samedi 3 septembre - par hommelibre

Discrimination salariale femmes-hommes : le mythe s’effondre

Depuis le temps qu’on le martèle sur tous les médias, vous commenciez peut-être à y croire ? Certaines femmes ont-elles développé de bonne foi un complexe victimaire sur la base de ce mythe ? Je reviens plus en détail sur ce sujet chaud.

Revendications

Il va falloir abandonner la croyance en une discrimination. Il faudra aussi cesser de répandre dans les médias, à l’automne, que les femmes travaillent pour rien jusqu’à la fin de l’année. 

L’idée même est absurde. Pourquoi les employeurs paieraient-ils délibérément, systématiquement et dans toute la société, les femmes moins que les hommes dès lors qu’elles fournissent la même tâche ? Où est la bible de la discrimination de Maître Yoda avec des préceptes du style : « La femme toujours moins que l’homme tu paieras » ?

Une réduction systématique et systémique des salaires féminins en raison du sexe ne correspond à aucune logique d’entreprise. Si c’était le cas celles-ci n’engageraient que des femmes pour réduire la masse salariale, comme le suggère un intervenant sous mon précédent billet.

Mais cela serait rapidement contre-productif. L’époque est fertile en revendications. Les tensions qui résulteraient d’une iniquité flagrante deviendraient ingérables et porteraient préjudice à l’entreprise.

D’autre part ces médias mentionnent d’importants écarts supposés injustifiés dans la fonction publique. Comment est-ce possible alors que les organismes publics ont des grilles de salaires identiques pour les femmes et les hommes ? C’est impossible, à moins que quelqu’un quelque part mente. Il n’y a pas de discrimination salariale dans la fonction publique, à ma connaissance.

 

Structurelles 

Pourtant la plupart des médias sous perfusion féministe, donnent de la réalité une image faussée. Selon la doxa les femmes gagneraient de 40% à 18% en moins que les hommes pour le même travail.

En 2019 encore le quotidien Le Temps affirmait :

« Quand une femme gagne 100 francs, un homme gagne en moyenne 140 francs : soit 40% de plus. En Suisse, en Allemagne et en Autriche, la différence est encore plus dramatique… »

L’étude citée en source par Le Temps fait son compte en dollars (image 1, clic pour agrandir) :

« Quand une femme gagne 100 $ un homme en gagne 250. »

Les chiffres du supposé préjudice évoluent de 40% à 25%, 20%, 18% (comme le déclarait imprudemment, il y a quelques jours, la rédactrice en chef du Matin Dimanche), 12%, etc. Mais rien n’est juste. Même les données gouvernementales sont erronées. La raison en est simple. Il y a quelques années on additionnait les salaires globaux pour chaque sexe. Cela aurait pu fonctionner si tous les hommes et toutes les femmes exerçaient le même métier et dans des proportions et conditions similaires.

Ensuite on a commencé à séparer l’écart dû à des raisons objectives ou structurelles, des raisons supposées discriminantes. Par exemple les femmes font davantage de temps partiel et choisissent des métiers qui ne sont pas les mieux rémunérés (image 3, pourcentages F/H dans différentes formations universitaires). Ce n’est pas de la discrimination.

 

Suisse ?

La plupart des études manquaient de détails dans l’analyse des différences salariales. Ci-dessous l’image 4, extraite de ce document déjà cité dans le précédent billet, montre qu’il faut aller beaucoup plus loin pour comprendre.

Sur la base de 40 études il est démontré que :

« L’effet d’écart salarial est complexe et multivarié. Il est impossible de conclure à une discrimination massive des femmes dans le monde du travail. Les cas de discrimination connus sont rares et l’intégralité de l’écart salarial peut s’expliquer par des facteurs quantifiables. »

Le mythe ne tenait pas debout. Mais il manquait un élément crucial : la comparaison des salaires dans une même entreprise, ce que j’appelle de mes vœux depuis des années.. 

C’est aujourd’hui chose faite en Suisse. Dans un article de janvier 2022 titré : Egalité salariale : des chiffres qui font débat, le média en ligne PME cite deux études qui confirment l’effondrement du mythe.

