mercredi 30 septembre - par Luniterre

Dette Publique : la ruine systémique en cours de notre économie nationale

 

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Dans un monde dominé par l'argent dette il est donc nécessaire, pour comprendre le circuit de création de la valeur économique, de partir de la création de tout mouvement économique et de toute production et/ou mise en œuvre de service, à partir de la création monétaire par le crédit.

 

Selon la doxa la monnaie créée ainsi s'éteint avec le remboursement du crédit. Et donc selon ce principe il n'y a pas de raison logique pour que la masse monétaire en circulation ne soit pas, sinon absolument stable, du moins uniquement soumise qu'à des variation marginales, et en aucun cas à une augmentation constante, sauf augmentation constante des dettes en circulations, ce qui est bien le cas, mais ce qui n'est tout aussi logiquement rendu possible que si une partie en augmentation constante des dettes n'est jamais remboursée complètement, ce qui n'est donc bien possible qu'au niveau de la dette publique, car à l'évidence, tôt ou tard, toute dette privée doit être soldée, d'une manière ou d'une autre.

 

Pourtant, en période de développement économique, type « Trente Glorieuses », la masse monétaire croit nécessairement en proportion de la production, sans pour autant que la dette publique croisse de manière exponentielle. La dette publique peut même se trouver stabilisée, voire carrément réduite. L’État français se trouvait même encore en excédent budgétaire en 1974.

 

Or, en période d'expansion économique type « Trente Glorieuses », d'où vient l'expansion, sinon de la valeur ajoutée par le travail ?

 

Une valeur ajoutée par le travail qui augmente donc avec l'expansion qu'elle génère en termes d'emplois productifs, mais ce qui n'est possible précisément que parce que cette valeur ajoutée par le travail trouve sa traduction monétaire en salaires et donc en consommation : il y a donc bien une synergie entre production et consommation, à travers l'augmentation de la masse salariale.

 

Le crédit se trouve donc transformé en valeurs matérielles et services produits et consommés, d'une part, et en salaires nécessaires à cette production, de l'autre.

 

Mais en fin de compte, stricto sensu, c'est donc bien la consommation qui permet la réalisation de la valeur d'usage initialement créée par le crédit.

 

Une nouvelle production initiée par le crédit investi en capital fixe (investissement matériel en moyens techniques de production) et en salaires, fait toujours face, dans cette dynamique, à un équivalent tel que la masse salariale globale absorbe et consomme la masse de la production et des services proposés.

 

L'augmentation de la masse monétaire mise en circulation par le crédit trouve au jour le jour sa réalisation en valeur à la fois produite et consommée.

 

En clair, la valeur ajoutée par le travail des uns en termes de masse monétaire trouve au jour le jour son équivalent en termes de valeur finalement consommée et donc réalisée concrètement par les autres. L'équilibre économique dynamique repose sur un échange constant entre travailleurs « producteurs-consommateurs », même si cet échange s'effectue indirectement, par le truchement du marché.

 

La masse de la production et la masse monétaire globale peuvent croître sans générer de dette résiduelle insolvable et s'accumulant finalement sur le compte de l'Etat.

 

A travers le cycle production-consommation les crédits producteurs et consommateurs s'annulent et s'éteignent donc sans générer de dette résiduelle, malgré l'augmentation globale, au jour le jour, de la production, de la consommation, et donc également, de la masse monétaire en circulation.

 

C'est le cycle de l'élargissement du capital productif et du développement capitaliste tel qu'initié par la révolution industrielle depuis le XIXème siècle et jusqu'à la fin des « Trente Glorieuses », qui en inaugure le déclin, et encore relativement jusqu'à sa chute, au début du XXIème siècle, marqué par les crises significatives à cet égard, dites « subprimes » et « covid », qui ont définitivement établi le cycle de la dette publique banco-centralisée comme nouveau moyen de pseudo « développement » de l'économie.

 

Comme on l'a déjà vu, donc, le développement économique sans genèse d'une dette publique en constante expansion n'est possible précisément que parce que l'excédent monétaire provisoirement créé par le crédit est constamment détruit par l'équilibre des échanges entre crédits producteurs et crédits consommateurs. Et cela pour la raison évidente qu'il n'y a pas de crédit producteur qui ne soit aussi un crédit consommateur à travers le circuit production consommation, c'est à dire à travers la valeur ajoutée par le travail et transformée en masse salariale.

 

Mais il y a évidemment une condition sine qua non évidente pour que cet équilibre dynamique puisse prospérer et se maintenir : c'est que la masse salariale globale en circulation soit suffisante pour couvrir l'ensemble des crédits, tant en investissements productifs qu'en crédits à la consommation.

 

Si tel n'est plus le cas, c'est donc inévitablement la dette publique qui devient la variable d'ajustement, avec une tendance à la croissance systémique, si les paramètres de la destruction de l'excédent monétaire initié par le crédit se trouvent modifiés par rapport à la situation d'équilibre dynamique entre création monétaire et expansion économique.

 

Ce sont ces paramètres qui sont progressivement puis irréversiblement modifiés par l'automatisation de la production industrielle, puis par sa robotisation, ainsi que par l'extension de cette mutation au secteur tertiaire informatisé.

 

L'IA, indépendamment de ses autres conséquences « culturelles » et « cognitives », ne modifie pas fondamentalement les données du problème de la dette, sauf pour continuer de l'aggraver, selon cette nouvelle synergie génératrice d'une dette publique systémique. Que l'IA créé provisoirement de nouveaux emplois en « remplacement » d'une partie des emplois détruits par la robotisation et l'informatisation ne rétablira pas, même provisoirement, un équilibre dynamique entre la valeur ajoutée par le travail et la masse des investissements nécessaires à ce type de développement, précisément parce que le crédit nécessaire à ces investissements reste disproportionné par rapport à la masse de la valeur ajoutée provisoirement par le travail salarié encore nécessaire.

