mercredi 3 mai 2023 - par Daniel MARTIN

Emmanuel Macron peut-il encore rebondir et éviter l’abîme électoral à son parti ?

 

Emmanuel Macron a mené des réformes en matière fiscales et sociales qui, à l’évidence, ne furent imaginées qu’au travers des seules données comptables dans une incohérence parfois déconcertante, ce qui a soulevé les réactions d’opposition que l’on sait. Si on y ajoute son attitude jugée souvent méprisante par les citoyens, cela ne peut qu’expliquer la situation de rejet qui le caractérise.

Une bonne mesure, certes très partielle, mais qui en efface plusieurs autres qui sont à la fois controversées dans la méthode de présentation et rejetées par la majorité de la population

La suppression totale de la taxe d’habitation pour tous dès 2023, ainsi que la redevance télé est l’une des réformes dont l’exécutif est le plus fier. La taxe d’habitation, impôt dû par les locataires comme par les propriétaires et jugé inégalitaire par Emmanuel Macron en 2017, dont sa suppression fit partie de l’une de ses annonces au lendemain de son élection présidentielle de 2017 et a été effective progressivement sur la résidence principale.

La réforme présente incontestablement un gain de pouvoir d’achat pour les personnes qui étaient redevables de la taxe d’habitation, ainsi que pour celles qui étaient assujettis au paiement de la redevance télé. Mais la mesure est censée induire une perte de ressources pour les collectivités territoriales, alors que les recettes perdues sont reversées « au centime près » par l’Etat. La taxe d’habitation « représentait 36 % des ressources des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) en 2017 », est-il écrit sur le site officiel « Vie publique ». En effet, la loi a posé des mécanismes de compensation pour éviter un tarissement et apaiser les craintes des élu(e)s locaux. Ce qui n’empêche pas le gouvernement de laisser un certain(e)s nombre de ces élu(e)s augmenter abusivement la taxe foncière qui est acquittée par les seuls propriétaires de leur habitation.

Avec le maintien de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires, l’exemple d’une mesure dont l’efficacité peut toutefois soulever des interrogations légitimes.

En maintenant la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, soit 1,5 à 1,7 milliard de recettes espérée par an, qui d’ailleurs ne cesse d’exploser ( 50 à 60 % d’augmentation dans certaines communes), le gouvernement fait un petit geste pour les communes qui ne sont pas de loin les plus pauvres et souhaite montrer qu'il ne favorise pas les plus fortunés. Mais là encore ne s’agit-il pas d’un leurre « d’équité sociale » à la limite de la Constitutionnalité ? Certes il y a de riches propriétaires qui possèdent de somptueuses villas comme résidences secondaires sur la côte d’Azur, or les Maires de ces communes peuvent appliquer et appliquent généralement une surtaxe de 60% pour ces résidences, par contre un très grand nombre de personnes qui possèdent un « second Bien » sont généralement une population bien moins aisée qui l’ont souvent acquis par héritage de leurs parents, grands parents ou beaux parents... Inutile de préciser que s’ils louent ce Bien, fusse-t-il occasionnellement, ils répercuteront forcément la taxe d’habitation de façon détournée dans le prix du loyer et là encore c’est le locataire, souvent modeste, qui acquittera indirectement la taxe d’habitation pour sa résidence principale, alors que celle-ci est supprimée… On peut dès lors s’interroger légitimement sur le principe d’égalité des Français devant l'impôt

Si la suppression de la taxe d’habitation pour la résidence principale et ensuite celle de la redevance télé furent bien accueillies, par contre , on ne peut pas dire que la réforme de l’assurance chômage et surtout celle des retraites, avec son report à 64 ans de l’age de départ, ne furent pas particulièrement appréciées par la majorité de la population, tant par la méthode de définition de la réforme que l’incohérence dans la façon de la conduire.

Des blocages qui n’auraient jamais du avoir lieu pour une réforme objective des retraites

Comme je le précisais dans un précédent billet, la France qui bat des records en Europe avec 42 régimes de retraites ne peut que les réduire. Par l’usage du numérique qui doit concourir à simplifier les procédures et permettre des économies de gestion, dès lors que c’est le régime général des retraites qui compense certains déficits de régimes spéciaux, tel celui de la SNCF, dont sa politique des transports voyageurs et marchandises avec des suppressions constantes de dessertes et de liaisons, donc de personnel s’avère désastreuse, et se traduit par environ moins de 150 000 actifs qui cotisent pour environ 261 000 retraités bénéficiaires (pensions de réversion incluses), soit 0,55 actif pour payer la pension d’un retraité, alors qu’on compte en moyenne 1,7 actif pour un retraité en France.

