mercredi 24 juin - par Dover63

Dexaméthasone contre le Covid-19 : une percée scientifique selon l’OMS ? Et si on utilisait des anti-inflammatoires contre l’inflammation ?

 

Le 16 juin 2020 un communiqué de presse présente la dexaméthasone (corticoïde) comme premier médicament contre le Covid-19. L’information fait le tour de la planète. L’OMS parlerait de percée scientifique. Toutefois, depuis le mois de mars, la littérature médicale fait état de l’intérêt des corticoïdes dans la lutte contre la sur-inflammation (orage cytokinique) qui peut survenir en cas de Covid-19. Dès le mois de mars, plusieurs équipes hospitalières semblent avoir opté pour une prise en charge du SARS-CoV-2 incluant une corticothérapie. Néanmoins le monde hospitalier peut apparaître partagé entre traiter les patients et procéder à des essais cliniques randomisés avec groupe placebo. En période d’épidémie cette question d’éthique se pose. On peut se demander si le type d’essai clinique réalisé et/ou la valeur ajoutée des traitements étudiés influencerait les avancées de la médecine. Ces visions différentes de la médecine, conjuguées à un hospitalocentrisme ressenti, laissent peu de place pour l’approche clinique en médecine de ville, première ligne envisageable dans le cas d’une épidémie.

 

La dexaméthasone.

La dexaméthasone est un corticoïde à action anti-inflammatoire[1]. Dans la famille des corticoïdes on retrouve des molécules bien connues : la cortisone par exemple[2][3]. Certains principes actifs de médicaments usuels, dont on peut lire les noms sur les boîtes de médicaments, appartiennent également à cette classe de spécialités pharmaceutiques : prednisone, prednisolone, méthylprednisolone, béclométasone[2]

 

Le communiqué de presse.

Le 16 juin 2020, l’Université d’Oxford (Royaume Uni) publie un communiqué de presse concernant la dexaméthasone, dans le cadre de l’étude Recovery contre le Covid-19[4][5][6][7]. L’étude Recovery est un essai clinique randomisé visant à tester des traitements contre le SARS-CoV-2. Dans le cadre de l’étude, 2104 patients auraient reçu de la dexaméthasone et auraient été comparés à un groupe de 4321 patients ne recevant que des soins standard. Il apparaitrait que la dexaméthasone réduirait d’un tiers (-35%) la mortalité de la population des patients intubés et d’un cinquième la mortalité du groupe de patients sous oxygène.

 

Des titres de la presse et du web.

Le communiqué de presse annonce : « La dexaméthasone est le premier médicament dont on observe qu’il améliore la survie en cas de Covid-19 »[8]. Les titres dans les médias s’enchaînent. On peut trouver entre autres : « Covid-19.La dexaméthasone, “premier médicament à sauver des vies", suscite l’espoir »[9], « la dexamethasone est le premier médicament à réduire la mortalité »[10], « l'efficacité de la dexaméthasone, "une magnifique nouvelle que l'on l'attendait tous" »[11], « Covid-19 : l'OMS salue la "percée scientifique" de l'essai clinique sur le dexaméthasone »[12], « Stéroïde : l’OMS salue « une percée scientifique » »[13][13b], « L'OMS se félicite de la découverte d'un premier traitement pour les patients atteints de la Covid-19 » (sur le site ONU Info)[14], « Dexaméthasone : l'OMS va mettre à jour ses recommandations après un essai décisif »[15], « Dexaméthasone : premier médicament efficace pour lutter contre le COVID-19 »[16][17], « Utilisation de stéroïdes contre le coronavirus : l'OMS salue "une percée scientifique" »[18], « Stéroïde contre le coronavirus : l'OMS salue "une percée scientifique" »[19]

 

Étude sur la méthylprednisolone publiée le 13 mars 2020.

Pourtant une étude chinoise sur la méthylprednisolone dans le traitement du Covid-19 a été publiée dès le 13 mars 2020 dans JAMA Internal Medecine[20]. Cette étude porte sur 201 patients hospitalisés. Elle montre un effet bénéfique notable de l’utilisation de ce corticoïde. Le taux de survie de la cohorte de patients ayant été traités avec la méthylprednisolone semble être de 60% à 20 jours et d’environ 44 % à plus long terme. Alors que le taux de survie des patients n’ayant pas reçu cet anti-inflammatoire semble être de 35 % environ à 20 jours (moins à plus long terme ?). Ainsi, selon cette étude, le taux de survie à 20 jours serait environ 70 % plus élevé en traitant avec la méthylprednisolone, soit un taux de mortalité diminué de 38%. Le taux de survie à long terme resterait environ 30% plus élevé (soit un taux de mortalité diminué de 14%), si on considère le taux de survie pour le groupe non traité stable au-delà du 20ème jour. 30 % et 14 % seraient donc des valeurs minorantes pour l’amélioration du taux de survie d’une part et la diminution de la mortalité d’autre part.

Que penser des résultats annoncés par les équipes britanniques le 16 juin via un communiqué de presse, si on les compare aux résultats publiés le 13 mars (3 mois plus tôt) ? Premier médicament ? Percée scientifique ?

Il faut remarquer que l’équipe du Professeur Bani Sadr du CHU de Reims semble sur cette approche thérapeutique depuis des semaines. En effet, le 8 avril est mise en ligne une vidéo intitulée « Intérêt des corticoïdes dans la prise en charge des infections à COVID-19 et attribuée au « Pr BANI-SADR du CHU de Reims » [21][22][23]. On parle de « rationnel de l’utilisation des corticoïdes dans la prise en charge des patients COVID-19 positifs » [22].

En ce qui concerne la dexaméthasone, le Professeur Bruno Mégarbane (Chef de service de réanimation à l’hôpital Lariboisière) déclare la donner en traitement à tous ses patients[23b]. Il souligne par ailleurs que les résultats d’études randomisées risquent de toute façon d’arriver après l’épidémie. Ainsi il semble avoir fait le choix de traiter, dès le mois de mars 2020[24].

 

Connaissance du SARS-CoV-2.

