Elus de la République : Tous corrompus ? Certainement pas ! Mais ...
Entre relations équivoques avec les milieux d’affaires et "l’asservissement" aux organisations patronales, le gouvernement et l’UMP donnent aux français une image déplorable de la fameuse "démocratie exemplaire"ou "irréprochable" brandies comme un étendard par le Président de la République.
A tel point qu’on apprend que : "Pour 54% des Français, les "affaires" impliquant ou laissant soupçonner des membres du gouvernement sont le signe que les hommes politiques "sont le plus souvent corrompus", selon un sondage BVA pour La Tribune et BFM ... / ... " - Source Reuters/Yahoo Alors, tous corrompus ? Certainement pas ! Mais ...
L’épisode que nous venons de vivre à l’Assemblée Nationale sur le dialogue social dans les TPE est l’exemple même de ce qui révulse de plus en plus les français.
Décidément, ce n’est pas la fête pour Eric Woerth ! Après les accusations dans ce qu’on a pris l’habitude d’appeler "l’affaire Woerth/Bettencout", le voila qui vient de voir rejeter par l’UMP, son amendement qui voulait rétablir un article-clé du projet de loi en faveur du dialogue social dans les très petites entreprises (TPE).
Ce qui va sans nul doute "améliorer" ses rapports et sa crédibilité avec les syndicats de salariés avec lesquels il doit reprendre les négociations sur la "réforme des retraites" !
Et pourtant : "Pour amadouer sa majorité, l’amendement du gouvernement cherchait pourtant un compromis. Ainsi les commissions ne devaient-elles qu’"apporter un appui collectif aux salariés et aux employeurs", sans "aucun pouvoir de contrôle" sur la vie des petites entreprises. M. Woerth a aussi nié vouloir créer des "instances représentatives" au sein des TPE ... / ... " - Source Le Point Jean-François Copé et les députés UMP ont donc repris à la lettre les demandes du MEDEF et surtout de la CGPME comme nous vous l’expliquions sur Slovar les Nouvelles : "
Au delà de cette "réussite" du lobbying des organisations patronales, et de ce curieux sens de l’intérêt général, ce que retiendront une fois de plus les salariés/électeurs, c’est la "forte motivation" de leurs élus pour évoquer leurs droits.
En effet : l’amendement a été rejeté par "70 voix contre et 25 pour"
Saluons au passage la brillante performance de la Gauche parlementaire qui du haut de ses 227 députés, n’a pu trouver que 25 "courageux" pour un s’occuper d’un problème aussi important !
Du côté de la réforme des retraites, qui selon le Président de la République est un sujet beaucoup plus intéressant que "les affaires" : "J’aimerais tellement que le pays se passionne pour les grands problèmes que sont la santé ... / ... les retraites
, .. / ... " - Source AFP/Google Nous aimerions connaître son point de vue, sur l’action en justice, qui concerne le rapporteur du projet de réforme des retraites à l’Assemblée nationale : Le député UMP de Moselle, Denis Jacquat.
Ce membre de la "commission des affaires sociales", qui est aussi, membre titulaire du "Conseil d’orientation des retraites" que, Jean-François Copé considère comme : "le meilleur spécialiste du groupe" UMP sur le sujet, est ... mis en examen pour abus de confiance !
De quel ordre son les accusations portés contre Denis Jacquat ?
" ... / ... M. Jacquat est soupçonné d’avoir recruté des personnes en Contrats emploi solidarité (CES) à partir de juin 1996 pour le compte d’associations dont il assurait la présidence, selon le quotidien L’Union, qui a révélé l’affaire début juin. Cette main d’oeuvre aurait été utilisée durant la campagne des législatives de 1997 et celle des cantonales de 1998. Au total, 100.000 euros de salaires manqueraient dans les comptes de campagne du député ... / ... " - Source Le Figaro Ce qui fait dire au député/avocat Jean-François Copé : "J’ai pensé que l’on pouvait nommer le meilleur spécialiste de notre groupe sur cette question et jusqu’à nouvel ordre quelqu’un qui n’est pas condamné est réputé innocent" - Source Républicain Lorrain
Tant qu’il y était, il aurait pu ajouter : "Oui , ça va tenir, car c’est un honnête homme ! Y a pas de lézard ! " comme on se plaisait à le dire à l’Elysée au commencement des ennuis d’Eric Woerth ...