Il faut toutefois prendre acte que la réforme des retraites ferme définitivement 5 régimes spéciaux : les industries électriques et gazières (IEG), la RATP (qui comprend environ un peu plus de 42 000 cotisants pour environ 51 000 retraités ), les clercs et employés de notaire, la Banque de France et le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ainsi, les agents recrutés à compter du 1er septembre 2023 ne bénéficieront plus des particularités de ces régimes spéciaux.

Plutôt que de fixer l'âge de départ à 64 ans, la réforme des retraites aurait dû être envisagée et porter exclusivement sur la réduction du nombre de régime tout en prenant le temps de la concertation préalable avec les partenaires sociaux, pour ensuite un débat serein avec vote de la loi au parlement. Mais là encore, avec des décisions hachées, prises à « la va vite », sous la contrainte à peine déguisée des marchés financiers, en imposant un report de l’âge de départ à 64 ans, elles contribuent à une forte mobilisation contre la réforme des retraites dans son ensemble.

Une fois encore en imposant une mesure identique à tous, plutôt que de laisser s’opérer le choix individuel où chacun(e), en fonction de ses moyens, doit pouvoir estimer s’il peut ou non prendre sa retraite à partir de 60 ans, Emmanuel Macron semble avoir oublié que la société est une addition d’individualité et non un « magma » dans lequel l’individu doit se fondre… au nom d’un ordre supérieur...

Suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) remplacé par impôt sur la fortune immobilière (IFI), autre mesure controversée

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI) par la loi du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, à compter du 1er janvier suivant. Héritage de la gauche, l’ISF était pourfendu par le patronat et la droite.

La base de calcul, du nouvel impôt a été réduite. Seuls les actifs immobiliers sont pris en compte, la valeur de la résidence principale faisant toujours l’objet d’un abattement de 30 %. Comme pour l’ISF, le seuil de déclenchement de l’imposition s’élève à 1,3 M€.

Pour l’exécutif et la majorité, la réforme avait pour desseins affichés de mettre fin à l’exil fiscal, d’encourager l’investissement dans les entreprises par les personnes les plus riches et donc de soutenir l’économie. Mais le remplacement de l’ISF par l’IFI a-t-il mis fin à la fuite de personnes s’installant dans un pays à la fiscalité plus douce ? Un comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital, piloté par France Stratégie, une institution placée auprès du Premier ministre, a constaté un faible impact de la réforme. Depuis le passage de l’ISF à l’IFI, on observe une baisse du nombre d’expatriations et une hausse du nombre d’impatriations fiscales de ménages français fortunés », indique le comité dans l’vis du deuxième rapport, publié le 8 octobre 2020. « Cette évolution porte toutefois sur de petits effectifs, de l’ordre de quelques centaines, à comparer avec les 130 000 contribuables assujettis à l’IFI en 2018 », ajoute le groupe d’experts.

D’un point de vue budgétaire, l’IFI rapporte, en toute logique, moins que l’ISF.

Ce qu’il aurait dû être souhaitable de faire

Avec un impôt sur la fortune immobilière (IFI), qu’il convient de supprimer, n’est-ce pas contradictoire avec la volonté exprimée par le Président de la république, lorsqu’il supprima l’impôt sur la fortune (ISF), que de vouloir faire revenir de riches expatriés ? Outre les difficultés administratives chroniques que connaissent toutes les personnes ayant vécu à l’étranger lors de leur retour en France, comment pourraient-ils s’installer en France en acquérant un somptueux bien immobilier pour compenser celui qu’ils laissent à l’étranger, sachant qu’ils seront lourdement fiscalisés ?

Bien que le seuil de déclenchement de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) soit de 1,3 million d'euros, le barème commençant à partir de 800.000 euros (au taux de 0,5 %). Du coup, le contribuable à l'IFI acquitte d'entrée un impôt de 2.500 euros.