Une publication du 24 janvier 2020 dans The Lancet présentait déjà des indications concernant la composante inflammatoire du Covid-19[25][26]. Cette étude portait entre autres sur le dosage des cytokines. Ces composés sont impliqués dans la sur-réaction inflammatoire qui peut se déclencher dans le cas du Covid-19, après quelques jours. Ce phénomène est appelé choc cytokinique ou orage cytokinique[27]. Le schéma d’évolution possible de la maladie semble décrit dès fin janvier[25][26]. La place des traitements anti-inflammatoires dans la prise en charge du Covid-19 est rationalisée rapidement[21][22][23][28]. Par rapport à l’évolution de la maladie, le déclenchement de l’usage des corticoïdes à partir du 7ème jour est présenté[23][28]. Cette approche thérapeutique est même proposée en médecine de ville par le médecin généraliste Pierre-Jacques Raybaud dès fin mars[28] : prednisone et béclométasone sont mentionnées. On peut remarquer que la publication du 24 janvier soulignait l’importance d’évaluer d’urgence l’apport potentiel des corticoïdes dans le traitement du SARS-CoV-2 (2019-nCoV)[25][26]… Rappelons également qu’il y a 20 ans (avril 2000), la revue Pour la Science parlait déjà des corticoïdes dans la régulation de l’orage de cytokines[29].

Le SARS-CoV-2 apparaît comme une maladie qui peut déclencher une réaction inflammatoire tout en inhibant certains mécanismes de régulation de cette inflammation[30], on entend parler d’ « épée à double tranchant »[31][32][33]. Cette particularité du Covid-19 est « quelque chose que l’on a déjà vu pour d’autres coronavirus, comme le Sars ou le Mers  » [30]. Récemment dans Agoravox, un article présentait les « portes d’entrées » du SARS-CoV-2 dans l’organisme : les mêmes que celles du SARS-CoV-1 semble-t-il[31]. On pourrait s’interroger sur le nombre de semaines qui auraient pu être gagnées contre la maladie, si l’homo sapiens, en nommant 2019-nCoV sous le nom de SARS-CoV-2, par ressemblance avec le SARS-CoV-1, s’était peut-être un peu plus penché sur les publications scientifiques disponibles depuis une quinzaine d’années… Quel est le sens d’une certaine course à la publication[21] si elle reste partiellement lettre morte ?

 

Traitement médical ou essai clinique ?

L’étude Recovery a sur certains points été critiquée, notamment par le Professeur Didier Raoult[32]. France Soir a également présenté une enquête sur cette étude[33].

On peut simplement remarquer que le résultat annoncé par l’étude Recovery résulte d’un essai clinique randomisé. Si 2104 patients ont pu bénéficier de cette « percée scientifique » que serait la déxaméthasone, 4321 patients « n’ont reçu aucun médicament particulier, mais prenaient un placebo »[34]. Doit-on conclure, alors que tout le monde semble s’accorder pour dire que les patients hospitalisés sous oxygène sont vraisemblablement victimes d’une sur-réaction inflammatoire, que 4321 n’ont pas reçu de traitement anti-inflammatoire ? En période d’épidémie, la question éthique entre traiter les malades ou procéder à un essai clinique avec placebo reste d’actualité[35].

Le Professeur Bruno Mégarbane à l’hôpital Lariboisière semble avoir choisi de traiter, le CHU de Reims également. On peut se demander si cette vision de la médecine semble être commune à tous les hôpitaux.

Les récents développements concernant le tocilizumab (un autre médicament à action anti-inflammatoire) à l’AP-HP peuvent susciter des interrogations[21]. L’AP-HP a largement communiqué sur le programme CORIMUNO visant à « tester l'efficacité et la tolérance de divers médicaments immuno-modulateurs et d'autres traitements chez les patients adultes avec infection COVID 19 sévère »[36]. Ce programme s’intéresse « au sarilumab, au tocilizumab, à l’anakinra, au sarilumab + hydrochloroquine, aux transfusions de plasma de convalescents, et à l’eculizumab. » [36]. Au mois d’avril, dans l’étude de l’AP-HP sur le tocilizumab, 129 patients Covid avaient été randomisés et répartis en deux groupes : « 65 pour traitement habituel [plus] tocilizumab, et 64 avec juste le traitement habituel » [37]. Sur le descriptif présenté par la presse du traitement habituel on trouve : « "l'oxygène, les antibiotiques, les anticoagulants..." détaille Olivier Hermine » [38] ou « oxygène, antibiotiques » [39]. Devrait-on conclure, à partir des articles de presse, que la moitié des patients traités alors par le traitement habituel n’ont pas reçu d’anti-inflammatoire alors que tout le monde parle du fameux orage cytokinique ? Les essais cliniques ont-ils prévu d’étudier l’impact de ces immunomodulateurs récents en les prescrivant à un groupe, tout en proposant à l’autre groupe d’être tout de même traité avec un anti-inflammatoire plus traditionnel ? Essai clinique et/ou traitement médical ?

La question de la différence des soins apportés (de la qualité des soins ?) en fonction de l’hôpital peut se poser. Que penser des chances de survie des patients, selon le traitement médical choisi par l’équipe[40] ? Que penser des chances de survie des patients pris en charge dans un hôpital conduisant un essai clinique, qui plus est avec un groupe placebo ?

Cette question des essais cliniques rappelle le combat de Nicole Delépine[41][42][43][44][45]. En cancérologie pédiatrique, il semblerait quasiment impossible aujourd’hui en France d’être traité sans être inclus dans un essai clinique. Ces essais cliniques porteraient sur des traitements récents et standardisés, avec des taux de survie deux fois plus faibles que des traitements éprouvés plus anciens et appliqués de façon personnalisée. Il apparaitrait que, depuis plusieurs années, l’application des protocoles d’essais cliniques serait comptabilisée sur un autre budget (plus facilement alloué semble-t-il) que celui des traitements éprouvés[44]. De nos jours, dans les pays occidentalisés, on pourrait se demander si le patient est d’abord patient ou candidat potentiel à l’inclusion dans un essai clinique.