 

Depuis des décennies déjà, la masse de capital fixe, robotique ou non, investi dans l'industrie, ne cesse de croître de manière disproportionnée par rapport à la masse de travail salarié qui y est encore nécessaire, et l'IA ne fera évidemment qu'augmenter cette tendance, même si par ailleurs elle génère provisoirement un « remplacement » de certains emplois du tertiaire et même une compensation partielle, dans ce secteur, des pertes d'emplois industriels.

 

Même si l'IA entretient provisoirement, voire même « rebooste » un tant soit peu la dynamique interne du secteur tertiaire, cela ne change rien au déséquilibre fondamental des échanges possibles, en termes de transfert de valeur, entre le secteur industriel et le secteur tertiaire, c'est-à-dire en termes de transfert entre crédits d'investissements en capital fixe « robotique », IA ou non, et valeur ajoutée par le travail, en termes de masse salariale, qui doit donc à la fois couvrir le capital fixe nécessaire dans le secteur tertiaire, le profit suffisant pour le rentabiliser, les crédits d'investissement en capital fixe industriel, et le profit nécessaire à ce secteur en sus de son amortissement en capital fixe et des intérêts de ses crédits.

 

Même si la masse monétaire de la valeur ajoutée par les travailleurs du secteur tertiaire est éventuellement suffisante pour équilibrer les échanges internes à ce secteur, elle doit donc absolument être suffisamment « excédentaire », par rapport à ces échanges, pour absorber également la production industrielle dont elle a absolument besoin et cela à hauteur des investissements de ce secteur, plus de son profit et du solde des intérêts de ses crédits d'investissement.

 

Même si la masse salariale résiduelle encore en circulation dans le secteur industriel peut contribuer à « boucler la boucle » à travers ses propres besoins en services, elle se trouve structurellement en déséquilibre de plus en plus extrême avec la masse des échanges au sein du secteur tertiaire, dont elle ne « compense » les besoins en produits industriels que pour un faible part, c'est-à-dire en proportion de ses propres besoins en activités de services.

 

Pour que la masse des crédits d'investissement du secteur industriel se trouve « compensée » de façon très formellement et comptablement « bénéficiaire » par la valeur ajoutée du secteur tertiaire il faut donc absolument que celle-ci soit « survalorisée » par une circulation monétaire elle-même « excédentaire » et donc nécessairement générée par la dette publique.

 

A mesure que progressent l'automatisation, la robotisation, l'informatisation, et maintenant l'introduction de l'IA, dans l'industrie, la dette systémique globale ne peut que croître, à partir d'un cycle et d'un socle irréductibles, mais qui n'en sont pas moins devenus, à travers les politiques monétaires banco-centralistes successives, et singulièrement depuis les deux dernières crises « systémiques » de 2007-2008 et 2020-2021, les ferments d'un parasitisme économique et social générateur des « grosses fortunes » de la société française comme des autres, au soleil aveuglant de la mondialisation, qui nous fait voir en « fortune positive » une débauche de luxure qui n'est que le reflet inversé de la dette publique réinjectée dans le corps social sous la forme d'une masse monétaire « excédentaire ».

 

Ramener le cycle et le socle de la dette publique à ce qui est juste nécessaire et suffisant pour établir une économie moderne dynamique et socialement équilibrée, c'est sans aucun doute tout à fait possible, si la volonté politique s'en trouve, mais cela implique une destruction des situations de « fortunes excédentaires » établies en parasites du corps social, et donc aussi la destruction des situations de parasitisme systémique qui assurent actuellement la prospérité et le renouvellement de notre classe politique, qui se fait le rempart systémique du parasitisme du pseudo « capital financier » en réalité gavé des retombées de la dette publique sous leurs multiples formes, et notamment de son utilisation comme « collatéral » couvrant d'une manière ou d'une autre la majorité des transactions financières, y compris les plus « spéculatives » !

 

Mais c'est encore un autre « chapitre » de l'histoire de notre temps...

 Luniterre

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/09/dette-publique-la-ruine-systemique-en-cours-de-notre-economie-nationale.html

 

 

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Récent sur le thème >>>

 

 

 Quelles solutions pour libérer la France ? Débat utile entre Nicolas Dupont-Aignan et Juan Branco

 

 

 

 https://cieldefrance.eklablog.com/2026/09/quelles-solutions-pour-liberer-la-france-debat-utile-entre-nicolas-dupont-aignan-et-juan-branco.html

 

 

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 Pour abréger le "Sigmaringen" de la macronie et libérer la France du banco-centralisme

 

 

 

 

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/09/pour-abreger-le-sigmaringen-de-la-macronie-et-liberer-la-france-du-banco-centralisme.html

 

 

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De 1917 à 2027, Histoire et économie : pour ne pas tout mélanger !

 

 https://cieldefrance.eklablog.com/2026/09/de-1917-a-2027-histoire-et-economie-pour-ne-pas-tout-melanger.html

 

 

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 Le banco-centralisme selon Charles Sannat : "De toute manière Sainte Fed et Sainte BCE et sainte Bank of England interviendront. La nouvelle trinité des marchés financiers"

 

 https://cieldefrance.eklablog.com/2026/07/le-banco-centralisme-selon-charles-sannat-de-toute-maniere-sainte-fed-et-sainte-bce-et-sainte-bank-of-england-interviendront.la-nouvelle-trinite-des-marches-financiers.html

 

 

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 2014 - Andrew Haldane, le spleen du banquier central à mi-chemin sur les marches du pouvoir

 

 https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/2014-andrew-haldane-le-spleen-du-banquier-central-a-mi-chemin-sur-les-marches-du-pouvoir.html

 

 

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Articles de fond plus anciens mais essentiels >>>

Pour comprendre comment on en est arrivés là…

 

Quelques articles qui parlent de la mutation banco-centraliste en cours depuis le début du XXIe siècle, avec ses deux tournants décisifs en 2007-2008 et 2020-2021, à commencer par cet autre résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :

 

France Finances, ça Balance… Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40

 

 

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/france-finances-ca-balance.mal-deficit-public-vs-dividendes-cac-40.html

 

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Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…

Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :

 

 

 

Richard Werner, « père spirituel » du Quantitative Easing et « apprenti sorcier » du banco-centralisme

 

https://cieldefrance.eklablog.com/richard-werner-pere-spirituel-du-quantitative-easing-et-apprenti-sorci-a215699895

 

Voir aussi >>>

Un diamant trouvé sur la plage - Chronique économique estivale

 

 

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/07/un-diamant-trouve-sur-la-plage-chronique-economique-estivale.html

 

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Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :

 

 

Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !

 

https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

 

 

 

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POUR EN SORTIR… :

Les conséquences concrètes à tirer de cette analyse de l’actu et d’autres récentes :

 

Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France

 

Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?

Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :

-* _ Indépendance militaire et géostratégique

-* _ Indépendance diplomatique et économique

-* _ Indépendance financière et monétaire

-* _ Indépendance culturelle et idéologique

Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France

 

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html

 

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25 réactions


  • Philomo 30 septembre 11:00

    C’est plus simple que ça ! 

    En France il y a environ 2% de surendettés. Depuis plusieurs dizaines d’années 100% des équipes au pouvoir, pourtant des cadors en économie et gestion, ont surendetté la France.

    Impossible que ce soit le hasard, c’est forcément volontaire.

    Leur but est la destruction de notre économie, ce sont des mondialistes adeptes de la secte de Davos, le Forum Economique Mondial dont Macron (Sarkozy, Attal et bien d’autres « Global Young Leaders » ...) fait partie qui veulent pouvoir imposer une gouvernance mondiale par des élites autoproclamées.

    Il faut donc les virer l’année prochaine en votant en masse pour les souverainistes.


  • grangeoisi grangeoisi 30 septembre 11:09

    Ca pue l’IA à plein nez !


  • grangeoisi grangeoisi 30 septembre 11:10

    Et en plus c’est mal présenté, mal pensé, mal ordonné. Pouah !


    • Luniterre Luniterre 30 septembre 14:41

      @grangeoisi



      Le présent article est en quelque sorte une prolongation du débat sur le fond concernant la circulation monétaire initié sur AgoraVox par M. Dugois,



      Lettre ouverte à Mme Sarah Knafo et à M. Jean-Marc Jancovici - AgoraVox le média citoyen


      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/lettre-ouverte-a-mme-sarah-knafo-271950




      ...dont le dernier post en réponse @Eric F est libellé ainsi >>>


       « ... j’ai dû batailler avec l’IA, mettre le doigt sur ses contradictions pour qu’elle reconnaisse enfin qu’en effet, l’argent créé et prêté n’est jamais détruit après son remboursement. C’est évident et c’est la montée de la masse monétaire qui n’est plus créée par les banques centrales. La monnaie, preuve mobile qu’un travail a été effectué, est devenue ultra minoritaire et confondue maintenant avec une monnaie véhicule d’un espoir d’un futur travail. »


      Personnellement je ne « bataille » pas avec l’IA mais je m’en sert comme moteur de recherche et effectivement plutôt selon la méthode « @Eric F » qui mène à reposer les questions sous différentes formes « contradictoires » pour faire remonter les documentations éventuellement réellement utiles sur le sujet étudié.


      Ici c’est le graphique qui est en partie issu d’une recherche IA, après plusieurs tentatives de lui faire mettre les données utiles sous forme de graphiques, et finalement encore à revoir avec les mises à jour des dernière données de l’INSEE, sortie entre la première édition de l’article et celle-ci. Le graphique final est donc « composite », à partir d’éléments des diverses tentatives de l’IA et remontées ensemble sur « paint », tout simplement, un vieux truc qui reste dans mes très modestes « compétences » en informatique.



      De votre côté, je vois que vous n’avez pas écrit le moindre article depuis 2017, déjà, même si votre unique et dernière tentative portait pourtant sur le sujet :



      Et si le Parlement votait les modalités du Budget ?


      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/et-si-le-parlement-votait-les-195040


      Article qui tient sur une demi page et à la suite duquel s’ensuit un « débat » absolument passionnant qui tient lui-même en tout et pour tout en deux répliques « cultissimes », dont la votre en premier >>>


      « Et même sait....   »


      Suivie d’un questionnement « existentiel » de ce grand « philosophe » devant l’Eternel qu’est « Jean Dugenêt » sollicitant pathétiquement votre soutien en « modération » : bref, c’est le cas de le dire..., encore un truc d’anthologie concernant notre époque historique...


      Luniterre






  • charlyposte charlyposte 30 septembre 11:21

    On a de la chance d’avoir LVMH... smiley


  • Octave C Lebel Octave C Lebel 30 septembre 11:23

    La fin du clivage gauche-droite. Les vieilles recettes : La chasse aux....

    Dupont-Aignan, c’est bien le même qui voulait être premier ministre de Marine le Pen contre bien sûr la corne d’abondance de ses nombreuses voix  ? Sinon, j’invite les lecteurs intéressés à écouter la vidéo Branco/Dupont-Aignan proposée par l’auteur(60 mn). Il n’y a aucune analyse articulée avec des propositions, juste des lieux-communs de protestation susceptibles de mettre tout le monde d’accord sur du flou qui n’engage à rien. Il me semble que Dupont-Aignan a encore régressé et je me demande pourquoi Branco est monté ce jour-là dans cette galère. Par contre je comprends mieux pourquoi le député RN Jean-Philippe Tanguy a quitté Dupont-Aignan.