Les deux études ont analysé les salaires de 270’000 employés suisses. Pour la première enquête :

« La majorité des entreprises présentent des résultats « bons à très bons », dit ainsi une étude menée par le Centre de compétence de la diversité et de l’inclusion (CCDI) de l’Université de Saint-Gall auprès d’une centaine de sociétés (120 000 collaborateurs concernés). »

 

3,6%

97% des entreprises testées respectent la loi fédérale sur l’égalité. Pour la seconde enquête :

« C’est un résultat similaire qui ressort de l’analyse réalisée par l’entreprise argovienne Comp-On à partir des données de 193 sociétés suisses… la différence salariale inexpliquée représente en moyenne -3,6% en défaveur des femmes. »

Moins de 5% des entreprises ont été jugées fautives.

Mais le chiffre important est celui d’un écart salarial de 3,6% quand on tient compte de toutes les raisons actuellement explicables sans discrimination. Il s’agit d’ailleurs, précisons-le, de 3,6% encore inexpliqués, mais qui pourraient l’être par des enquêtes encore plus fines : type, activité, localisation géographiques des entreprises fautives, productivité personnelle de l’employé, par exemple.

Vous me direz : si ces 3,6% ne trouvent pas d’explication, c’est toujours trop. Oui, je le pense aussi. Mais ce n’est pas encore vraiment prouvé et de toutes façons cela n’a rien à voir avec les chiffres auxquels on nous a habitués.

 

Effondrement

Mais alors pourquoi avoir diffusés ces chiffres dont on pouvait percevoir dès le début les biais ? Le but est en premier lieu d’alimenter la culture victimaire féministe. Plus les femmes sont présentées en victimes du système plus les assos reçoivent des subventions publiques et des donations. L’usine à larmes et à culpabilité marchent bien et les professionnelles de la misandrie vivent bien.

Parce qu’en second lieu ces femmes « victimes » le sont par le « système patriarcal », et donc in fine par les hommes dans leur ensemble (enfin, surtout les blancs), comme une classe sociale abusive, tyrannique et dangereuse pour les femmes.

Aujourd’hui les féministes les plus hargneuses, dans leur surenchère victimaire-guerrière, visent explicitement les hommes, plus seulement le patriarcat. J’y reviendrai.

L’inégalité salariale, qui n’existe pas en tant que discrimination, sert d’arme dans l’arsenal misandre du XXIème siècle.

Mais suite à ces nouvelles enquêtes (même si elles ne représentent pas la totalité des entreprises elles sont significatives) j’espère que les médias citeront dorénavant ce chiffre de 3,6% comme référence.

Pas sûr qu’ils le fassent. Ils évitent le plus souvent tout questionnement indépendant sur le sujet. C’est tabou, comme la violence faite aux hommes. 

Alors n’hésitez pas, faites-le savoir : le mythe de l’inégalité salariale discriminante s’effondre.

 

À lire également : quand une journaliste refuse l'égalité de l'âge de la retraite en invoquant les discriminations salariales (inventées) de 18% !...



27 réactions


  • Clark Kent Philippulus 3 septembre 10:50

    Que certaines féministes se trompent de cible est évident. On peut même se demander si elles ne sont pas payées pour ça, et ce n’est pas la mode du wokisme qui va les calmer, au contraire !

    Mais ce n’est pas une raison pour nier les évidences. Il ne s’agit pas de trouver des exemples individuelles qui sont des exceptions à la règle et sont supposées remettre en cause la règle elle-même.

    Ce qui compte en matière de sociologie, ce sont les statistiques et les moyennes. Dire que l’âge moyen des Français aujourd’hui est de 40,8 ans ou que leur espérance de vie est de 79,3 ans ne signifie pas que tout le monde a 40,8 ans et que tout le monde mourra à 79,3 ans !

    Ce n’est pas non plus parce que Mme Lagarde est présidente de la BCE que cela prouve que « les femmes » ont les mêmes possibilités d’accès aux postes importants que les hommes, pas plus que le fait qu’un fils d’ouvrier réussisse le concours d’entrée à l’ENA ne prouve que les chances sont égales.


    • Aristide Aristide 3 septembre 11:12

      @Philippulus

      Mais ce n’est pas une raison pour nier les évidences. 

      Quelle évidence ?