Sur la déxamethasone on peut lire : « Le Pr Timsit alerte sur la nécessité d'attendre la publication de résultats solides avant de se précipiter. […] Cet essai est intéressant, il comporte beaucoup de malades inclus, et il va dans le sens de ce que l'on imaginait. […] De nombreux médecins ont finalement décidé [d’utiliser quand même les corticoïdes] face à la gravité des syndromes inflammatoires présentés par certains patients. »[45b]. L’article appelle globalement à la prudence en attendant « une communication scientifique à travers une étude revue par les pairs ». Il signale également que l’étude britannique est « un essai ouvert et non en double aveugle, les médecins et les patients savent quels produits ils reçoivent. Ce n'est pas le meilleur niveau de preuve qui existe, même si c'est déjà assez solide. ». Le Professeur Timsit interviewé[45b] est le coordonnateur du projet Covidicus « sur la dexamethasone et les stratégies d’oxygénation des patients hospitalisés en réanimation atteints de pneumonies à Covid-19 . » [46]. Ce projet serait-il une étude avec placebo (ce que semble indiquer le site EU Clinical Trials Register [47]), lancée au mois d’avril[46], alors que l’orage cytokinique était bien établi, et incluant des patients souffrant de sur-inflammation dans des groupes peut-être sans approche thérapeutique anti-inflammatoire ?

L’essai randomisé semble plus que jamais l’ « arme médiatique »[48][49]. D’autres types d’études médicales existent[35][50]. Une approche clinique ne serait-elle pas acceptable en période d’épidémie ? Le caractère prometteur de l’anakinra (autre thérapie envisagée contre l’orage cytokinique induit par le Covid-19, bien plus chère qu’une corticothérapie[50b][50c]) a bien été évoqué par les médias[21][51]. Cette information faisait suite à une publication dans The Lancet Rheumatology[52][53]. Pourtant l’étude en question était un suivi de cohorte impliquant une comparaison avec un groupe historique. Va-t-on vers une médecine où il sera illégitime de tenter un traitement qui ne serait pas éprouvé et validé par une étude clinique correspondant aux canons (dogmes ?) du moment ? Comment parler de traitement éprouvé sur une maladie inconnue il y a encore quelques mois ?

 

Communication par les médecins de ville et par les médecins hospitaliers : deux poids, deux mesures ?

L’information sur la dexaméthasone vient d’un communiqué de presse. Dans les développements récents sur le tocilizumab, l’AP-HP avait beaucoup communiqué par conférence de presse et via les médias[21].

Sur la dexaméthasone, le Professeur Bruno Mégarbane s’est exprimé sur son choix thérapeutique via les médias[23][24]. On peut également lire : « "La dexaméthasone fait partie de la famille des corticoïdes. (...) En France, on a très rapidement donné très tôt les corticoïdes chez des patients qui avaient la Covid-19 parce que ça diminue l'inflammation au niveau des poumons", a déclaré sur la radio France Inter [le Professeur Karine Lacombe] la cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine (AP-HP). "On sait que c'est un traitement qui marche, on l'a utilisé à grande échelle", a-t-elle ajouté. »[54]. L’efficacité et l’utilisation rationnelle de ce corticoïde est abordée généreusement par les médecins dans les médias.

On se souvient de ces médecins généralistes qui ont confié à la presse leurs observations cliniques, leurs propositions thérapeutiques dans la prise en charge précoce du Covid-19 à domicile et leurs résultats sur des patients présentant un tableau clinique de type covid[55]. Leurs approches curatives peuvent sembler raisonnées[55]. Pourtant on a très rapidement entendu parler de l’intervention du Conseil de l’ordre des médecins[55][56][57]. Le conseil de l’ordre aurait alors mis en garde « « une vingtaine » de médecins libéraux qui testent sur leurs patients un cocktail de traitements contre le Covid-19 dont l'efficacité n'est pas prouvée, les invitant à ne pas « susciter de faux espoirs de guérison » » [58]. Prise de parole de médecins et médias : deux poids, deux mesures ? La crise du Covid-19 révélatrice de l’hospitalocentrisme ?[58b][58c] La députée Martine Wonner l’évoque[58d].

 

Pistes anti-inflammatoires en médecine de ville.

Dans la prise en charge précoce du Covid-19 en médecine ambulatoire, on trouve trace de propositions thérapeutiques concernant l’aspect inflammatoire de la maladie.

On entend parler des corticoïdes. Comme nous l’avons déjà vu, dès fin mars le médecin généraliste Pierre-Jacques Raybaud émet des propositions impliquant la prednisone et la béclométasone[28][58e]. Le docteur Sabine Paliard-Franco semble proposer dès fin mars également un corticoïde inhalé (béclométasone) associé à un anti-histaminique à J7[59][59b]. Le médecin ORL Gilles Besnainou parle fin avril de l’utilisation de la cortisone en Italie contre le Covid-19[60][61][62].

D’autres médecins généralistes ont présenté en avril une thérapie impliquant un autre type de principe actif à action anti-inflammatoire : un antileukotriène[63][64][65]. Un autre groupe de médecins se serait orienté vers une prise en charge précoce impliquant des anti-histaminiques (anti-H1 de deuxième génération)[66][67][68][69]. Leur proposition est mise en ligne sur la plateforme ResearchGate en avril 2020[70]. Sur cette approche, on peut lire le 7 mai 2020 : « "L'histamine étant un des maillons de la chaine inflammatoire, le premier même, on s'est dit qu'en arrêtant ça au départ ou au moins en limitant les effets, on avait des chances de ne pas passer à des formes graves" […]. "Je pense que l'on tient vraiment quelque chose et que cela fait un mois et demi qu'on essaie d'alerter et maintenant il faudrait que cela bouge" » [67]. Un mois et demi plus tôt nous amène fin mars… Depuis mars, des chercheurs et médecins échangent sur l’orage cytokinique à l’échelle mondiale[71]. Une revue sur les antileukotriènes et les anti-histaminiques contre le Covid-19 est mise en ligne le 18 mai 2020 par l’université d’Oxford[72].

 

Et maintenant ?