    Pour mémoire, un slogan qui sévissait dans les médias et ici sur Agoravox bien sûr lors de la dernière campagne présidentielle. « Avril 2022, Marine le Pen : « Le programme économique du RN reprend 80% du programme de LFI », une citation assénée ici régulièrement alors. En référence je présume au fameux dialogue " un c..., cela ose tout, c’est à cela qu’on le reconnaît ? smiley

     


    • Luniterre Luniterre 30 septembre 13:35

      @Octave C Lebel

      Incapable de répondre sur le fond de l’article, vous tentez de faire dévier le débat éventuel sur un terrain qui vous semble plus « favorable », concernant la vidéo citée de l’entretien Branco/Dupont-Aignan, mais entretien auquel vous êtes tout autant incapable d’opposer le moindre argument sur le fond, à supposer que vous l’ayez même écouté avant de pondre votre post, histoire d’occuper le terrain, selon votre « tactique » habituelle fondée sur la logorrhée sensée noyer le poisson. Ici il est par contre caractéristique que votre seul pseudo « argument » est de vous opposer à la fin du clivage « droite-gauche », un principe de conflictualité effectivement au service du système et lui permettant d’éluder les problèmes de fond, dont celui de la dette publique, dont votre « mentor » JLM est simplement l’un des afficionados et profiteurs parmi le lot commun de notre classe politique française.

      Luniterre


    • Octave C Lebel Octave C Lebel 30 septembre 19:10

      @Luniterre

      La patate chaude de la dette.

      Comment se fait-il que la majorité de nos concitoyens ne se rendent pas compte que toute la politique économique et sociale a basculé et consiste dorénavant à  faire tourner le circuit économique au bénéfice d’une minorité devenue  très gourmande et ayant mérité la distinction d’être une oligarchie ? Un ruissellement à l’envers où les plus grandes entreprises, en faisant le plus souvent un chantage à l’emploi, reçoivent des subventions sans cahier des charges conditionnels ni véritables bilans tout  en bénéficiant d’ allègements d’impôts structurels, de niches fiscales et de taux de succession plus qu’avantageux .Nous amenant à avoir des services publics, le patrimoine de ceux qui n’en ont pas , contraints de réduire  leurs prestations tout en se trouvant en déficit au point de devoir recourir à un endettement sans fin pour les financer. Une dette qui rapporte des intérêts aux premiers cités qui nous prêtent le surplus grandissant d’argent épargné grâce aux dispositifs exposés plus haut. Tandis que  nous le plus grand nombre, sommes  invités à avoir le sens du sacrifice , à travailler plus tout en étant moins payés, invités à nous diviser pour savoir qui ne travaille pas assez ou qui ne travaille pas parmi nous en vivant à nos crochets paraît-il. Invités à être des citoyens lucides et responsables vis-à -vis de nos enfants parce que nous leur refilerions en douce une dette. Ce qui ne serait effectivement pas bien, nous en sommes tous d’accord.


    • Octave C Lebel Octave C Lebel 30 septembre 19:14

      @complément :

      Il me semble aussi qu’il y a de moins en moins de nos concitoyens ne se rendant pas compte que toute la politique économique et sociale a basculé et consiste dorénavant à faire tourner le circuit économique au bénéfice d’une minorité devenue très gourmande et ayant mérité la distinction d’être appelée une oligarchie. Un ruissellement à l’envers où les plus grandes entreprises, en faisant le plus souvent un chantage à l’emploi, reçoivent des subventions sans cahier des charges conditionnels ni véritables bilans tout  en bénéficiant d’ allègements d’impôts structurels, de niches fiscales et de taux de succession plus qu’avantageux .Nous amenant à avoir des services publics, le patrimoine de ceux qui n’en ont pas , contraints de réduire  leurs prestations tout en se trouvant en déficit au point de devoir recourir à un endettement sans fin pour les financer. Rappelons qu’en 10 ans la dette a augmenté de 1000 milliards en qu’en même temps la fortune des milliardaires et la pauvreté doublaient. Une dette qui rapporte des intérêts aux premiers cités qui nous prêtent le surplus grandissant d’argent épargné  grâce aux dispositifs exposés plus haut. Tandis que nous le plus grand nombre, sommes invités à  avoir le sens du sacrifice , à travailler plus tout en étant moins payés, invités à nous diviser pour savoir qui ne travaille pas assez ou qui ne travaille pas parmi nous en vivant à nos crochets paraît-il. Invités à être des citoyens lucides et responsables vis-à -vis de nos enfants parce que nous leur refilerions en douce une dette. Ce qui ne serait  effectivement pas bien, nous en sommes tous d’accord. Faut-il précisé que le RN qui lui ne fait pas peur aux détenteurs de la dette prévoit 125 milliards d’économie et 87 milliards d’impôts en moins pour les entreprises (suppression des impôts de production).

       

       


    • Octave C Lebel Octave C Lebel 30 septembre 19:18

      @ complément

      Pour qui veut se faire une idée et entrer un peu dans la diversité des analyses et la technique.

      ► Faut-il congeler une partie de la dette publique comme le propose Jean-Luc Mélenchon ?

      https://www.alternatives-economiques.fr/faut-il-congeler-une-partie-de-la-dette-publique-comme-le-propose-jean-luc-melenchon_07-09-2026


    • Luniterre Luniterre 30 septembre 20:47

      @Tous ; @Octave C Lebel

      L’article cité par Octave C Lebel >>> (en 2 extraits >>> post à suivre )

      « En exhumant une déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l’annulation de la dette en plein mois d’août, Gabriel Attal a rendu un fier service aux équipes de campagne de la France insoumise (LFI). « Il suffit de les prendre et de les foutre au feu », avait lancé, lors d’une conférence de presse en juin 2026, le leader insoumis pour expliquer sa proposition sur les titres de dette publique française logés à la Banque de France mais détenus par la Banque centrale européenne (BCE). Depuis que l’ancien Premier ministre macroniste a repris ces propos – pour les vilipender – le sujet, pourtant un peu technique, s’est retrouvé au cœur des débats médiatiques.

      1/ De quoi s’agit-il ?

      L’idée n’est pas nouvelle. Le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon en 20221 mentionnait déjà la mesure : « Exiger de l’UE que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des Etats qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul. » L’ancien député des Bouches-du-Rhône l’avait également détaillé dans un entretien publié sur notre site, en juin dernier.

      A partir de 2015, la BCE s’est mise à acheter des titres de dette souveraine européenne sur le marché secondaire (c’est-à-dire auprès d’acteurs financiers car la BCE n’a pas le droit de les acheter directement auprès des Etats), pour faire face au risque de déflation dans un contexte post-crise des dettes souveraines.