L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne concerne pas forcément les plus riches

Si à priori cet impôt semble toucher les plus riches, en réalité il peut aussi concerner des personnes plus modestes en plus grand nombre, dont les biens ont été acquis par héritages successifs ou des agriculteurs à la retraite qui ont conservé les bâtiments, voire des terres de leur exploitation. Ne pas oublier que les revenus éventuels dus à des locations de biens immobiliers font l’objet d’impôts sur le revenu, de même que lors d’une transmission du patrimoine il y a des frais de succession très élevés. Or c’est précisément ces frais de succession qui auraient du être reconsidérés, comme l’avait d’ailleurs fait Nicolas Sarkozy.

Rendre définitive l’actuelle contribution exceptionnelle sur les hauts revenu n’est pas incompatible avec une contribution solidarité richesse (CSR) pour les grosses fortunes, de même qu’une taxe exceptionnelle sur les superprofits

Pour rappel, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus s'ajoute à l'impôt sur le revenu et concerne les contribuables qui perçoivent de hauts revenus.

Si un foyer fiscal : Ensemble de personnes remplissant une seule déclaration de revenus (exemple : époux, épouse et enfants à charge) est soumis à l'impôt sur le revenu et que le revenu fiscal de référence dépasse les montants suivants : 250 000 € si célibataire, veuf, séparé ou divorcé. 500 000 € si marié ou pacsé, soumis à imposition commune. Ces seuils d'imposition n'augmentent pas en cas de personnes à charge.

Une contribution solidarité richesse (CSR) ne concernerait pas forcément les très hauts revenus

S’il ne s’agit pas pour autant de rétablir l’ISF sous sa forme antérieure, mais comme le demande certain(e)s très riches au dernier forum économique mondial de Davos, dont plusieurs grosses fortunes Française, il serait souhaitable de créer à leur égard une contribution solidarité richesse (CSR), ne serait-ce qu’à titre temporaire. Surtout dans cette période de forte inflation qui pénalises les populations modestes, mais aussi celles qui le sont un peu moins. A l’évidence la suppression de l’impôt sur la fortune n’a eu que très peu, voire aucun effet sur la création d’activités. Les chefs d’entreprises expatriés qui ont investi dans le pays par « effet de ruissellement » ne l’ont pas fait à cause de la suppression de l’ISF, mais des bénéfices réalisés par retours sur investissements de leurs activités. Pour celles et ceux de ces chefs d’entreprises non expatriés qui en ont bénéficié, ils ont généralement préféré les placements en actions, désormais défiscalisés.

 

Pour définir une contribution solidarité richesse (CSR), excepté les contrats d’assurance vie et les droits de propriété industrielle (brevet, marque), littéraire ou artistique, elle réintégrerait les biens somptuaires qui ont été exclus avec le transfert de l'ISF à l'IFI (Immobilier hors résidence principale, placements financiers, yachts, jets privés, chevaux de course, voitures de grand luxe et de collection à partir de 80 000 euros, lingots d'or...) ainsi que la suppression de la dispense des prélèvements sur les dividendes des actions. Il faudrait toutefois simplifier la procédure de calcul, éviter l'évasion fiscale en recréant un boucler fiscal avec un plafonnement à 60 ou 70 % des impôts sur le revenu et relever les seuils qui sont actuellement de 1,3 million d'euros pour l'IFI à, par exemple, 5 millions d'euros sous la forme d'un prélèvement unique, par exemple de 1,25%. Tous les investissements, par mécénat associatif ou dans le capital des micros, petites et moyennes entreprises (créatives d'emplois) seraient déduits du montant à payer de cette contribution. Cette initiative Française devrait s’inscrire comme un exemple dynamique pour les autres pays Européens. Le montant de cette contribution solidarité par les très riches, selon les estimations, son montant pourrait se chiffrer autour de 3 milliards d’euros.

Une taxation sur les superprofits à l’instar de nos voisins et des recommandations de la commission Européenne imposée à titre temporaire concernerait ceux qui profitent de la guerre de la Russie à l’Ukraine

Faut-il rappeler une fois encore que par rapport à la taxation éventuelle des superprofits qui devraient, notamment, participer à la réduction du déficit des retraites, grâce à la réglementation Européenne, il y a désormais au niveau Européen une définition institutionnelle et quantifiée des superprofits, ce qui facilite leur taxation par les Etats membres de l’UE. En effet, sont considérés comme tels les profits 2022 réalisés sur le sol européen qui sont de 20% supérieurs à une moyenne des profits calculée sur les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021. Si cette définition peut être discutée, elle permet toutefois d’évaluer, pour chaque entreprise, si les profits réalisés en 2022 doivent être considérés comme des « superprofits » ou comme des profits normaux. La Commission laissait initialement la possibilité aux États membres d’appliquer sa proposition de taxe à d’autres secteurs que le seul secteur de l’énergie. Ce qu’à l’évidence le gouvernement Français refuse de faire… Selon divers organismes, une taxation Française des superprofits rapporterait annuellement de 5 à 10 milliards d’euros au budget de l’État.