Sur la dexaméthasone, on peut désormais lire « l'OMS va mettre à jour ses recommandations » [15] et « l’OMS appelle à augmenter la production mondiale de dexaméthasone »[72b].

Dans le même temps certains titres interpellent, par exemple : « COVID-19 sévère : les médecins français n’ont pas attendu l’essai RECOVERY pour prescrire des corticoïdes »[73]. L’article semble parler de Reims. Les commentaires de l’article laisseraient à penser que les équipes de Reims et de Lariboisière auraient du mal à publier leurs résultats… Suivis de cohortes sans groupe placebo ? En période d’épidémie ?

Aujourd’hui la dexaméthasone est « "une magnifique nouvelle que l'on l'attendait tous" » [11]. Djillali Annane (chef de service de réanimation à l'hôpital de Garches) souligne toutefois « que "si ce traitement avait pu être mis en place début mars en France, c'est environ 5000 vies qui auraient été épargnées (...)" » [11].

On pense à tous ces patients impliqués depuis mars dans les groupes placebo des études portant sur les anti-inflammatoires… Traiter les gens en pleine pandémie : une drôle d’idée ?

Le web nous permet de lire : « L’OMS continuera de collaborer avec l’ensemble des partenaires pour mettre au point des traitements et des vaccins salvateurs contre la COVID-19 »[74]. Les ARS, les associations de professionnels de santé, les sociétés savantes et les conseils départementaux de l’ordre des médecins sont-ils des partenaires satisfaisants ?[55]. L’OMS affiche la réponse en soulignant « une nouvelle fois l’importance d’essais contrôlés randomisés capables de produire des données exploitables » [74]. Une certaine médecine ne semble plus avoir voix au chapitre.

Il nous reste le communiqué de presse de l’étude Recovery et son information : la dexaméthasone réduit la mortalité des malades intubés ou sous oxygène à l’hôpital.

Mais, a-t-on essayé d’éviter l’hospitalisation ? [55]

 

 

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www.scientificanimations.com / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)

 

[1]https://fr.wikipedia.org/wiki/Dexam%C3%A9thasone

[2]https://fr.wikipedia.org/wiki/Glucocortico%C3%AFde

[3]https://fr.wikipedia.org/wiki/Cortico%C3%AFde

[4]https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-le-premier-traitement-diminuant-la-mortalite-est-un-anti-inflammatoire-facile-d-acces_145245

[5]http://www.ox.ac.uk/news/2020-06-16-low-cost-dexamethasone-reduces-death-one-third-hospitalised-patients-severe

[6]https://www.recoverytrial.net/news/low-cost-dexamethasone-reduces-death-by-up-to-one-third-in-hospitalised-patients-with-severe-respiratory-complications-of-covid-19

[7]https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwimgMuFmYvqAhWLMBQKHVFeCVQQFjAAegQIARAB&url=https%3A%2F%2Fwww.recoverytrial.net%2Ffiles%2Frecovery_dexamethasone_statement_160620_v2final.pdf&usg=AOvVaw2sXnUZF-Y00YCS_NCF4ie6

[8]https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-les-promesses-d-un-corticoide-dans-les-cas-graves-20200616

[9]https://www.courrierinternational.com/article/covid-19-la-dexamethasone-premier-medicament-sauver-des-vies-suscite-lespoir

[10]https://www.lesoir.be/307678/article/2020-06-17/steroide-contre-le-coronavirus-la-dexamethasone-est-le-premier-medicament

[11]https://www.lci.fr/sante/coronavirus-l-efficacite-de-la-dexamethasone-une-magnifique-nouvelle-que-l-on-l-attendait-tous-face-au-covid-19-2156809.html

[12]https://www.france24.com/fr/20200617-covid-19-l-oms-salue-la-perc%C3%A9e-scientifique-de-l-essai-clinique-sur-le-dexam%C3%A9thasone

[13]https://m.lematin.ch/articles/18920874

[13b]https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200617.OBS30143/steroide-contre-le-covid-19-l-oms-salue-une-percee-scientifique.html

[14]https://news.un.org/fr/story/2020/06/1071182

[15]https://www.bbc.com/afrique/monde-53066461

[16]https://trustmyscience.com/coronavirus-dexamethasone-premier-medicament-efficace-lutte-covid-19/

[17]https://www.pourlascience.fr/sr/covid-19/la-dexamethasone-premier-medicament-efficace-contre-le-covid-19-19632.php

[18]https://www.ladepeche.fr/2020/06/17/utilisation-de-steroides-contre-le-coronavirus-loms-salue-une-percee-scientifique,8936153.php

[19]https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6019412/steroide-contre-le-coronavirus-loms-salue-une-percee-scientifique.html

[20]https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2763184

[21]https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-tocilizumab-serait-prometteur-224876

[22]https://www.antibioest.org/video-du-pr-f-bani-sadr-utilisation-des-corticoides-et-covid-19/

[23]https://www.youtube.com/watch?v=eJblVhiro8w&feature=youtu.be

[23b]https://twitter.com/boutaour/status/1273347875502686216

[24]https://www.europe1.fr/sante/coronavirus-comment-la-dexamethasone-peut-sauver-des-patients-gravement-atteints-3975557

[25]https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext

[26]https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2820%2930183-5

[27]https://www.vidal.fr/actualites/24612/covid_19_le_role_du_choc_cytokinique_et_les_premieres_pistes_therapeutiques/?fbclid=IwAR1X7qw4RDQTQtL_5mBJrbdATFf7yJ—VtqLprUSC17uW8OMjT2YLAKAyIQ

[28]https://blogs.mediapart.fr/pierre-jacques-raybaud/blog/310320/covid-19-proposition-d-un-nouveau-traitement-et-protocole-par-tritherapie

[29]https://www.pourlascience.fr/sd/biologie-moleculaire/cytokines-et-sensibilite-aux-maladies-4033.php

[30]https://www.huffingtonpost.fr/entry/dexamethasone-pourquoi-ce-traitement-contre-le-coronavirus-na-pas-fait-parler-de-lui-plus-tot_fr_5ee9e90ec5b6115da7cabbfb