      Lors de la pandémie de Covid-19, la BCE a accéléré son programme de rachats d’obligations, si bien qu’elle a détenu jusqu’à un tiers des dettes publiques de la zone euro. En 2025, sur fond d’inflation, la banque centrale a totalement cessé ses achats.

      Environ 18 % de la dette publique française, soit 600 milliards d’euros de titres publics2, sont aujourd’hui inscrits au bilan de la Banque de France pour le compte de l’Eurosystème3. C’est ce montant que Jean-Luc Mélenchon souhaite transformer en dette perpétuelle à taux nul. Le chef de file des insoumis a aussi résumé le principe par la formule de « mettre la dette au frigo ».

      2/ Est-ce que c’est techniquement possible ?

      La proposition a suscité des cris d’orfraie à droite. « C’est la crise financière assurée », s’est ému Roland Lescure, le ministre de l’Economie. Il juge la mesure illégale car « non conforme aux traités européens ».

      Nicolas Dufrêne, économiste et directeur de l’Institut Rousseau, qui est favorable à l’annulation de la dette, réfute l’argument du ministre. L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit effectivement le financement monétaire des dettes publiques. Or, « les dettes publiques ont déjà été financées par les banques lors de l’opération initiale d’achat du titre de dette publique et c’est ensuite la BCE qui rachète ces titres aux investisseurs sur le marché secondaire. Annuler des titres pour lesquels un financement a déjà été octroyé ne conduirait pas à un nouveau financement monétaire », écrit Nicolas Dufrêne dans son ouvrage La dette au XXIe siècle. Comment s’en libérer (Odile Jacob, 2023).

      Un certain nombre de juristes, comme par exemple Hubert de Vauplane4, estiment, eux, qu’une telle décision violerait les traités. Nul doute en tout cas qu’une annulation serait contestée en justice. Mais le directeur de l’Institut Rousseau souligne que nombre de règles inscrites dans les traités sont bafouées chaque année sans aucune sanction, comme celle commandant de respecter un déficit public de 3 % au maximum.

      « Sur le plan purement technique, la mesure est tout à fait faisable au détail près qu’une telle mesure relèverait de la BCE, non de la Banque de France », précise l’économiste Laurence Scialom, qui a défendu au moment du Covid l’annulation de la dette publique, mais qui n’y est plus favorable.

      La Banque centrale européenne est en effet une institution indépendante. « On n’a aucun moyen d’obliger la BCE à agir, mais on peut lui faire comprendre que c’est dans son intérêt », glisse Eric Berr, économiste et coresponsable du département d’économie de l’Institut La Boétie, la fondation de recherche de LFI. Il précise que l’objectif n’est pas d’agir seul mais d’obtenir ce gel au niveau européen. Il reconnaît qu’une telle manœuvre ne sera pas facile, mais souligne que d’autres pays à haut niveau de dette ou de déficit, notamment du Sud de l’UE, pourraient également y être favorables.

      3/ A quoi congeler la dette servirait-il ?

      Si la dette détenue par la BCE était convertie en dette perpétuelle à taux nul, le gouvernement n’aurait plus à en rembourser ni les intérêts ni le principal (lorsque l’obligation arrive à maturité). En effet, lorsque ces titres arrivent à échéance, l’Etat doit retourner sur les marchés pour les financer, et peut donc faire face à des taux élevés, comme c’est le cas actuellement. Nicolas Dufrêne estime que la France devra refinancer environ 67 milliards d’euros en 2027.

      Ainsi, le directeur de l’Institut Rousseau explique que la dette d’un Etat détenue auprès de la banque centrale n’est pas exactement de la dette qu’on se doit à soi-même : l’Etat et la banque centrale sont deux entités séparées juridiquement et comptablement. « Quand l’Etat rembourse sa banque centrale, l’argent n’est pas transféré d’une poche à l’autre, il est détruit », appuie-t-il.

      Par ailleurs, il réfute l’argument selon lequel les intérêts payés à la banque centrale reviennent in fine à l’Etat, qui en est l’unique actionnaire. En effet, la banque centrale française reversait bien une partie (et une partie seulement) de ses bénéfices sous forme de dividendes jusqu’en 2022, mais depuis cette date la Banque de France inscrit chaque année des pertes. « En somme, l’Etat perd le principal et les intérêts, et ne récupère rien », résume Nicolas Dufrêne.

      Néanmoins, une annulation entraînerait tout de même une aggravation des pertes pour la Banque de France. Cependant, une banque centrale peut fonctionner durablement avec des fonds propres négatifs, c’est d’ailleurs ce qui se passe depuis 2022.

      Pour y remédier, Nicolas Dufrêne propose plutôt de limiter la rémunération des réserves excédentaires des banques commerciales par la BCE, car c’est cette décision qui a occasionné des milliards d’euros de pertes pour les banques centrales depuis 2022.

      Dans l’entretien publié sur notre site en juin, Jean-Luc Mélenchon avait affirmé qu’« il n’y a pas de problème de solvabilité avec la dette française ». Mais il souhaite profiter de l’affolement autour de cette question pour diminuer le montant des intérêts que l’Etat doit rembourser « car il faudra que l’on s’endette pour mener une politique de relance écologique et sociale ». Il souhaite également modifier le statut de la BCE pour qu’elle puisse prêter directement aux Etats sans passer par la case financement de marché. »



    • Luniterre Luniterre 30 septembre 20:48

      @Tous ; @Octave C Lebel

      2ème partie de l’extrait d’« Alternatives économiques »

      ...modifier le statut de la BCE pour qu’elle puisse prêter directement aux Etats sans passer par la case financement de marché.

      4/ Est-ce le bon moment pour défendre cette mesure ?

