mercredi 7 novembre 2012 - par La Plume à Gratter

Elections américaines : comme prévu, Mitt n’a pas cassé le Barack !

Pour les américains, c’est donc sans doute le « moins pire » qui est passé. Dans un pays qui comme tous les autres vacille dans la crise économique mondiale (ce qui n’est que justice, vu qu’il en a en fait été le principal géniteur), les remèdes de cheval promis par le candidat républicain auraient sans doute jeté encore un peu plus dans la misère les dizaines de millions d’oubliés du « rêve américain ».

Pour le reste, et donc notamment pour nous autres Français, cette élection restera un non-évènement total. Car sur le plan international, la politique américaine serait restée avec l’élection de Mitt Romney et pour l’essentiel ce qu’elle était déjà : arrogante et quasi dictatoriale. En effet, et si l’on laisse de côté les beaux discours du « premier président noir » des Etats-Unis, la politique étrangère, diplomatique et militaire d’Obama a bien été durant quatre ans la sœur jumelle de celle de son prédécesseur G.W. Bush : ingérences innombrables, guerres coloniales directes ou révolutions pilotées et sponsorisées, mais toutes catastrophiques pour l’équilibre géopolitique du monde, promotion continue du choc des civilisations, encerclement militaire de la Russie… Le Prix Nobel de la Paix (et en l’occurrence du ridicule) qui n’a pas trouvé le moyen en quatre années de fermer la prison de Guantanamo, pourtant l’un des pires exemples de viol du Droit dans un état prétendument démocratique, état qui s’est depuis Ronald Reagan et par la voix de ses successeurs autoproclamé leader du « monde libre », ne sera pas sur le plan international moins nocif et dangereux que le mormon milliardaire qui souhaitait prendre sa place.

Car de fait, les choix opérés et les actions mises en œuvre en matière stratégique et internationale ne sont évidemment pas décidés par le Président des Etats-Unis. En ce domaine plus encore que dans les autres, Obama restera la marionnette certes séduisante mais totalement docile des vrais centres de pouvoir américains : Pentagone, CIA, AIPAC, lobby militaro-industiel, oligarchie financière.

Pour le monde donc, il n’y avait pas grand-chose à craindre de pire avec l’élection de l’un, et fort peu à espérer de meilleur avec la réélection de l’autre. Circulez, il n’y avait en fait rien à voir !

En attendant l’inévitable crépuscule du Dieu Dollar et, ce faisant, la fin du magistère économique et politique mondial des USA. Et en espérant que le grand malade en fin de vie économique américain, qui reste un colosse militaire sans équivalent dans l’histoire de l’humanité, n’entrainera pas alors et sciemment le monde dans l’apocalypse pour tenter d’enrayer son déclin. Ce qui est hélas très loin d’être probable.

 Marc LEROY – La Plume à Gratter



3 réactions


  • jean rony 7 novembre 2012 22:26

    Le moins pire qu’en savait vous ? Mitt romney a à son actif la réputation d’être un bon gestionnaire de ses affaires.
    Alors que obama gère le pays comme les pasteurs gèrent les temples évangélistes tout dans l’ à peu prêt, il est qu’un masque pour derrière lequel l’ amérique blanche affairiste peut se cacher.

    jean rony icpr.ch 


  • bernard29 bernard29 8 novembre 2012 16:39

    Les grenouilles s’agitent dans leur bassine, OBAMA passe.


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