samedi 15 octobre 2016 - par Julien (Nantes)

Des révolutionnaires porteurs de vie

Il y a ceux qui occupent des places, ceux qui manifestent contre des projets de loi, ceux qui se battent contre la construction d’un aéroport. Et il pourrait y avoir tous ceux qui cherchent des alternatives et tentent de les mettre en place. C’est un mouvement beaucoup moins spectaculaire qui ne se cantonne plus en une opposition stérile sans idée et sans projet, qui n’est plus dans le CONTRE, comme peut l’être un adolescent qui est contre le mode de vie de ses parents mais qui continue à vivre chez eux, mais un mouvement irrémédiablement tourné vers l’avenir, qui cherche à trouver de nouvelles idées, de nouvelles pistes pour un mieux vivre ensemble et en étant respectueux de la planète.

Le très beau film DEMAIN de Cyril Dion et de Mélanie Laurent l’illustre à merveille.

D’ailleurs, tous les intervenants de ce film me paraissent de plus grands révolutionnaires que ceux qui érigent des barricades ou qui jettent des pierres sur les forces de l’ordre, car ils sont des révolutionnaires créatifs, porteurs de vie.

Ils ne sont pas des révolutionnaires au sens où ils s’opposent ou bloquent des projets hostiles à leurs yeux, mais ils sont des révolutionnaires car ils rendent caduques les vieux systèmes grâce à leurs germes de vie. Un révolutionnaire, aujourd’hui, avec des pistes et des alternatives encore à créer va rendre caduque ce vieux monde qui s’égare : une consommation outrancière, une pollution dangereuse pour la santé, une publicité-marketing dans le mensonge et l’hypocrisie, des médias de divertissement dans l’abrutissement…

Je me mets à rêver, et comme à Detroit sur les ruines de Ford se crée une multitude de fermes urbaines.

 

 



3 réactions


  • velosolex velosolex 15 octobre 2016 10:37

    Doit on entendre que ceux qui se battent contre cette aberration de projet d’aéroport à NDDlandes ont droit au mépris, alors qu’ils sont sur le front de la bêtise crasse ?...Peut être pas ce que vous voulez dire, mais votre texte, trop court d’ailleurs, commence par une ambiguité, et n’est pas explicite. 

    J’ai vu ce film « demain »...Bof...J’ai franchement préféré d’autres documentaires, comme « Solutions locales pour un désordre global » de Colline Serreau, et « small is beautiful », d’Agnès Fouilleux http://bit.ly/2e27sZd, un film remarquable, auto financé...Demain, avec ces allées et venues tout autour de la planète, participe au réchauffement global, et ces bobos traversant les passages cloutés à la recherche du fab four, sur celui d’abbey road sont perdent dans des travelling cinématographiques, avec bande son pour séduire le chaland. Il aurait mieux valu resserrer un peu plus le plan et les propos, au lieu d’englober et de vouloir courir 36 lièvres à la fois, et se perdre dans des analyses à la petite semaines, sympathiques mais bancales, 



  • ddacoudre ddacoudre 15 octobre 2016 14:00

    bonjour julien

    un joli plaidoyer pour demain. cela me donnera l’occasion de te copier un texte poétique.
    le mot révolution n’est pas approprié, la révolution douce cela n’existe pas ce n’est pas une révolution.
    mais l’évolution des savoirs permet de rendre obsolète la continuité de ceux que nous percevons comme nuisible. arrêter de produire du CO2, tient au savoir acquis sur sa place dans écosystémique, et les innovations qu’autoriseront les connaissances pour ne plus en produire ne fera pas disparaitre celui qui a été rependu. la révolution elle coupe la tête de ceux à qui elle s’oppose.
    mais dans le sens second ou cela bouleverse les donné c’est bien sur acceptable puisque nous l’utilisons couramment pour spécifier que nous allons changer les choses en profondeurs sans couper de têtes.

    DEMAIN.

     

    DEMAIN, nous l’avons appelé Demain,

    Le jour où elle est née, le médecin l’a dit,

    Elle sera jolie !

     

    Demain a les cheveux moutonneux de fils soyeux,

    Un regard bleu de cils heureux,

    Quand son corps naissait ses yeux pleuraient,

    Et le ciel nervurait quand la nuit pétillait.

     

    Demain a les lèvres enneigées de blanc lacté,

    Sa bouche happait la pluie qui poudroyait.

    Demain est un univers étonnant.

    Les êtres s’imaginent le néant.

     

    DEMAIN, nous l’avons baptisé Demain,

    L’aube où elle est née, son parrain l’a écrit,

    Elle sera nantie !

     

    Demain a des bras d’eau bénissant,

    Et des seins d’été sémillant,

    Quand l’océan fraîchit, son nez frémit.

    Et l’orage bleuit, quand sa peau blêmit.

     

    Demain a des doigts de jeux sablonneux,

    La plage rougit, et ses mains sourient

    Demain est un monde réconfortant.

    Les hommes se l’imaginent aimants.

     

    DEMAIN, nous l’avons désigné Demain.

    L’aurore lève sa journée. Dieu l’a prédit.

    C’est le paradis !

     

    En se signant des mains, les rondes l’ont chanté,

    Les toits mitraillaient ses mots acérés.

    En rentrant dans les chairs, les balles l’ont sifflé,

    La victoire hurlait, bientôt demain !

     

    Contre un bout de papier,

    Je vous promets la paix,

    Contre un bout de papier

    Je feins de vous aimer.

    Contre un bout de papier

    Je vous ferai rêver.

    Contre un bout de papier,

    Demain ! Je suis barbier !

     

    DEMAIN nous l’avons soupiré Demain.

    Le matin lève sa journée, l’Oracle l’a dit,

    Ce n’est qu’aujourd’hui !

     

    Nos âmes parent ses heures italiques,

    Fleurs Cardinal ou pierres d’Isatis.

    Nos passions brassent avec leurs maniques

    Un portrait aux couleurs de notre esprit.

     

    Demain dans cet univers découpé,

    De mondes divisés aux jours déchirés,

    Demain quand tintera douze fois demain

    Elle est si désirée cette journée !

     

    cordialement ddacoudre.over-blog.com...


  • alinea alinea 15 octobre 2016 15:37

    Dans les années soixante dix, nous avons été quelques-uns à tout quitter pour vivre autrement, sans le sou mais pleins d’énergie.
    Nous le vivions comme une évidence et jamais ne nous est venu à l’idée que nous ferions révolution ou que nous étions modèles ; le « système » a eu raison de nous, pour une bonne part ; les riches européens du nord faisant exploser le prix du foncier, les normes européennes avec leurs flics... mais de ceci est resté l’idée bio et dans ces endroits de Drôme du Gard, de la Lozère, encore des élevages et des productions alternatives.
    Mais cela n’a pas changé le monde car, comme le disent Lydia et Claude Bourguignon : l’ennemi est si puissant qu’on ne peut juste espérer garder quelques îlots de survie.
    Et c’est déjà beaucoup.


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