On pourrait demander à monsieur Copé s’il considère que les députés dont il a la charge peuvent s’exonérer du rappel à l’ordre du Chef de l’Etat, en ce qui concerne l’exemplarité : "Nicolas Sarkozy a adressé ... /... un avertissement aux membres du gouvernement, promettant des sanctions en cas d’utilisation abusive de l’argent public. Il leur demande un « effort d’exemplarité », à l’heure où les Français sont frappés par la crise ... / ... " - source Les indiscrets Alors, tous corrompus ? Certainement pas ! Mais ...
Se contenter, comme Xavier Bertrand, de déclarer : "les choses sont revenues à l’endroit" ou comme Jean-François Copé de se contenter d’un : "J’ai pensé que l’on pouvait nommer le meilleur spécialiste de notre groupe sur cette question et jusqu’à nouvel ordre quelqu’un qui n’est pas condamné est réputé innocent" Ne suffiront, certainement pas à redorer le blason d’un gouvernement et d’une majorité qui continuent à se prétendre ... "exemplaires" !
Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a estimé jeudi 1er juillet qu’à l’issue des conclusions de l’enquête de l’Inspection générale des finances (IGF) sur l’affaire Bettencourt/Woerth, tous ceux qui ont émis des doutes sur la probité du ministre du Travail « devront se taire ».
« Ainsi, ceux qui se posent des questions honnêtement vont avoir des réponses : l’administration fiscale a-t-elle reçu des pressions ou non, a-t-elle fait son travail ou non ? Et ensuite (...) tout le monde devra se taire et certains devront s’excuser publiquement auprès de M. Woerth », a-t-il poursuivi.
Il faudra que « ceux qui insultent matin, midi ou soir M. Woerth, colportent des allégations, se taisent », a encore insisté le porte-parole de l’UMP.
Le chef de l’Inspection générale des finances s’appelle Jean Bassères.
Jean Bassères est en train d’enquêter sur le rôle d’Eric Woerth dans l’absence de contrôles fiscaux sur Liliane Bettencourt.
Jean Bassères est en train de rédiger son rapport. Son rapport ne sera rendu que le 12 juillet.
Or, Frédéric Lefebvre dit cette phrase hallucinante le jeudi 1er juillet : « tout le monde devra se taire et certains devront s’excuser publiquement auprès de M. Woerth ».
Ah bon ?
Onze jours avant le rapport de Jean Bassères, Frédéric Lefebvre savait déjà que le rapport allait blanchir Eric Woerth ?
Comment Frédéric Lefebvre le savait ?
Jean Bassères lui avait dit que son rapport allait blanchir Eric Woerth ?
Ou alors Jean Bassères est-il en train d’écrire ce que sa hiérarchie attend de lui ?
BA, le fait que les perquisitions sur les appartements et lieux de travail de DeMaistre n’aient lieu que 10 jours apres les premiers enregistrements , qu’il est desormais connu que Celui-ci a ses entrées a l’Elysée, montre que ces perquisitions ultra-médiatisées ne sont la que parce qu’on est sur qu’on ne trouvera plus rien. Le lendemain de la publications des premiers enregistrements , il etait surement deja trop tard. Il ne faut certainement pas sous-estimer la reactivité des conseillers fiscaux, des juristes et autres specilistes de la dissimulation qui entourent de telles fortunes.
Le Reste n’est que de l’envellopage. Que la Sarkozie se mette desormais en 4 pour dissimuler les traces au niveau de l’appareil d’Etat n’est que le pendant symetrique de l’operation. Dans n’importe quel pays, ce gouvernement devrait sauter. Seulement voila .
En « empruntant » les sujets des legislatives (programe economique et social : travailler plus pour gagner plus ) pour ne pas avoir a afficher son programe présidentiel (en tout cas celui qu’implique son mandat : TCE/OTAN/vassalisation envers les etats unis et israel) Sarkozy a tué l’independance des deputés de son camps. Ils n’ont été elu que pour « soutenir l’action de Sarkozy » Ils ne sont plus que des extensions de sa politique. Si il tombe, ils tiombent tous. Ils ne peuvent donc pas declancher la moindre crise des institutions sans exploser avec lui.
Idem dans le camps d’en face en fait puisqua peu de chose pres, ils ont fait la meme chose. La bonne nouvelle, c’est qu’aussi bien aux impots que dans les services de renseignements, des gens savent et que les photocopieuses marchent a plein regime. Plus ils dissimulent, plus ils sont nombreux a oeuvrer pour ça, plus la liste de ceux qui le suivront dans la fosse commune s’alonge.
si tous pourris entre le siecle et bilderberg ....... ils ont aussi tous bu le champagne et manger le caviar ajoutons les « seminaires » tous ploutocrates
pour être admis dans la maffia (la vraie ) il faut avoir commis des meurtres spontanément ou sur ordre de la maffia et dont elle garde les preuves pour tenir l’impétrant et ne pas être trahie
pour être admis en politique il faut être corrompu spontanément ou sur ordre des chefs et dont ils gardent les preuves pour tenir
l’impétrant et ne pas être trahis
P.S. quel est l’homme politique actuel qui si il avait détourné 1 € serait aujourd ’hui en prison ??????