      Ce qui compte en matière de sociologie, ce sont les statistiques et les moyennes. Dire que l’âge moyen des Français aujourd’hui est de 40,8 ans ou que leur espérance de vie est de 79,3 ans ne signifie pas que tout le monde a 40,8 ans et que tout le monde mourra à 79,3 ans !

      Sauf que ces deux moyennes n’ont aucun sens. La moyenne est devenue par je ne sais quel désir de simplification, l’indicateur le plus usuel t il est pourtant le plus difficile à interpréter, vous connaissez surement cette histoire de la personne qui la tête dans le frigo et les pieds dans le four dit qu’en moyenne il est bien !!! Le problème est que la moyenne ne dit rien de la répartition des valeurs autour d’elle. Elle n’est significative que dans le cas de répartitions dites normales, la fameuse courbe en cloche ...

      Bon, vous avez parlé de statistiques : « ce sont les statistiques et les moyennes », et là vous avez raison. La seule manière est de juger des écarts par les déciles.

      Après, vous avez entièrement raison sur la tendance à remettre en cause une règle sur la seule base d’exceptions qui ne manquent jamais. Pour le COVID, par exemple, la nocivité du vaccin a été mis en évidence sur la seule base d’effets secondaires très limités en nombre ....


    • charlyposte charlyposte 3 septembre 12:20

      @Philippulus
      Sans soumission au système il n’y a pas de grande écoles possible pour le lambda smiley hormis celui de pactiser avec le diable sur son estrade smiley


  • carolus 3 septembre 10:57

    Je n’ai jamais tant ri que le jour où j’ai été embauché dans le privé en même temps qu’une femme pour le même travail, moi à 7500 francs et elle à 7400.

    .

    Plus tard dans la fonction publique j’ai vu arriver un petit bonus assez symbolique mais non nul, réservé aux femmes non cadres, c’est-à-dire autres que de la catégorie A. C’était pour compenser le fait qu’elles étaient défavorisées et bla bla bla. 


    • Clark Kent Philippulus 3 septembre 11:28

      @carolus

      j’ai un souvenir moins drôle
      ma candidature à un emploi avait été sélectionnée pour un « casting » final, mais c’est à une femme qu’avait été attribué le poste
      j’ai retrouvé cette femme comme collègue quelques années plus tard, et elle m’a dit avoir été retenue parce que ses « prétentions » étaient moins élevées que les miennes
      les prétentions en question n’étaient rien d’autre que nos salaires respectifs là où nous travaillions quand nous avions postulé


    • V_Parlier V_Parlier 3 septembre 12:05

      @carolus
      Une chose qu’on oublie peut-être de prendre en compte est que les femmes essaient peut-être moins de négocier le salaire à l’embauche car elles donnent la priorité à d’autres critères (proximité du domicile, etc...), ce qui n’est d’ailleurs pas forcément une mauvaise chose en soi (*) mais qui joue sur les 3.6% simplement.

      (*) Quoiqu’on va forcément me dire que c’est mauvais car elles se « sacrifient » pour que le mari travaille plus loin et plus longtemps et leur laisse faire la vaisselle etc...


    • charlyposte charlyposte 3 septembre 12:10

      @carolus
      Moins mobile ? moins constante ? trop belle pour être professionnelle ?


    • carolus 3 septembre 12:42

      @Philippulus
      Les « prétentions » moindres d’un homme lui eussent également donné le poste !


    • Clark Kent Philippulus 3 septembre 13:55

      @carolus

      va savoir, Charles !


  • V_Parlier V_Parlier 3 septembre 12:01

    Avec l’arrivée des transgenres, il faudra faire attention, selon le fait qu’il soient trans femmes, trans hommes, ou non-binaires (le salaire pourrait alors changer chaque jour...). Les féministes vont bientôt avoir de la concurrence !


    • Clark Kent Philippulus 3 septembre 12:07

      @V_Parlier

      les contradictions internes sont parfois plus destructrices que les contradictions venues de l’extérieur, fondées ou pas.


    • charlyposte charlyposte 3 septembre 12:14

      @Philippulus
      Pour y voir clair je propose le naturisme pour tout entretien d’embauche ! hum smiley


    • V_Parlier V_Parlier 3 septembre 13:33

      @charlyposte
      Ca ne suffira pas car on peut avoir un genre qui ne correspond pas à la morphologie, selon l’humeur du moment...