      Plusieurs personnes, notamment à gauche, qui avaient défendu l’idée d’une annulation de la dette au moment du Covid, estiment aujourd’hui que les conditions ne sont plus réunies pour appliquer une telle mesure. C’est le cas d’Aurore Lalucq, eurodéputée et coprésidente de Place publique, qui avait signé – aux côtés de Raphaël Glucksmann, parmi d’autres – une tribune en ce sens en 2020. Pour elle, le moment est particulièrement mal choisi : « Toutes les dettes sont scrutées, même celle des Etats-Unis. Nous ne sommes pas à l’abri d’un risque financier, donc annuler une partie de la dette reviendrait à prendre beaucoup de risques par rapport aux sommes que cela permet de dégager. »

      « Nous avions fait une proposition d’une annulation de dette conditionnée à un réinvestissement dans la transition écologique en 2020. Mais nous étions alors dans une période déflationniste. Cela fait maintenant plusieurs années que nous estimons que l’outil n’est plus adapté », détaille Aurore Lalucq. Elle défend désormais la création d’un « safe asset », un actif sûr européen, pour financer les investissements communs.

      L’économiste Laurence Scialom juge elle aussi que le temps d’une annulation est passé. Aujourd’hui, « les bons combats sont de définanciariser progressivement la dette publique », estime-t-elle.

      Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, s’oppose lui frontalement à cette idée, jugeant qu’elle pourrait faire augmenter l’inflation. Nicolas Dufrêne réfute cet argument : « L’inflation n’est pas causée par un excès de monnaie, mais principalement par la hausse des prix du pétrole et du gaz liée à la guerre en Ukraine. » Comme nous l’avons expliqué dans nos colonnes, la croissance de la masse monétaire est largement décorrélée de l’inflation. Depuis 2008, les banques centrales ont injecté des tonnes d’argent dans l’économie mondiale par leurs politiques de rachat de titres financiers et notamment de dettes publiques (le quantitative easing) alors que l’inflation est restée très faible.

      « Si l’annulation permet d’investir massivement dans la transition énergétique, alors cela permettra au contraire de lutter contre cette inflation énergétique importée », défend Nicolas Dufrêne.

      5/ Annulation ou dette perpétuelle, quelle différence ?

      La proposition de Jean-Luc Mélenchon consiste, on l’a dit, à transformer les titres en dette perpétuelle à taux nul (ce qui ne ferait donc pas baisser le stock de dette de la France au sens de Maastricht). Il souhaite également relancer les programmes d’achats de dette publique qui circule sur les marchés par la BCE et réinstaurer un circuit du Trésor. « L’objectif est de sortir une partie du financement public des griffes des marchés financiers, qui se servent de la dette pour empêcher toute politique progressiste », explique l’économiste Eric Berr.

      De son côté, Nicolas Dufrêne formule une proposition un peu différente. « Une annulation est préférable à un gel de la dette. Car une dette perpétuelle à taux nul, tant qu’elle n’est pas annulée, peut être dégelée et on peut toujours en exiger le remboursement », justifie-t-il.

      L’économiste poursuit : « Nous souhaitons, avec mon coauteur Alain Grandjean, que cette annulation soit conditionnée au réinvestissement de la moitié de la somme dans un plan de transition énergétique, ce qui permettrait à la fois une réduction de la dette et une relance de l’activité, donc une amélioration des fondamentaux de la solvabilité de l’Etat – deux choses qui ne seraient pas permises par la transformation en dette perpétuelle. » Pour Nicolas Dufrêne, pas de doute, il vaut mieux mettre la dette au feu plutôt qu’au frigo.


    • Luniterre Luniterre 30 septembre 23:18

      Cet article d’ « alternatives économiques », c’est un peu le « concours Lépine » des bricoleurs de la finance publique et il y aurait beaucoup à dire, mais commençons par le premier non-sens qui nécessite une explication et un éclairage différent en vue d’une alternative de Résistance bien réelle et concrète.


      A propos, donc de >>>


      «  les dettes publiques ont déjà été financées par les banques lors de l’opération initiale d’achat du titre de dette publique et c’est ensuite la BCE qui rachète ces titres aux investisseurs sur le marché secondaire. Annuler des titres pour lesquels un financement a déjà été octroyé ne conduirait pas à un nouveau financement monétaire », écrit Nicolas Dufrêne dans son ouvrage La dette au XXIe siècle. Comment s’en libérer (Odile Jacob, 2023)."


      Autrement dit, selon le langage de Mélenchon, ici, ce n’est pas, dans ce cas, la « mise au frigo », mais bel et bien la « mise au feu » >>> destruction de la dette >>> un « cadeau » de la banque centrale... Sans autres conséquences ???


      Pour Jean-Luc Mélenchon et les économistes qui soutiennent cette vision (comme Nicolas Dufrêne ou Thomas Piketty), ce cadeau est « indolore » : la Banque de France appartenant à l’État, l’État s’annulerait une dette à lui-même.


      Mais le compte monétaire de la Banque de France c’est aussi celui de la BCE, et non pas du tout celui de l’Etat français.


      Pas vraiment utile d’aller plus loin concernant ces « économistes » qui ne semblent pas savoir de quoi ils parlent concernant l’eurosystème >>> la Banque de France c’est l’antenne de l’eurosystème en France et rien d’autre >>> pour refaire une politique monétaire indépendante il faut donc reconstruire une autre banque nationale, de type coopérative interrégionale, par exemple, avec sa propre chambre de compensation nationale, même si la circulation monétaire reste libellée en euros.


      L’objection première à cette démarche de Résistance économique c’est évidemment la réaction de la BCE.


      Historiquement, lorsqu’un pays crée deux circuits de valeur pour une même monnaie, le marché, en situation « normale », applique une décote sur la monnaie du circuit fermé.


      La création d’une chambre de compensation concurrente violerait le monopole de la politique monétaire de la zone euro. La BCE pourrait réagir en coupant l’accès des banques commerciales françaises traditionnelles à ses propres guichets de liquidité, provoquant une crise bancaire immédiate, et c’est pourquoi elle se saborderait, en fait, en agissant ainsi.