Qu’il s’agisse de la contribution exceptionnelle sur les très hauts revenus, d’une taxation des superprofit ou la mise en place d’une contribution solidarité (CSR) en lieu et place de la contribution sur la fortune immobilière (IFI), cela revêt bien un caractère différent selon la nature des produits et ne présente aucune incompatibilité des uns aux autres. Cela ne poserait d’ailleurs aucun problème en regard des marchés financiers auxquels Emmanuel Macron est très sensible, puisque cela participerait à réduire certains déficits.

Pour conclure

Sauf à revenir, par sa suspension, sur la réforme des retraites, changer d’attitude en regard de la situation inflationniste pour ceux qui en tirent des superprofits et ouvrir de réelles négociations avec les partenaires sociaux sur les retraites en excluant à priori tout report d’âge, il sera difficile à Emmanuel Macron de rebondir et éviter à son parti l’abîme électoral. L’argument souvent évoqué par l’exécutif et les partis politiques présidentiels est : ...« c’était dans le programme d’Emmanuel Macron pour lequel il a été élu »... S’il est exact qu’il a bien été élu et que ces propositions figuraient dans son programme, le problème c’est que le vote pour une majorité de Français(e)s en faveur d’Emmanuel Macron ne s’est pas fait pour plébisciter son programme, mais surtout contre Marine Le Pen. Il en va ainsi très souvent, depuis que la présidence de la république se fait au suffrage universel direct à deux tours et se joue obligatoirement entre deux candidat(e)s, le ou la candidat(e) choisi(e) par l’électorat se fait généralement contre l’autre candidat(e)

 



44 réactions


  • Parrhesia Parrhesia 3 mai 2023 19:27

    La chute de Macron, de son parti ou de n’importe quelle personnalité, quel que soit son faux-nez affiché, n’a plus guère d’importance.

    En réalité, tout est désormais bien en place pour que ce soit toujours un adepte du mondialisme, un partisan du « nous ne pouvons pas faire autrement », ou un vendeur ultra-libéral

    de poudre de Perlimpinpin, qui soit placé aux commandes des restes de la France !

    Quant à l’abime, qu’il soit électoral, économique, sociétal, culturel, diplomatique moral ou tout ce que l’on voudra, il serait peut-être temps d’ admettre que nous y sommes déjà !

    Et tout comme en 1957, ce ne sont certainement pas des gens issus du système perverti par la même doxa mondialiste qui nous en sortiront !!!


  • Com une outre 4 mai 2023 06:59

    Macron est politiquement mort, c’est sûr et c’est pour cela que les médias essayent de nous faire croire que la solution est E Philippe, c’est à dire le même en pire. Le problème est bien qu’il y a un changement idéologique et sociétal majeur à faire, et ce n’est sûrement pas les partis dits « de gouvernement » qui le feront, LFI compris. A commencer par un retour à une République Démocratique, celle que Macron hait et se complaît à détruire. Car le principal problème est bien que les Institutions ne fonctionnent plus, l’autocratie est devenue le mode politique en France, des décisions ineptes sont prises par des politicards plus ou moins véreux dont le niveau intellectuel suit la même courbe que celle des élèves français, en toute logique. Le problème est bien plus grave et profond que de simples mauvaises décisions.


    • Fergus Fergus 4 mai 2023 13:37

      Bonjour, Com une outre

      « les médias essayent de nous faire croire que la solution est E Philippe »

      Ce n’est pas l’impression que j’ai. Au contraire, les médias se montrent très prudents dans l’optique de 2027, et dans l’expectative sur l’identité du candidat de droite qui pourrait émerger.

      Une prudence d’autant plus compréhensible que Philippe  « le même en pire », comme vous dites  était favorable à un report de l’âge de la retraite dans un créneau de 65 à 67 ans ! Succès garanti lors de la future campagne s’il réussit à s’imposer comme candidat de la droite.