    • charlyposte charlyposte 3 septembre 13:54

      @V_Parlier
      Il est clair qu’avant la moindre embauche il faut tout tester en profondeur sans modération !!! smiley


    • Clark Kent Philippulus 3 septembre 14:09

      @charlyposte

      C’est pour ça que depuis l’imposture de la papesse Jeanne, la virilité des papes nouvellement élus était vérifiée autrefois afin d’éviter l’élection d’une femme à la tête de l’église catholique.

      Un prélat était chargé de procéder manuellement au contrôle sur une chaise percée et proclamait haut et fort au public massé sur la Place St Pierre : « Duos habet et bene pendentes » (Il en a deux et qui pendent bien).


  • sylvain sylvain 3 septembre 12:04

    Mais alors pourquoi avoir diffusés ces chiffres dont on pouvait percevoir dès le début les biais ? Le but est en premier lieu d’alimenter la culture victimaire féministe.


    ou alors pour détourner l’attention de problèmes plus concrets pour nos dirigeant . Comme lle fait qu’il n’y plus d’employés ou d’ouvriers dans les instances politiques, l’explosion des inégalités en général, la réorganisation sociale et économique en cours...

    C’est je pense le seul point commun entre les LGBT, le covid, et le feminisme des merdias


  • charlyposte charlyposte 3 septembre 12:05

    Je propose en catimini un grand débat national !!! hum smiley


  • charlyposte charlyposte 3 septembre 13:59

    Je propose également d’interdire les secrétaires particulières smiley


    • V_Parlier V_Parlier 3 septembre 17:36

      @charlyposte
      Les boîtes tournent à l’économie maintenant, on n’en trouve déjà plus beaucoup.


    • chantecler chantecler 3 septembre 18:52

      @V_Parlier
      Recyclées chez les médecins et dentistes en place pour évacuer les nouveaux patients !
      « Nous ne prenons plus de nouveaux patients »
      « Faites le 15 ! »
      Pour les dentistes c’est encore mieux :« attendez le WE pour obtenir un dentiste de garde... ! »


    • V_Parlier V_Parlier 3 septembre 20:52

      @chantecler
      Vécu personnel (pour mon épouse), je confirme.


  • Pierrot 3 septembre 16:40

    « Une réduction systématique et systémique des salaires féminins en raison du sexe ne correspond à aucune logique d’entreprise.  »

    Si, bien au contraire. Elle correspond à la logique d’entreprise qui consiste à minimiser les salaires en employant tous les prétextes possibles. Bien que théoriquement illégales, des discriminations de plusieurs types, et notamment de type sexuel, sont habituellement présentées aux salariés par les employeurs comme des règles non écrites.

    Il me paraît d’autant plus difficile de le nier que j’en ai été le témoin durant ma carrière dans toutes les entreprises dans lesquelles j’ai travaillé. Sauf à bénéficier d’une quelconque forme de népotisme, à travail et à niveau de compétence égaux, dans une même entreprise le salaire accordé aux femmes est, en règle générale, notablement plus faible. J’ai même constaté qu’il était souvent encore inférieur alors que le niveau de compétence était supérieur.

    La corrélation entre l’inégalité salariale et le sexe est suffisamment élevée pour accréditer cette discrimination. Néanmoins, celle-ci ne semble pas avoir de rapport avec le patriarcat qui, selon certaines féministes, dominerait encore notre société aujourd’hui. La logique d’exploitation maximale des travailleurs par les entreprises apparaît comme une cause bien plus systématique de cet état de fait. J’en veux pour preuve ces sociétés dirigées par des femmes dans lesquelles les femmes employées sont tout autant discriminées qu’ailleurs.

    Il faut quoi qu’il en soit bien prendre garde. Faire état d’une discrimination (celle-là comme une autre) sans en énoncer les véritables causes fait courir le risque de créer de nouveaux prétextes à l’intensification de cette logique d’entreprise. Au lieu d’augmenter le salaire des employé(e)s discriminé(e)s, l’application d’une règle d’égalité salariale imposée pourrait bien offrir la justification à un plafonnement, à une réduction ou à une non-revalorisation du salaire des autres employé(e)s. La lutte apparente contre la discrimination sexuelle pourrait ainsi devenir l’outil d’une augmentation des inégalités sociales.