[31]https://www.cardio-online.fr/Actualites/Revues-de-la-litterature/L-ACE2-une-epee-a-double-tranchant

[32]https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/CIRCULATIONAHA.120.047049

[33]https://www.ahajournals.org/doi/reader/10.1161/CIRCULATIONAHA.120.047049

[34]https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-que-sait-on-de-la-dexamethasone-ce-traitement-qui-reduirait-la-mortalite-du-covid-19_fr_5ee8bda6c5b61111ea61b335

[35]https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/covid-19-que-penser-des-essais-223447

[36]https://www.aphp.fr/contenu/programme-dessais-therapeutiques-corimuno-19-nomination-dun-nouveau-comite-de-surveillance

[37]https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/le-tocilizumab-un-premier-espoir-therapeutique

[38]https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-sept-questions-sur-le-tocilizumab-ce-traitement-qui-montre-des-resultats-prometteurs-pour-les-cas-severes_3938523.html

[39]http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-la-piste-du-tocilizumab-pour-soigner-les-cas-graves-27-04-2020-8306649.php

[40]http://www.francesoir.fr/politique-france/gestion-de-lepidemie-les-departements-92-et-13-de-bons-eleves

[41]https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cancer-business-mortel-un-film-225231

[42]http://docteur.nicoledelepine.fr/cancer-business-mortel/

[43]https://www.youtube.com/watch?v=l46CB2mxYQ0&feature=youtu.be

[44]https://www.youtube.com/watch?v=Yl8zf61kRHI&t=196s

[45]http://association.ametist.org/a-propos/

[45b]https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/dexamethasone-contre-le-covid-19-attention-a-l-emballement-mediatique-et-politique_2128523.html

[46]https://www.aphp.fr/patient-public/dossier-coronavirus-covid-19/covid-19-essais-cliniques-etudes

[47]https://www.clinicaltrialsregister.eu/ctr-search/trial/2020-001457-43/FR

[48]http://www.francesoir.fr/societe-sante/lessai-randomise-la-nouvelle-arme-mediatique-de-big-pharma-contre-lethique-dans-la

[49]http://www.francesoir.fr/politique-monde/conflits-dinterets-ordinaires-pour-big-pharma-et-les-essais-randomises

[50]https://sfpt-fr.org/covid19-foire-aux-questions/1267-136-je-ne-sais-pas-comment-simplement-interpr%C3%A9ter-un-article-pr%C3%A9sentant-les-r%C3%A9sultats-d-une-%C3%A9tude-clinique,-pouvez-vous-m-aider

[50b]https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-gp4506-KINERET.html

[50c]https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-odecta01-DECTANCYL.html

[51]https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/le-billet-sciences-anakinra-un-espoir-pour-empecher-l-emballement-du-systeme-immunitaire_3971135.html

[52]https://www.thelancet.com/journals/lanrhe/article/PIIS2665-9913(20)30164-8/fulltext

[53]https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2665-9913%2820%2930164-8

[54]https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/covid-19-la-dexamethasone-deja-utilisee-a-grande-echelle-en-france-selon-une-infectiologue_145235

[55]https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-france-avait-elle-les-moyens-d-224985

[56]https://www.egora.fr/actus-pro/deontologie/59511-protocoles-illegaux-contre-le-covid-des-medecins-convoques-par-l-ordre

[57]https://www.youtube.com/watch?v=uxmFosu0tgo

[58]https://www.lefigaro.fr/flash-eco/l-ordre-des-medecins-met-en-garde-contre-l-experimentation-de-traitements-contre-le-covid-20200423

[58b]https://www.lepoint.fr/sante/il-faut-sortir-de-l-hospitalocentrisme-pour-sauver-l-hopital-05-05-2020-2374249_40.php

[58c]https://blog.madeformed.com/medecine-de-ville-covid-19

[58d]https://twitter.com/MartineWonner/status/1273683156600750087

[58e]https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-dcorta01-CORTANCYL.html

[59]https://blogs.mediapart.fr/cathy-lg/blog/140420/covid-19-lespoir-par-des-traitements-antibiotiques

[59b]https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-gp3590-INNOVAIR.html

[60]https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-traitement-precoce-du-covid-19-224377

[61]https://dr-besnainou-orl-paris.fr/content/covid-19-infos-et-vid%C3%A9os

[62]https://www.youtube.com/watch?v=brf2h0n9KlI

[63]https://www.republicain-lorrain.fr/sante/2020/04/11/un-medecin-mosellan-constate-l-efficacite-d-un-protocole-a-base-d-azithromycine

[64]https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-gf730008-SINGULAIR.html

[65]https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont%C3%A9lukast

[66]https://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-a-la-recherche-d-un-remede-ces-medecins-generalistes-defient-la-science-20-04-2020-8302947.php

[67]https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/le-coronavirus-vaincu-par-des-antihistaminiques_3952907.html

[68]https://www.ecoreseau.fr/covid-19/se-premunir-et-se-soigner/2020/05/06/ces-toubibs-de-lombre-qui-osent-prescrire-des-medicaments-courants/

[69]https://www.nexus.fr/actualite/news/conseil-de-lordre-medecins/

[70]https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwi30rfs-JfqAhUQkhQKHaddAhYQFjABegQIARAB&url=https%3A%2F%2Fwww.researchgate.net%2Fprofile%2FAnnwyne_Houldsworth2%2Fpost%2FWhat_therapies_are_available_for_the_cytokine_storm_management_in_severely_COVID_19-affected_patients_with_lung_inflammation%2Fattachment%2F5eb02184f155db0001f96b31%2FAS%253A887471994843143%25401588601220865%2Fdownload%2FAntihistamines%2Bas%2Ba%2Btherapeutic%2Bcare%2Bplan%2Bof%2BCovid-19%2BAbout%2B26%2Bcases%2B%25281%2529.pdf&usg=AOvVaw0knaPcv0k16yvuH85c2zpx

[71]https://www.researchgate.net/post/What_therapies_are_available_for_the_cytokine_storm_management_in_severely_COVID_19-affected_patients_with_lung_inflammation

[72]https://www.cebm.net/covid-19/mast-cell-stabilisers-leukotriene-antagonists-and-antihistamines-a-rapid-review-of-effectiveness-in-covid-19/

[72b]https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/22/coronavirus-l-oms-appelle-a-augmenter-la-production-mondiale-de-dexamethasone_6043794_3244.html

[73]https://francais.medscape.com/voirarticle/3606082

[74]https://www.who.int/fr/news-room/detail/16-06-2020-who-welcomes-preliminary-results-about-dexamethasone-use-in-treating-critically-ill-covid-19-patients

 



35 réactions


  • gaijin gaijin 24 juin 09:43

    « et si on utilisait des anti-inflamatoires contre l’inflammation »

    grand fou va ....c’est comme si on proposait de traiter les gens malades ....