    • Panoramix Panoramix 4 mai 2023 17:49

      Quel sera le candidat de la mouvance libérale en 2027 ? les cabinets de conseil doivent phosphorer, car presque toutes les cartouches ont été épuisées. La macronie n’est pas de nature à faire émerger une personnalité d’envergure, et LR n’en n’a plus en magasin (on a vu la chute de niveau entre la primaire de 2016 et celle de 2021). Bref, le centre pourrait ne pas être représenté au second tour dans 4 ans.


    • Fergus Fergus 4 mai 2023 19:47

      Bonsoir, Panoramix

      « le centre pourrait ne pas être représenté au second tour dans 4 ans. »

      Il le sera forcément  : hors de question pour les élites, mais aussi pour les électeurs de centre-droit, de laisser le champ libre au RN ou à la Nupes.


    • Panoramix Panoramix 5 mai 2023 09:09

      @Fergus
      Que se passerait il s’il y a des candidats de médiocre audience issus de LR et de la macronie qui se partagent l’électorat de centre-droit (15% de voix chacun), et que la Nupes présente un candidat unique (> 20%) même s’il y a des dissidents secondaires, ainsi que les souverainistes (> 25%) ?


    • Fergus Fergus 5 mai 2023 11:13

      Bonjour, Panoramix

      Je ne crois pas qu’il puisse y avoir un éclatement des voix de centre-droit rédhibitoire pour ce camp.
      Certes, il peut y avoir durant quelques semaines plusieurs candidatures, mais à mon avis l’une d’elles émergera et condamnera les autres soit au retrait soit à un score médiocre, possiblement sans remboursement des frais de campagne.
      C’est un peu ce qu’il s’est passé à l’extrême-droite pour Zemmour, un temps donné proche des scores de Le Pen.


    • Ganesh 6 mai 2023 15:28

      @Fergus
      Ne vous battez pas, il y aura un putsch militaire et non des elections.


  • I.A. 4 mai 2023 07:42

    Il a assez rebondi comme ça, le ballon Macron : il a finalement atterri sur le tas de merde qu’il a lui-même créé, et là... pchchchtt, le ballon est en train de se dégonfler...

    Fin heureuse, pour un étron déguisé en président de la république.

    LREM va se décomposer en centaines de rats républicains, socialistes, modem et autres, qui vont fuir à toutes pattes pour rejoindre d’autres voleurs.

    Et puis c’est tout.


    • Fergus Fergus 4 mai 2023 13:47

      Bonjour, I.A.

      « là... pchchchtt, le ballon est en train de se dégonfler »

      J’aimerais le croire, mais je demande à voir.
      N’oublions pas la manière dont les Français ont été roulés dans la farine sur le projet de traité constitutionnel européen : net succès du NON en 2005 malgré une campagne massive en faveur du OUI, puis vote du projet par le Congrès en 2008 (3 ans seulement plus tard) dans l’indifférence quasi-générale des mêmes Français.
      Nos compatriotes ont manifestement une capacité remarquable, sinon à tourner la page (le ressentiment demeure), du moins à encaisser les coups portés.


    • Eric F Eric F 5 mai 2023 11:27

      @Fergus
      ’’puis vote du projet par le Congrès en 2008 (3 ans seulement plus tard) dans l’indifférence quasi-générale des mêmes Français’’
      Si ce n’est qu’ils ont viré Sarko lors de l’élection suivante. Ce n’est pas la seule raison, mais ça a joué parmi d’autres griefs.


  • Octave Lebel Octave Lebel 4 mai 2023 10:33

    La vie politique n’est pas un concours de chevaux et nous ne sommes pas des turfistes mais des citoyens.


  • Elric Menescire Elric Menescire 4 mai 2023 13:59

    le titre me semble quand même légèrement à côté de la plaque. Macron n’est pas là pour faire de la politique, il n’est même pas là pour sauver son parti ou ses élus, il s’en tape. Il dirige tout d’en haut, et est là pour faire le job : tout livrer ce qu’il reste de nos communs au dieu Marché. Et pour ce faire il va s’accrocher becs et ongles à son trône : à part une insurrection violente, il ne lachera rien et se tournera de plus en plus vers le fascisme d’état et la manipulation, avec son outil sécuritaire à base de violences policières, de justice aux ordres et de gouvernement rempli de gens corrompus et aussi vendus que lui. Conclusion : macron n’évitera pas l’abîme électoral à son parti, vu qu’il s’en fiche absolument.


    • Attila Attila 4 mai 2023 14:16

      @Elric Menescire
      Exactement. Il va probablement rebondir ailleurs que dans la politique électorale, ses commanditaires le récompenseront pour le sale boulot contre les français par des postes bien rémunérés.