      Il faut donc au contraire considérer que le rapport de forces économiques se retournera alors en faveur de notre pays, contrairement à la situation actuelle, car en effet ces objections sont désormais invalides, dans les circonstance actuelles : l’histoire n’est pas écrite selon des schémas du passé >>> en effet, même si la France est affaiblie, les autres pays, et y compris l’Allemagne, désormais, le sont aussi, et donc, une réaction « violente » de la BCE contre un ensemble important de banques commerciales entraînerait l’ensemble de l’eurosystème dans une crise fatale, où le système franco-français interrégional nouvellement constitué deviendrait au contraire la "bouée de sauvetage" pour un grand nombre d’acteurs économiques, y compris chez nos voisins européens en détresse, entraînant même probablement une décote en quelque sorte « inversée » en défaveur de l’eurosystème « officiel » en décomposition par rapport à un système local plus souple et adapté au terrain économique réel et non plus uniquement « financier » spéculatif.


      Une renationalisation/régionalisation du système bancaire à l’échelle européenne, au plus près des réalités du terrain pourra ainsi remplacer positivement la BCE, sans rentrer dans des considérations autres que l’intérêt des intervenants locaux associés de manière coopérative et démocratique, tant qu’à faire, pour un fonctionnement optimum.


      Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France


      https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html



      Luniterre




    • Octave C Lebel Octave C Lebel 1er octobre 11:46

      @Luniterre

      Comme c’est nouveau, l’économie c’est compliquée et vous seul savez. Le plus grand nombre doit travailler plus pour moins et dire merci aux plus riches qui savent et qui sont les seuls à devoir avoir les manettes.

      Cela a juste déjà été fait par la BCE dans la suite des dégâts de la crise des subprimes parce ces gens avaient peur des mouvements sociaux qui n’auraient pas manqué de surgir. Le mécanisme est expliqué un peu partout sur le net pour qui se donne la peine par nombre d’économistes qui ne défendent pas tous les mêmes intérêts en prétendant qu’il n’y a qu’une seule bonne solution. Cela dépend juste des intérêts du groupe social que l’on veut défendre. Et nous ne défendons pas les mêmes intérêts.
      Notre désaccord n’est pas seulement technique et vous le savez bien. La dette à ce point parce que les plus riches ne paient pas leur part d’impôt en s’enrichissant par dessus le marché en nous prêtant avec intérêt l’argent qu’ils ont gardé, franchement, ce n’est plus possible. Tout cela c’est bien habillé mais c’est quand même cela le mécanisme .C’est un fait. Que certains espèrent que cela dure le plus longtemps possible pour eux, on peut s’en douter et le constater tous les jours. Ils ne manquent pas de représentants politiques et médiatiques à leur service. Mais nous, sommes-nous résignés à les laisser faire et à nous laisser faire sans fin avec juste des rustines pour que tout cela ne finisse pas par exploser ou qu’un régime autoritaire nous mette au pas ?

       


    • Luniterre Luniterre 1er octobre 15:10

      @Octave C Lebel

      « Notre désaccord n’est pas seulement technique et vous le savez bien. La dette à ce point parce que les plus riches ne paient pas leur part d’impôt en s’enrichissant par dessus le marché en nous prêtant avec intérêt l’argent qu’ils ont gardé, franchement, ce n’est plus possible. Tout cela c’est bien habillé mais c’est quand même cela le mécanisme .C’est un fait. Que certains espèrent que cela dure le plus longtemps possible pour eux, on peut s’en douter et le constater tous les jours. Ils ne manquent pas de représentants politiques et médiatiques à leur service. Mais nous, sommes-nous résignés à les laisser faire et à nous laisser faire sans fin avec juste des rustines pour que tout cela ne finisse pas par exploser ou qu’un régime autoritaire nous mette au pas ? » 

      Effectivement, notre « désaccord » n’est pas seulement technique >>> vous faites formellement le bon constat du parasitisme de notre supposée « élite » mais au lieu de prendre le problème à sa racine systémique banco-centraliste vous « chérissez » l’un de ses plus fidèles zélateurs en la personne de Mélenchon !!!

      Mélenchon et sa clique, comme la très grande majorité, genre 99%, de la classe politique française, font partie du problème, et non pas de la solution.

      Et le régime n’a guère besoin d’être plus « totalitaire » qu’il ne l’est déjà, pour survivre, précisément du fait de l’unanimité de cette classe politique à entretenir un système dont elle bénéficie quotidiennement des « retombées » sous de multiples formes.

      En kollaborant avec la clique de Mélenchon, même à supposer que vous soyez tout à fait sincèrement abusé par sa démagogie, vous vous faites malheureusement l’un des encore très nombreux petits soldats du système.

      De facto vous contribuez au mal que vous prétendez formellement dénoncer.

      Luniterre


    • Luniterre Luniterre 1er octobre 15:41

      PS à propos de >>>

      « Comme c’est nouveau, l’économie c’est compliquée et vous seul savez. Le plus grand nombre doit travailler plus pour moins et dire merci aux plus riches qui savent et qui sont les seuls à devoir avoir les manettes. »

      >>> personnellement, je suis retraité, avec 800€ par mois pour survivre ! vu ???

      >>> néanmoins je ne vois pas ce que Mélenchon et sa clique feront pour aider les plus pauvres, mais bien au contraire, je vois nettement ce qu’ils feront pour les enfoncer encore davantage, comme le fit Mitterrand en son temps, le quasi « inventeur » des « nouveaux pauvres » après deux ans de gabegie économique qui ont pu brièvement leur faire croire au miracle économique.

      >>> les « leçons de l’histoire », vous connaissez ???

      >>> et de plus, si l’on « compare » les conditions de l’époque et celles d’aujourd’hui il est suffisamment évident que le « prix de la leçon » sera encore beaucoup plus élevé en termes d’appauvrissement généralisé de la société française, même si quelques parasites s’en sortiront toujours, dont la clique de Mélenchon, lui même accédant bientôt à une retraite suffisamment confortable pour que l’on ne s’inquiète pas trop de son sort...