  • leypanou 24 juin 09:47

    Mais, a-t-on essayé d’éviter l’hospitalisation ? 

     : pas d’hospitalisation ? Ce n’est pas bon çà pour un éventuel vaccin alors que les labos sont déjà en ordre de bataille.

    Si la France est record du monde nombre de décès/nombre d’infectés, c’est à cause de la politique menée par O Véran et la clique autour de lui et pourtant je n’ai pas entendu parler de son limogeage. Aux États-Unis, pour moins que çà, dans beaucoup d’états, des responsables de santé ont sauté.


    • babelouest babelouest 24 juin 09:57

      @leypanou
      Un vaccin ? S’il en est imposé un, je crains une reprise des cas... que l’on se gardera d’ébruiter, Vous Pensez bien, Monsieur, LE VACCIN voyons !

      La dernière fois que j’ai subi un vaccin, c’était à l’armée, il y a plus de 50 ans.


    • Sylv1 24 juin 12:03

      @leypanou
      La question à se poser : c’est pourquoi l’OMS qui est déjà en cheville avec Gates à coup de millions pour la promotion internationale d’un vaccin aurait intérêt à la faire de la pub pour de la simple cortisone ?


    • bubu123 24 juin 14:27

      @leypanou
      votre % de décès par rapport au nb d’infectés ne veut rien dire, chaque pays a testé différemment, impossible d’avoir des données fiables la dessus


    • Ecométa Ecométa 25 juin 12:39

      @leypanou

      Effectivement nous sommes, et nettement, champion de monde en Nombre de décès / cas positifs

      France : 18,48 %
      Italie : 14,52 %
      United Kingdom : 14,01 %
      Espagne : 9,65 %
      États-Unis : 5,19 %
      Allemagne : 4,68 %

      Il faut savoir qu’en plus nous sommes de ceux qui ont le moins testés et donc détecté le moins de cas positifs ! 

      États-Unis : 2.356.657 cas
      United Kingdom : 304.331 cas
      Espagne : 293.352 cas
      Italie : 238.499 cas
      Allemagne : 191.575 cas
      France : 160.377 cas


    • CoolDude 27 juin 01:48

      @BettyUA83

      A83, c’est pas terrible comme bonnet !

      Mais a défaut de bonnet, on te prendre quand même. Bon courage.


  • Attila Attila 24 juin 10:28

    La science avance malgré tous les tarés qui lui crachent à la gueule :

    «  Plusieurs articles scientifiques publiés récemment apportent des éléments nouveaux et importants sur la manière dont SARS-CoV-2 s’installe dans l’appareil respiratoire. En particulier, une étude publiée dans Cell cartographie précisément les lieux de réplication du coronavirus et montre clairement que la COVID-19 est avant tout une infection nasale qui, sous certaines conditions, s’étend à des zones pulmonaires et perturbe les échanges gazeux au sein des alvéoles.  »

    Un virus bien… nez ! Actualités sur la pathogenèse de la COVID-19

    .


    • Sylv1 24 juin 19:02

      « la priorité soit mise sur la constitution d’une immunité locale au niveau de l’épithélium nasal, par exemple à l’aide d’un vaccin intranasal. »

      Mouais, mais non pas besoin de ça. Aucun vaccin ne sera possible : les coronavirus sont toujours différents d’une année sur l’autre. Peut-être les vaccins à ARNm. Mais qui voudrait devenir un OGM ?


  • hgo04 hgo04 24 juin 10:44

    Hé bien c’est une bonne nouvelle !!!

    Préventif -> hydroxichloroquine, mauvaise évolution -> dexaméthasone


    Plus trop besoin de vaccin en ce cas. Bon, ok, ceux qui veulent allez y.. comme pour la grippe quoi. 


  • Attila Attila 24 juin 11:58

    0,4 euros le cachet : Dexamethasone

    .


  • CoolDude 24 juin 13:02

    / !\ Attention / !\

    Comme de nombreux analogues, cette molécule est immunosuppresseur. Donc, attention aux surinfections. En théorie, pour bien faire, celle-ci doit être combinée avec un antibiothérapie.


    Je dis ça au cas où !


  • xana 24 juin 13:08

    Je crois qu’en ce qui me concerne, les médias ont réalisé leur objectif : Je ne crois plus rien ni personne. Surtout pas les médias, évidemment.

    Et comme je vis à la campagne en Transylvanie, je vais aux champignons sans masque, sans gants et sans gel hydroalcoolique. Je ne sais pas comment VOUS allez mourir, mais moi ce sera d’une indigestion, si mon cancer n’accélère pas.


  • Carburapeur 24 juin 15:23

    Double aveugle ?

    Ne vaudrait-il pas mieux prendre un aveugle et un sourd ?

    A deux, pourraient au moins entendre les murmures du peuple et lire les papiers marseillais de gens très compétents.

    Et puis le sourd n’entendrait pas le tintement des piécettes laborantines tandis que l’aveugle serait sourd au papiers très élaborés.


    • xana 24 juin 18:57

      @Carburapeur
      Bonjour carburapeur.
      Toi au moins tu as le sens de l’humour qui manque cruellement ici.
      Un petit côté Séraphin (Lampion, de Moulinsart) mais différent quand même.


  • BA 25 juin 00:19

    Chine, Inde, Allemagne, Portugal, Corée du Sud : la deuxième vague force certains pays à reconfiner.