      .


    • Ganesh 7 mai 2023 07:37

      @Elric Menescire
      Face a tant d’infantilisme et d’inconscience de la part des francais, c’est un moindre mal.


  • Guy Troisbord 4 mai 2023 16:57

    Il faudrait déjà qu’il arrive à terminer son mandat...


    • Fergus Fergus 4 mai 2023 19:49

      Bonsoir, Guy Troisbord

      Qu’est-ce qui pourrait l’en empêcher, excepté un très improbable soulèvement populaire ?


    • Guy Troisbord 5 mai 2023 07:37

      @Fergus
      Un très probable soulèvement populaire, ou une once de respect pour la France et la dignité de la fonction (on peut toujours rêver).


    • charlyposte charlyposte 5 mai 2023 09:51

      @Fergus
      Je confirme.


    • Fergus Fergus 5 mai 2023 11:05

      Bonjour, Guy Troisbord

      « une once de respect pour la France et la dignité de la fonction »
      Le problème est que, conditionné par son ego, Macron est intimement persuadé qu’il agit au mieux ces intérêts du pays.
      C’est pourquoi il est et restera « droit dans ses bottes » et ira au bout de son mandat, sauf évènement exceptionnel.


    • charlyposte charlyposte 5 mai 2023 11:34

      @Guy Troisbord
      Sache que la fameuse révolution Française est écrite par la franc-maçonnerie et nullement via une foule avec des fourches ou simili smiley


  • lorans1 4 mai 2023 17:49

    Macron cherche a reproduire ce qu avait fait De Gaule en 68:attendre que le peuple se fatigue du chaos,dissoudre l assemblee,et revenir avec une bonne majorite.Et bidouiller quelque chose pour se reelire,vu qu’on pourrait lui demander des comptes.Si les sindicats lui donnent un coup de main,c est ce qui va arriver.


  • Panoramix Panoramix 4 mai 2023 17:55

    L’auteur a le mérite de proposer des pistes sur différents domaines.

    A propos de la taxe d’habitation. La suppression reporte sur les seuls propriétaires les frais d’entretien de la voirie, éclairage public, etc. dont tous les habitants profitent ; il aurait fallu ’’partager’’ la charge de la taxe foncière entre propriétaires et locataires, exactement comme les charges de copropriétés.

    A propos de la retraite, la proposition de régime de retraite universel de 2019 supprimait les régimes spécifiques. Certes il y avait eu beaucoup de concessions, mais le principe allait dans le sens de l’équité, on ne sait pas pourquoi Macron a laissé tombé et a totalement changé de projet avec le report à 64 ans de l’âge de référence, volte face par rapport à ses déclarations antérieures, qui explique le rejet général Il ne lâchera pas le morceau, par bravade plus que par conviction.

    A propos de la suppression de l’impôt et sur la fortune financière et le maintien sur la fortune immobilière, c’est un préjugé de banquier qui veut que l’argent aille en bourse plutôt que dans la pierre. Il ne faut pas chercher à trouver des dérivatifs, mais restaurer ce qui existait auparavant.

    Enfin concernant les superprofits, la guerre en Ukraine sert de prétexte même pour des filières qui ne sont absolument pas impactées, le mot d’ordre des grandes entreprises est de renforcer les marges. La définition de >20% par rapport à la moyenne des années précédentes est judicieuse sauf pour une boite en démarrage ou restructurée.

    Macron ne fera rien de tout ce qui est proposé, il ne veut pas se déjuger, et trouvera des subterfuges pour meubler le reste du mandat (sociétal, international, etc.).


    • Wladimir 7 mai 2023 18:26

      @Panoramix
      comment faire confiance à une fiscalité qui change sans arrêt ? si des lois semblent favorables au retour de ceux qui sont à l’étranger , seront-ils sots pour croire que les lois sont durables ? la stabilité amène la confiance ... si instabilité , méfiance ... redoublée si instabilité politique !


  • saint louis 4 mai 2023 18:23

    Jusqu’en 2007 nous pouvions encore espérer quelque chose qui aille dans le bon sens pour le pays et le peuple.

    Depuis il n’y a plus rien à attendre à part de toucher le fond.

    Aujourd’hui qui de capable oserait tenter quelque chose vu l’état déplorable dans tous les domaines.

    Et même si une personne se sentait le courage, serait-elle écouté ?