      Luniterre


  • Étirév 30 septembre 11:36

    Rappelons que la loi du 3 janvier 1973, également appelée « loi Pompidou-Giscard-Rothschild », donnera le coup d’envoi d’une dette qui vampirisera toutes les richesses nationales produites. Aussi, depuis 1974, plus aucun budget de l’état n’a été à l’équilibre.
    Avant la loi de 1973, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la Banque de France, qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. La loi de 1973, en interdisant à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnait la Nation à se tourner vers des banques privées et à leur payer des intérêts. Ainsi naquit la dette perpétuelle.
    Rappelons également que, arrivé au pouvoir suprême en 1969 après la démission de Charles de Gaulle, Georges Pompidou était un ex-employé de la banque Rothschild comme Emmanuel Macron. On constate que le véritable pouvoir n’a guère évolué en 50 ans, ce qui, en définitive, est la seule chose réellement stable dans ce pays.
    Soulignons que la loi du 3 janvier 1973 a été reprise, systématisée et aggravée par l’article 123 du TFUE (Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne) de 2009.
    On comprend, facilement aujourd’hui, pourquoi, à peine élu à la présidence de la République en 2007, la priorité de Nicolas Sarkozy (oubliez la lutte contre chômage, la pauvreté, la bêtise, la corruption, les trafics de drogues, d’armes et d’organes ou les paradis fiscaux) était de « s’assoir » sur le « NON » des français au référendum sur le Traité Constitutionnel de 2005, en validant lui même, avec la complicité des pantins corrompus du Parlement, le Traité de Lisbonne, sa copie quasi-conforme.
    Est-il utile de préciser que les Traités européens, tels les traités de Maastricht ou de Lisbonne, ne sont que la formalisation politique de la capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.

    Mais la France n’est nullement un cas isolé. Les dettes de tous les Etats, aidées par la conjuration de toutes les élites économiques des différentes nations, sont devenues des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d’institutions financières privées, de plus en plus arrogantes et gourmandes.

    NB : Dans la foulée de l’effondrement de l’économie britannique à la fin des années 60, allait également commencer la lente agonie du Dollar avec la désastreuse guerre du Vietnam.
    Au sujet de cette dernière, souvenons-nous qu’en 1967 le président de la République Française déclarait : « La guerre du Vietnam et celle du Proche-Orient sont étroitement liées ». On sait aujourd’hui que la guerre des Six Jours fut largement une guerre du pétrole. On sait moins que la guerre du Viêt-Nam en est une autre.
    En 1971, les USA n’ayant plus suffisamment d’or pour garantir l’intégralité des dollars en or, survient la fin de sa convertibilité dans ce métal précieux. Aussi, à partir de cette date, le dollar américain, en tant que monnaie mondiale sera désormais adossé au pétrole ainsi qu’à la seule force de l’économie américaine (via son dynamisme économique intérieure). Concrètement, à partir de ce moment-là, la valeur du dollar ne repose quasiment plus que sur la force brute des USA, c’est-à-dire leur capacité à faire militairement et monétairement respecter leur hégémonie dans les pays tiers. Au niveau international, il résulte de cette situation la substitution de la notion d’« ordre juridique » par un retour à la « loi du plus fort ».
    Le début des années 1970 sera aussi le début d’une grande dérégulation financière. Alors surviendra la « fabrication artificielle des actifs » ainsi que la captation des réserves monétaires des pays tiers, c’est-à-dire les pays dits « alliés », véritables « colonies » financières. On comprend alors, en partie, le pourquoi de la mise en place, en France, de cette loi du 3 janvier 1973.
    Lien


  • Louis 30 septembre 21:56

    bon, j’ai pas lu l’article trop sérieux  .vu que je n’ai rien je ne risque pas de voir mon patrimoine disparaitre. Le sujet qui passionne les français c’est le nombre de personnes violé(es) par des célébrités. on a eu aussi droit à une discussion  sur la taille de la b**te de monsieur Bruel .il parait selon les observateurs(trices) qu’elle est très grosse .on parle aussi du gros hollande un bigame qui au final préfère les starlettes aux journalistes. on s’interroge a-t-il un zizi ou une b**te.


  • Zolko Zolko 1er octobre 12:19

    @Luniterre

    Or, en période d’expansion économique type « Trente Glorieuses », d’où vient l’expansion, sinon de la valeur ajoutée par le travail ?

     

    faux : elle venait de l’expansion démographique (le baby-boom), des progrès technologiques (science et ingénierie), et de la consommation énergétique (pétrole + nucléaire). Aujourd’hui, le baby-boom est devenu le papy-boom, la technologie stagne, et la production énergétique recule. 

     

    Arrêtez de tout ramener au capital ou au travail, on ne travaillait pas plus — ni moins — avant que maintenant. L’argent n’était pas plus sale ou propre avant que maintenant. 


  • Luniterre Luniterre 1er octobre 14:38

    « Aujourd’hui, le baby-boom est devenu le papy-boom, la technologie stagne, et la production énergétique recule. » 


    En termes de causes et de conséquences on en revient donc toujours à cette même période des années 70-80, où s’est amorcé le déclin de notre économie :



    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dette-publique-la-ruine-systemique-272467#forum6947935



    >>> le développement démographique faiblit quand l’avenir social des générations futures s’assombrit : pourquoi mettre au monde des enfants qui vivront moins bien que nous ???


    >>> une problématique qui n’a fait que s’aggraver depuis, c’est le moins que l’on puisse dire !


    >>> mais ce qui n’empêche pas, tout étant relatif, le « différentiel » de niveau de vie entre la France et la plupart des pays du tiers-monde, et qui crée donc un flux migratoire d’autant plus important et encouragé par le système qu’il y a néanmoins encore des « besoins » en main-d’œuvre servile pour continuer ce qui reste de production comme pour les activités de « services » encore non remplaçables par des machines et dont le système ne peut encore se passer.


    >>> résultat, le pays actuellement en décomposition.


    Luniterre


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