    Le monde semblait entrevoir la fin de la pandémie, les mesures de restrictions s’assouplissaient, les frontières rouvraient petit à petit. Mais la deuxième vague de contaminations au Covid-19, déferlant sur tous les continents, a forcé certains pays à déclarer un reconfinement dans certaines villes, voire régions entières. Allemagne, Portugal, Chine... Quelles sont les zones concernées et jusqu’à quand ?


    Chine : après des régions entières, Pékin


    La Chine est un des premiers pays à avoir reconfiné localement certains de ses cantons, dès la fin du mois de mai, alors que le reste du pays était en train de se déconfiner. Depuis la semaine dernière, les autorités ont procédé au test de plus de 2 millions de personnes pour contenir un nouveau foyer de contamination dans la capitale. Le marché de gros de Xinfadi, principal lieu d’approvisionnement en fruits et légumes de Pékin, est soupçonné d’être la source des nouvelles contaminations avec plus de 220 cas positifs liés à ce cluster. Le rebond épidémique a entraîné le reconfinement de plus de vingt quartiers de Pékin. Tous les établissements scolaires ont été refermés jusqu’à nouvel ordre.


    Inde : la grande ville de Chennai


    Après Pékin qui referme certains quartiers, l’État du Tamil Nadu dans le sud de l’Inde, a ordonné lundi 22 juin le reconfinement « complet » de l’agglomération de Chennai, soit 15 millions d’habitants.

    Les districts de Thiruvallur, Chengalpet et Kanchipuram, zones mitoyennes de la capitale régionale, sont également concernées. Une mesure effective depuis le vendredi 19 juin et jusqu’à la fin du mois minimum, pour face à la progression de l’épidémie, repartie de plus belle dans la région alors qu’au début du mois, l’Inde avait largement assoupli les restrictions mises en place pour lutter contre le virus.


    Allemagne : Gütersloh et Warendorf


    Depuis le mardi 23 juin, chez nos voisins allemands, deux cantons voisins de l’ouest du pays, celui de Gütersloh et de Warendorf, sont de nouveau sous le coup de mesures restrictives pour tenter d’enrayer la propagation du virus. Les autorités ont pris cette décision face à l’éruption d’un foyer de contamination dans le plus grand abattoir d’Europe, où plus de 1550 personnes ont été contaminées. Plus de 600.000 personnes sont concernées : leurs déplacements et leurs activités sont à nouveau strictement limités, mais elles ne sont pas obligées de rester à leur domicile. La mesure, qui doit durer au moins jusqu’au 30 juin, interdit néanmoins l’accès aux bars, cinémas, musées, centres de fitness, piscines, restaurants sauf pour membres d’une même foyer.


    Portugal : Lisbonne et ses alentours


    Au Portugal aussi, le rétablissement partiel des restrictions a été mis en place le même jour, mardi 23 juin. Confiné très tôt, le pays avait été relativement épargné par le Covid-19, mais depuis mi-juin le nombre de contaminations s’est multiplié dans les alentours de Lisbonne. Dans quinze quartiers de la capitale, ainsi que dans les communes voisines telles que Sintra, Odivelas, Loures et Amadora, le gouvernement a prononcé l’interdiction de se rassembler à plus de 10 personnes sur la voie publique, ainsi que la fermeture partielle des cafés et commerces. Une décision annoncée sans date de fin confirmée pour l’instant, suscitant des inquiétudes pour la saison touristique.


    En Corée du Sud : Séoul et sa région


    Toujours ce mardi, la Corée du Sud a reconnu qu’elle luttait depuis mi-mai contre une deuxième vague de coronavirus, à cause des « cas importés », soient des passagers arrivés de l’étranger depuis la reprise des activités. Des mesures de distanciation sociale ont été réimposées fin mai, et pourrait être durcies. 

    Alors que le pays enregistre actuellement entre 35 et 50 nouveaux cas répertoriés chaque jour, et recense la majorité des foyers de contamination à Séoul et ses environs. Le maire de la capitale a averti que des mesures beaucoup plus strictes seraient prises dans la ville si le nombre de contaminations était supérieur à 30 trois jours de suite. 


    https://www.lci.fr/international/deuxieme-vague-en-allemagne-chine-coree-du-sud-ces-villes-ou-regions-reconfinees-2157515.html


  • rita rita 25 juin 07:05

    Le nouveau traitement de la semaine venu tout droit d’une pochette surprise des labos ?


    • rita rita 25 juin 07:38

      @rita....professeur Raoult....

      Hier à l’assemblée, son audition fut une bombe dans le milieu politique et scientifique en charge de la gestion catastrophique de la crise ?

      Les pieds dans la plat pour dénoncer les magouilles de ces gestionnaires responsable du fiasco depuis le début !

      Les « pieds-nickelés » au pouvoir (politique et scientifique) ne pensent qu’à faire du pognon en obéissant aux lobbys des groupes pharmaceutiques !

      Plus aucune logique face a l’argent, des décisions contre nature peut importe seul compte obéissance à ces puissants groupes !

      Il y aura des suites sans doute sur ses propos, comme avec le professeur Perronne attaqué par le conseil de l’ordre pour son livre ?

      Les « Sachants » n’ont pas la côte dans ce milieu vérolé ?


    • Laulau Laulau 25 juin 08:41

      @rita
      Surement pas la cortisone ne coûte pas cher. Ce qui intéresse les « labos » comme vous dites c’est de vendre des produits nouveaux encore brevetés ou même des produits pas encore fabriqué comme les vaccins hypothétiques que l’on nous promet contre la covid. 


    • chantecler chantecler 25 juin 08:53

      @Laulau
      J’espère que quand on parle d’antiinflammatoires on ne préconise pas la cortisone car comme effets secondaires c’est cogné .


    • Attila Attila 25 juin 12:14

      @chantecler
      Si, c’est de la cortisone mais c’est pour une courte durée.

      .


    • CN46400 CN46400 26 juin 10:13

      @rita
      Raoult a raison, mais il a un point faible, il ne dit jamais du mal de la Chine......