    • hommelibre hommelibre 3 septembre 20:11

      @Pierrot
      « La corrélation entre l’inégalité salariale et le sexe est suffisamment élevée pour accréditer cette discrimination. ».
      Pas d’accord. Les anciens chiffres n’étaient que de grossières additions non circonstanciées, en plus d’être fantaisistes. Cela sortait de la tête de statisticiens sans lien avec le réel.

      Mais si cela vous fait du bien, vous pouvez continuer à y croire. Il semble que cela alimente votre propre théorie.


    • Pierrot 4 septembre 11:07

      @hommelibre
      De quels chiffres parlez-vous ? 

      La corrélation dont je parle se réfère à ma propre expérience, évoquée précédemment, qui est longue, variée (j’ai travaillé dans et pour de nombreuses entreprises) et basée sur des situations dûment constatées (salaire, niveau de qualification, ancienneté, travail demandé), qui est par ailleurs corroborée par celle de mes collègues et de mes proches, et que des informations recueillies pas plus tard que cet été (écarts de salaire jusqu’à 30% environ !) continuent de confirmer.

      Ce n’est pas en tentant de faire passer mon propos pour de l’affabulation ou de le réfuter en inventant une explication fumeuse que vous réussirez à contredire les faits.

      C’est plutôt l’interprétation de vos statistiques qui interroge. Et compte tenu de vos réflexions au raz des pâquerettes dont vous avez donné un échantillon dans cet article, il n’est pas difficile de comprendre comment vous arrivez à nier l’existence de la discrimination salariale femme-homme.

      Vos âneries n’enlèvent rien aux problèmes que pose le néo-féminisme aujourd’hui, mais elles sont délétères pour tous ceux qui subissent les discriminations bien réelles que vous tentez de réfuter ici.


    • hommelibre hommelibre 5 septembre 00:17

      @Pierrot
      Je ne commenterai pas vos exemples, il me faudrait pour cela avoir accès aux dossiers et mener une contre-enquête, car je ne vous crois pas sur parole.

      Par contre les études suisses infirment vos propos.


    • Pierrot 5 septembre 12:35

      @hommelibre
      Plutôt que d’aller chercher des statistiques à l’étranger pour tenter de confirmer votre théorie (chiffres qui, d’ailleurs, font bien le constat d’une grosse différence salariale homme-femme), vous feriez mieux d’aller voir vous-même sur le terrain ce qui se passe réellement chez nous.

      Car le problème, c’est votre raisonnement « au ras des pâquerettes », qui part de statistiques occultant les détails de cette réalité, qui constate que ces chiffres ne suffisent pas à prouver la discrimination, qui conclut que cette dernière ne doit pas exister pas parce qu’elle n’y apparaît pas clairement, et qui en réduit les causes à un seul phénomène étudié dans un pays étranger.

      La ficelle est un peu grosse !
       

      Par ailleurs, il semble évident qu’une enquête suisse qui rapporte que « 97% des entreprises testées respectent la loi fédérale sur l’égalité » ne dit rien sur ce qui se passe en France. Et rien ne prouve non plus que l’échantillon choisi par cette étude soit représentatif, ni que les auditeurs ont réussi à épingler une part significative des contrevenants.

      En France, où la discrimination est illégale, les entreprises recourent habituellement à moult stratagèmes pour cacher leurs pratiques inavouables. Elles empêchent notamment la comparaison des situations qui pourraient les incriminer en présentant des différences fictives entre les cas observables (comme elles le font par exemple pour renouveler des contrats d’intérim au-delà de ce qui est permis). Une rémunération plus faible peut alors se justifier par un poste réclamant, sur le papier, des compétences, des responsabilités ou des durées de travail plus faibles, alors qu’en pratique ces compétences, ces responsabilités et les durées effectives de travail sont identiques, voire plus grandes.


  • zygzornifle zygzornifle 5 septembre 10:28

    Dans les hypers, les magasins spécialisés style Darty FNAC, la grande distribution pas de discrimination des salaires, tout le monde est au smig .....


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