    Nous avons droit désormais à des opportunistes qui se serviront de leur mandat pour taper dans la caisse et faire profiter leurs amis.

    Ça durera tant qu’il y aura les ressources, ensuite il sera trop tard.


    • Panoramix Panoramix 4 mai 2023 18:54

      @saint louis
      2007, en effet il s’est agit d’une charnière, dernière année de croissance avant la crise financière, début des tensions entre l’occident et la Russie, et en France départ de Chirac, considéré comme médiocre pendant ses mandats, mais devenu populaire par nostalgie ensuite.


  • Tolzan Tolzan 5 mai 2023 00:24

    La France est un pays en faillite économique, industrielle, sociale, morale, culturelle... en plus gagné par la corruption généralisée et la violence urbaine. Elle est un champ de ruines comparé à ce qu’elle fut par le passé.

    Dans ces conditions, on peut élire n’importe qui à la prochaine élection présidentielle, cela ne changera rien à l’état du pays et personne ne pourra redresser la situation. Même si Merluche ou MLP était élu, après quelques rodomontades en début de mandat, le (ou la) Président(e) fera ce que la commission lui ordonnera de faire comme Meloni en Italie actuellement qui applique les ordres de Bruxelles en matière migratoire contrairement à ses promesses de campagne !

    Les grandes décisions seront prises à Washington, Moscou, Pékin, New Delhi et nous subirons le sort réservé aux vaincus ! La France ne compte plus et a disparu des écrans radars de la politique internationale. Tout le monde se fiche éperdument des déclarations du malade de l’Élysée, sauf encore les journalistes de l’AFP pour alimenter la propagande à usage intérieur qui lobotomise le cheptel de veaux et génisses.


  • Rebondir ou pas il y a une chose que les politiciens et que les hauts fonctionnaires ont carrément oublié c’est le principe de l’alerte éthique .

     Il est loin le temps où Madame Lagarde, M Breton chevauchaient l’alerte éthique afin de détruire F Mitterrant

    Macron n’est porteur de rien aucune valeur , coupable de toutes les magouilles par contre l’alerte éthique est restée dans le placard à ordure. 


    • @SPQR audacieux complotiste chasseur de complot

      Les suppôts de satan de la politique française sont les LR et le petit Nicolas.


    • Yann Esteveny 5 mai 2023 11:43

      Message à Madame Nicole Cheverney,

      Vous avez résumé la feuille de route qui va être suivie par les sbires de l’oligarchie en place.
      Notez quand même que d’ici 2027, les plus jeunes devraient être bien gavés par l’Education Nationale à la pornographie et à la théorie du genre.
      https://freedom.fr/education-a-la-sexualite-des-associations-denoncent-de-graves-derives-dans-une-ecole/
      D’ici 2027, les objectifs du ministre ne devraient même plus être le taux frauduleux du taux de réussite au baccalauréat mais le taux de prostitution et de changement de sexe d’une classe d’âge !
      Cette politique devrait produire les électeurs encore plus dégénérés que les précédents qui acquiesceront encore mieux que leurs aînés à la destruction de la France et d’eux-mêmes.

      Respectueusement


    • Yann Esteveny 5 mai 2023 13:42

      Message à Madame Nicole Cheverney,

      Les français devraient voir un peu plus loin que les produits politiques (Macron, Mélenchon, Le Pen ou Zemmour) que l’oligarchie leur jette sur leurs écrans d’asservissements. Croire à une femme qui a même trahi son père à qui elle doit tout montre que les français voteraient pour Judas s’ils le pouvaient ! Les français devraient se tourner vers le Vrai et le Bien.

      Comprendre qu’une banqueroute nationale permet d’alimenter une contestation légitime et que ceux à la manœuvre emploieront celle-ci pour un basculement politique qui finalement permettra d’asservir le peuple est assez utile. Cela permet de comprendre le passé comme le présent. Ceux qui ont foi en la Révolution de 1789 adore déjà le Great Reset qui arrive. Ceux qui vénèrent la République maçonnique adoreront le Nouvel Ordre Mondial.

      Respectueusement


    • @Nicole Cheverney
      Bonsoir
      Vous avez raison comme d’hab. 


  • Jean Claude Massé 5 mai 2023 08:53

    La question est la suivante : La France est-elle une République.

    Car ici comme ailleurs si on attribue à un seul homme (et je hais Macron) toute la misère qui s’abat sur le pays, alors c’est que nous ne sommes pas en République.