    • Alcyon 26 juin 13:43

      @CN46400

      Son dernier torchon montre que son cocktail n’a aucun effet sur les gens qui pourraient mourir de la covid-19 .......


    • CN46400 CN46400 26 juin 15:32

      @Alcyon
      Vous vous avancez dangereusement, il a annoncé la publication prochaine d’une étude comparative sur les bilans de l’IHU de Marseille et de Paris qui risque de vous décoiffer...


    • Alcyon 26 juin 21:15

      @CN46400
      Il va comparer quoi ? Ses 3000 patients pas encore à l’âge de la retraite contre des vieux de 75 piges ? Ah merde, c’est exactement ça qu’il fait page 25. Ou alors les 3000 qui ont un score NEWS <5, c’est-à-dire qui n’ont pratiquement aucun risque de complications, face à des gens qui ont un score >4 ? Ah merde, c’est ce qu’il fait aussi.

      Cool, le gars soigne les gens qui ne sont pas malades. C’est vrai, ça décoiffe.


    • Attila Attila 27 juin 15:19

      @Alcyon
      D’autres conclusions confirment les vôtres :
      Si on regarde son échantillon, outre un âge moyen de 43,6 ans, on remarquera un score clinique de gravité faible pour 95% des patients et un scanner thoracique normal ou très légèrement anormal dans 77,3% des cas. Autrement dit, les auteurs ont un échantillon de patients jeunes, peu ou pas malades et se réjouissent qu’ils ne meurent pas grâce à leur traitement. "
      Un traitement qui ne soigne que les gens qui ne sont pas malades

      .


    • Attila Attila 28 juin 23:28

      @CN46400
      Ah, ça : pour décuaffer, ça décuaffe !
      « Nul de chez nul » : une nouvelle étude de Didier Raoult sous le feu des critiques
      .
      " « Que peut-on dire ? On compare des choux et des carottes et même en ajustant la taille des feuilles cela reste des choux et des carottes », souligne le pharmacologue et pneumologue Mathieu Molimard de l’université de Bordeaux. « 
      .
       »Pourquoi ? Parce qu’elle ne répond pas aux exigences les plus basiques auxquelles elle devrait souscrire. Il y a de nombreux problèmes, chacun étant très préoccupant. Pris ensemble, ils rendent cette étude 100% inutile pour guider la pratique clinique « 
      .
       » Le principal problème est que ceux qui ne survivent pas au traitement sont classés comme non traités. Je pourrais proposer un nouvel essai clinique : embrasser les patients sur le front pendant trois jours. Je comparerais ceux qui auraient reçu les trois baisers à ceux… qui n’auraient pas survécu pour les recevoir. L’effet du traitement serait formidable : aucun des patients ayant reçu mon traitement ne serait mort. "

      .


  • Laulau Laulau 25 juin 08:35

    Je proposerais que les grands « professeurs » qui veulent absolument que certains malades ne reçoivent qu’un placebo en guise de traitement soit tenus d’accepter,lorsqu’ils sont malades, d’être inclus dans le groupe placebo dans une étude en double aveugle. En cas de décès, ça ferait de la place pour les vrais médecins.


  • zygzornifle zygzornifle 25 juin 11:22

    Fallait y penser heureusement que l’on a des énarques a tous les coins de rues pour cela ….


  • gaston gaston 25 juin 14:31

    NON NON et NON ....les grands groupes pharmaceutique ne veulent pas d’un médicament qui existe déja et encore moins s’il est bon marché !!! NON il faut une nouvelle molécule qu’ils pourront vendre à prix d’or et ainsi remplir les caisses , par contre des caisses il va falloir en trouver d’autre car elles débordent déja !

    Ils comptes aussi sur les politiques et le monde médical pour les aider à faire avaler des couleuvres au citoyens !


  • Alcyon 25 juin 16:49

    Et voila l’exemple parfait de l’article qui ne comprend pas pourquoi le cas ragou est un scandale.

    " However, these results should be interpreted with cau tion owing to potential bias and residual confounding in this
    observational study with a small sample size. Doubleblinded randomized clinical trials should be conducted to validate these results.
     "


    " This study has several limitations. First, owing to limited
    medical resources, only patients with relatively severe
    COVID-19 pneumonia were hospitalized during this period.
    Second, this study was conducted at a single-center hospital
    with limited sample size. As such, this study may have
    included disproportionately more patients with poor outcomes. There may also be a selection bias when identifying
    factors that influence the clinical outcomes. A larger cohort
    study of patients with COVID-19 pneumonia from Wuhan,
    China, other cities in China, and other countries would help
    to further define the clinical characteristics and risk factors
    of the disease
     « 

    Voila comment on conclut un article sur une étude rétrospective. En disant »bon il semble que ça ait un effet bénéfique, il faut tester plus en profondeur. Et Recovery a fait quoi ? Exactement ça.

    Pendant ce temps, les hôpitaux filaient ce genre de médoc aux patients ciblés (ben oui, l’étude dit « patients avec pneumonie ») car le taux de mortalité étant assez élevé, la balance bénéfice/risque penchait dans le sens du traitement.

    Pendant ce temps, ragou sortait un torchon où il ne parlait pas de mortalité (il exclut le gars mort et les 3 en réa), puis pas de groupe contrôle (donc ça ne dit strictement rien) sur des patients qui s’en sortiraient sans prendre son cocktail. Et quand on lui a fait remarquer, il est parti en vrille.

    A un moment il faudrait comprendre qu’on ne demande pas le même niveau de certitudes pour un malade qui a une chance sur deux d’y rester et un autre qui a une chance sur 100 d’y rester. Je ne comprends même pas pourquoi vous ne saisissez pas la différence.


  • juan 28 juin 03:11

    essais randomisés ? Quel est le c*n qui peut d’une part :
    - proposer la roulette Russe quand il s’agit de traiter des malades en urgence - d’autre part :
    - comme chaque individu est différent de son voisin, ces abrutis proposent de comparer ce qui est incomparable : ensuite, je crois avoir entendu le professeur Raoult indiquer que les corticoïdes étaient contre-indiqués ?


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