venir jouer la mouche du coche comme vous le faites..

    • Pyrathome pyralene 31 juillet 2009 12:21

      Buzzzzzzzzzz.......


  • morice morice 31 juillet 2009 11:03

    la pub IBM : c’est bien le même crétin...


  • jocelyne 31 juillet 2009 20:47

    Le cercle se rétrécit je vois, merci à momo pour ces articles et courage aux deux ou trois personnes à le tacler ;) vous avez du boulot.... au fait papy est décédé ? et seb ? etc....


  • nightflight nightflight 5 août 2009 22:57

    Merci Morice, super instructif !


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