Françaises ! Français ! Impliquez-vous dans la politique et participez au défilé du 14 juillet :
- Récupérer les invendus de fruits et légumes qui tâchent et qui puent des containers de supermarchés. - Les stocker dans un sac poubelle, le sac poubelle dans un sac de sport - Vous munir d’un gant en cellophane (pour les empreintes...). - Vous rendre sur les Champs-Elysées pour y être quand Sarko les descendra d’Etoile à Concorde. - Vous « débarrasser » des invendus sur le nain en playmobil.
Venez nombreux ! (plus on sera nombreux, plus les keufs seront débordés)
A propos de la députée socialiste Sylvie Andrieux :
« La députée s’est vu notifier sa mise en examen par le JUGE D’INSTRUCTION marseillais Franck Landou, qui l’avait d’abord convoquée comme témoin assisté dans ce dossier relatif à des détournements présumés de subventions du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. »
Quand une députée socialiste est mise en cause, l’enquête est confiée à un JUGE D’INSTRUCTION indépendant du pouvoir politique.
Mais en revanche, quand le ministre UMP Eric Woerth est mis en cause, l’enquête est confiée à deux personnages qui sont aux ordres du pouvoir politique : le procureur de Nanterre Philippe Courroye, et le chef de l’Inspection Générale des Finances Jean Bassères.
Toute la différence est là : le pouvoir politique nomme, placardise, ou donne une promotion à deux hommes : le procureur de Nanterre Philippe Courroye, et le chef de l’Inspection Générale des Finances Jean Bassères.
L’enquête sur le scandale Bettencourt et sur le scandale Woerth est confiée à deux hommes qui dépendent du pouvoir politique ! Cette enquête n’est pas confiée à un juge d’instruction indépendant du pouvoir politique !
Conclusion : cette enquête est une mascarade pour tenter d’étouffer le scandale.
Vous m’avez tous l’air pessimiste quant a l’avenir politique et bien sur economique de notre bon vieux pays. Je vient de jeter un coup d’oeil au figaro et ils disent(ou le sous entendent) que tout va bien et que plenel n’est qu’un agitateur dangereux pour la democratie.
François Baroin veut « obtenir de l’inspection générale des finances (IGF) la preuve de l’absence d’intervention de son prédécesseur, Eric Woerth, dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt » constate Le Monde, mais la procédure choisie n’est pas habituelle.
« Le rapport n’a pas été commandé à l’IGF, comme il est d’usage, mais à son chef, Jean Bassères. L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF, mais de son patron. Il a été confié directement par le ministre au haut fonctionnaire qu’il a nommé », souligne un ancien chef de l’IGF.
« Le délai très court imparti à M. Bassères pose aussi question. »
« Ce ne sont pas de bonnes méthodes, relève un autre expert de l’IGF. Comment huit jours peuvent-ils suffire pour voir ce qu’a fait l’administration générale, aller au fond du dossier transmis par le procureur de Nanterre en janvier 2009, sur de possibles fraudes fiscales liées à l’enquête pour »abus de faiblesse« visant le photographe François-Marie Banier ? »
« Jamais par le passé, rappelle cette source, un rapport de l’IGF n’a mis en cause un ministre ou un gouvernement. On ne peut demander l’impossible à ses membres, ils ne bénéficient pas des garanties de neutralité ou d’inamovibilité des magistrats de la Cour des comptes ou du Conseil d’Etat. »
Jean Bassères est le chef de l’Inspection générale des finances (IGF).
Jean Bassères a été nommé par le pouvoir politique. La carrière de Jean Bassères dépend du pouvoir politique. Jean Bassères peut être placardisé par le pouvoir politique.
Au contraire, Jean Bassères peut obtenir une promotion grâce au pouvoir politique.
En clair : Jean Bassères n’a strictement aucune indépendance par rapport au pouvoir politique. Et c’est à lui que le ministre François Baroin a demandé de mener l’enquête sur Eric Woerth !
Tu parles d’une enquête indépendante !
Cette enquête est une mascarade pour tenter d’étouffer le scandale.
Le rapport rédigé par Jean Bassères est un rapport complètement pipeau.