    Ce qui m’inquiète ce n’est pas Macron, c’est l’inconsistance de nos contre pouvoirs qui se couchent devant un seul homme, même si cet homme est sous l’emprise d’intérêts privés.


    • Yann Esteveny 5 mai 2023 14:03

      Message à Monsieur Jean Claude Massé,

      Monsieur Emmanuel Macron n’est pas le pouvoir. Je vous invite à le trouver.

      Respectueusement


  • Attila Attila 5 mai 2023 09:32

    « Ce qui m’inquiète ce n’est pas Macron, c’est l’inconsistance de nos contre pouvoirs qui se couchent devant un seul homme »

    Ce seul homme est une marionnette mais le marionnettiste dispose de toute la puissance de l’État et de sa propre puissance financière qui est colossale. Ce qui lui permet en plus de posséder l’ensemble des médias qui contrôlent l’esprit de la majorité des citoyens.

    Pour l’inconsistance des contre-pouvoirs, vous avez raison. Cela est dû aussi à la puissance du marionnettiste qui s’est débrouillé pour les neutraliser.

    Les oppositions politiques se couchent pour pouvoir passer dans les médias du Fric, condition obligatoire pour avoir des élus. Des syndicats sont financés par l’Union Européenne par l’intermédiaire de la CSE.

    C’est aux citoyens de se mobiliser pour reconstruire une force qui défende leurs intérêts.

    .


  • charlyposte charlyposte 5 mai 2023 09:32

    Le Macronisme n’est pas un parti smiley il va faire plouf en 2027 pour nourrir BOB L’ÉPONGE ou l’aspirateur DYSON, dernière génération !!! hum smiley


  • Epsilone 5 mai 2023 10:41

    Le « parti » de Macron c’est les Young global leaders et celui-ci se porte très bien


    • Yann Esteveny 5 mai 2023 11:11

      Message à avatar Epsilone,
      Je n’ai pas lu cet article qui parle d’un non-sujet mais votre commentaire en une ligne dit l’essentiel de ce que l’auteur est incapable de dire en 2521 articles publiés sur Agoravox. Merci de votre contribution citoyenne !
      Prétendre voir un parti politique là où il y a de l’argent jeté par l’oligarchie dans de la « communication médiatique » pour hypnotiser des moutons ou prétendre voir un homme politique là où il y a une marionnette de l’oligarchie financière indique qu’il n’est pas nécessaire de perdre sont temps avec certaine personne.
      Respectueusement


  • Drugar Drugar 5 mai 2023 11:09

    Je ne soutiens pas spécialement Charlie Hebdo, mais pour ce qui est de rebondir concernant Macron, j’avais trouvé cette couverture plutôt bien trouvée


  • jymb 5 mai 2023 13:43

    S’il se trouve des abrutis pour voter E Philippe, celui qui a pourri la vie de 40 millions d’automobiliste avec son absurde 80 km/h (dont on n’est pas encore débarrassé) celà montrera que les français méritent d’être traités comme des cloportes dociles

    Sinon, impossible de suivre l’auteur sur la taxation à outrance

    démonstration : je gagne bien ma vie, je paye un impôt sur le revenu majeur, je souhaite acheter une véhicule dit de luxe : l’état va ainsi encaisser une TVA très confortable.

    Si ce véhicule est grevé d’un malus délirant, d’une taxe d’immatriculation folle, puis d’une taxe de propriété ( payés, qui plus est, avec des revenus qui ont déjà été durement fiscalisés ! ) ...ben je n’achète pas et c’est 100 % de perdu pour l’état 

    trop d’impôts tue l’impôt c’est connu et toujours vérifié 

    C’est vérifié à tous les étages 

    clopes trop chères = cigarettes de contrebande ( allez vous promener dans les rues de Marseille par exemple ) 

    Yacht taxés = immatriculation hors territoire

    Personne n’accepte d’être plumé sans réagir, quelque soit son niveau de revenu ou la dépense . 


  • Claude Courty Claude Courty 7 mai 2023 09:42

    À supposer que le pouvoir en place soit fragilisé à ce point – ce qui est objectivement loin d’être le cas –, il va falloir trouver des moyens plus convaincants que la violence et le saccage aveugle, et de taper stupidement sur des casseroles, pour empêcher que ses arguments soient entendus ; ce qui laisse supposer qu’ils auraient quelques raisons de l’être.


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